PLAN STRATEGIQUE DE COOPERATION POUR LA RECHERCHE ET LE DEVELOPPEMENT AGRICOLES EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE

1999- 2014 



 

II. DEUXIEME PARTIE

         PLAN D’ACTION STRATEGIQUE POUR LA COOPERATION
        SOUS-REGIONALE EN DE RECHERCHE AGRICOLE 2000-2006


2.1. Introduction.

2.2. Développement de la politique agricole dans la sous-région

2.2.1. Contexte.

2.2.2. Les principales activités de recherche.

2.2.3. Stratégie.

2.2.4. Résultats attendus.

2.2.5. Les partenaires.

2.3. Amélioration de la production des cultures de rente.

2.3.1. Contexte.

2.3.2. Principales activités liées à la culture du coton.

2.3.2.1. Programme d’amélioration du germoplasme.

2.3.2.2. Agronomie/programmes de production agricole

2.3.2.3. Lutte contre les ravageurs.

2.3.3. Résultats attendus.

2.3.4. Stratégie.

2.3.5. Partenaires concernés.

2.4. Principales activités sur les cultures de rente pérennes.

2.4.1. Contexte.

2.4.2. Stratégie.

2.4.3. Résultats attendus.

2.4.5. Partenaires

II. DEUXIEME PARTIE

  PLAN D’ACTION STRATEGIQUE POUR LA COOPERATION

SOUS-REGIONALE EN DE RECHERCHE AGRICOLE 2000-2006

 2.1. Introduction

 Le Plan d’Action a pour objectif majeur de définir les moyens permettant de traduire en activités les termes du Plan Stratégique de Coopération pour la Recherche et le Développement Agricoles en Afrique de l’Ouest et du Centre, conformément à la mission et au but du CORAF/WECARD qui consistent à faciliter et à coordonner la coopération en recherche et en développement agricoles. Il doit favoriser la dynamisation de la coopération sous-régionale, une plus grande efficacité et un déroulement cohérent des activités, la mise en œuvre des projets de collaboration sous-régionaux, l’identification et la mobilisation des ressources pour les priorités de recherche et de développement agricoles.

 Ainsi, la mise en œuvre du OSC s’articule autour des actions suivantes:

1. Développer une approche sous-régionale de coopération scientifique et institutionnelle en utilisant les priorités et les stratégies définies par les Systèmes Nationaux de la Recherche Agricole (SNRA) comme point de départ.

 2. Améliorer le rendement et l’efficacité de la recherche en mettant en commun les ressources et en organisant leur mobilisation.

 3. Encourager l’utilisation et la dissémination des résultats de la recherche.

 4. Promouvoir la coopération scientifique en mettant en place des outils opérationnels appropriés.

 5. Développer des systèmes de communication et d’information durables entre les SNRA et leurs partenaires.

 6. Améliorer l’expertise scientifique des SNRA à travers la formation et les échanges scientifiques..

Les différents outils de coopération sous-régionale (réseaux chargés de recherche associatifs, bases-centres, pôles régionaux de recherche, projets régionaux de recherche) actuellement de recherche associatif à l’exécution éventuelle des projets en conformité avec les règles fixées.

 La coopération en recherche et en développement agricoles en Afrique de l’Ouest et du Centre  est un préalable pour la sécurité alimentaire et le développement rural et industriel des pays de la sous-région.

 Cette coopération au sein des SNRA et entre SNRA et les différents partenaires offre une occasion pour l’exploitation mutuelle et novatrice des avantages comparatifs et aboutit à la création d’un ensemble plus grand et viable. La création et la gestion efficace d’un tel partenariat doivent être à la fois stratégiques et adapté à cet objectif. Au niveau national, cette coopération au sein d’un vrai SNRA devrait impliquer les Instituts de Recherche, les Universités, les secteurs Privé, les Organisations Non Gouvernementales, les Organisations Professionnelles des Producteurs et d’autres utilisateurs des technologies engagés dans une lutte commune contre la pauvreté et l’amélioration du bien-être des populations.

 Au niveau sous-régional, cette coopération entre les SNRA, les CIRA, les IRA, les OSR et les investisseurs, est appelée à renforcer les capacités institutionnelles des SNRA.

