CORAF

Leading Agricultural Innovation in West and Central Africa

Home Notre Histoire

Notre Histoire

C’est en 1987 que le CORAF a été porté sur les fonts baptismaux. La déclaration de naissance de l’institution porte la date du 27 mars 1987 à Abidjan. En ce jour, quinze institutions francophones de recherche agricole d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de Madagascar et leurs collègues des institutions françaises de recherche agronomiques, parmi lesquelles, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le Développement (CIRAD), l’Institut National de recherche Agronomique (INRA), l’Office de recherche scientifique et technique d’Outre-Mer (ORSTOM) devenu par la suite, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), avaient décidé de créer la Conférence des responsables de la recherche agronomique africains et français (CORAF) avec pour siège Paris.

CORAF : TRENTE ANS D’INNOVATION AU SERVIVE DE L’AGRICULTURE

Dans quel contexte le CORAF a été créé ?

La deuxième décennie post-indépendance a été marquée par des crises alimentaires, nutritionnelles et environnementales aigues. La situation alimentaire des jeunes nations indépendantes s’est vite trouvée confronter à des cycles répétitifs de sécheresses ayant comme conséquence :

 

  1. Des famines endémiques;
  2. D’importants flux migratoires à l’intérieur des pays et hors des frontières nationales, des zones sèches vers les zones plus humides;
  3. Une forte dégradation de l’environnement ayant entrainé une importante perte de la biodiversité.

 

Si ces phénomènes ont été plus marquants dans les pays sahéliens d’Afrique de l’Ouest, ils ont également été observés en Afrique Centrale, notamment dans la partie septentrionale du Tchad, du Cameroun et de la Centrafrique. La forte dégradation du massif forestier du Bassin du Congo, considéré comme le ‘’deuxième poumon vert’’ du monde après l’Amazonie, a aussi été constatée. Cette dégradation de l’environnement s’est répercutée de façon dramatique sur les populations les plus démunies, en l’occurrence les femmes et les enfants vivants surtout en milieu rural.

 

La forte dépendance de l’agriculture de ces pays aux aléas climatiques a causé des répercussions catastrophiques sur les productions agricoles, notamment vivrières en particulier et sur les économies nationales en générale fortement tributaires du secteur agricole. Face à une nature devenue hostile, il fallait une mobilisation à l’échelle des pays, des sous régions et de la communauté internationale pour faire face à la situation. Du coup, le rôle de la recherche agricole devenait alors capital. De nombreuses initiatives ont été prises pour relancer l’agriculture à travers la diffusion de nouvelles techniques agricoles. Il s’agit en l’occurrence de :

 

  • la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (C.E.D.E.A.O.), créée en 1975, avec pour objectif de promouvoir la Coopération régionale et le développement dans les domaines économiques dont l’agriculture et la gestion des ressources naturelles. Elle regroupe quinze (15) pays membres : Sénégal, Guinée, Guinée Bissau,Gambie, Libéria, Côte d’Ivoire, Ghana, Sierra Léone, Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo, Nigéria, et Niger;
  • La Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) a été initialement créée en octobre 1983, par onze Etats d’Afrique Centrale (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique Congo Brazzaville, Congo Démocratique, Gabon, Guinée Equatoriale, Rwanda, Sao Tomé et Principe 16 et Tchad) en vue de promouvoir la coopération régionale. Actuellement le Burundi et le Rwanda font partie de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC).

 

Les initiatives visant une meilleure coordination et un renforcement des capacités de recherche au plan régional en réponse aux défis de développement ont également vu le jour. Il s’agit entre autres :

 

  • du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) créé en 1973 avec pour mandat de s’investir dans la sécurité alimentaire et dans la lutte contre les effets de la sécheresse pour un nouvel équilibre écologique. Ce mandat couvre neuf (09) pays que sont le Burkina Faso, le Cap Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Sénégal et le Tchad.

