Évaluation de l’efficacité des produits locaux riches en protéines pour l’élevage en masse de Bactrocera dorsalis (Hendel) et du parasitoïde Fopius arisanus (Sonan)

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10e Symposium international sur les mouches des fruits d’importance économique

Tapachula, Chiapas, Mexique Du 23 au 27 avril 2018.

Session 1. Biologie, Ecologie, Physiologie et Comportement

Évaluation de l’efficacité des produits locaux riches en protéines pour l’élevage en masse de Bactrocera dorsalis (Hendel) et du parasitoïde Fopius arisanus (Sonan)

ADJAMAI Mariano M.1, ANATO M. Florence1, GNANVOSSOU Désiré2, SINZOGAN A.C. Antonio1, WARGUI B. Rosine1, BOKONON-GANTA H. Aimé1

1Faculté des Sciences Agronomiques, Université d’Abomey-Calavi, 03 BP 2819 Cotonou, Bénin, Email : anatoflorence@yahoo.fr; Institut international d’agriculture tropicale (IITA) Bénin, 08 BP 0932 Tripostal, Cotonou

Contexte : Fopius arisanus (Sonan) est un parasitoïde ovo-nymphal utilisé comme agent de lutte biologique contre la mouche orientale des fruits Bactrocera dorsalis (Hendel). L’efficacité de ce parasitoïde sur le terrain dépend en partie de la qualité de son système d’élevage en masse. La préparation de régimes artificiels entraîne des coûts élevés et leurs qualités ont un grand impact sur la performance des larves et des adultes de B. dorsalis et de F. arisanus.

Méthodes : Nous avons évalué certains produits locaux riches en protéines tels que la poudre de feuilles de moringa, la poudre de feuilles de manioc et la farine de soja comme substitut à la levure d’hydrolysat importée chère. Les paramètres du cycle vital de F. arisanus et B. dorsalis ont été comparés par rapport aux régimes alimentaires. Les coûts de chaque régime ont également été évalués.

Résultats : Les résultats ont révélé que le taux d’éclosion des œufs de B. dorsalis était élevée sur le régime de moringa, alors que le taux d’émergence des adultes était faible. Le régime de manioc ne différait pas de la levure d’hydrolysat désactivée par rapport au taux d’éclosion des œufs, la récupération des nymphes et le taux d’émergence adulte de B. dorsalis. Cependant, le taux d’éclosion des oeufs de B. dorsalis parasités par F. arisanus sur le régime de Moringa et de manioc était plus élevée que celle des autres régimes. La récupération des nymphes du manioc, de la papaye et du soja était plus faible que celle du contrôle. Des paramètres tels que la durée des larves, le taux de survie larvaire et le sex-ratio n’ont pas différé significativement entre les traitements pour l’une des deux espèces. Le poids pupal et le taux d’émergence de F. arisanus n’ont pas différé entre les traitements.

Conclusion : En ce qui concerne les paramètres du cycle de vie évalués sur F. arisanus et B. dorsalis, la meilleure alimentation à base de protéines locales était le régime au manioc qui offrait des performances globalement fermées au régime témoin. En revanche, le régime de la papaye et la performance du régime Moringa étaient faibles.

Mots clés : régime artificiel larvaire, Bactrocera dorsalis, régime manioc, Fopius arisanus, élevage en masse, protéine.