PLAN STRATEGIQUE DE COOPERATION POUR LA RECHERCHE ET LE DEVELOPPEMENT AGRICOLES EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE

1999- 2014 



 



2.5. Renforcement des systèmes agricoles périurbains dans la sous-région.

2.5.1. Justificatif

2.5.2. Principales activités.

2.5.3. Stratégie.

2.5.4. Résultats attendus

2.5.5. Partenaires.

2.6. Développement de la production des légumineuses à graine pour accroître la disponibilité de l’alimentation en Afrique de l’Ouest et du Centre.

2.6.1. Justificatif

2.6.2. Principales activités.

2.6.3. Stratégie

2.6.4. Résultats attendus

2.6.5. Partenaires proposés.

2.7. Développement d’une agriculture irriguée durable dans le Sahel

2.7.1. Justificatif

2.7.2. Activités principales

2.7.3. Stratégie.

2.7.4. Résultats attendus

2.7.5. Partenaires.

2.8. Production de bananes et de plantains destinés à l’alimentation et la génération de revenus

2.8.1. Contexte.

2.8.2. Principales activités

2.8.3. Résultats attendus

2.8.4. Partenaires

2.9. Production de racines et de tubercules pour assurer la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté.

2.9.1. Justificatif  

2.9.2. Principales activités

2.9.3. Résultats attendus.

2.9.4. Partenaires.

2.10. Gestion des ressources naturelles et systèmes de production.

2.10.1. Justificatif

2.10.2. Principales activités.

2.10.3. Stratégie.

2.10.4. Résultat attendus.

2.10.5. Partenaires.

2.5. Renforcement des systèmes agricoles périurbains dans la sous-région 

2.5.1. Justificatif

La croissance rapide de la population urbaine entraîne une augmentation des besoins alimentaires. Les périmètres urbains empiètent continuellement sur les terres du milieu rural, plusieurs communautés rurales étant en train de se transformer rapidement en villes semi-urbaines. Cette situation donne naissance à d’importantes activités agricoles au sein des villes et de la plupart des centres périurbains situés à moins de cinquante kilomètres des zones périurbaines. Ainsi, la majeure partie des vivres produits en milieu urbain et périurbain est destinée surtout à la consommation urbaine (sauf les produits spécialement destinés à l’exportation). La proximité des marchés urbains et la disponibilité des intrants agricoles conduisent à une intensification de la production agricole en milieu périurbain. De même, les déchets organiques biodégradables, provenant des centres urbains, sont utilisés comme des engrais organiques par les paysans, dans les zones périurbaines. Cependant, la concurrence entre l’utilisation des terres pour des besoins agricoles et pour les activités urbaines, rend les activités agricoles périurbaines précaires et sujettes à des changements rapides. L’intensification des systèmes agricoles en milieu urbain et périurbain compromet à long terme la durabilité de l’environnement urbain. Par conséquent, l’agriculture périurbaine liée au développement exponentiel des centres urbains, constitue un enjeu majeur pour la recherche : de nouveaux défis pour la fourniture de nourriture aux populations urbaines, la création d’emplois et la préservation de l’environnement urbain.

2.5.2. Principales activités

Les systèmes agricoles urbains et périurbains durables vont impliquer plusieurs composantes : élevage périurbain, production de fruits et légumes et commercialisation des produits agricoles.

Des activités de recherche en collaboration sur l’élevage sont envisagées, afin d’accroître la production agricole destinée au marché périurbain.

