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Caractérisation et typologie des vergers à base de Manguiers (Mangifera indica L.) dans les communes de Djinaky, Diouloulou, Kafountine et Kataba 1 (Casamance, Sénégal)

urbainM. Urbain Diatta
Titre : Caractérisation et typologie des vergers à base de Manguiers (Mangifera indica L.) dans les communes de Djinaky, Diouloulou, Kafountine et Kataba 1 (Casamance, Sénégal)
Résumé
Les vergers à base de manguiers (Mangifera indica L.) en Casamance abritent des systèmes de culture particuliers. Ces systèmes de culture souffrent des attaques d’un cortège de ravageurs et maladies dont l’incidence serait associée à la diversité végétale et à l’organisation fonctionnelle des vergers. La présente étude porte sur la détermination des caractéristiques et de la typologie de ces systèmes fruitiers sur la base de leur conception, leurs compositions et leurs états végétatifs et des pratiques des producteurs. Des méthodes d’analyses multi variées et de classification ont été appliquées sur des données provenant d’un inventaire intégral de 80 vergers à base de Mangifera indica échantillonnés (soit 41,8% de l’échantillon total). La presque totalité des vergers de la zone est de type traditionnel avec des superficies comprises entre 0,2 et 10,7 ha. Ces plantations sont âgées de 30 ans en moyenne et ne bénéficient pas de systèmes d’irrigation. La densité moyenne des plantations s’élève à 32 ind./ha. Le labour et le désherbage constituent les entretiens mécaniques les plus fréquents. Au total, 29 variétés de manguiers ont été notées (dont 24 variétés locales). La zone reste dominée par des variétés comme la Keitt (41,04%) et la Kent (29,29%). L’inventaire de la flore fruitière a permis d’identifier 48 espèces réparties dans 42 genres appartenant à 29 familles dans l’ensemble des vergers. La famille des Anacardiaceae reste la plus représentée (48,28%). La typologie a permis de définir quatre groupes de vergers.

Mots clés : Typologie, verger, caractérisation, Mangifera indica, Bactrocera dorsalis, Casamance

Infestation des mangues dans la zone des Niayes : cinétique d’évolution des mouches des fruits et de leurs parasitoïdes associés

rajaaMlle Rajaa Awa LO
Titre : Infestation des mangues dans la zone des Niayes : cinétique d’évolution des mouches des fruits et de leurs parasitoïdes associés
Résumé
De nombreux pays ouest africains sont confrontés à la problématique des mouches des fruits notamment Bactrocera dorsalis. En effet, depuis son introduction au Sénégal en 2004, cette espèce invasive cause d’importants dégâts à la production fruitière sénégalaise en raison du pic de pullulation des populations du ravageur qui coïncide avec la période de maturation des mangues. La lutte biologique, par le biais de l’utilisation des parasitoïdes, pourrait constituer un moyen de lutte efficace contre ces ravageurs avec des méthodes de lutte plus respectueuses de l’environnement. Cette étude a pour objectifs : d’inventorier les différentes espèces de mouches des fruits présentes dans la zone des Niayes ; de suivre la variabilité d’infestation en fonction du site de collecte, du type de verger et de la variété de fruit ; de suivre la dynamique des populations des mouches des fruits tout au long de l’étude et enfin d’identifier les différentes espèces de parasitoïdes de mouches des fruits endogènes à la zone des Niayes. Des collectes de fruits ont été effectuées dans des vergers des régions de Dakar et Thiès. A l’issue des collectes de fruits, trois principales espèces de mouches des fruits ont été identifiées dont B. dorsalis constitue l’espèce majoritaire devant les espèces Ceratitis cosyra et C. silvestrii. Le taux d’infestation des mouches est fonction du site de collecte, du type de verger et de la variété du fruit. Les variétés Kent et Keitt sont les plus attaquées. L’introduction de parasitoïdes exotiques pourrait renforcer l’action de ceux endogènes dans la gestion de ces ravageurs.
Mots clés : Mouches des fruits, parasitoïdes, zone des Niayes, Sénégal

