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PLAN STRATEGIQUE DE COOPERATION POUR LA RECHERCHE ET LE DEVELOPPEMENT AGRICOLES EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE 1999- 2014 |
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1.7.1. Les Unités Opérationnelles 1.7.2. Le suivi et l’évaluation 1.8. Renforcement des liens entre la recherche, la vulgarisation et les producteurs 1.9. Mobilisation des ressources pour la recherche en collaboration 1.9.1. Financement de la recherche agricole 1.9.3. Mécanismes et sources de financement pour la recherche agricole 1.9.4 Mécanismes traditionnels et sources de financement de la recherche agricole 1.9.4.2. Financement à partir des produits de la recherche agricole 1.9.4.3. Financement de la recherche avec des fonds externes 1.9.4.3. Financement de la recherche avec des fonds externes 1.9.4.4. Financement de la recherche publique avec des fonds du secteur privé 1.9.4.5. Mécanismes alternatifs nouveaux et sources de financement de la recherche agricole 1.9.4.6. Autres sources de financement alternatives non traditionnelles 1.9.5 Financement de la recherche agricole à long terme 1.9.6. Mobilisation des ressources humaines 1.10. Stratégie du CORAF/WECARD 1.11. Recommandations et conclusions 1.7. Unités Opérationnelles de recherche et mécanismes de validation et de coordination des initiatives en Afrique de l’Ouest et du Centre1.7.1. Les Unités Opérationnelles En Afrique de l’Ouest et du Centre, la recherche agricole est organisée par plusieurs acteurs agricoles dont la cohérence et la synergie profitant aux SNRA ne sont pas toujours garanties. Cela conduit souvent à une duplication inutile des efforts et à une mobilisation non appropriée des ressources humaines et matérielles. Plusieurs réseaux associatifs de recherche, de bases-centres, de pôles régionaux de recherche et projets régionaux de recherches agricoles fonctionnent sans liaisons étroites entre eux et ne prennent pas souvent en compte les besoins réels des SNRA. Cette partie examine une approche rationnelle pour une coordination des initiatives sous-régionales de recherche en coopération. Avant l’élaboration du présent document, le CORAF/WECARD avait créé un certain nombre de mécanismes pour la coopération de recherche et le renforcement des SNRA. Ces outils et mécanismes sont : 1- les réseaux collaboratifs de recherche 2- les bases-centres 3- les pôles et projets régionaux de recherche Ces outils de coopération sont entrain d’être rationalisés et harmonisés avec d’autres outils de la sous-région. L’intérêt de cette rationalisation est de les rendre plus stratégiques de mieux les définir et de les doter de ressources efficientes. Le processus de la programmation régionale de la recherche et le Plan Stratégique de Coopération devraient conduire à un développement accru des outils existants (CORAF/WECARD, institutions régionales, CIRA), leur faisant adopter les priorités de recherche et en leur créant des conditions favorables pour des fructueuses interactions. De même, un mécanisme opérationnel satisfaisant aux exigences du nouveau cadre de coopération et rationalisant les différentes activités en Afrique de l’Ouest et du Centre est à définir. Pour renforcer les partenariats, l’intégration des différents réseaux doit être vigoureusement recherchée. 1.7.2. Le suivi et l’évaluation Le fonctionnement des SNRA est influencé par l’environnement politique de l’agriculture et de l’agrobusiness. En conséquence, la mise au point d’un mécanisme de vérification de l’utilisation de technologies générées doit être envisagée. Le suivi et l’évaluation doivent être un processus continu. C’est pourquoi, les différents outils de coopération (réseaux, bases-centres, pôles et projets, etc.) doivent servir à développer un plan bien conçu et accepté par tous, favoriser le suivi et l’évaluation de chaque activité. Ce plan comportera des indicateurs bien élaborés et vérifiables, un cadre logique et des rapports périodiques. Le Comité Scientifique et Technique devra examiner rigoureusement ces rapports. Les frais liés au suivi et à l’évaluation (interne et externe) devront figurer dans chaque projet et les données de suivi-évaluation devront être rapportées. 