 

Le CILSS s’est doté de deux (02) structures spécialisées, l’Institut du Sahel (INSAH), chargé de la coordination de la recherche agricole au Sahel et le Centre Régional AGRHYMET, chargé des questions d’agro-météorologie, suivi écologique et de formation en protection des végétaux:

 

  • du projet de recherche et Développement des cultures vivrières dans les zones semi-arides d’Afrique (SAFGRAD) créé en 1975 avec le soutien financier de l’USAID dans l’optique de promouvoir la production vivrière à travers un partenariat entre les centres internationaux et les instituts nationaux de recherche agricole. Le bureau de coordination de ce projet qui était basé à Ouagadougou sous l’égide de l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A. ancêtre de l’U.A.) couvre vingt-cinq (25) pays d’Afrique Subsaharienne. De l’Association pour le Développement de la Riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO, actuel AfricaRice) créée en 1974, regroupait seize (16) pays et devenue par la suite une structure du CGIAR avec comme siège Bouaké en République de Côte d’Ivoire.
  • du CIRDES créé en 1991 pour servir d’installation de recherche à vocation sous-régionale dans le domaine de l’Elevage. Basé à Bobo Dioulasso (Burkina Faso), ses activités concernent à l’heure actuelle six pays d’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Togo et Guinée Bissau.

 

Toutes ces initiatives de l’époque se proposaient de contribuer dans leurs domaines respectifs, à résoudre la crise alimentaire et écologique en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Avant le CORAF de quelle manière la recherche agricole était organisée dans les pays d’Afrique francophone ?

Au lendemain des indépendances de certains pays africains en 1960, la plupart d’entre eux, en raison de l’inexistence à l’époque d’une masse critique de compétences scientifiques nationales ont confié la gestion de leur système de recherche à la France, à travers des accords de Coopération.

 

La reprise en main de la gestion de la recherche agricole par les structures nationales a été donc graduelle. Il convient de souligner que toutes les institutions nationales de recherche rencontraient des difficultés communes de croissance. Elles devaient aussi plaider leurs causes auprès de leurs gouvernements et des bailleurs de fonds dans un contexte d’ajustement structurel. En outre, les dimensions nationales des États étaient trop étroites pour la communauté scientifique. Il fallait surmonter la « balkanisation politique et administrative ». La nouvelle génération des chercheurs qui avaient été recrutés par les instituts nationaux avait besoin d’un cadre d’expression et de carrière et une unanimité était faite autour de l’idée que la recherche doit être pensée à l’échelle régionale.

 

D’une manière générale, le constat qui s’est imposé à l’époque était l’inorganisation de la plupart des instituts de recherche agricole d’une part et, l’existence d’une multitude d’acteurs pour ce secteur, sans liens les uns avec les autres d’autre part. A la faiblesse des instituts nationaux venait donc s’ajouter, l’absence de liens formels avec les centres internationaux.

Pourquoi la création du CORAF?

Le CORAF était avant tout la manifestation d’une volonté des principaux acteurs de la recherche agronomique en Afrique francophone, en l’occurrence les Directeurs généraux des institutions nationales de recherche agronomique, de briser le cloisonnement qui s’est opéré entre les pays à la faveur des indépendances; apporter eux-mêmes une réponse originale et pertinente aux défis auxquels leurs structures étaient confrontées. Ces institutions, bien qu’en essor, avaient en effet une réelle spécificité: celle d’occuper sur la scène de la recherche agronomique africaine une position clé. En effet, cette originalité provient de leur enracinement dans le terrain, origine des questions et cible des réponses à la fois de l’action de l’ensemble des opérateurs intervenant dans l’évolution de l’espace rural : responsables nationaux des politiques de développement, bailleurs de fonds bilatéraux ou multilatéraux, institutions de recherche nationales ou internationales non africaines (spécifiquement orientées vers le développement ou non), acteurs nationaux du développement (publics, privés, associatifs etc …)

 

De cette spécificité, découle ainsi l’originalité même du CORAF qui a adopté pour la mise en œuvre de projets de recherche communs, une démarche ascendante basée sur un regroupement de chercheurs des programmes nationaux sur des thématiques prioritaires. La volonté affichée par les principaux acteurs de la recherche agricole africaine depuis la rencontre de Paris a été fortement encouragée et soutenue par le CIRAD et le Ministère français de la Coopération.

