Atelier de concertation avec les parties prenantes et de lancement du Programme Semencier Ouest Africain (PSOA)

DSC_0103L’hôtel Belle Côte, à Abidjan, Côte d’Ivoire a accueilli les 13 et 14 Septembre 2012 l’Atelier de concertation avec les parties prenantes et de lancement du Programme Semencier Ouest Africain (PSOA). 60 individus ont pris part à l’atelier. Ils représentaient les parties prenantes provenant des organisations ci-après : Communautés Economiques Régionales – CEDEAO, UEMOA, Partenaire financier – USAID, CORAF/WECARD, INRAs, GCRAI – IITA, ICRISAT et AfricaRice, Organisation intergouvernementale – CILSS, ONG (Hub Rural, RECAO, AFFEX, AGRA, West Africa Fertilizer Programme (WAFP), FBO – ROPPA; Universités – Université du Ghana/WACCI, Industries semencières nationales – Comités semenciers nationaux, organismes nationaux de certification des semences, Ministères de l’Agriculture – Sénégal et Côte d’Ivoire, Secteur privé – AFSTA, ANCS, et PMEs semencières.
L’ouverture de l’atelier a été marquée par cinq allocutions, qui ont mis l’accent sur l’importance des semences améliorées dans la contribution à l’amélioration de la productivité des cultures dans la sous-région. Le Directeur Exécutif du CORAF/WECARD, Dr Harold Roy Macauley, a exprimé sa gratitude aux personnalités et participants qui ont représenté leur organisation, pour avoir répondu favorablement à l’invitation. Il a informé les participants des fonds approuvés par l’USAID pour appuyer la mise en œuvre de la politique semencière de la CEDEAO et améliorer le système d’approvisionnement en semences. Il a également souligné la nécessité, pour les nombreuses initiatives sur les semences, de travailler en synergies et complémentarité, à travers une alliance. Il a indiqué que le Programme couvre sept pays, et travaillera avec tous les pays de l’espace CEDEAO – CILSS pour la mise en œuvre de la politique semencière régionale et les échange d’expérience. Il a conclu en disant que l’atelier fournira une feuille de route pour faciliter la mise en œuvre du Programme.

  • Les cinq résultats du Programme ont ensuite été présentés comme indiqué ci-après

1)  Une alliance pour une industrie semencière en Afrique de l’Ouest (ASIWA) inclusive et opérationnelle mise en place. La présentation a souligné la complexité du système semencier et l’importance d’une alliance pour complémenter les fonctions, créer des synergies et mettre en commun les ressources. Les activités pour rendre opérationnelle l’alliance ont été présentées comme suit :i) Mettre en place une alliance efficace,ii) Utiliser l’alliance pour le dialogue et le partage de l’information dans le développement d’une industrie semencière;iii) Développer des protocoles d’accord pour engager les partenaires ;iv) Développer la gouvernance, des outils de coordination et de communication et,v) Opérationnaliser le COASem pour la durabilité de l’Alliance ;vi) Soutenir les opérations ASIWA; vii) développer une base de données des acteurs et des résultats.
2)  Une mise en œuvre effective de la politique semencière régionale. La présentation a mis en exergue la modeste réalisation de la mise en œuvre du cadre réglementaire semencier régional avec le projet WASA, les enjeux, les activités à mener dans certains pays qui n’ont pas encore pris les actes exigés par le Règlement CEDEAO pour faciliter sa mise en œuvre. Les activités ci-après ont été présentées :i) Mise en jour des cadres législatifs et règlementaires nationaux (13 pays concernés) ;ii) Elaboration de manuels de procédures nationaux pour l’homologation et la certification (15 pays) ;iii) Elaboration de manuels de procédures régionales et nationales pour la certification phytosanitaire (17 pays CEDEAO-CILSS) ;iv) Mise en œuvre des cadres nationaux mis à jour, à travers le renforcement des capacités (11 pays) ;v) Assistance à la mise en place et à l’opérationnalisation du COASem et de son Secrétariat.
3)  Des semences de prébase, de base et certifiés produites et utilisées. Ceci reste un défi des structures de recherche pour l’approvisionnement en quantités suffisantes de semences de prébase de qualité qui peut affecter la production et l’approvisionnement en semences de base et certifiées de qualité. Le niveau de qualité des semences, comme préoccupation majeure des agriculteurs et les avantages d’une utilisation de semences de qualité on été mise en évidence. Les activités à mettre en œuvre pour améliorer l’offre en semences de qualité ont été présentées comme suit :i) Soutenir les unités de production des semences des SNRA pour produire les quantités requises de semences de prébase de qualité catégorielle ;ii) Aider les SNRA dans la planification des volumes de semences de prébase requis pour répondre la demande de semences de base et certifiées ;iii) Identifier et fournir une infrastructure et les équipements de base pour la production de semences de prébase ; iv) Sensibiliser les parties prenantes sur le rôle des droits de propriété intellectuelle (DPI) et former les sélectionneurs sur les questions émergentes de propriété intellectuelle relatives aux plantes.
4)  Une participation du secteur privé dans l’industrie des semences améliorées. La participation accrue du secteur privé dans la chaîne de valeurs des semences, y compris les organes de fonctionnement et de gouvernance et les activités techniques et commerciales ont été mis en évidence. Les activités ont été:
i) Renforcer les compétences dans la production de semences de base et certifiées ; ii) Soutenir la participation des ANCS aux réunions des Comités nationaux (CNS et CNCSP) ; iii) Faciliter la participation du secteur privé dans les différents maillons de la chaîne de valeurs semences.
5)  Les capacités des Associations nationales du commerce des semences (ANCS) renforcées ( développement de l’entreprenariat et marketing des semences en zones rurales).