1.8. Renforcement des liens entre la recherche, la vulgarisation et les producteursDurant le processus de la programmation, une étude approfondie (6 pays ont constitué l’échantillon) a été commanditée simultanément dans ces pays par le CORAF/WECARD pour examiner les relations entre la recherche, la vulgarisation et les producteurs. Le but visé était de s’assurer que tous le acteurs sont impliqués dans le processus de la présente stratégie (voir rapport détaillé). L’objectif général de cette étude était de mettre en relief et de recommander les conditions techniques et économiques pouvant conduire à l’émergence et au renforcement des liens entre la recherche, la vulgarisation et les producteurs. Les facteurs sociaux, politiques et institutionnels prévalant dans certains pays affectent ces liaisons. La structure des organisations des producteurs détermine les relations avec les systèmes de recherche. C’est ainsi que ces organisations de producteurs n’ont pas, par exemple, suffisamment d’autonomie pour prendre à leur compte les activités de financement de la recherche. Pour l’application de cette stratégie, les facteurs suivants favorisant des liens devront être encouragés : · l’engagement des organisations paysannes, leur capacité à identifier les contraintes de production et de commercialisation et leur volonté de coopérer avec la recherche · le potentiel scientifique et la régionalisation de la recherche dans la plupart des pays constituent un mécanisme favorable au rapprochement entre chercheurs, agents de vulgarisation et organisations paysannes · l’amélioration de la stabilité financière de la recherche · l’encouragement de la présence des représentants des producteurs au sein des instances décisionnelles de la recherche Le renforcement des liens entre la recherche, la vulgarisation et les producteurs nécessite aussi : · la volonté d’orienter les activités de recherche vers les besoins de développement agricole, · le renforcement des capacités des organisations de producteurs en vue d’en faire de solides partenaires · le renforcement des réseaux pour une meilleure collaboration sous-régionale · un changement d’attitude des chercheurs vis-à-vis des organisations paysannes, plus particulièrement en évitant de les considérer comme des objets de recherche 1.9. Mobilisation des ressources pour la recherche en collaboration La mobilisation effective et l’utilisation de ressources matérielles et humaines sont des éléments fondamentaux pour la gestion de la recherche agricole. La diversification des sources de financement et la mobilisation des scientifiques et autres experts doivent mener à de plus grands succès de la recherche agricole et du développement rural dans sous-région. Des facteurs comme les politiques d’ajustement structurel, la recherche pilotée par la demande, la qualité des résultats de recherche, influent, parmi tant d’autres facteurs, sur la mobilisation des ressources. 1.9.1. Financement de la recherche agricoleUne bonne utilisation des ressources mobilisées pour la recherche agricole doit générer des recettes qui doivent profiter à la fois aux secteurs publics et privés. Les investissements sur la formation, le développement des infrastructures de recherche, etc., visent le développement institutionnel, tandis que les dépenses de fonctionnement créent les conditions favorables pour la génération des connaissances locales et facilitent la mise au point de nouvelles technologies. Compte tenu des conditions climatiques spécifiques de leurs zones, les pays d’Afrique au sud du Sahara ne peuvent pas compter sur l’importation de technologies externes faites sur mesure pour remplacer les technologies locales. Le financement de la recherche locale favorisera, du coup, le développement de connaissances à la base par la création de technologies agricoles découlant des connaissances locales. 1.9.2. Financement des SNRACe thème a été traité dans plusieurs études et publications, y compris celles de la FAO et du SPAAR, en 1993. Les données disponibles indiquent que, dans la période 1989-1991, les ressources financières externes constituaient la principale source de financement, et les fonds publics couvraient à peine les dépenses de personnel, tandis que le potentiel des fonds émanant du Secteur Privé était marginal. Dans les années 70, plusieurs Systèmes Nationaux avaient augmenté leurs dépenses publiques pour la recherche agricole, en vue de promouvoir principalement le développement rural. Mais ces dépenses n’étaient pas soutenues, si bien que les contraintes fiscales des années 80 et 90 ont entraîné