Dix nouvelles variétés de semences pour booster la productivité agricole au Niger

Dix nouvelles variétés de semences ont été homologuées et inscrites au catalogue national des espèces et variétés végétales au Niger.

L’homologation et l’inscription des dix variétés de riz, de sorgho et d’arachide, a été entérinée par l’arrêté ministériel N° 206/MAG/SG/DGA/CNS, signé au début du mois de juin. 

La prouesse est à inscrire à l’actif des chercheurs nigériens, qui se préoccupent à trouver des solutions adéquates aux défis de l’agriculture nigérienne, renseigne le Directeur Général de l’agriculture du Niger, Dr Garba Yahaya.

« Le Niger est un pays sahélien qui subit les impacts du changement climatique et pour cela, il est obligé d’aller vers des semences qui sont résilientes au changement climatique, productives et surtout à cycle court. C’est dans ce cadre que le Niger a mis en place ces variétés pour répondre aux défis des populations et satisfaire aux contraintes écologiques de nos différents agrosystèmes », a déclaré Dr Garba. 

Parmi les dix nouvelles variétés, on dénombre deux variétés hybrides de sorgho, quatre variétés de riz et quatre variétés d’arachide. 

« Ces variétés vont aider à booster la productivité agricole, lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et augmenter les revenus des producteurs », se réjouit le Directeur Général de l’agriculture du Niger.

Les nouvelles variétés développées portent sur des cultures d’une importance capitale pour l’agriculture nigérienne. En effet, selon une étude de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, tandis que les arachides font partie des principales cultures d’exportation, le sorgho et le riz se positionnent parmi les principales cultures vivrières du pays. 

« Les résultats auxquels ont abouti les chercheurs nigériens démontrent de la dynamique de la recherche à impact au Niger et dans la sous-région » commente Dr Niéyidouba LAMIEN, Gestionnaire de Programmes au CORAF. 

Les agriculteurs devraient bénéficier de ces nouvelles variétés dans les prochains mois, à travers un processus adéquat de leur mise à l’échelle. 

Pour ce faire, si l’État a bien mis en place des mécanismes d’accompagnement pour aider les agriculteurs à avoir accès à ces semences de qualité, le secteur privé aura un rôle capital, selon Dr Caroline MAKAMTO-SOBGUI, Experte Spécialiste de la Mise à l’Échelle au CORAF.

« On ne peut pas compter uniquement sur l’État pour une bonne mise à l’échelle. Il faut que les entreprises semencières s’approprient ces nouvelles technologies développées par les chercheurs pour les multiplier et les rendre accessibles aux producteurs agricoles », conseille l’experte. 

Selon la FAO, en 2019, le Niger a produit 121.760 tonnes de riz paddy, 543.951 tonnes d’arachides non décortiquées et 1.896.638 tonnes de sorgho.