Qui sont les pères fondateurs du CORAF ?

Le CORAF a été conçu par un petit groupe de responsables de recherche agronomique qui ont joué un rôle clé. Il s’agit de :

  • Coulibaly Dognenena Directeur de la recherche de l’Institut Des Savanes (IDESSA) de Côte d’Ivoire
  • Jacques Eckebil,  Directeur de l’Institut de la Recherche Agronomique (IRA) du Cameroun
  • Jean Nya Ngatchou,  Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du Cameroun
  • Michel Sedogo,  Directeur général de l’Institut National de la Recherche Agronomique puis du Centre National de la Recherche Scientifique et Technique du Burkina Faso
  • Fatogoma Traoré,  Directeur d l’Institut d’Économie Rurale du Mali
  • Charles Razafindrakoto, Directeur général du Centre National de recherche appliquée au développement rural (FOFIFA) de Madagascar
  • Moctar Touré, Directeur de l’Institut Sénégalais de Recherches agricoles (ISRA)
  • Les responsables de la recherche du Tchad, de Centre-Afrique, du Congo, du Togo, du Bénin, du Niger, de Guinée et du Gabon ont aussi joué un rôle actif.

Du côté français, d’Hervé Bichat, ancien Directeur Général du CIRAD et de ses collaborateurs M. Bernard Bachelier qui fut le premier Secrétaire Exécutif du CORAF (1987-1990) et Rolland Guis Délégué Afrique du CIRAD.

La représentation de l’ORSTOM était assurée par Harry Palmier.

C’est ce groupe qui a élaboré les éléments de base de du CORAF : statuts, logo, principes de fonctionnement, stratégie, animation des réunions.

Quelle est la Mission du CORAF ?

La mission assignée au CORAF par ses pères fondateurs est de’renforcer les programmes nationaux de recherche agronomique par une meilleure concertation afin de développer une véritable communauté scientifique africaine’’.

 

Le CORAF a été donc conçu comme l’instrument du renforcement d’une communauté scientifique africaine enracinée dans son milieu, par la création d’un espace africain de recherche collaborative. Plus tard, le CORAF deviendra de fait, le bras technique de la CEDEAO en tout ce qui concerne les questions agricoles.

De quelle manière les programmes de recherche étaient composés au sein du CORAF ?

On pouvait distinguer deux (02) types d’activité :

 

  1. Les programmes des pays gérés conjointement par les instituts nationaux ou les services des ministères de développement rural avec les instituts spécialisés français. La mise en œuvre de ces programmes obéissait à des schémas définis de commun accord. En règle générale, il existait un Comité National de la Recherche Agronomique qui définissait les orientations et axes de recherche.
  2. Les programmes émanant des nouvelles initiatives ou des centres internationaux dont la mise en œuvre se faisait avec l’implication de chercheurs désignés par leurs instituts mais qui échappaient à la coordination d’ensemble.

 

Dans les deux cas, l’immense majorité des programmes concernaient les productions vivrières à travers une approche disciplinaire des activités : sélection variétale, agronomie, défense des cultures. Cette approche classique se justifiait en partie par les succès de la révolution verte qui venait de s’opérer en Asie où la diffusion de variétés performantes a permis d’éradiquer la faim. A ce titre, beaucoup de programmes en Afrique ambitionnaient de diffuser des variétés « miracles pour booster » la production alimentaire et en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire dans les pays.

 

Au fil des années, la base du CORAF s’est de nouveau agrandie.  Et lors de la troisième Plénière de l’institution, tenue en 1990, à Antananarivo, à Madagascar, la décision de transférer le Secrétariat exécutif à Dakar, au Sénégal, a été prise.

