Le CORAF outille les acteurs du maillon commercialisation de la filière maïs de l’espace UEMOA

Un atelier régional de renforcement de capacités pour la prise en compte du Genre, la gestion des contrats et la gestion axée sur les résultats  s’est ouvert  ce mercredi à Cotonou au Bénin. La facilitation de l’atelier et l’animation des sessions de formation sont assurées par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF).

L’objectif de l’atelier est de former les acteurs nationaux intervenant dans le projet AMAFINE à appliquer les principes et outils de la gestion axée sur les résultats (GAR) et à mettre en œuvre un plan de suivi-évaluation, conformément aux exigences du CORAF,  afin d’assurer la bonne implémentation du projet et l’atteinte des résultats escomptés.

AMAFINE, « amélioration de l’accès au financement pour les acteurs du maillon commercialisation de la filière maïs au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire », est un  projet financé par le CORAF. Lancé en janvier 2018, à Ouagadougou, ce projet vise à tester et à expérimenter un nouveau mécanisme de financement du maillon commercialisation du maïs, piloté par les organisations de producteurs.

La création de conditions favorables au développement des chaines de valeur de la filière maïs par la génération de technologies et l’instauration d’un cadre réglementaire et de mécanismes de financement adaptés à la culture du maïs, est la thématique principale de la composante 1 de la convention UEMOA-CORAF. L’importance de la spéculation dans la sécurité alimentaire et sur les revenus des populations, n’est pas en adéquation cependant avec le financement de cette filière, ce qui constitue une contrainte majeure pour les acteurs.

Les participants issus des institutions partenaires (Centre National de Spécialisation sur le Maïs (CNS – Maïs) qui est sous la tutelle de l’Institut National de Recherches Agricoles du Bénin (INRAB), le Laboratoire d’Analyse et de Renforcement des Capacités en Sciences Sociales (LARCSS) s/c de l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA) du Bénin, l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) de la Côte d’Ivoire et l’AgriGrowth Management (AGM) du Burkina Faso), en plus d’être outillés sur les techniques de bonne gestion, vont réfléchir sur la manière de renforcer la prise en compte du genre dans les activités du projet.

La présence des acteurs nationaux des pays membres de ce projet aux travaux de l’atelier, et leur accompagnement témoignent de l’engagement des pays à améliorer la compétitivité de la filière maïs.

Participants et facilitateurs soulignent l’importance de la tenue d’un tel atelier. Pour Dr Mariame MAIGA, Conseillère régionale  Genre et Développement Social et représentant le Directeur Exécutif du CORAF, les conclusions des travaux de l’atelier serviront « de ligne conductrice durant toute la mise en œuvre du projet ». Et d’ajouter que « ce projet est d’une importance capitale pour le CORAF qui joue un rôle important  en matière de génération et d’adoption de technologies et d’innovations agricoles en Afrique de l’Ouest et du Centre».

Cette session  d’échange de pratiques sur les acquis, opportunités et défis à relever en matière d’intégration, de mise en œuvre de projet et de prise en charge du genre, va permettre de formuler un certains nombres de recommandations pour un positionnement stratégique du projet sur ces thématiques importantes et une meilleure opérationnalisation sur le terrain des activités de AMAFINE.

À l’issue de cette rencontre, les participants provenant des institutions partenaires seront outillés sur le processus d’évaluation des termes de contrats et sur la définition des indicateurs pertinents de performance. La méthodologie d’analyse de la qualité des données de suivi-évaluation sera validée et le principe de rapportage discuté afin d’aboutir à un plan d’actions réalisable et inclusif. Une coopération nationale et régionale sera renforcée à travers des échanges d’expériences sur les stratégies de gestion de projet pour augmenter l’impact du maillon commercialisation de la filière maïs dans l’espace UEMOA et une réponse à la problématique du modèle de financement  apportée.