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Aperçu de l'appel a manifestation
Date de publication:
08/04/2026
Localisation
7, Avenue Bourguiba - B.P.48
Date d'expiration:
22/04/2026
La demande croissante en aliments sains et nutritifs de la part d'une population en croissance rapide, ainsi que l'engagement de préserver la biodiversité et d'autres ressources naturelles, constituent un défi majeur pour l'agriculture mondiale déjà menacée par le changement climatique. Les événements climatiques extrêmes et imprévisibles ont à la fois des impacts immédiats directs et des impacts indirects omniprésents, tels que ceux liés à la pression accrue des stress biotiques. Les impacts indirects durent souvent plus longtemps que les impacts directs et les solutions pour les résoudre sont beaucoup plus complexes. Cela est dû au fait que les variations imprévisibles de la température et de l'humidité sous-jacentes au changement climatique se traduisent souvent par des modifications tout autant imprévisibles dans les modes de survie et de reproduction des nuisibles et des maladies agricoles entraînant (i) l'expansion de l'habitat des nuisibles et des maladies endémiques, (ii) un nombre accru de cycles de reproduction par saison et (iii) l'invasion par des espèces exotiques ravageuses, avec des conséquences sur les aliments, les systèmes alimentaires et l'environnement. En Afrique, les cultures de base essentielles à la survie de millions de pauvres sont de plus en plus menacées.
Selon FAOSTAT (2017), plus de 56% du manioc dans le monde est produit en Afrique. Cependant, le rendement moyen du manioc en Afrique subsaharienne est nettement inférieur au rendement potentiel de la culture en raison de diverses contraintes de production. Parmi celles-ci, les nuisibles et les maladies sont des facteurs cruciaux. La maladie du virus de la mosaïque du manioc (MVMM) et la maladie de la striure brune du manioc (CBSD) constituent les principales contraintes biotiques à la production du manioc en Afrique et peuvent entraîner des pertes de rendement pouvant atteindre les 100% (Hahn et al., 1980 ; Bellotti, 2001). Le MVMM provoque une malformation des feuilles de manioc et entrave la croissance de la plante, ce qui entraîne une baisse de rendements des racines. D'après Legg et al. (2006), le MVMM à lui seul entraîne une perte de rendement de manioc estimée à 47%, soit l'équivalent de plus de 13 millions de tonnes par an dans neuf pays d'Afrique de l’Est et du Centre.
Ces dernières années, les agriculteurs africains ont dû faire face aux maladies de plantes (banane, manioc) provoquées par des microorganismes ou d’autres pathogènes comme la chenille légionnaire d'automne, les criquets pèlerins et autres agresseurs biotiques, mettant en exergue la nécessité de mettre en place des systèmes nationaux et régionaux de biosécurité adossés sur la surveillance et l’alerte précoce. Ainsi, le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) dirige sur une période de 5 années un projet financé par l'Union européenne, à travers l’initiative DeSIRA, intitulé "Anticiper et gérer les risques biologiques pour renforcer la résilience des agriculteurs au changement climatique en Afrique de l'Ouest et du Centre - BIORISKS". Ce projet est exécuté en partenariat avec le programme Central and West African Virus Epidemiology (WAVE). Conduit dans 13 institutions de 10 pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Gabon, Ghana, Nigeria, République démocratique du Congo, Sierra Leone et Togo), le programme WAVE utilise une approche régionale, initialement axée sur la gestion coordonnée des maladies virales des plantes à racines et tubercules africaines, en particulier le manioc.
Pour accroître la production, la stabilité des rendements et les revenus tirés des principales cultures vivrières et fruitières dans 10 pays d'Afrique centrale et occidentale grâce à la maîtrise des menaces actuelles et futures que représentent les maladies virales du manioc, la pyrale du maïs et les mouches des fruits dans les mangues, en permettant aux parties prenantes nationales et aux réseaux régionaux de gérer de manière appropriée les risques biologiques, il est nécessaire de renforcer les capacités des parties prenantes et des institutions en matière de gestion des maladies virales du manioc en Afrique centrale et occidentale. Les activités entreprises dans ce sens, telles que la mise en œuvre de la R&D sur les virus du manioc en Afrique centrale et occidentale, la coordination des actions de sensibilisation et la cartographie des activités liées au FAW et aux mouches des fruits, la mise en place d'un système efficace de surveillance, d'alerte précoce et de suivi des maladies/ravageurs pour les maladies virales du manioc, le FAW dans le maïs et la mouche des fruits de la mangue en Afrique centrale et occidentale, l'harmonisation des politiques en matière de réglementation transfrontalière liée à la gestion des maladies virales du manioc, seront examinées avec soin afin d'identifier les progrès réalisés en vue d'analyser les résultats et l'impact global du projet. Le cadre logique du projet servira d'outil de référence pour cette évaluation.