la réduction des budgets de fonctionnement, avec moins de ressources financières pour les chercheurs, des changements brusques de programmes, de personnel et de gestionnaire, et le déclin de la productivité. Un fort taux d’inflation, une hausse du déficit du Secteur Public, une augmentation du ratio service de la dette à l’exportation, sont autant de signes précurseurs des contraintes budgétaires. Les causes internes de ces contraintes budgétaires, au sein d’un SNRA donné, sont liées à la tendance de ce SNRA à travailler dans toutes les régions du pays et sur toutes les spéculations, quand bien même celles-ci ne sont pas porteuses de bénéfices évidents. Une autre cause importante est la duplication des stations, des laboratoires, des infrastructures et même des programmes. Fort de ce constat, le CORAF/WECARD offrira des opportunités de collaboration aux SNRA de la sous-région pour optimiser l’utilisation des ressources. Cependant, les décideurs politiques nationaux doivent adopter un financement adéquat de la recherche. Des mesures, basées sur la rentabilité et la pérennité de la recherche agricole et visant l’instauration de la confiance, devront être prises pour rassurer les décideurs et justifier les investissements. Le coût élevé de la recherche et les longs délais avant l’obtention des résultats de la recherche ne devraient pas amener les décideurs à marginaliser la recherche dans leurs priorités d’investissement. Il revient, à la recherche agricole, cependant, de prouver qu’elle est un vecteur efficace pour atteindre les objectifs de développement. Il faudra, ensuite, démontrer de manière claire que le système de recherche est efficacement bien orienté dans ce sens. Cette démarche pour instaurer la confiance vise à assurer un soutien durable et coordonné au financement. Cela va au-delà de la simple démonstration de production, de la rentabilité financière et de l’impact de la recherche. Cela nécessite que les dirigeants des SNRA et les décideurs politiques aient la même vision spécifique de la manière dont la recherche devra être orientée pour atteindre les buts et objectifs nationaux. Selon Tabor (Tabor et al, 1998), la capacité à formuler, d’articuler et de parvenir à un consensus pour une telle vision et de la transformer en une réalité démontrable, permet de déterminer de plus en plus si le financement de la recherche agricole a été fait à un niveau correspondant aux défis de développement. 1.9.3. Mécanismes et sources de financement pour la recherche agricole La recherche, en général, et la recherche agricole, en particulier, sont considérées comme des activités souveraines pour tout pays pour lequel l’agriculture joue un rôle important dans son développement économique et social. Cependant, en fonction du niveau de développement de chaque pays, les activités de recherche non publiques peuvent s’effectuer avec différents modes de financement. 1.9.4 Mécanismes traditionnels et sources de financement de la recherche agricole 1.9.4.1. Financement publicLa recherche publique, financée par des fonds publics d’origine locale, est le cas le plus répandu. Le mode de financement consiste, dans ce cas, à pourvoir à un tel financement dans le budget de l’Etat, à travers souvent le budget du ministère de tutelle du projet. La procédure de mobilisation des fonds peut varier selon les statuts des institutions de recherche concernées. Il y a des variantes avec l’émergence des fonds mis en place par l’Etat pour promouvoir la coordination des secteurs de recherche jusque-là négligés ou pour financer la recherche prospective ; ces fonds peuvent être souvent mobilisés sous forme d’appels à propositions dans le but de favoriser la concurrence. 1.9.4.2. Financement à partir des produits de la recherche agricole Les activités de recherche génèrent des résultats, des produits agricoles et des services ─ semences de base, vaccins, plantules, sols, analyses de l’eau et de plantes, brevets d’invention, etc. Ces résultats, produits et services peuvent générer des fonds pour un financement direct du processus de la recherche. Les niveaux de ces revenus varient d’un SNRA à un autre et même au sein d’un SNRA ou d’une institution selon les secteurs de recherche. Cependant, ces sources sont encore marginales ─ inférieures ou égales à 15 % ─ pour le financement de la recherche, alors que ce financement couvre, par exemple, 30 % des financements de l’Institut de Recherche Agricole de l’Ethiopie en 1991. Selon les statuts des institutions ou des pays, ces revenus peuvent ne pas être directement utilisés par les institutions et doivent être reversés au trésor public. Une telle pratique n’encourage pas les institutions à faire des efforts pour augmenter leurs recettes propres, même si elles ont la capacité d’augmenter leurs revenus. 