 Le Plan d’Action a donc pour but d’identifier et d’exploiter de façon optimale les avantages comparatifs de chaque partenaire. C’est pourquoi, cette coopérations doit être gouvernée par des principes compris et acceptés par tous, chaque partenaire manifestant sa volonté ferme de s’engager dans une cause commune.. Ces principes sont basés sur l’équité, la solidarité, la transparence et la durabilité.

Cadre d’action

Pour cela, le Plan d’Action, a engagé un processus de consultations approfondies entre tous les acteurs agricoles : organisation d’atelier de méthodologie, de 15 ateliers nationaux, 3 ateliers zonaux,  d’une rencontre sous-régionale et d’un forum électronique autour des thèmes suivants :

La politique agricole

Les cultures de rente (coton, caoutchouc, cacao, huile de palme)

Les céréales (maïs, mil, riz et sorgho)

L’élevage  et la pêche

Les légumineuses à graine (pois d’Angola ou cacahuète)

La gestion des ressources naturelles

L’agriculture périurbaine

Les ressources génétiques

Les systèmes irrigués

Les fruits et légumes

Les tubercules (manioc, patate douce, igname)

L’information et la communication

Les biomathématiques

2.2. Développement de la politique agricole dans la sous-région

2.2.1. Contexte

Les politiques inadaptées gênent l’accès des agriculteurs aux intrants et aux marchés, freinent la croissance de la productivité et le développement du secteur agricole dans la sous-région. L’insuffisance ou l’absence de crédits ou de garanties de débouché inhibent l’adoption des nouvelles technologies par les agriculteurs et les empêchent d’exploiter pleinement les avantages du marché. Pendant que la réforme économique et les programmes d’ajustement structurel, appliqués dans la plupart des pays de la sous-région depuis le début des années 80, ont aidé à desserrer quelques uns des goulots d’étranglement (taux du change majorés, contrôle des prix, impositions excessives et subventions peu appropriées, etc.) et encourage l’exportation des produits agricoles, de nouveaux problèmes ont surgi concernant l’équité, la sécurité alimentaire, le bien-être social, et le rôle de l’Etat vis-à-vis du Secteur Privé. Dans ce contexte, la recherche peut contribuer à la solution des problèmes auxquels sont actuellement confrontés les populations et des conséquences de leur implication politiques peut suggérer des options qui peuvent orienter les décideurs politiques à choisir des programmes appropriés pour mettre à exécution et offrir des stimulants économiques nécessaires aux producteurs pour encourager l’adoption de  technologies, pour accroître le rendement et la productivité. Un renforcement accru des capacités est aussi essentiel pour développer des capacités d’analyse des politiques, et prendre de bonnes décisions dans plusieurs pays de la sous-région.

 2.2.2. Les principales activités de recherche

        ·        Impact de la libéralisation du marché sur la sécurité alimentaire, le développement agricole, et la dégradation l’environnement

 ·        Détermination de stratégies de politique appropriées pour soutenir le développement des marchés, des services de soutien agricoles et de l’infrastructure rural.

·        L’analyse du marché des cultures de rente et vivrières en vue de déterminer les contraintes et les nouvelles opportunités. 

·        Les options de politique pour faciliter aux petits producteurs l’accès au marché. 

      ·        Les options de redevance de l’utilisateur pour développer les services de soutien et d’infrastructure     rurale.

     ·        Les politiques pour encourager le commerce intra-régional des produits agricoles et le transfert sans obstacle de germoplasme au-delà des frontières.

    ·        Détermination des rôles respectifs du Secteur Public et du Secteur Privé dans la recherche 

agricole, la fourniture des services et la vulgarisation des technologies.

            ·        L’implication du secteur Privé et des Organisations Professionnelles des Producteurs dans la fourniture des services.

                   ·        Le rôle approprié de la recherche publique dans la gestion des ressources naturelles et la conservation de la biodiversité.

                  ·        L’influence de la biotechnologie et des droits de propriété intellectuelle sur la production alimentaire et sur le rôle approprié du Secteur Public et du Secteur Privé. 

                 ·        Les Options politiques pour promouvoir une utilisation et efficace des éléments nutritifs organiques et inorganiques pour améliorer la fertilité du sol et assurer son exploitation durable.