L’objectif général du projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans dix pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le principal résultat attendu du projet est l’amélioration de la productivité, de la stabilité des rendements et des revenus des principales cultures vivrières et fruitières dans dix pays cibles en Afrique centrale et occidentale pour une maîtrise des menaces actuelles et futures des maladies à virus du manioc, de la chenille légionnaire d’automne (FAW), de la mouche des mangues et d’autres risques biologiques.
Afin d'augmenter la production, la stabilité des rendements et les revenus tirés des principales cultures vivrières et fruitières dans 10 pays d'Afrique centrale et occidentale grâce à la maîtrise des menaces actuelles et futures que représentent les maladies virales du manioc, la chenille légionnaire du maïs et les mouches des fruits dans les mangues, en permettant aux parties prenantes nationales et aux réseaux régionaux de gérer de manière appropriée les risques biologiques, il est nécessaire de renforcer les capacités des parties prenantes et des institutions en matière de gestion des maladies virales en Afrique centrale et occidentale. Les activités entreprises dans ce sens, telles que la mise en œuvre de la R&D sur les virus du manioc en Afrique centrale et occidentale, la coordination des actions de sensibilisation et la cartographie des activités liées au FAW et aux mouches des fruits, la mise en place d'un système efficace de surveillance, d'alerte précoce et de suivi des maladies/ravageurs pour les maladies virales du manioc, le FAW dans le maïs et la mouche des fruits de la mangue en Afrique centrale et occidentale, l'harmonisation des politiques en matière de réglementation transfrontalière relative à la gestion des maladies virales du manioc, seront examinées avec soin afin d'identifier les progrès réalisés en vue d'analyser les résultats et l'impact global du projet. Le cadre logique du projet servira d'outil de référence pour cette évaluation.
C’est dans ce contexte que cet appel à manifestation d’intérêt (AMI) est lancé, en vue d’évaluer l’efficacité des activités mises en œuvre et si les résultats concrets (productivité, revenus des agriculteurs) correspondent aux cibles initiales et aussi proposer des pistes de réflexion.
L'objectif de l'évaluation finale est de mesurer l'impact global du projet et sa durabilité, ainsi que les résultats souhaités ou non observés dans les communautés ciblées. Il s’agira de présenter une vision plus claire des contraintes, des leçons apprises, des meilleures pratiques, des opportunités ainsi que des aspects réussis de la mise en œuvre du projet.
Plus spécifiquement il s’agira, à l’aide des critères CAD de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) d’évaluer le projet. Les questions ci-dessous guideront l’évaluation des performances dans les trois pays :
Pour Pertinence :
Pour Cohérence :
Pour l’efficacité
résultats d’impact et d’effets du projet ;
Pour l’efficience
Pour la durabilité
L'évaluation sera basée sur une combinaison des méthodes suivantes (liste non exhaustive) : revue documentaire, examen des données de suivi et d'évaluation disponibles et collecte de données primaires. Les méthodes de collecte de données lors des visites sur le terrain comprendront :
L'équipe d'évaluation devra adopter une approche méthodologique rigoureuse afin de garantir la qualité, la crédibilité et l'utilisation de l'évaluation. En fin il faudra de formuler des recommandations en réponse aux contraintes identifiées, dans le but d’améliorer la performance des projets futurs.
Le consultant retenu devra aussi réfléchir et proposer des thèmes stratégiques susceptibles de constituer des axes de recherches pour une seconde phase du projet.
Il est attendu de cette mission de consultation un rapport détaillé documentant les progrès réalisés et les contraintes rencontrées, les leçons apprises, les meilleures pratiques, les opportunités ainsi que les aspects réussis de la mise en œuvre du projet.
Il est aussi attendu des propositions de solutions d'amélioration dans le cadre de la mise en œuvre des projets similaires futurs.
La mission du consultant s’étendra sur une durée de deux (2) mois à partir de la date d’attribution du marché avec trente (30) hommes/jours effectifs de travail. Le consultant travaillera en étroite collaboration avec l’équipe de coordination du projet BIORISKS. Le rapport de la consultation devra être soumis au CORAF pour appréciation.
Les manifestations d’intérêts doivent être adressées au Directeur Exécutif du CORAF et soumises par e-mail à l’adresse [email protected], le 22 avril 2026 à 17 heures GMT au plus tard.