  • Conservation de la fertilité des sols en milieu urbain et périurbain grâce à : 

ü      l’agroforesterie (transfert de biomasse, domestication de certaines espèces, utilisation dans les systèmes maraîchers et d’élevage)

ü      l’introduction de légumineuses

ü      l’utilisation de déchets organiques urbains

 ·        Promotion des systèmes agricoles intégrés grâce :

ü   aux systèmes intégrés agriculture-élevage

ü   à la diversification des cultures dans les systèmes cultures maraichères-cultures vivrières

ü   à l’amélioration des variétés, du germoplasme et des lignées en vue de diminuer les risques de maladie

·        Transformation des fruits et légumes grâce à :

·        les réglementations relatives au parquage des animaux pour la préservation des sols et de l’environnement, le droit à propriété foncière,  planification des ressources, l’urbanisme, élevage d’animaux en milieu urbain

·        Amélioration de la valeur ajoutée à travers  la transformation et la commercialisation.

ü      aux systèmes d’information sur les marchés et les associations de commercialisation des produits

ü      aux technologies pour la transformation du manioc en milieu urbain

 2.5.3. Stratégie

 Les stratégies retenues comprennent :

·        L’inventaire complet des principaux acteurs agricoles conduisant des activités de recherche sur l’agriculture urbaine et périurbaine.

·        L’amélioration des mécanismes de communication entre le initiatives locales, régionales et internationales concernant l’agriculture urbaine et périurbaine.

·        La création d’alliances stratégiques entre réseaux associatifs de recherche et projets régionaux ayant comme intérêts communs les systèmes périurbains.

 2.5.4. Résultats attendus

             ·        Un système permettant de renforcer les capacités d’analyse et d’intervention de chercheurs et des pouvoirs publics sur l’agriculture urbaine et périurbaine est mis en place.

·        Des méthodes permettant la conservation à long terme de la fertilité des sols ainsi qu’une production diversifiée des zones de cultures urbaines et périurbaines sont validées.

·         Des solutions juridiques permettant de rendre moins conflictuels les intérêts des acteurs agricoles dans les zones urbaines sont testées dans quelques villes sélectionnées. 

·        De nouvelles opportunités de marchés pour les producteurs urbains et périurbains sont créées.

 2.5.5. Partenaires

SNRA, CIP, ICRAF, AGRICONGO, IRD, KIT, DLO, NRI, CIRAD, IITA

 2.6. Développement de la production des légumineuses à graine pour accroître la disponibilité de l’alimentation en Afrique de l’Ouest et du Centre

  2.6.1. Justificatif

L’arachide et le niébé sont des les légumineuses identifiées comme prioritaires dans le cadre de la recherche en collaboration au niveau de la sous-région. Ces 2 produits sont des sources importantes de protéines et d’huile pour l’alimentation humaine et animale ; ils sont très bien adaptés aux sols peu fertiles et aux terres arides. Mais, en dépit de leur importance pour la sécurité alimentaire dans la sous-région, leur production de ces cultures est assurée par des petits cultivateurs. Parmi les obstacles à la production, on peut citer : l’insuffisance des intrants (engrais et pesticides), la gestion inadaptée des risques dans l’association légumineuses-céréales ou la rotation, le manque de semences de  qualité et l’utilisation inadéquate des technologies (résultats de la recherche).

La commercialisation et la vulgarisation des produits arachidiers transformés, par exemple, peuvent stimuler la recherche et leur production. L’arachide est particulièrement bien positionnée sur le marché international, et la sous-région doit retrouver sa compétitivité en ce qui concerne sa production. D’autre part, la production du niébé au niveau du Sahel, trouve des débouchés  importants dans les zones plus humides de la sous-région.

 2.6.2. Principales activités

Les activités de coopération doivent porter sur :

             ·        L’amélioration quantitative (augmentation de la productivité) et qualitative (respect des normes sanitaires et technologiques) des cultures.

 ·        La caractérisation et la sélection du matériel végétal amélioré  mettant l’accent sur :

                         ü      la tolérance à la sécheresse

ü      la résistance aux maladies et aux insectes courants

ü      la mise au point de variétés répondant aux exigences du marché y compris (par les méthodes de recherche comprenant la biotechnologie)

ü      le développement des techniques culturales

·        La mise en évidence des problèmes d’application des technologies utilisation des engrais, des pesticides et des fongicides ─  de  mécanisation et de techniques d’irrigation

·        L’accroissement de  la production de graines et de fourrages.

