Exploiter le potentiel des PI pour favoriser les synergies entre les acteurs agricoles au Burkina Faso

Après le Bénin, c’est au tour des acteurs agricoles burkinabé de bénéficier d’une formation sur la mise en place et la facilitation de plateformes d’innovation (PI).

Ils sont en tout trente-quatre (34) acteurs à avoir bénéficié de cette formation organisée à Bobo Dioulasso, du 16 au 20 Mai 2022, dans le cadre du projet de mise à l’échelle des Technologies et innovations agricoles pour accroître la résilience des systèmes de production et des exploitations familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (TARSPro).

Les bénéficiaires de la formation proviennent des chaines de valeur lait, mangue, patate douce à chaire orange, manioc, bétail/viande.

Grâce à l’approche multi-acteur, l’équipe de facilitation d’autres projets dont les objectifs convergent avec ceux du projet TARSPro et les services techniques d’encadrement (agriculture, élevage, promotion du genre, emploi et jeunesse…) des régions du Centre Ouest, des Hauts Bassins, des Cascades et du Centre Sud, ont également pris part à cette formation.

« L’approche est nouvelle et nous gageons qu’elle permettra, en synergie avec les autres initiatives nationales et régionales en cours, d’accroitre d’une part l’employabilité des jeunes et des femmes, et d’autre part, les revenus tirés de leur labeur au profit des ménages, surtout dans les zones d’intervention » a déclaré  lors du lancement de la formation, Dr Seydou SANOU, Directeur Général Adjoint de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (INERA).

« Avec les différents programmes mis en œuvre par le CORAF, il peut avoir des synergies au niveau pays. Ce processus de mise en place des PI nous a permis de savoir qu’il y a des similitudes entre les clusters et les PI », a estimé Nicole OUÉDRAOGO, Représentante de l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) au Burkina Faso et Directrice Adjointe du Programme d’appui à l’entrepreneuriat agricole (PAPEA).

« Si nous structurons mieux les clusters pour leur permettre de se présenter comme des PI avec des responsabilités bien claires, cela permettra aux acteurs de pouvoir s’auto prendre en charge et aussi de mettre en œuvre eux-mêmes leurs activités », a-t-elle poursuivi. 

La Directrice Adjointe du PAPEA s’exprimait ainsi à la fin de la formation, faisant ressortir ainsi les similitudes qu’il y a entre les clusters et les PI, qui facilitent tous l’adoption des technologies et innovations.

« TARSPro est mis en œuvre pour faciliter le transfert des nombreuses solutions  aux contraintes que rencontrent les exploitants agricoles, mises au points par les chercheurs. Le projet vise à instiguer un changement de paradigme, améliorer la productivité  et augmenter les revenus des ménages, surtout les plus vulnérables », a rappelé Dr Vianney TARPAGA, Point Focal du projet TARSPro au niveau du ‘Pays des Hommes intègres’.

Financé par la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC), le projet est mis en œuvre au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad. 

Les PI représentent l’un des mécanismes d’implémentation du projet et les prochains pays à bénéficier de cette formation sont le Mali, le Niger et le Tchad.

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