Recrutement d’un consultant individuel, Expert en semence pour l’analyse technique et économiques et la définition des mécanismes et conditions idoines pour l’opérationnalisation du fonds national d’appui au secteur semencier dans les pays de la CEDEAO et du Sahel.

APPEL À MANISFESTATION D’INTÉRÊT

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Recrutement d’un consultant individuel, Expert en semence pour l’analyse technique et économiques et la définition des mécanismes et conditions idoines pour l’opérationnalisation du fonds national d’appui au secteur semencier dans les pays de la CEDEAO et du Sahel.

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Date d’ouverture :  09 août 2021

Date de clôture : 18 août 2021

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AMI N° 11-2021

RELANCE 1

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En Afrique de l’Ouest, le secteur agricole représente environ 35 % du produit intérieur brut (PIB) de la région et emploie 60 % de la population active. De ce fait, le secteur contribue à la réalisation de la sécurité alimentaire et une croissance économique généralisée dans la région. Toutefois, malgré les progrès accomplis, le secteur peine à atteindre son objectif dû entre autres à la faible performance du sous-secteur des intrants agricoles et plus singulièrement celui des semences.

En effet, les semences de qualité constituent la base de la production végétale, et pour que la contribution des semences soit optimale dans l’amélioration de la productivité et de la production agricole, il est impératif que soient résolues les contraintes liées à la disponibilité, la quantité, la qualité, l’accessibilité au bon moment et au meilleur prix des semences de variétés améliorées.

La filière semencière, depuis la création variétale, en passant par l’homologation des variétés, la production des différentes classes de semences, le contrôle de la qualité et la certification, exige un apport important et intense de financement  sur le long terme.  De plus, les activités semencières sont exercées par différents acteurs directs dont les actions et missions sont liées : (i) les  Directions nationales des Semences agricoles et Plants (administration semencière, contrôle de qualité et certification), (ii) les Instituts de la Recherche Agronomique et les Universités d’Agronomie (création variétale, maintien des variétés, production de semences de pré-base et de base), (iii) les Conseils ou Comité Nationaux des Semences et Plants (régulation et homologation des variétés) et (iv) les acteurs privés semenciers (entreprises semencières, producteurs ou organisations de producteurs de semences, les distributeurs de semences etc.)

En Afrique de l’Ouest, le sous-secteur semencier, à l’instar du secteur agricole en général, est soumis aux contraintes de financement durable. Le secteur souffre d’un déni de financement privé à cause de la méfiance des institutions financières bancaires et de microfinance vis-à-vis du secteur agricole. Le financement publique, s’il existe souvent ne s’inscrit pas dans le long terme et n’englobe pas toujours le secteur dans sa diversité et sa globalité.

C’est pour faire face aux besoins de financement des différents maillons de la filière que le règlement regional C/REG.4/05/2008 portant harmonisation des règles régissant le contrôle de qualité, la certification et la commercialisation des semences végétales et plants dans l’espace CEDEAO a inscrit dans son article N10, alinéa 2 que chaque État membre mette en place un comité national des semences et un fonds qui appui le secteur semencier (FASS). Ce fonds qui sera un mécanisme durable permettant l’accès des acteurs à un financement adapté de leurs activités. Seulement le règlement regional ne précise pas la nature, ni le mécanisme d’opérationnalisation du fonds,  et donc laisse la liberté aux Etats membres de les fixer.

Malheureusement, force est de constater que si des avancées notables  sont réalisées de façon globale dans la mise en œuvre du règlement harmonisé communautaire, pour ce qui est particulièrement de la mise en place par les Etats membres du Fonds national d’appui au secteur semencier, très peu d’avancées  soutenues sont réalisées, même si certains pays comme le Togo, le Burkina Faso, le Mali ont pris des décrets instituant le fonds, il est à noter que sa mise en place effective et son opérationnalisation reste encore un défi.  Les raisons à cet état de fait sont multiples dont (i) le manque d’une vision claire du modèle architectural et institutionnel du fonds, ainsi que son modus operandi, (ii) la réticence des ministères des finances de certains Etats membres au regard de la multiplicité des fonds existants etc.

Le Directeur Exécutif du CORAF invite les candidats répondant aux critères de qualification, comme indiqués dans les termes de références, à manifester leur intérêt pour le recrutement d’un consultant individuel pour accompagner l’Expert Agroéconomiste (Chef de mission) à réaliser une analyse technique et économique et la définition des mécanismes et conditions idoines pour l’opérationnalisation du fonds national d’appui au secteur semencier dans les pays de la CEDEAO et du Sahel.

Les consultants intéressés peuvent obtenir de plus amples informations auprès du Secrétariat exécutif du CORAF en envoyant des correspondances par email à l’adresse y.diallo@coraf.org.

Le Consultant sera sélectionné selon la méthode basée sur la qualification du consultant suivant les règles contenues dans le Manuel de procédures administratives, financières et comptables du CORAF.

Expertise requise pour la consultance

La consultation sera conduite par deux consultants individuels dont un expert agroéconomiste (qui est le chef de mission) déjà sélectionné.

Critères généraux de sélection

  • Expert : Spécialiste des questions semencières
Critères
Titulaire d’un diplôme universitaire de niveau Ingénieur/Master en politique semencière, en production de semence, ou agronomie avec une bonne maîtrise du secteur semencier régional (acteurs, institutions, fonctionnement et organisation de la filière semencière)
Justifier d’une expérience pertinente minimum de cinq (05) ans dans la recherche et ou le développement du secteur semencier, ou la mise en œuvre du règlement semencier en Afrique de l’ouest et au Sahel
Justifier d’une bonne connaissance de la production de semences, de la gestion de la qualité des semences et de la gestion des entreprises semencières.
Avoir une bonne maîtrise du français ou de l’anglais

Les candidatures seront évaluées sur la base des critères susmentionnés et les consultant sélectionnés seront invités à poursuivre les discussions et les négociations.

Les consultants intéressés par cet appel doivent soumettre une manifestation d’intérêts qui met en exergue l’exécution et l’expérience de contrats similaires ainsi qu’un CV circonstancié.

Les manifestations d’intérêt doivent être envoyées par courriel à l’adresse suivante : procurement@coraf.org au plus tard le 18 août 2021 à 16h.00 GMT.

Dr. Abdou TENKOUANO

Directeur Exécutif du CORAF