·        La réalisation de l’intégration harmonieuse de l’agriculture et de l’élevage.

·        La mise au point de techniques durables de lutte intégrée contre les insectes.

·        La technologie post-récolte et de la commercialisation.

·        Le développement de techniques performantes de conservation des semences.

·        L’amélioration de la qualité des graines d’arachide.

·        L’accentuation sur les techniques de transformation traditionnelles utilisées par les communautés rurales.

·        Les problèmes socio-économiques, telles les opportunités de marché et la compétitivité des légumineuses à grains.

 2.6.3. Stratégie

La stratégie porte sur la consolidation des réseaux associatifs de recherche sur l’arachide et sur le niébé, l’utilisation d’équipes pluridisciplinaires et la création de partenariats multi-institutionnels  ─ Instituts de Recherche Agricole, Universités, Organisations Non Gouvernementales, Organisations Professionnelles de Producteurs, Secteur Privé, etc.)

2.6.4. Résultats attendus

·        Une bonne technique de gestion des cultures et des méthodes de rotation des cultures de  céréales et de légumineuses à graines permettront d’augmenter et de soutenir la production, sont développées et disséminées.

·        Le recyclage des éléments nutritifs  (le nitrogène et le phosphore) est mieux compris.

·        Des meilleures variétés sont disponibles, grâce à des systèmes efficaces de reproduction, de multiplication de contrôle, et de distribution de variétés résistantes aux insectes, aux maladies (Striga et Alectra pour le niébé, Aspigillus flavus pour l’arachide), à la sécheresse et à la chaleur et de variétés adaptées aux besoins des industriels et des consommateurs.

·        Des technologies de gestion intégrée des ravageurs sont mises au point et sont disponibles pour les paysans.

·        Des systèmes d’intégration agriculture-élevage sont développés et vulgarisés.

·        Des technologies appropriées sont développées pour la diversification et l’amélioration des produits finis à base d’arachide et de niébé destinés aussi bien au marché sous-régional qu’au marché international.

2.6.5. Partenaires proposés

 SNRA, GGP, ICRISAT, CIRAD, IITA, Peanuts/CRSP, Cowpea CRSD, FAO, PRONAF, ILRI, CAA.

2.7. Développement d’une agriculture irriguée durable dans le Sahel 

2.7.1. Justificatif

La contribution de l’irrigation à la sécurité alimentaire doit être améliorée pour permettre d’augmenter la superficie totale des terres irriguées qui est actuellement de 3 %, soit 1.300.000 ha, dans les zones tropicales humides, et de 3,5 %, soit 600.000 ha dans la zone Sahélienne. Dans les zones tropicales humides, l’irrigation contribue à 4 % à la production céréalière contre 14% dans la zone sahélienne. Cette faible contribution est même entrain de diminuer du fait surtout de l’application de politiques inappropriées et des priorités mal définies, du manque de compétence des producteurs quant à l’utilisation des schémas d’irrigation, de l’absence de participation du Secteur Privé et du coût élevé de l’installation des périmètres irrigués.

2.7.2. Activités principales

La recherche en collaboration sur l’irrigation dans la sous-région doit porter sur :

          ·        La disponibilité, la caractérisation, la mobilisation et le partage de l’eau destinée à l’irrigation, en tenant compte des effets du climat sur la disponibilité de l’eau.

    ·        La distribution de l’eau au niveau des installations l’intensification de la production agricole  le plan d’occupation et de distribution des sols, les besoins en eau pour les cultures, le service d’approvisionnement en eau, l’impact de la gestion de l’eau sur la productivité, la production, la transformation et la commercialisation des produits.

