Partenariat semencier : UNE ALLIANCE POUR UNE MEILLEURE PLANIFICATION DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE

Elle implique tous les partenaires travaillant dans le secteur des semences pour assurer une production durable et l’utilisation de semences de qualité des principales cultures de base que sont le mil, le sorgho, le maïs et le riz

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Le Programme semencier d’Afrique de l’ouest (PSAO/WASP) a organisé lundi au Centre régional de recherche agronomique (CRRA) de Sotuba, une « Journée du partenariat semencier au Mali ».

Les acteurs du secteur public, en particulier de la recherche scientifique, les organisations de certification et/ou de vulgarisation agricole, les organisations sous-régionales du secteur privé notamment les entreprises communautaires à travers les coopératives et la société civile à travers les Ong ont pris part à cette rencontre.

Cette journée de partenariat permet de jeter les bases d’une meilleure maîtrise de l’offre et de la demande de semences, sans laquelle il sera difficile de développer l’industrie semencière du Mali et d’exploiter son plein potentiel, a estimé la spécialiste semences du PSAO/WASP, Mme Sissoko Sokona Dagnoko.

La valeur monétaire que représentent les semences des cultures céréalières comme le mil, le sorgho, le riz et le maïs est de l’ordre de 40 milliards Fcfa par an, a-t-elle évalué. Ainsi, la maîtrise de l’offre et de la demande dans un contexte de partenariat, de professionnalisme et de responsabilité des divers acteurs est déterminante dans la mise en place d’une industrie semencière forte et durable au Mali, a souligné la spécialiste semences du PSAO/WASP.

La journée était divisée en trois séances. La première partie était consacrée aux acteurs semenciers qui ont reçu une formation en renforcement des capacités dans l’approche chaîne de valeur et de développement de pôles d’entreprises.

La deuxième partie de la journée a été celle des discussions en séance plénière sous forme de brainstorming. Les acteurs devaient identifier les variétés à utiliser dans les différentes zones agro-climatiques pour la production de semences de pré-base pendant la campagne 2014-2015. Ils devaient également estimer les coûts de production et les prix d’achat/vente des semences et identifier les intentions de production et/ou d’achat/vente des semences.

La troisième était dédiée aux rencontres libres entre les acteurs pour la création de relations de partenariat public/privé et privé/privé. Ces relations sont encouragées entre la recherche agronomique et les entreprises semencières, entre ces dernières et les coopératives agricoles, entre la recherche agronomique et les coopératives agricoles et enfin entre les entreprises semencières et les agro-commerçants.

La journée de partenariat a permis de mieux valoriser la chaîne de valeur des semences des céréales mil, sorgho, riz et maïs en vue d’une bonne planification de la production et de la commercialisation durant la campagne agricole 2014-2015. En vue aussi de jeter les bases d’une industrie semencière durable au Mali, a fait remarquer le secrétaire exécutif adjoint du Centre national de recherche agronomique (CNRA), Racine Ly. Ce dernier a rappelé qu’en plus du Programme semencier d’Afrique de l’ouest (PSAO/WASP), le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (PPAAO/WAPP) apportera dès cette année un appui important au secteur semencier pour une durée de 5 ans (2014-2018).

Le PSAO/WASP est financé par la mission régionale de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) Afrique de l’ouest et mis en œuvre par le Centre ouest et centre africain de recherche agricole (CORAF/WECARD). Il vise à contribuer à l’amélioration durable de la productivité agricole dans la sous-région Afrique de l’ouest en élargissant la disponibilité de semences de qualité du taux actuel de 12 à 25%.

Il atteindra ses objectifs par la construction d’une Alliance pour l’industrie des semences au Mali et en Afrique de l’ouest (ASIWA) impliquant tous les partenaires travaillant dans le secteur des semences et assurant une production durable et l’utilisation de semences de qualité des principales cultures de base que sont le mil, le sorgho, le maïs et le riz.

M. COULIBALY

L’essor