1.9.4.3. Financement de la recherche avec des fonds externesDévelopper les systèmes de recherche agricole a été la priorité de beaucoup d’agences d’aide au développement, y compris les agences bilatérales, multilatérales et privées et les banques de développement. La priorité accordée à la recherche agricole financée par ces agences est l’aboutissement de la conviction que le développement de l’agriculture pourrait être la pierre angulaire du développement économique en général et pourrait rapporter gros. Il y a aussi la reconnaissance de la capacité à transférer les résultats de la recherche à travers les pays. Donc, des pays ou ensemble de pays cherchent généralement le soutien des bailleurs sous forme de subventions, de prêts, d’une assistance technique et d’autres formes d’aide pour compléter les allocations budgétaires nationales et élargir le champ de la recherche . De tels fonds passent généralement par des projets conçus pour consolider le SNRA ou l’Institut national de recherche agricole ou dans le cadre de projets de développement ayant un volet de recherche appliquée, en général concernant la recherche adaptative. Ces projets peuvent aussi être ciblés pour le développement d’un produit donné, ou pour le développement d’un programme de recherche tels que les systèmes de production. D’après les données de la Banque mondiale (1996), les prêts à l’agriculture en Afrique subsaharienne ont augmenté de 6 % en 1981-1984, à 50 % en 1993-1996. A l’avenir, cependant, on s’attend à ce que les bailleurs fournissent de nouvelles ressources pour la recherche, et pas simplement un substitut pour les fonds locaux . Cette vision doit servir de base pour le développement de programmes communautaires, assurer la durabilité et une coordination de la part des bailleurs. Dans tous les cas, il est d’une importance capitale que le soutien des bailleurs continue. Le soutien des bailleurs à la recherche agricole durant les période difficiles, par l’apport de ressources vitales en vue de générer d’importants bénéfices ne peut être rejeté. De toutes les façons, les enjeux liés à la recherche (sécurité alimentaire, éradication de la pauvreté, etc.) ont tous des implications globales. Ceci, par l’étude attentive des éléments suivants : la réponse de la recherche aux objectifs de développement (voir chapitre sur le choix des priorités de ce document stratégique), la réponse aux besoins des bénéficiaires (agriculteurs, agrobusiness, et consommateurs), et la contribution de la recherche aux capacités, à l’avantage comparatif et à la valeur ajoutée pour des systèmes de recherche. Les programmes de soutien à long terme doivent être tels que les projets successifs se renforcent mutuellement. Cependant, le plan financier global du gouvernement hôte doit indiquer les augmentations venant du financement public au fur et à mesure que le financement des bailleurs diminue. 1.9.4.4. Financement de la recherche publique avec des fonds du secteur privé Beaucoup de pays ont des communautés agricoles vastes et pauvres desquelles il est impossible de solliciter des fonds de recherche, même si elles sont les ultimes bénéficiaires de la recherche. Cependant, les sociétés multinationales et les grandes entreprises nationales accordent des fonds qui sont généralement tirés des taxes et des impôts que les gouvernements imposent sur ces produits à leur premier point de vente qui est généralement considéré comme le point de contrôle. En fait, certaines possibilités de financement privé de la recherche sont sous-exploitées. Cependant, on s’attend à ce qu’à l’avenir, puisque les systèmes de recherche évoluent, ils dépendent moins sur le financement public et extérieur, pour être financés par les organisations privées, les sociétés et les producteurs (agriculteurs et organisations paysannes). Les changements des lois fiscales peuvent aussi stimuler les contributions volontaires du secteur privé, et augmenter le recouvrement des coûts venant des producteurs par l’intermédiaire des taxes (e.g. sur les terres, l’eau, l’engrais), ou les taxes sur les produits comme dans les droits de sortie. 