                ·        La détermination de politiques appropriées pour encourager la transformation des produits agricoles et les autres activités post-récoltes dans les zones rurales afin d’accroître la valeur ajoutée et générer des emplois.

                      ·        L’identification de politiques appropriées pour encourager le développement durable des activités agricoles périurbaines et pour minimiser la pollution de l’environnement.

                     ·    L’évaluation de facteurs socio-économiques, institutionnels et politiques limitant l’adoption des technologies, surtout en production alimentaire.

                    ·    L’impact des régimes de droits de propriété alternatifs pour les terres, les pâturages, l’eau, etc., sur l’investissement agricole, l’adoption des technologies, la gestion foncière et hydraulique durables. 

                  ·    L’utilisation d’un ensemble de ressources communes par des usagers hétérogènes et les implications pour la gestion foncière durable.     

            ·    Les implications de l’inexistence de marchés des terres pour les investissements et l’adoption de technologies

            ·     La définition de politiques et d’arrangements institutionnels pour le renforcement des capacités.

                 ·   Des mécanismes pour renforcer la capacité des institutions nationales à planifier et à entreprendre des analyses de politiques.

                  ·    Des mécanismes pour renforcer les Organisations Professionnelles des producteurs afin de les encourager à participer aux prises de décision et à la fourniture de services.

          ·    des mécanismes pour la gestion de l’information et le partage des connaissances.

2.2.3. Stratégie

 Les stratégies pour la réalisation de ces activités comprennent entre autres :

                 ·     l’inventaire des activités en cours dans les institutions de recherche et les réseaux de politiques de la sous-région, afin d’éviter la duplication et d’encourager le partage des informations et des connaissances

            ·     l’utilisation de méthodes de recherche participatives dans l’exécution de tout travail, afin de permettre aux acteurs de participer au processus de la recherche et de s’assurer que les intérêts des clients sont pris en compte. 

            ·    L’encouragement de la mise en commun des efforts de recherche entre différentes institutions au niveau international, régional et national, afin de promouvoir le partage des connaissances et le renforcement des capacités.

                 ·        La création d’un réseau de politiques agricoles dans la sous-région ou l’entreprise d’actions  permettant d’établir des liens entre les réseaux existants.

2.2.4. Résultats attendus 

           ·        Les données sur les options sont disponibles pour les décideurs afin de faire fonctionner efficacement et encourager la participation des petits producteurs aux marchés des produits agricoles.

                ·        Les données sur les stimulants économiques et les stratégies sont disponibles pour améliorer le développement agricole, la sécurité alimentaire et pour atténuer la dégradation de l’environnement.    

        ·        Les données sur les politiques et les stratégies institutionnelles et politiques sont disponibles pour renforcer l’adoption des technologies.

               ·        La capacité d’analyse des politiques est renforcée dans les institutions nationales

        ·         Les méthodes, modèles et bases de données sont mis à la disposition des analystes de  politiques dans la sous-région.

 2.2.5. Les partenaires

 SNRA, REPA, SADAOC, CILSS, ECAPAPA, IFPRI, IITA, ILRI, ADRAO, ISNAR.

 2.3. Amélioration de la production des cultures de rente

 2.3.1. Contexte

 Les cultures pérennes de rente, identifiées à titre prioritaire dans le domaine de la coopération en matière de recherche, sont le café, le coton, le palmier à huile, le cacao et le caoutchouc. Ces cultures représentent d’importantes activités économiques dans la sous-région et contribuent à l’économie rurale et à l’économie nationale. Le coton s’adapte bien aux conditions de sécheresse de la zone de la savane guinéenne et du Sahel, tandis que le café, le palmier à huile, le cacao et le caoutchouc s’adaptent bien aux conditions humides de la zone côtière. Cependant, la production rentable de ces produits est entravée par un certain nombre de contraintes qui réduisent la compétitivité : faible rendement maximum d’environ 1200 kg de fibres de coton par hectare,  par exemple, obtenus par les programmes d’amélioration du germoplasme du coton et des facteurs d’ordre technologique.