Identification des plantes hôtes et évaluation des populations endogènes de parasitoïdes de mouches des fruits dans le Centre du Sénégal

omarOmar NIANG
Titre : Identification des plantes hôtes et évaluation des populations endogènes de parasitoïdes de mouches des fruits dans le Centre du Sénégal
Résumé
La production de mangues est de première importance au Sénégal aussi bien pour le marché local que pour celui de l’exportation. Cependant cette production connait une baisse de qualité causée par les piqûres des mouches des fruits. Ainsi pour une nouvelle orientation des méthodes de lutte susceptible d’améliorer leur efficacité, nous nous sommes intéressés à l’identification des plantes hôtes et à l’évaluation des populations endogènes de parasitoïdes des mouches des fruits. Les travaux ont été réalisés dans 7 sites de la zone agro-écologique du centre du Sénégal de Juillet à Octobre. Dans chaque site, des fruits ont été régulièrement collectés et incubés. Après éclosion des pupes extraites des échantillons, les émergences sont identifiées et comptées. Une quantité totale de 13284 pupes a été récoltée avec un nombre d’émergence de 7785 mouches des fruits. L’identification de ces émergences a révélé la présence de trois espèces de Tephritidae dont Bactrocera dorsalis, Ceratitis cosyra et Ceratitis capitata. En effet, les espèces de Tephritidae ont été trouvées sur 5 espèces de plantes : Capsicum frutescens, Cordyla pinnata, Citrus sinensis, Ficus ingens et Mangifera indica. Outre le manguier, le Cordyla pinnata a eu un taux d’infestation plus élevé que les autres plantes hôte de B. dorsalis et C. cosyra. Le F. ingens identifié pour la première fois comme plante hôte de B. dorsalis au Sénégal, est une ligneuse utilisée comme plante d’ombrage qui revêt une place importante pour la multiplication des mouches. La présence de parasitoïde n’a pas été notée sur les différents échantillons collectés. Les plantes répertoriées comme hôtes des mouches des fruits ont des périodes de fructifications observées en dehors de celles des mangues.
Mots clés : Tephritidae, plantes hôtes, parasitoïdes, mangue, Centre du Sénégal

Etude de la transmission horizontale de Metarhizium anisopliae (Metchnikoff) dans la population de Bactrocera dorsalis Hendel, au laboratoire.

rokhayaMlle Ndèye Rokhaya CAMARA
Titre : Etude de la transmission horizontale de Metarhizium anisopliae (Metchnikoff) dans la population de Bactrocera dorsalis Hendel, au laboratoire.
Résumé
En Afrique de l’Ouest, la production de mangue est affectée par une espèce invasive, la mouche des fruits Bactrocera dorsalis (Diptera : Tephritidae). La gestion de ce ravageur fait recours à l’utilisation de pesticides chimiques qui entrainent des conséquences néfastes sur les agro écosystèmes. Les entomopathogènes constitueraient une des alternatives à cette lutte chimique. Néanmoins, leur efficacité dépend de leur dissémination à travers la population de ravageurs. Cette étude a pour objectif de contribuer au développement de la lutte biologique contre B. dorsalis. Tout d’abord, la viabilité de la souche et l’efficacité du dispositif d’auto-inoculation ont été évaluées. Ensuite, la persistance des spores et la transmission de l’infection d’une mouche à l’autre ont été étudiées. Une plus longue persistance des spores a été observée sur le corps des mâles et toutes les mouches contaminées avec le dispositif d’auto-inoculation sont mortes 7 à 8 jours après inoculation. Les mouches mâles et femelles ont transmis l’inoculum fongique de manière similaire aux mouches de sexe opposé, résultant en une mortalité de 100 % 14 jours après inoculation. Par contre le pourcentage de transmission horizontale augmente avec le nombre de mâles traités (MT) et varient de 30 % avec 1/4MT à 90 % avec 4/4MT. Ces résultats mettent en évidence la contribution de la transmission horizontale sur l’efficacité globale du traitement fongique sur B. dorsalis, et viennent appuyer les recherches montrant le potentiel de l’utilisation de l’entomopathogène M. anisopliae en dispositif d’auto-inoculation sur le terrain contre B. dorsalis.
Mots clés : Entomopathogène, Metarhizium anisopliae, Bactrocera dorsalis, transmission, dispositif d’auto-inoculation