1.9.4.5. Mécanismes alternatifs nouveaux et sources de financement de la recherche agricoleDes droits et impôts divers sont prélevés sur les produits agricoles. Les appellations varient d’un pays à un autre. Ainsi, certaines redevances sont payées sur les produits à leur premier point de vente. Selon les pays et le statut organisationnel des producteurs, la redevance est fixée par les agriculteurs eux-mêmes ou l’Etat et l’échelle est révisée périodiquement. Les fonds acquis peuvent utilisés directement pour financer la recherche aussi bien que des activités pour promouvoir le produit. Il est évident que ce genre d’imposition concerne particulièrement les produits commercialisés et a très peu (ou rien) à voir avec les productions de subsistance réalisées par les petits agriculteurs. Les produits de sortie se prêtent mieux à de tels impôts. Les produits transformés par les industries locales pourraient aussi être imposés pour générer des fonds pour la recherche. Dans ce cas, les aspects économiques du coût des produits et leur compétitivité au niveau national et international doivent être pris en compte. 1.9.4.6. Autres sources de financement alternatives non traditionnellesIl existe une énorme documentation sur les nombreux mécanismes pour financer la recherche. Cependant, ces mécanismes sont soit pas assez utilisés, ou ne sont pas appliqués pour l’instant dans la sous-région. Ils comprennent : - la reconversion de la dette pour financer la recherche. Ce mécanisme mérite d’être examiné dans le but de financer des activités pour la gestion améliorée des ressources naturelles - les fonds de développement et autres fondations : on est entrain d’étudier ce mécanisme au niveau de certains SNRA. 1.9.5 Financement de la recherche agricole à long terme Le soutien à long terme de la part des bailleurs concernant des projets successifs étant réalisés sur des projets antérieurs réussirait là où il existe des réformes totales appliquées dans les SNRA. Dans ce contexte : · les institutions de recherche agricole orientées vers le développement devraient être redéfinies selon l’étendue et la nature des besoins des usagers (les organisations paysannes, le secteur privé, les Etats, etc.…) qui pourraient être considérées comme des exigences de la recherche et des conditions préalables pour développer la connaissance. Elles devraient aussi devenir de vrais Systèmes nationaux de recherche agricole qui aident à mobiliser la majorité des chercheurs venant des institutions nationales ou de toute autre organisation ayant la capacité de faire de la recherche et de dispenser une formation · on doit les adapter aux vraies possibilités de financement de la recherche offertes par l’Etat, en mobilisant toutes les sources nationales nécessaires et en explorant les possibilités de l’aide externe. Certains pays ont fait beaucoup d’efforts dans cette direction en réduisant leurs centres de recherche à l’essentiel. · le besoin d’encourager un plus grand contrôle des dépenses, de promouvoir une utilisation efficace des ressources disponibles, et de développer des mécanismes de financement durables. Cet idéal dépend essentiellement d’une meilleure approche à la programmation des activités de recherche basée sur la conception de vrais projets de recherche-développement. · pour garantir la sécurité des fonds complémentaires sollicités auprès des bailleurs, les installations de recherche doivent faire preuve de dynamisme et d’efficacité. Un tel dynamisme implique une capitalisation et un développement des résultats de la recherche, une gestion rigoureuse et transparente, l’utilisation de nouvelles technologies de l’information et de la communication et la mise en place d’un système de lobbying efficace. Il est intéressant de remarquer que certains SNRA se sont déjà embarqués sur cette lancée en adoptant divers statuts autonomes vis-à-vis de l’aide gouvernementale. · l’impact de la recherche sur le développement devrait être mis au premier plan, particulièrement à travers des mécanismes de suivi et d’évaluation, et des audits internes fréquents · la recherche doit de plus en plus satisfaire une exigence inévitable qui consiste à traduire la demande sociale en des priorités de développement. Il faudra encourager l’approche adoptée par certains SNRA afin de générer d’autres effets bénéfiques · les projets de recherche au niveau national doivent être appuyés par des institutions et équipes nationales qui présentent un avantage comparatif, afin de réaliser des économies d’échelle et de créer aussi des effets multiplicateurs. 