C’est quoi la Vision du CORAF ?

Le CORAF vise à contribuer à une réduction durable de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour y parvenir, il s’attelle à augmenter la croissance économique, générée par l’agriculture, et à améliorer le système de recherche agricole de la sous-région. Cette vision se fonde sur les principes qui régissent le Programme Détaillé pour le Développement Agricole en Afrique (PDDAA) de l’Union Africaine. Elle tire aussi son fondement de la vision du Forum pour la recherche agricole en Afrique que l’Union Africaine a désigné comme Agence technique de mise en œuvre du Pilier IV du PDDAA (Améliorer la recherche agricole, la dissémination et l’adoption de technologies).

C’est quoi l’Objectif du CORAF ?

L’objectif du CORAF est d’améliorer l’efficacité et l’efficience des petits exploitants agricoles et promouvoir le secteur de l’agro-industrie. Pour cela, il met les producteurs et les utilisateurs agricoles au Centre de la recherche.

Quelles sont les fonctions du CORAF ?

Les principales fonctions du CORAF sont :

 

  1. Coordonner les SNRA des 23 pays, encourager la planification et les systèmes financiers et administratifs communs, harmoniser les sources, soutenir les programmes alignés aux principes du FAAP.
  2. Renforcer la capacité des SNRA, créer et maintenir l’expertise, promouvoir le renforcement institutionnel, développer les compétences dans l’exécution de IAR4D.
  3. Faire le plaidoyer, faciliter l’adoption des options stratégiques, faciliter la mise en œuvre des politiques,  faire le plaidoyer pour mobiliser les ressources financières et enfin
  4. Gérer la connaissance agricole, convertir l’information en connaissance, établir des mécanismes pour faciliter la diffusion des connaissances.

Quels sont les axes d’intervention du CORAF ?

Les actions du CORAF s’appuient sur trois piliers principaux :

  • Développement de nouvelles technologies et innovations agricoles
  • Collecte et diffusion de données agricoles et
  • Renforcement et la coordination des systèmes agricoles régionaux, y compris les recommandations politiques favorisant la croissance agricoles à l’intention des Etats membres.

Avec qui le CORAF collabore ?

Le CORAF se réserve le droit de collaborer de manière étroite avec des Organisations Panafricaines ou Internationales, des Centres Internationaux de Recherche Agricole du Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internationale, aussi bien qu’avec les Communautés Economiques Régionales d’Afrique de l’Ouest et du Centre (CEDEAO, CEEAC,UEMOA, CEMAC) qui se sont fixés des buts et objectifs similaires, les institutions financières internationales.

Comment est composé le CORAF ?

Le CORAF est composé des institutions des Systèmes Nationaux de Recherche Agricole (SNRA) des (23) pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre et de leurs partenaires.

 

A ce titre, il se compose de deux types de membres :

 

  • Les membres fondateurs
  • Les membres adhérents

Quels sont les membres fondateurs du CORAF ?

Les membres fondateurs du CORAF sont les Institutions Nationales de Recherche Agricole ayant adhéré à ses premiers Statuts, le 19 juillet 2001, à Libreville, en République du Gabon :

 