    ·        La gestion des systèmes techniques, sociaux et financiers, le choix de technologies adaptées aux ressources naturelles et à l’environnement humain et socio-économique, la gestion de l’équipement et des infrastructures d’irrigation tenant compte de la gestion de l’eau, de l’efficacité des réseaux d’écoulement et d’irrigation, de la modélisation et de la simulation des transferts d’eaux et des besoins des consommateurs.

    ·        Les études approfondies sur la gestion de  la dégradation des sols résultant de l’irrigation, et sur la fertilité des sols irrigués.

    ·    Le développement et la promotion des systèmes de culture irriguée durables, l’économie des périmètres irrigués, l’approche technique et économique des problèmes dans un contexte de diversification les opportunités et la rentabilité des investissements, les indicateurs de performance,  la simulation de scénario,  les coûts de l’eau.

·        La promotion de la gestion professionnelle des schémas d’irrigation par les paysans.

 2.7.3. Stratégie

 La stratégie de réalisation de ces objectifs comprend : des partenariats multi-institutionnels, la création de réseaux et une approche pluridisciplinaire impliquant des experts en irrigation, des agronomes, des socio-économistes, des agro-climatologues et des producteurs organisés.

 2.7.4. Résultats attendus

        ·        Des outils de décentralisation de la gestion des ressources (plan d’occupation et de distribution des terres, programmes de mobilisation et de distribution des ressources en eau, négociation avec les communautés rurales) sont développés.

·        Des technologies et outils de gestion, adaptés aux types de ressources naturelles, aux objectifs des populations concernées et à l’environnement socio-économique sont proposés.

·        Des méthodes et pratiques de protection durable et de réhabilitation des sols sont mises au point.

·        Des outils de prise de décisions seront créés pour une gestion durable de l’irrigation dans un contexte de diversification, de développement et de rentabilité.

 2.7.5. Partenaires

 SNRA, CIRAD, IRD, ADRAO, IWMI, ICARDA, CEMAGREF 

2.8. Production de bananes et de plantains destinés à l’alimentation et la génération de revenus

2.8.1. Contexte

Les bananes et plantains sont connus pour être d’importantes cultures vivrières et de rente. Pourtant, les informations biophysiques et socio-économiques de base sur ces cultures ne sont pas disponibles dans la sous-région. Des variétés améliorées résistantes aux principaux ravageurs et aux maladies doivent être introduites, afin d’améliorer les rendements et la valeur économique de ces produits agricoles. Alors que les fruits sont produits tout au long de l’année, l’essentiel des récoltes de bananes et de plantains se fait durant la saison sèche, avant la plupart des autres féculents de base, qui sont soit inexistants, soit difficiles à récolter. Ainsi, la banane et le plantain aident à combler ce gap, appelé en anglais ‘‘hunger gap’’ (fossé de la faim). Les principaux obstacles à la production comprennent la base génétique restreinte des cultivars, les variétés à faible rendement et une grande vulnérabilité aux maladies. Entre 10 et 35 % des pertes post-récoltes sont enregistrées durant la manutention et le transport des produits, ce qui est aussi un grand obstacle à la production et occasionne des pertes économiques importantes.

 2.8.2. Principales activités 

        ·        Collecte d’informations biophysiques et socio-économiques de base sur le Musa.

·        Collecte, caractérisation, conservation et utilisation durable de germoplasmes du  Musa ; revalorisation des banques de gènes actuelles et création de nouvelles banques, introduction et évaluation de variétés améliorées.

·        Utilisation de la biotechnologie et des techniques de reproduction traditionnelles pour la création de nouvelles variétés.

·        Approche de la lutte intégrée contre les insectes pour une production durable de la banane et du plantain. L’accent doit être mis surtout sur les charançons, les nématodes, les maladies, telles Blacks  Sigatoka  et celles causées par des virus.

·        Mise au point de techniques de gestion des sols et de cultures pour stabiliser la production du plantain. Les études porteront sur l’apport de valeur ajoutée aux pratiques traditionnelles, la lutte contre  les mauvaises herbes et la gestion de la fertilité des sols (associations  Musa-cultures).