1.9.6. Mobilisation des ressources humainesLa qualité et la disponibilité des ressources humaines influent sur les nivaux de la production et de l’utilisation de technologies. Bien qu’un certain nombre de pays de la sous-région ont effectué des profits énormes dans le développement des ressources humaines entre 1970 et 1990, actuellement la capacité de recherche est sapée par une rémunération insuffisante, et l’effritement des salaires (ou la perte du pouvoir d’achat). Au commencement de la mise en œuvre des politiques d’ajustement (durant les années 1980 à 1990) dans les pays de la sous-région, l’effritement des salaires et la dévaluation ont conduit à une situation où la rémunération du personnel de la recherche agricole (et le personnel dans les autres entreprises publiques ) est restée en-dessous de ce qui pouvait couvrir les dépenses minimum. Ceci aboutit a un découragement du personnel et à la fuite de cerveaux. Cette situation conduit aussi à l’exode du personnel de la recherche vers d’autre activités qui n’ont rien à voir avec la recherche pour « joindre les deux bouts », ou pire encore, vers d’autres professions, ou d’autres pays étrangers. Ceux-ci ont réduit de façon critique la capacité de recherche. On peut, cependant, renverser cette tendance en offrant des salaires attractifs, et la capacité de donner des récompenses significatives aux professionnels méritants. 1.10. Stratégie du CORAF/WECARD La stratégie du CORAF / WECARD est de concentrer les investissements, la recherche et la vulgarisation sur les grandes zones potentielles et sur les cultures avec le plus grand avantage comparatif, (vivrières ou de rente), sur le bétail pour la consommation locale et pour les marchés d’exportation. Elle vise à améliorer l’accès des pauvres à la nourriture et aux autres nécessités de base. Ce document stratégique met l’accent sur la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, la garantie des revenus pour les producteurs, et sur le développement rural. Elle insiste aussi sur la production intensive et la gestion durable à la base des ressources naturelles. Le mandat du CORAF/WECARD est d’améliorer le rendement et l’efficacité de la recherche agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre en contribuant à la construction et au renforcement des capacités des Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA), à travers la coopération entre ses membres, les partenaires au développement, les organisations régionales et internationales, le secteur privé, les organisations non-gouvernementales, les usagers des résultats de la recherche d’une part, et de renforcer la position de la sous-région en matière de recherche agricole et de développement sur le plan international d’autre part. La stratégie pour la conception, le développement, l’exécution et l’évaluation des recherches coopératives continuera à être participative, avec l’implication de tous les acteurs concernés. De tels projets auront pour objectif d’accomplir la mission du CORAF/WECARD. Les projets émanant de cette stratégie seront orientés vers la demande et doivent compléter les efforts de recherche nationale. Dans l’exécution des projets, l’approche participative prendra en compte la valeur des connaissances locale et doit valoriser de telles techniques et connaissances locales. L’avantage comparatif important du CORAF/WECARD est celui de renforcer les Systèmes nationaux de recherche agricole en facilitant la coopération en matière de recherche et le partenariat au sein des membres et entre les membres des SNAR, les partenaires scientifiques et les bailleurs. Ainsi, le CORAF/WECARD crée des outils de coopération dans le domaine de la recherche. Les réseaux de recherches, les pôles, les bases centres, et les projets spécialisés constitueront des moyens pour la coopération régionale en matière de recherche, en plus de partenariats avec des partenaires scientifiques, techniques et financiers. La valeur du partenariat pour la bonne mise en œuvre de ce Plan stratégique est considérable. De tels partenariats seront gouvernés par des principes d’intérêt commun, d’équité, de solidarité, de transparence, et de durabilité. Afin qu’elles soient mieux centrées et pour une utilisation optimale des ressources humaines et matérielles, les activités de recherches d’intérêt commun aux SNRA et aux partenaires scientifiques seraient harmonisées. Cette harmonisation concernerait les réseaux de recherche sous-régionaux, les pôles et les projets. Le développement continu du capital humain, et la mobilisation de l’expertise existante pour la recherche agricole joueront un rôle central dans la mise en œuvre de ce Plan. Ceci comprendrait des aspects concernant les sujets relatifs au genre. 