Réaffirmer le leadership du secteur privé dans le secteur des semences

Un regroupement de divers acteurs semenciers ouest-africains a conclu que l’avenir de l’industrie semencière se trouve entre les mains d’entreprises privées dynamiques capables de répondre à la demande des petits exploitants agricoles de la région.

Réunis récemment à Dakar, Sénégal, en avril 2019, dans le cadre des efforts continus pour accélérer l’accès des agriculteurs à des semences de qualité, les différents acteurs, parmi lesquels figuraient  les entreprises privées de certains pays, ont décidé de finaliser le processus de transfert de l’Alliance pour l’industrie semencière en Afrique de l’Ouest (ASIWA), aux mains du secteur privé.

L’ASIWA a été créée par le CORAF et ses partenaires en 2015. Sa création reposait sur la nécessité d’organiser efficacement les activités des nombreux acteurs étatiques et de la société civile qui s’activent dans le secteur semencier en Afrique de l’Ouest. Ces dernières années, le CORAF et d’autres acteurs du développement, de la recherche et les Etats ont travaillé pour que l’alliance joue un rôle plus proactif dans la demande et l’offre de semences de qualité.

“Seules les semences améliorées, y compris les variétés hybrides et à haut rendement, ont le potentiel d’augmenter les revenus et la productivité des petits exploitants agricoles’’, affirme le Dr Yacouba Diallo, expert en intrants agricoles au CORAF.

“Le secteur semencier informel a été jusque-là la principale source de fourniture de semences pour la majorité des agriculteurs d’Afrique de l’Ouest. Pour que les producteurs aient accès à des semences de qualité, il faut une meilleure commercialisation et une meilleure diffusion. C’est pourquoi, pour nous, les entreprises privées sont les mieux placées pour servir ces marchés.”

Selon le secrétariat recommandé par l’ASIWA, les acteurs devraient être installés au Sénégal, au plus tard en 2021. Dans le cadre des efforts visant à responsabiliser l’ASIWA et lui permettre de s’approprier davantage le processus, il a été recommandé que la plate-forme d’information électronique sur les semences soit hébergée dans deux ans par l’Association africaine du commerce des semences (AFSTA).

D’autres efforts pour soutenir l’ASIWA comprennent l’envoi d’experts dans les pays pour renforcer les unités nationales, l’élaboration d’un plan quinquennal et l’aide à la mobilisation de ressources pour ASIWA auprès des principales institutions basées en Afrique de l’Ouest.

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