·        Activités centrées sur la création de nouvelles technologies visant à réduire les pertes post-récolte, y compris les techniques de transformation.

2.8.3. Résultats attendus

        ·        Une base de données sous-régionale contenant des informations de base relative à « Musa » est créée et conservée dans un système d’information géographique.

·         Des hybrides à haut rendement et résistants aux insectes et aux maladies sont mis au point, y compris des technologies susceptibles d’assurer une production tout au long de l’année.

·        Des compétences requises d’experts, de paysans et d’agents de vulgarisation sont développées.

·        Des technologies de lutte intégrée contre les insectes sont mises au point.

·        Des germoplasmes de Musa produits par les paysans sont conservés dans des banques de gènes ; les chercheurs des SNRA sont formés en matière de collecte, de caractérisation et de conservation des germoplasmes.

       ·        Des techniques in vivo rapides pour la production d’un matériel végétal sain sont mises au point, testées et diffusées.

·        Des technologies de transformation du plantain et de la banane sont mises au point et transférées aux acteurs concernés.

2.8.4. Partenaires

 SNRA, CARBAP, IITA, INIBAP/ IPGRI, CIRAD, FAO, MUSACO. 

2.9. Production de racines et de tubercules pour assurer la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté 

2.9.1. Justificatif

 Le manioc, l’igname et la patate douce constituent des cultures importantes en tant que source d’alimentation et de revenus en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le manioc à lui seul est la plus grande source de calories produite partout en Afrique tropicale. L’Afrique de l’Ouest et du centre représentent environ 1/3 de la production de manioc en Afrique. Le manioc est plus résistant aux sols pauvres que la plupart des autres cultures à racines ou tubercules. C’est pourquoi,  souvent le dernier à être planté, juste avant que la terre ne soit laissée en jachère. Sa production nécessite relativement peu de travail, comparée à l’igname dont les coûts de production sont élevés, le matériel de plantation cher et nécessitant beaucoup de travail. Avec l’utilisation des terres marginales suite à la forte pression démographique, il s’ensuit une augmentation des surfaces cultivées en manioc. Une fois établie, la culture du manioc résiste à la sécheresse. Les bas-fonds des vallées constituent un endroit idéal pour l’extension des surfaces de cultures en patate douce. Cependant, le goût sucré de la patate douce n’est pas une qualité appréciée pour l’alimentation de base.

2.9.2. Principales activités

        ·        Mise au point de variétés améliorées : des variétés améliorées à haut rendement, résistantes aux insectes et aux maladies, sont essentielles pour une plus grande productivité et des pratiques agricoles durables. L’utilisation de technologies avancées pour une amélioration génétique continue de ces cultures constitue le fondement de leur transformation technologique.

·        Collecte, conservation et échange de germoplasme du manioc, des ignames, de la patate douce ainsi que le carot et d’autres racines locales pourraient être utilisés comme produits de substitution dans l’avenir.

·        Multiplication et distribution de matériel végétal sain destiné aux paysans.

·        Utilisation et commercialisation : création et vulgarisation de technologies appropriées, au niveau des ménages afin d’augmenter la consommation (surtout lors des périodes de disette) et d’élargir les marchés locaux. De nouvelles technologies améliorées pour la transformation et l’utilisation des denrées ont été mises au point et diffusées,  afin d’accroître la commercialisation de ces cultures et créer de nouvelles opportunités de marchés pour les petits producteurs.

·        Systèmes de culture, pratiques de gestion des cultures et de l’environnement : création d’outils permettant aux petits cultivateurs d’améliorer leurs pratiques de gestion des cultures afin de tirer le meilleur profit des nouvelles variétés. Ainsi, la recherche participative menée au champ pour développer les « meilleures pratiques » devra se poursuivre. De plus, la capacité à interpréter, à présenter et à diffuser les résultats de cette recherche en direction des petits cultivateurs doit être élargie à l’ensemble de la région grâce à de nouveaux partenariats.