  • Institut National des Recherches Agricoles du Bénin, INRAB, Bénin
  • Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles, INERA, Burkina Faso
  • Institut de Recherche Agricole pour le Développement, IRAD, Cameroun
  • Instituto Nacional de Investigaçẫo e Desenvolvimento Agrấrio, INIDA, Cap-Vert
  • Institut Centrafricain de Recherche Agronomique, ICRA, République Centrafricaine
  • Délégation Générale à la Recherche Scientifique et Technique, DGRST,
  • République Populaire du Congo
  • Centre National de Recherche Agronomique, CNRA, Côte d’Ivoire
  • Institut de Recherches Agronomiques et Forestières, IRAF Gabon
  • Institut National de Recherche Agricole, NARI, Gambie
  • Council for Scientific and Industrial Research, CSIR, GHANA
  • Institut de Recherche Agronomique de Guinée, IRAG, Guinée
  • Institut National de Pesquina Agrara, INPA, Guinée-Bissau
  • Institut d’Economie Rurale, IER, Mali
  • Comité National de la Recherche Agricole, CNRA, Mali
  • Centre National de Recherche Agronomique et de Développement Agricole, CNRADA, Mauritanie
  • Centre National d’Elevage et de Recherches Vétérinaires, CNERV, Mauritanie
  • Institut National de Recherche Agronomique du Niger, INRAN, Niger
  • Department of Agricultural Sciences, Federal Ministry of Agriculture and Rural Development, Nigeria
  • Institut Sénégalais de Recherches Agricoles, ISRA, Sénégal
  • National Agricultural Research Co-ordination Council, NARCC, Sierra- Leone
  • Institut Tchadien de Recherche Agricole pour le Développement, ITRAD, Tchad
  • Laboratoire de Recherches Vétérinaires et Zootechniques de Farcha LRVZ, Tchad
  • Institut Togolais de Recherche Agronomique, ITRA, Togo
  • Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomique, INERA, République Démocratique du Congo

Quels sont les membres adhérents du CORAF ?

Les membres adhérents du CORAF sont le Secteur Privé, les Organisations Non-Gouvernementales et la Société Civile ayant adhéré à ses Statuts :

 

  • Le Réseau des Professionnels de l’Agro-industrie en Afrique de l’Ouest et du
  • Centre, Interface Le Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest, ROPPA La Plateforme Régionale des Organisations Paysannes de l’Afrique Centrale, PROPAC Les Communautés Economiques Régionales et Organisations Intergouvernementales
  • Les Partenaires Scientifiques
  • Les Partenaires Financiers

Quels sont les organes du CORAF ?

Les Organes du CORAF/WECARD sont: l’Assemblée Générale (AG) qui est l’instance suprême qui apprécie souverainement toutes les questions concernant l’institution, le Conseil d’Administration (CA), le Secrétariat Exécutif (SE), le Comité Scientifique et Technique (CST).

L’Assemblée Générale

L’Assemblée Générale se compose des membres du Conseil d’Administration, des Délégués représentant chaque Système National de Recherche Agricole membre, des Représentants d’Organisations Régionales et Internationales de Recherche Agricole opérant dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ; Représentants des Communautés Economiques Régionales (CEEAC, CEMAC, CEDEAO, UEMOA); des  Partenaires au développement à titre d’observateurs Représentants du Secteur Privé, Représentants d’Organisations Paysanne, des Représentants d’Organisations Gouvernementales. Elle tient ses sessions ordinaires tous les deux ans.

 

Quant aux sessions Extraordinaires de l’Assemblée Générale, elles peuvent être convoquées lors des circonstances exceptionnelles ou pour examiner des questions se rapportant à une modification des statuts. La tenue de sessions extraordinaires de l’Assemblée Générale peut être exigée par deux tiers des membres du CORAF.

Le Conseil d’Administration

Le Conseil d’Administration du CORAF se compose de treize (13) membres qui sont : le Président et le Vice-Président du Conseil d’Administration désignés par l’Assemblée Générale, six (6) Représentants (dont le Président et le Vice-Président) d’Institutions Nationales de Recherche Agricole et ou d’Institutions Nationales de Recherche élus par l’Assemblée Générale, deux (2) Représentants des Principales Communautés Economiques Régionales telles que la CEEAC, la CEMAC, la CEDEAO et l’UEMOA, Un (1) Représentant de Partenaires Scientifiques issus d’Institutions de Recherche Agricole reconnus par CORAF et qui ont affirmé leur adhésion aux Statuts, Un (1) Représentant d’Organisations Non Gouvernementales membres de l’Association ; Un (1) Représentant du Secteur Privé membre de l’Association ; Un Représentant des Organisations Professionnelles Agricoles ; Les Partenaires au Développement ; Le Directeur Exécutif du CORAF. Au moins quatre (4) des treize (13) membres doivent être des femmes.

