Le CORAF et l’IRD renforcent leur collaboration

La Présidente Directrice Générale de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) a visité le secrétariat exécutif du CORAF, le vendredi 4 juin 2021. Au programme, il y avait une discussion sur les synergies potentielles et les moyens d’améliorer la collaboration des deux organisations leaders de la recherche.

Dr Valérie Verdier était à la tête d’une délégation de six responsables de l’IRD, dont la Représentante Résidente de l’Institut au Sénégal et en Mauritanie, Dr Isabelle HENRY. 

Au cours de la brève séance de travail, le Directeur Exécutif du CORAF, Dr Abdou TENKOUANO, a souligné l’importance des partenariats pour atteindre les objectifs communs des deux institutions pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. 

Sans la recherche et sans de solides partenariats, nous ne pouvons pas relever les nombreux défis auxquels le système alimentaire est aujourd’hui confronté”

A déclaré Dr Abdou TENKOUANO

L’IRD est un acteur de premier plan de la recherche dans le monde et il intervient dans de nombreux pays d’Afrique. À ce titre, le Directeur Exécutif du CORAF a appelé la PDG de l’IRD à travailler ensemble.

« Je souhaite que nous établissions une feuille de route pour permettre aux deux organisations de mieux travailler ensemble », a déclaré le directeur exécutif du CORAF. 

Dr TENKOUANO a estimé qu’un meilleur partenariat plus actif entre les deux organisations serait bénéfique, notamment pour résoudre les défis particuliers liés à l’insuffisance d’expertise locale au niveau des Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA).

« Nous travaillons avec les centres des SNRA de vingt-trois (23) pays et il se fait que l’expertise locale n’est pas à elle seule suffisante. Lorsqu’on fait appel à l’expertise internationale, on peut avoir une masse critique de chercheurs pour plus d’impact. » 

L’IRD salue le rôle de premier plan du CORAF

La PDG de l’IRD a salué les efforts du CORAF dans la sous-région pour faire avancer la recherche et le développement agricole.

« J’ai l’occasion au travers de plusieurs missions d’apprécier tout le travail que le CORAF abat dans les pays qu’il couvre » a déclaré Dr Valérie Verdier. 

Reconnaissant le déficit de collaboration entre les deux institutions, la patronne de l’IRD a appelé à un plus grand partenariat à l’avenir.

« J’espère qu’à l’avenir, l’IRD collaborera mieux avec le CORAF. J’espère que nous travaillerons mieux ensemble, que nous aurons une feuille de route commune et que nous mobiliserons conjointement des fonds pour mener à bien des projets communs », a-t-elle déclaré.

J’espère qu’à l’avenir, l’IRD collaborera mieux avec le CORAF. J’espère que nous travaillerons mieux ensemble, que nous aurons une feuille de route commune et que nous mobiliserons conjointement des fonds pour mener à bien des projets communs”

A déclaré Dr Valerie VERDIER

Amplifiant la voix de la PDG, la Représentante-Résidente de l’IRD au Sénégal et en Mauritanie, reconnaît que le CORAF serait un partenaire stratégique qui permettra de changer la donne au niveau de la recherche agricole, notamment en Mauritanie où les défis sont plus colossaux. 

« J’ai besoin de partenaires pour la Mauritanie où la tâche est grande et un partenaire comme le CORAF pourra contribuer à tirer les chercheurs mauritaniens à créer des liens et des projets et à rebooster certains domaines au niveau du pays », a dit Dr Isabelle HENRY. 

Dr Valérie VERDIER est phytopathologiste et Docteur en sciences végétales de l’Université Paris-Sud. Elle a été nommée PDG de l’IRD le 12 février 2020. Elle succède à Jean-Paul MOATTI dont le mandat a pris fin en 2019.

Son voyage au Sénégal est le premier voyage international depuis sa nomination. 

L’histoire du CORAF et de l’IRD remonte à la genèse du CORAF où en mars 1987, il y a eu une rencontre entre les directeurs de quinze (15) institutions de recherche agricole d’Afrique de l’Ouest et du Centre et de Madagascar, et des collègues d’institutions françaises de recherche, notamment, à l’époque, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), l’Institut national de la recherche agronomique (INERA) et l’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM), aujourd’hui remplacé par l’IRD.

L’IRD en Afrique

  • 21 représentations ;
  • 100 agents impliqués dans la recherche ;
  • Une forte mobilité, de deux (02), trois (03) ou six (06) mois, dans les deux sens (les chercheurs partant de la France vers l’Afrique et vice-versa) ;
  • Plus de 600 doctorants qui ont été formés au cours des dernières années en Afrique ;
  • 25 laboratoires internationaux sur lesquels, s’appuie l’Institut.