·         Protection des végétaux durable du point de vue écologique : caractérisation des nouvelles variantes des  virus (y compris le virus de la striure brune du manioc qui cause la maladie des striures  brunes du manioc) et leur importance potentielle du point de vue agronomique et économique. Mise  au point des stratégies de contrôle des nématodes et de la pourriture des racines et tubercules. Identification et caractérisation des espèces de termites qui sont à l’origine des dégâts au niveau des cultures. Mise au point d’un ensemble de procédés permettant de lutter contre la nouvelle cochenille qui s’attaque aux racines du manioc en certains endroits de la sous-région.

·        Etudes et revue des règles de quarantaine, afin de faciliter l’échange de germoplasmes améliorés, tout en limitant l’extension des pathogènes à de nouvelles zones.

·        Standardisation des techniques d’étude des insectes et des maladies, création de cartes de répartition des insectes et maladies dans la région du CORAF/WECARD, afin de faciliter la mise en œuvre des mesures de quarantaine.

2.9.3. Résultats attendus

·        Une plus grande disponibilité des semences de base des variétés améliorées et des prototypes d’outils, etc., pour que les usagers puissent en disposer en plus grand nombre et (ou) les confectionner eux-mêmes.

·        Une plus grande disponibilité des technologies adaptées (équipement et variétés pour en faciliter l’adoption et l’utilisation).

·         Création d’une équipe d’experts et de techniciens de haut niveau pour renforcer les capacités des SNRA à faire de la recherche agricole. 

·         Création d’un corpus de données relatives à la recherche sur les nouvelles plantes à tubercules, aux informations techniques appropriées et création de nouvelles technologies qui auront un impact sur la production et l’utilisation de ces cultures dans  la sous-région.

·        Amélioration du niveau de la coopération sous-régionale pour une synergie dans l’utilisation des ressources de la recherche sous-régionale.

    2.9.4. Partenaires

SNRA, IITA, CIRAD

2.10. Gestion des ressources naturelles et systèmes de production

2.10.1. Justificatif

l’Afrique de l’Ouest et du Centre possède un agro-système varié, allant des oasis du Sahara aux forêts équatoriales des zones humides, en passant par les divers niveaux de la savane sahélienne. Cette base de ressources naturelles doit être gérée de manière durable pour assurer une productivité continue. Cependant, les pressions démographiques croissantes conduisent au défrichement de nouvelles zones forestières et à l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles. D’autre part, les changements climatiques, surtout concernant la pluviométrie, contribuent à l’accélération de la dégradation continue des ressources naturelles, limitant ainsi leur productivité. Cela  aboutit à l’appauvrissement des sols, à des perturbations de la production, à la disparition accélérée de la végétation, à la dégradation considérable de l’écosystème favorisant ainsi l’insécurité alimentaire.

2.10.2. Principales activités

La mise en œuvre des activités, décrites ci-après, devra porter, pour l’essentiel, sur des approches intégrées et participative :

  • Conservation et gestion des ressources en eau  ─ réduction de la fréquence des risques liés aux changements climatiques grâce à une meilleure utilisation de l’eau de pluie, utilisation rationnelle de l’eau sur les surfaces cultivées, gestion durable des bas-fonds.
  • Efficacité dans la conservation et l’utilisation de l’eau, identification et adaptation des techniques existantes de conservation et d’utilisation de l’eau de pluie, utilisation durable des eaux souterraines.
  • Techniques novatrices de gestion des bas-fonds.
  • Techniques de gestion agro-climatiques pour la réduction des risques au niveau des systèmes de production.
  • Etudes et identification de nouvelles stratégies d’adaptation à la sécheresse, association de variétés à cycle court et à cycle long pour la réduction des risques liés à l’irrégularité de la pluviométrie.
  • Conservation et gestion de la fertilité des sols : plusieurs technologies existent déjà, mais il faut créer un mécanisme sous-régional qui permette d’exploiter ces résultats. Les activités porteront sur :

