Le Burkina Faso crée les conditions favorables pour inciter les jeunes à aller vers l’agriculture

Le gouvernement du Burkina Faso change de paradigme quant à la question de l’agriculture, en adoptant une politique agricole qui crée les conditions favorables pour encourager la jeunesse du pays à aller vers ce secteur. 

« Le Burkina Faso est un pays à vocation agricole qui emploie 80% de la population », a déclaré Son Excellence Jacob Ouégraogo, Ambassadeur du Burkina Faso au Sénégal. L’Ambassadeur Ouégraogo a visité le CORAF le jeudi 18 mars 2021.

L’économie du Burkina Faso dépend largement de l’agriculture. Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’agriculture, la foresterie et la pêche représentent 34,5% du Produit intérieur brut du Burkina Faso en 2012 et 30,5% en 2017.

Le gouvernement burkinabé a donc décidé de déployer des efforts pour créer les meilleures conditions pour pouvoir accroitre la productivité agricole et soutenir les efforts des populations. 

« Nous avons mis en place une banque agricole dédiée à soutenir les efforts des investisseurs internes dans le but de faire émerger des entrepreneurs agricoles qui vont disposer de cet outil de financement pour accélérer leur mécanisation et développer leur business » a fait savoir Son Excellence Jacob Ouédraogo, précisant que le gouvernement a opté pour la mécanisation parce que c’était l’un des défis majeurs de l’agriculture.

« Le gouvernement a mis en place un fonds agricole de 2 milliards de FCFA au sein de la banque agricole, afin de pouvoir octroyer des crédits pour soutenir les efforts des jeunes qui s’impliquent dans l’agriculture », a-t-il développé.

Alors que le changement climatique pose un défi majeur au pays, le gouvernement burkinabé mise sur l’agriculture et sa jeunesse car il dispose de rivières et de vastes plaines adaptées à la production agricole.

« Le Président Roch Kaboré est convaincu que nous avons les potentialités de développer l’agriculture et de parvenir à une autosuffisance alimentaire », a déclaré l’Ambassadeur.

Motiver la jeunesse

En plus du défi de la mécanisation, la problématique de la motivation de la jeunesse afin que cette dernière s’intéresse et s’implique dans l’agriculture est un autre défi relevé par le gouvernement burkinabé. 

« Avec des exemples de réussite, les jeunes commencent à être décomplexés par rapport au retour à la terre », se réjouit Son Excellence, Jacob Ouédraogo.

Selon lui, non seulement faut-il encourager la jeunesse et lui faire comprendre que l’agriculture offre d’énormes possibilités, il faut également la doter des moyens pour s’investir et réussir dans l’agriculture.

« Il faut une législation et des mesures d’accompagnement comme l’exonération pour faciliter l’acquisition de matériels agricoles, la facilitation de l’accès au crédit et de l’accès à la terre, ce qui est aussi une dimension très importante, surtout pour les femmes. »