 

Les membres du Conseil d’Administration servent pour une période de deux (2) ans renouvelable une seule fois. Il est procédé au renouvellement d’un tiers des membres du Conseil d’Administration à chaque session ordinaire de l’Assemblée Générale. En cas de vacance, le Conseil d’Administration procède à la cooptation d’un membre jusqu’à la prochaine Assemblée Générale qui ratifie alors la désignation dudit membre. Le Conseil d’Administration se réunit au moins deux (2) fois par an. Le Conseil d’Administration peut inviter des observateurs à ses réunions, qui, cependant, ne disposent d’aucun droit de vote.

Fonctions et Pouvoirs du Conseil d’Administration

Le Conseil d’Administration est doté de pouvoirs étendus lui permettant d’agir au nom de l’Assemblée Générale en conformité avec les Statuts de l’Association.  Il  convoque la réunion de l’Assemblée Générale et agit au nom de l’Association sur toutes les questions qui requièrent une action immédiate. Il soumet à l’Assemblée Générale pour approbation et ratification les politiques, programmes, budgets, états financiers, rapports d’audit, accords de contrats, protocoles, statuts, nouvelles adhésions, cotisations de membres,  examine le statut des membres et engage des actions d’exclusion ou de suspension des membres conformément aux dispositions de l’article 9 des statuts. Il autorise tout achat, location, prêt ou emprunt nécessaire à un fonctionnement efficient de l’Association,  recommande des candidats à l’Assemblée Générale pour désignation au poste de Directeur Exécutif du CORAF, définit les fonctions et responsabilités du Directeur Exécutif de l’Association Il revient également au Conseil d’Administration d’évaluer les performances annuelles du Directeur Exécutif, de superviser les opérations du Secrétariat Exécutif, d’examiner et d’approuver le Programme de Travail et le Budget Annuels, d’approuver les Rapports Techniques ainsi que les Rapports Financiers Annuels pour soumission à l’Assemblée Générale etc.

Le Comité Scientifique et Technique

Le comité Scientifique et Technique est la structure technique consultative du Conseil d’Administration. Il est composé de douze (12) experts choisis parmi les membres des Systèmes Nationaux de Recherches Agricoles (SNRA) du CORAF et des institutions partenaires sur la base de leur mérite, d’une expertise et expérience avérées en matière de recherche agricole pour le développement et le renforcement de capacités. La composition du Comité Scientifique et Technique reflète une représentation des domaines d’activité de CORAF, les langues officielles de travail et le genre. Le Comité Scientifique et Technique a pour rôle de : d’examiner les programmes et guider le Conseil d’Administration sur des questions techniques et scientifiques, ainsi que la conformité des activités de programme de recherche, des Bases Centres, des Réseaux et Pôles à la vision et à la mission du CORAF, d’aider le Secrétariat Exécutif à assurer les fonctions de facilitation de la coopération scientifique et de coordination, d’aider le Conseil d’Administration à procéder à l’évaluation des activités scientifiques du CORAF entre les réunions de l’Assemblée Générale. Le Comité scientifique assure le suivi et l’évaluation de toutes les activités de coopération scientifique dont celle de publication scientifique et de dissémination de l’information technique mises en œuvre par le CORAF, aide le Secrétariat Exécutif à coordonner les activités scientifiques du CORAF en vue de promouvoir l’excellence scientifique et d’accroître l’influence du CORAF dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

 

Les membres du Comité Scientifique et Technique siègent pour un mandat de trois ans renouvelable une fois.  Le Comité Scientifique et Technique se réunit une fois par an en session ordinaire et en session extraordinaire le cas échéant. Pour faciliter la mise en œuvre de ses fonctions, le Conseil Scientifique et Technique met sur pied des sous-comités ad hoc en vue de traiter de questions spécifiques.