 ü      la gestion intégrée de la fertilité des sols

  ü      la définition des indicateurs de dégradation des sols

  ü      l’évaluation des technologies destinées à la régénération des sols dégradés

  ü      la gestion des ressources forestières et des systèmes agro-forestiers

  ü      la gestion des forêts et la conservation de la biodiversité

  ü      l’amélioration génétique des espèces forestières

  ü      l’amélioration de produits forestiers non ligneux ; la domestication des arbres fruitiers sauvages

  ü      l’identification, le développement et l’adaptation de technologies agro-forestières pour une production agricole et animale durable (y compris l’organisation et le fonctionnement de parcs agro-forestiers)

  ü      l’étude de la dynamique des formations forestières naturelles

  ü      les études socio-économiques et des contraintes politiques concernant la gestion des forêts (y compris les droits coutumiers à la gestion des terres et autres implications d’ordre politique)

  • Consolidation des systèmes de production : cela concerne le renforcement des capacités de production, l’accès aux ressources naturelles et aux techniques de production.
  • Exploitation durable des ressources et gestion de techniques novatrices de production agricole et animale.
  • Problèmes liés à la gestion des terres (décentralisation, gestion communautaire et gestion contractuelle).
  • Gestion des ressources naturelles concernant l’association agriculture-élevage.
  • Aspects socio-économiques et socio-institutionnels en milieu rural (implications socio-culturelles liées à l’utilisation des ressources naturelles).
  • Etudes portant sur la dynamique spatio-temporelle des changements au niveau de la propriété foncière, de l’occupation et de la gestion des terres.
  • Changement de comportement concernant l’utilisation des ressources naturelles.
  • Identification des contraintes et développement d’outils nécessaires à la prise de décisions en matière de conservation des ressources naturelles (y compris les perspectives culturelles).

2.10.3. Stratégie

Des activités de recherche concernant la gestion des ressources naturelles doivent être menées dans les 3 zones que sont le Sahel, la zone de savanes et la zone de forêts humides. Cela permettra d’analyser ensemble l’agro-écologie similaire à la zone côtière humide et à la zone humide de l’Afrique centrale et de saisir les interfaces entre la zone sahélienne et la zone de savanes.

  • La mise en réseau, le développement de nouveaux partenariats et le renforcement des partenariats existants ainsi que l’implication de tous les principaux acteurs doivent être au cœur des activités ci-dessus.

Le développement des capacités doit demeurer une partie intégrante de la gestion des ressources naturelles.

2.10.4. Résultat attendus

  • La sensibilisation adéquate sur la gestion durable des ressources naturelles (y compris les implications d’ordre socio-culturelles) est entreprise ; les outils nécessaires pour aider les décideurs dans la prise de décisions sont mis au point.
  • Des technologies et expériences sur la gestion des ressources naturelles sont publiées et communiquées aux auteurs concernés. Cela favorisera l’échange d’expériences et la meilleure utilisation des résultats de la recherche.
  • De nouvelles perspectives de recherche, impliquant les acteurs non traditionnels, sont développées. Ces nouveaux acteurs joueront un rôle essentiel dans l’identification des contraintes, la planification et la mise en œuvre de la recherche.
  • De nouvelles technologies sur l’adaptation des plantes à la sécheresse sont développées.
  • La productivité des bas-fonds est réalisée de manière optimale et accrue.

2.10.5. Partenaires

SNRA, CERAAS, PROJET JACHERE, PSI, PRASAC, ICRAF, CIRDES, CILSS, CIRAD, CRESA /NIAMEY et YAOUNDE, FAO/Division Forestier, ICRAF, ICRISAT, IRD, IDR/Oudagoudou, IPR/Katibougou, CIRES/Université d’Abidjan, IITA, ADRAO, ILRI, IPGRI, ONG