Planification de la production semencière au Mali : Les besoins en mil, riz, sorgho et maïs pour les 5 ans à venir définis

semenceLe programme semencier d’Afrique de l’ouest /West africa seed programme (PSOA/WASP) et ses partenaires comme le CRA,l’UEMOA, CILSS, CORAF, CEDEAO et USAID ont organisé, le 30 et 31 décembre 2013, à l’hôtel Salam, un atelier de planification de la production semencière au Mali. Les travaux ont permis de jeter les bases d’une planification des besoins de notre pays en semences de pré-base et de base des cultures vivrières comme le mil, sorgho, riz et maïs pour les cinq prochaines années. Ils ont aussi permis d’identifier le rôle de chaque acteur de la chaîne.

Ils étaient des experts venus des secteurs public et privé, de Bamako et de l’intérieur pour prendre part à cet atelier du programme semencier d’Afrique de l’ouest. Le PSAO/WASP est un programme de cinq ans (2012- 2017) financé par la mission régionale de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) Afrique de l’ouest et mis en œuvre par le CORAF/ WECARD. La coordination nationale du programme Mali est assurée par le CNRA.

Le programme vise à contribuer à l’amélioration durable de la productivité agricole dans la sous-région Afrique de l’ouest en élargissant la disponibilité de semences de qualité au taux actuel de 25%.

Il interviendra dans sept pays (Benin, Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Nigeria, et Sénégal), pour l’essentiel de ses activités, mais dans tous les Etats membres de la CEDEAO (en plus des deux pays du CILSS non-CEDEAO, la Mauritanie et le Tchad), pour les activités relatives à la politique semencière, à savoir la mise en œuvre du règlement semencier de la CEDEAO. Le PSAO/WASP atteindra ses objectifs par a construction d’une industrie de semences impliquant tous les partenaires du secteur pour assurer une production durable et l’utilisation de semences de qualité dans les principales cultures de base.

L’atelier des 30 et 31 décembre a permis donc de faire une planification des besoins pour les cultures vivrières (mil, sorgho, riz et maïs) pour les cinq prochaines années.

Soulignant l’importance de cet atelier, Mme Sissoko Sokona Dagnoko, spécialiste en semence du PSAO/WASP, a souligné qu’il s’agit de développer une méthodologie d’estimation des besoins en semence de pré-base et de base, estimer les besoins nationaux en semence de pré-base et de base, planifier la production de semence de pré-base et de base pour les prochaines campagnes, identifier les différentes structures responsables de la production et de la distribution. Au nom du CILSS, le Dr. Issaka Dembélé a manifesté le centre d’intérêt de son organisation qui appuie cet important programme semencier. Il dira que cette rencontre est capitale dans le mesure ou elle permettra de faire l’état des lieux des principales cultures vivrières (mil, sorgho, riz et maïs) au Mali au cours prochaines années et l’estimation des besoins théoriques nationaux en semence de pré-base et base pour les campagnes 2014/2015, 2015/2016 et 2016/2017).

Quant au secrétaire exécutif adjoint du CNRA, Racine Ly, a rappelé que le PSAO/WASP permettra d’élargir la disponibilité de semences de qualité du taux actuel de 12% à  25%. Celui-ci doit se matérialiser par la mise en place d’une alliance opérationnelle et inclusive, des politiques et réglementations semencières nationales et régionales renforcées, des semences de pré-base, base certifiées. Il a remercié l’ensemble des participants pour leur disponibilité constante qui ont offert leur temps et leur savoir faire au développement de notre agriculture. « Cela témoigne de leur engagement et leur dévouement pour faire avancer l’agriculture malienne  » a-t-il conclu.

Au cours des travaux, les participants ont débattu en plénière l’état des lieux des semences des principales cultures vivrières et en groupes les estimations des besoins  théoriques nationaux en semence de base et la planification de la production et de la distribution des semences pour les campagnes 2014-2015, 2015-2016 et 2016-2017.

Youssouf CAMARA

SourceL’Indépendant