Le Secrétariat Exécutif du CORAF

Le Secrétariat Exécutif du CORAF est logé au siège du CORAF sis dans la ville choisie par le pays hôte. Le Secrétariat Exécutif joue un rôle majeur dans la mise en œuvre du Plan Stratégique du CORAF tel qu’approuvé par l’Assemblée Générale ainsi que les décisions de l’Assemblée Générale et du Conseil d’Administration. La direction du Secrétariat Exécutif est assurée par le Directeur Exécutif. Placé sous la responsabilité de ce dernier, le Secrétariat Exécutif exerce les fonctions principales suivantes, Superviser la mise en œuvre du Plan Stratégique dont le Suivi et l’Evaluation, les Finances et l’Administration, promouvoir la recherche agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre, appuyer l’élaboration d’une stratégie de programme, fournir un appui aux programmes y compris la mobilisation des ressources pour la recherche agricole, coordonner les programmes et les réseaux spécialisés de recherche agricole. Le secrétariat exécutif sert aussi de point focal aux partenaires au développement ainsi qu’à d’autres acteurs. Il engage un plaidoyer en faveur d’un investissement et d’un appui accru à la recherche et au développement agricole, coordonne les programmes de gestion de connaissance et de promotion de l’échange d’information entre les pays et les Institutions membres.

Le Directeur Exécutif du CORAF

Le Directeur Exécutif est un Scientifique Africain de haut niveau originaire d’un des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre dont le SNRA est membre du CORAF. Il est nommé par l’Assemblée Générale sur recommandation du Conseil d’Administration après un processus de recrutement sélectif basé sur un appel à candidature. Le Directeur Exécutif du CORAF exerce les fonctions suivantes :

 

Assurer la Direction Générale et la Représentativité légale de CORAF sur délégation du Président du Conseil de d’Administration, superviser les activités du Secrétariat Exécutif, assurer le leadership scientifique d’administration et de gestion effective des ressources humaines, financières et physiques du Secrétariat Exécutif du CORAF. Il  s’assure aussi que les décisions de l’Assemblée Générale et du Conseil d’Administration sont entièrement mises en œuvre, et veille au fonctionnement efficient et efficace du Secrétariat Exécutif. Le Directeur Exécutif assure le Secrétariat lors des réunions du Conseil d’Administration et de l’Assemblée Générale, effectuer un contrôle et un suivi régulier des activités scientifiques ainsi que de l’organisation des audits financiers, institutionnels et des programmes et projets. C’est à lui que revient la mission d’établir et de développer des partenariats et de développement scientifiques,  de procéder à une recherche de fonds ainsi que d’autres ressources nécessaires à la mise en œuvre des activités du CORAF. Il représente également le CORAF à des réunions de partenaires, tel qu’il en est délégué par le Président du Conseil d’Administration,  prépare les réunions statutaires de CORAF, les programmes annuels de travail et les budgets associés. La promotion et la diffusion effective de l’information ayant trait à la recherche et au développement agricole incombent également au Directeur Exécutif.

 

Le Directeur Exécutif est désigné pour un mandat de quatre (4) ans renouvelable pour un seul terme de quatre (4) années supplémentaires suite à des performances satisfaisantes et une évaluation positive effectuée par le Conseil d’Administration.

Conclusion

Trente ans après sa création, le CORAF est à la croisée des chemins. L’institution qui a gagné en maturité et en légitimité, doit désormais aborder les prochaines années en relevant le défi de la diffusion et de l’utilisation en masse des technologies et autres innovations agricoles qu’il a engendrées à travers ses 23 SNRA. Avec une superficie couverte de 11,5 millions de kilomètres carrés où vit une population de près de 400 millions d’habitants, dont 70 % vivent de l’agriculture, le CORAF veut miser sur la transformation de l’agriculture à travers les technologies et autres innovations pour créer la richesse,  des emplois pour les jeunes, mais aussi pour atteindre l’autosuffisance alimentaire dans ces  deux régions.