Les mouches des fruits et inventaire de l’entomofaune associée à leurs infestations dans la zone des Niayes

claudeM. Claude Silvestre Athiar THIAW
Titre : Les mouches des fruits et inventaire de l’entomofaune associée à leurs infestations dans la zone des Niayes
Résumé
La production fruitière occupe une place importante dans l’économie du Sénégal. Le Sénégal produit environ 150 000 tonnes de fruits par an dont 60 000 tonnes de mangues pour une valeur estimée à 5 milliards de FCFA. Cependant la production fruitière enregistre de lourdes pertes économiques en raison des dégâts causés par les piqûres de mouches des fruits. Cette étude s’inscrit dans le cadre du suivi de la diversité des mouches des fruits et la connaissance de l’entomofaune associés aux infestations des mouches des fruits. Elle a été réalisée dans la zone des Niayes sur 3 localités (Notto, Pout et Ndoyene) où une collecte de fruits avortés par abscission a été effectuée d’Avril à septembre 2016. Au laboratoire les fruits collectés sont incubés dans des seaux par calibre et pour en extraire les pupes au terme du développement larvaire. Les pupes sont ensuite comptées et mise en observations jusqu’à l’émergence. Sur la base des émergences issues des fruits collectés l’espèce Bactrocera dorsalis (98 % des émergences) était largement prédominante par rapport aux autres espèces de mouches des fruits notamment Ceratitis cosyra et C. silvestrii. Au-delà des espèces de mouches des fruits d’autres insectes associés à leurs infestations étaient observés. Il s’agit essentiellement d’insectes appartenant aux ordres de Coléoptères, Lépidoptères et de Diptères. Ces espèces associées aux infestations des mouches des fruits sont à prendre en compte dans le cadre du contrôle naturel des bio-agresseurs tel que les mouches des fruits à travers l’agroécologie.
Mots clés : Tephritidae, mouches des fruits, infestations, entomofaune, Mangifera indica, Niayes, Sénégal

Etude de la dispersion de Bactrocera dorsalis dans la zone des Niayes

dadoDado Sene THIAO

Titre : Etude de la dispersion de Bactrocera dorsalis dans la zone des Niayes

Résumé
La mouche orientale des fruits, Bactrocera dorsalis est actuellement l’un des ravageurs les plus nuisibles en vergers de manguiers mais aucune information n’est disponible sur sa dispersion dans les agroécosystèmes sénégalais. La connaissance de la dispersion de ce ravageur est un élément clés pour la mise en place de programme de lutte dans une zone agro-écologique donnée. L’objectif général de ce travail est de contribuer à la connaissance de la bio écologie de B. dorsalis dans la zone des Niayes au Sénégal. L’effet du marquage et de la couleur du pigment fluorescent sur l’émergence et la survie des adultes au laboratoire a été évalué. Puis une étude de la dispersion des adultes sur le terrain a été menée à Notto (Niayes, Sénégal) dans un verger en majorité constitué de manguiers et conduit en agriculture biologique. Au total 15 235 mouches des fruits ont été lâchées au centre d’un dispositif de piégeage composé de 2 cercles concentriques de 32 pièges. Les pièges ont été suivis durant deux semaines. Les résultats indiquent que le marquage et la couleur du pigment n’ont aucun effet sur l’émergence et la survie des adultes. Sur le terrain, le pourcentage de recapture total était de 0,45 % et aucune femelle n’a été recapturée. Les résultats révèlent que la dispersion observée dans un verger de manguiers est faible, et que le vent semble avoir fortement influencé la dispersion des mouches.

