Renforcer les capacités pour lutter contre la chenille légionnaire d’automne

Une quarantaine d’experts se réunissent dans la station balnéaire sénégalaise de Saly, pour apprendre de nouvelles techniques pour mieux gérer la dévastatrice chenille légionnaire d’automne (CLA).

Si elle n’est pas bien gérée, la chenille légionnaire d’automne peut causer d’importants dégâts aux cultures telles que le maïs, le riz, le sorgho, le millet, la canne à sucre, les cultures maraîchères, le coton, etc. 

Lors de l’atelier de Saly prévu pour durer cinq jours (du 22 au 26 novembre 2021), les spécialistes de la protection des végétaux seront dotés d’outils pour mener la lutte contre ces ravageurs.

De son nom scientifique Spodoptera frugiperda, la CLA est un papillon originaire d’Amérique qui s’est répandu ces dernières années en Afrique, en Asie et même en Asie. 

« L’arrivée et la propagation rapide de la CLA en Afrique de l’Ouest et du Centre constituent une menace majeure pour la productivité agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a déclaré Dr Hippolyte Affognon, du Programme de Partenariat pour la recherche, l’éducation et le développement agricoles en Afrique de l’Ouest (PAIRED).

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce sont quelque 18 millions de tonnes de maïs sont détruites chaque année en Afrique, une quantité qui suffirait à sortir de la famine des dizaines de milliers de personnes et qui correspond à une perte économique de 4,6 milliards de dollars.

« Il est crucial d’identifier et d’implémenter les meilleures pratiques pour lutter durablement contre la CLA en Afrique de l’Ouest et du Centre, afin de juguler son impact dévastateur sur l’économie agricole et les moyens de subsistance des populations de la région », soutient Dr Ousmane NDOYE, Coordonnateur du projet Biorisks.

Le présent atelier est organisé dans le cadre de deux projets que le CORAF pilote présentement : Le PAIRED et Biorisks, financés respectivement par l’Agence des Nations unies pour le développement international (USAID) et l’Union européenne.

À l’issue de l’atelier, il est attendu que les acteurs en protection des végétaux de l’Afrique de l’Ouest et du Centre aient des capacités renforcées en gestion de la CLA. Aussi, prendront-ils connaissance et maitriseront-ils les bonnes pratiques en matière de gestion durable de ce ravageur et enfin. Enfin, des stratégies efficaces seront identifiées pour coordonner les efforts de lutte contre la CLA.

Photo de famille de l’ouverture de l’atelier

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