1.11. Recommandations et conclusions1.11.1. RecommandationsLes recommandations suivantes ont été formulées à l’issue des consultations zonales et régionales lors de la planification stratégique, et adoptées par l’Assemblée générale du CORAF/WECARD, tenue en juin 1999 à Bangui. a) Renforcement du statut du CORAF/WECARD dans la sous-région. Le CORAF/WECARD est le produit d’une volonté politique des SNRA de la sous-région. Ayant adopté ce cadre stratégique, l’Assemblée générale (AG) recommande que le CORAF/WECARD cesse d’être un club de quelques Directeurs d’instituts de recherche pour s’ouvrir aux autres composantes des systèmes de recherches. b) Choix des thèmes de recherche prioritaires dans la sous-région et coordination de la recherche coopérative i) L’Assemblée générale ayant adopté les thèmes prioritaires pour la coopération en recherche agricole, a recommandé que des groupes de travail sur chaque thème soient installés afin de revoir les besoins dans le domaine de la recherche et élaborer des projets. ii) Des efforts doivent être faits encore concernant l’harmonisation de tous les outils de coopération pour la recherche qui existent dans la sous-région pour obtenir une plus grande intégration et une plus grande convergence, plus de partenariats productifs, éviter le double emploi, assurer une meilleure utilisation des ressources. A cet égard, donc, l’Assemblée générale recommande que les actions d’harmonisation des réseaux/projets antérieurs initiées avec quelques IARCS devraient continuer avec une vigueur renouvelée, en plus de nouveaux partenaires. C'est à ce prix que la recherche arriverait à réinstaller la confiance et à justifier les investissements. iii) L’Assemblée générale du CORAF/WECARD a aussi recommandé la mise en place d’un mécanisme transparent pour l’installation de fonds compétitifs, la participation aux appels de propositions. Les questions comme : qui propose ? qui initie ? et comment exécuter ? doivent être traitées de façon claire pour empêcher que le CORAF/WECARD devienne un simple système de transmission. c) Collaboration avec les organisations paysannes. Suite au phénomène de désengagement continu de l’Etat, l’application du processus de décentralisation dans plusieurs pays membres du CORAF/WECARD, et pour créer des programmes de recherche orientés vers le développement, il faudrait : i) s’assurer que les projets sont élaborés, exécutés, excentrés, suivis et évalués ii) renforcer la capacité de travail d’équipe des différents intervenants. d) Financement conjoint des activités de recherche Etant donné que les activités du CORAF/WECARD sont généralement financées depuis des années par les mêmes partenaires étrangers, l’Assemblée générale a recommandé que les Etats membres devraient continuer d’augmenter leurs cotisations au financement des activités du CORAF/WECARD pour élargir son autonomie, et améliorer la qualité de propriété. i) Il faudrait concevoir un mécanisme pour la diversification des sources de financement. L’Afrique de l’Ouest et du Centre constitue une région vaste et très diversifiée. La sous-région fait face à de nombreuses contraintes allant de la détérioration des ressources naturelles, une compétitivité en baisse, au manque de politique cohérente sur la conservation des ressources génétiques et leur utilisation durable. Ce cadre stratégique formulé à partir des Plans stratégiques nationaux des pays membres du CORAF/WECARD est conçu pour inverser la tendance actuelle. Ce serait faisable avec la participation efficace de tous les partenaires qui interviennent dans la sous-région. Pour faire face aux défis de recherche de développement agricole auxquels la sous-région est confrontée, les délégués des SNRA se sont mis à reformer les organes dirigeants du CORAF/WECARD avec la participation de tous les partenaires. |