Mots clés : Bactrocera dorsalis, dispersion, marquage, Niayes, recapture

AGBOTO Agathe

agatheAGBOTO Agathe
agatheagboto@yahoo.fr, agbotoa@gmail.com,
(229) 94 22 12 35 ; + (229) 96 45 3 9 47)

Abstract

Mango is considered a subsistence fruit of central and northern Benin. Its production is however threatened by several fruit fly species especially Bactrocera dorsalis Hendel (Diptera: Tephritidae) that causes severe damage. Several control methods of these pests have been implemented including the use of biopesticides. This study was focused on the use of the cashew (Anacardium occidentale L) balm as biopesticide to control B. dorsalis in the mango production. Choice and non-choice tests have been done to assess B. dorsalis behavior in presence of fruits treated or no with the balm. The effect of the balm on pupae formation and adults emergence have also been tested with the balm solutions and the powdery formulation (mixture of kaolin powder and balm). This study reveals that the response of B. dorsalis differ regarding the fruit fly densities and the treatments. In choice condition no oviposition has been observed on fruits treated with the balm when using one and ten flies densities, contrarily to five flies density, in which some ovipositions have been observed. The behavioral tests showed that B. dorsalis lays and feeds itself preferentially on the non-treated fruits and artificial diets. The tests of toxicity also revealed that the balm inhibits pupae formation, emergence and adults survival compared to the controls which are acetone control and untreated control. These different observations show that the balm has a repellent effect considering the inhibition, anti-feedant effect and its direct toxicity on the flies. The results of this survey show that the balm presents a good biocide activity on B. dorsalis and could constitute an alternative component to be integrated in the management strategies of this fly for the mango production in Benin.

Key words: Cashew balm, toxicity, biopesticides, behavior, Bactrocera dorsalis.

Résumé

La mangue est considérée comme un fruit de subsistance au centre et au Nord du Bénin. Sa production est toutefois menacée par plusieurs espèces de mouche de fruits dont Bactrocera dorsalis Hendel (Diptera: Tephritidae) qui cause de sérieux dégâts. Plusieurs méthodes de lutte ont été mises au point y compris l’utilisation des biopesticides. Cette étude s’est focalisée sur l’utilisation du baume de cajou (Anacardium occidentale L) comme biopesticide pour contrôler B. dorsalis dans la production de la mangue. Des tests de choix et de non choix ont été effectués pour évaluer le comportement de B. dorsalis en présence de fruits traités ou non avec le baume. L’effet du baume sur la formation des pupes et sur l’émergence des adultes a été également testé avec les solutions de baume et une formulation poudreuse (mélange de la poudre de kaolin et du baume). Notre étude révèle que la réaction de B. dorsalis diffère en ce qui concerne les densités des mouches de fruits et les traitements. En condition de choix, aucune oviposition n’a été observée sur les fruits traités avec du baume en utilisant les densités d’une et dix mouches contrairement à la densité de cinq mouches où nous avons observé quelques ovipositions sur les fruits traités. Les tests comportementaux ont montré que B. dorsalis pond et s’alimente préférentiellement sur les fruits et les milieux artificielles non traités. Les tests de toxicité ont révélé également que le baume inhibe considérablement la formation des pupes, l’émergence et la survie des adultes comparativement aux témoins qui sont l’acétone et le non traité. Ces différentes observations montrent que le baume a un effet répulsif en considérant l’inhibition de l’oviposition, l’effet anti-appétence et sa toxicité directe. Les résultats de cette étude montrent que le baume présente une bonne activité biocide sur B. dorsalis et pourrait constituer une alternative pour être intégrée dans les stratégies de gestion durable de cette mouche pour la production de mangue au Bénin.

Mots clés : Baume de cajou, toxicité, biopesticides, comportements, Bactrocera dorsalis.

MAMA SAMBO Sahadatou

mamaMAMA SAMBO Sahadatou
sahadatou.mamasambo@yahoo.fr
+ (229) 97 56 49 84 ; + (229) 65 07 05 05