 2.3.2. Principales activités liées à la culture du coton

 2.3.2.1. Programme d’amélioration du germoplasme

Les actions à entreprendre en vue d’améliorer les variétés de coton sont : 

  • Le renouvellement et l’enrichissement des collections de germoplasme actuelles par exemple, la station de recherche de Bouaké en Côte d’Ivoire et le centre de Kolokopé au Togo.
  • La création de nouvelles collections dans d’autres pays (plus particulièrement de la zone Afrique Centralale).
  • La  création d’une banque de gènes.
  • La mise en œuvre de projets pour développer de nouveaux matériaux génétiques à haut taux de variabilité, afin de sélectionner des variétés améliorées à haut rendement, précoces et résistantes à la sécheresse, aux maladies et aux insectes.

2.3.2.2. Agronomie/programmes de production agricole 

  • Des activités centrées sur l’amélioration des systèmes de culture du coton.
  • Des efforts accrus pour améliorer les capacités des producteurs à comprendre les questions techniques.
  • Des liens étroits entre la recherche, la vulgarisation et la production.
  • La mise en œuvre de politiques favorisant l’accès des producteurs aux crédits.

2.3.2.3. Lutte contre les ravageurs

  • Conception de programmes de recherche pour la lutte intégrée contre les ravageurs.
  • Evaluation de l’effet des pesticides sur les insectes (ravageurs) à l’échelle sous-régionale.
  • Etude de l’impact sur l’environnement de l’utilisation, à grande échelle, des pesticides.

Implication du Comité Sahélien des Pesticides et des autres acteurs dans la lutte contre les ravageurs.

.3.3. Résultats attendus 

  • Les gènes appropriés sont identifiés, sélectionnés et caractérisés.
  • Une variabilité génétique et des banques de gènes sont développées.
  • Des techniques ou technologies appropriées sont développées.
  • Les capacités des producteurs en biotechnologie sont développées.
  • L’adaptation et l’utilisation de nouvelles technologies par les producteurs sont accrues.
  • Les décideurs politiques sont davantage sensibilisés sur les besoins existants des producteurs.
  • Des crédits adéquats et des mesures de protection des producteurs sont développés.

2.3.4. Stratégie 

La stratégie adoptée comprend la réorganisation du réseau de recherche sur le coton, afin d’accroître l’efficacité et le développement de partenariats stratégiques avec les firmes ou entreprises de la filière.

2.3.5. Partenaires concernés 

SNRA, CIRAD, Secteur Privé ou Secteur Public

2.4. Principales activités sur les cultures de rente pérennes

 2.4.1. Contexte

 Pour les cultures de rente pérennes, par exemple, le cacao, le café, le caoutchouc et l’huile de palme, il est prévu que la coopération en recherche assure la compétitivité des produits sur le marché international, fournisse des produits d’excellente qualité et améliore leur rôle dans la protection de l’environnement.

 Les principales activités comprennent :

  • La création d’une banque de données sur les projets en cours, les techniques, les technologies et le transfert de technologies
  • L’identification de sites où la plupart des ressources génétiques sont localisées, afin de déterminer les modalités pour leur utilisation au niveau sous-régional
  • La conservation et l’utilisation durables de ces ressources génétiques, ainsi que la
    conception d’outils pour leur caractérisation
  • Le développement des techniques post-récolte pour la transformation des produits agricoles.
  • Le développement de technologies en vue d’accroître l’adaptation des plantes pérennes à la sécheresse.
  • Le développement des techniques de protection intégrée des cultures de rente pérennes.
  • L’accentuation des stratégies pour la commercialisation des produits.

 2.4.2. Stratégie

La stratégie adoptée implique la création de pôles régionaux de recherche sur les thèmes identifiés. en collaboration avec le Secteur Privé. Les pôles régionaux de recherche doivent définir des règles. surtout concernant les droits de propriété intellectuelle et les échanges de matériel végétal.

2.4.3. Résultats attendus

  • Une banque de données fonctionnelle  est mise en place au niveau sous-régional.
  • Une banque de gènes est mise en place au niveau sous-régional.
  • Des pôles régionaux de recherche en partenariat avec le Secteur Privé sont créés.

 2.4.5. Partenaires

 SNRA, ADPH, GRENEWECA, IITA, les institutions spécialisées dans ces cultures de rente pérenne etc.