Abstract

Ceratitis cosyra is one of quarantine fruits flies native to Africa that infest many cultivated fruits and wild fruits. That why this fly affect negatively mango production and exportation. We observed that C. cosyra is more parasitized by the parasitoid native to Africa Fopius caudatus, in wild fruits. This study aims at investigating the climatic zones and the agro-ecological conditions that favor the presence of the parasitoid. Three host fruits, Annona senegalensis, Psidium guajava and Sarcocephalus latifolius were collected in 30 sites from the three climatic zones in Benin. Each two weeks and during four months, fruits were collected from the tree and from the ground under the tree. Collected fruits were weighed and incubated in samples of five fruits. The number of pupae and emerged insect adults from each sample were counted identified, and compared. Several agro ecological parameters describing the sites were gathered and the main plant species were collected and identified. Results showed that, during the period of our study, S. latifolius were present with fruits in all the sites, contrarily to A. senegalensis and P. guajava that were found in only some sites with or without fruits. Ceratitis cosyra and its parasitoid F. caudatus emerged from all fruit species, mainly from S. latifolius, and were present and in fructification in all the sites. The soudan zone had higher susceptibility to infestation of S. latifolius by C. cosyra, and was where the parasitism achieved by F. caudatus was the lowest; contrarily to the guinean and the soudano-guinean zones. Ground collected fruits were less infested than those from the tree, but parasitism did not differ between both; and the mature fruits were heavily infested and presented higher parasitism rate than immature and rotten fruits. Among the descriptive criteria, the variables that related to agriculture, landscape and water were more likely correlated to sites with higher parasitism rate. A higher diversity of the site in plant species does not influence the infestation and the parasitism rates.

Key words: Conservative biological control, landscape, Ceratitis cosyra, wild fruits, infestation, parasitism.

Résumé

Ceratitis cosyra est l’une des mouches des fruits de quarantaine d’origine africaine qui infeste beaucoup de plantes fruitières cultivées et sauvages. De ce fait, cette mouche impacte négativement la filière mangue. Il a été constaté que C. cosyra est plus parasitée par Fopius caudatus, parasitoïde indigène d’Afrique lorsqu’il infeste les fruitiers sauvages. Cette étude contribue à la connaissance des zones climatiques et des conditions agro écologiques favorables à la forte présence de F. caudatus. Trois espèces fruitières Anonna senegalensis, Psidium guajava et Sarcocephalus latifolius ont été collectées sur trente sites répartis dans les trois zones climatiques du Bénin. Sur chaque site un arbre a été choisi par espèces, par quinzaine et pendant quatre mois, les fruits ont été collectés sur l’arbre et par terre pour chaque espèce de fruit présente sur le site. Les fruits ont été pesés puis incubés ; les pupes obtenues et les adultes émergés ont été dénombrés. Les agro écosystèmes dans les sites ont été décrits et les espèces végétales prédominantes ont été collectées puis identifiées. Les résultats ont montré que pendant la période de notre étude, S. latifolius est présente et en fructification dans tous les sites contrairement à A. senegalensis et P. guajava rencontrés seulement sur quelques sites avec peu ou pas de fruits. Ceratitis cosyra et son parasitoïde F. caudatus ont émergé de toutes les espèces de fruits, principalement de S. latifolius, et ceci dans tous les sites. L’infestation de S. latifolius par C. cosyra est plus élevée dans la zone soudanienne où le parasitisme par F. caudatus est faible ; contrairement aux zones guinéennes et guinéo-soudanienne. Les fruits collectés au sol sont moins infestés que ceux sur l’arbre mais avec des taux de parasitisme qui ne diffèrent pas. Les fruits mûrs sont plus infestés avec de forts taux de parasitisme comparés aux fruits immatures et pourris. Parmi les variables des agroécosystèmes, ce sont les variables liées à l’agriculture, à la végétation et à l’eau qui ont été plus corrélées avec les sites à forts taux de parasitisme. La présence d’une grande diversité en espèce végétale n’a pas influencé le taux d’infestation ni celui de parasitisme.

Mots clés : Lutte biologique par conservation, paysage, Ceratitis cosyra, fruits sauvages, infestation, parasitisme.

DOSSOU Perrin

perrinDOSSOU Perrin
segbezounp@gmail.com
+ (229) 96 69 21 94
+ (229) 95 00 35 41

Abstract

Bactrocera dorsalis (Hendel), a species of the family of Tephritidae causes enormous losses in fruit production; including mango trees (Mangifera indica L). In order to strengthen the arsenal of biological control means, effective and efficient, an alternative method such as the use of entomopathogenic nematodes (NPEs) to control them is necessary. Laboratory tests were conducted to evaluate the effect of three entomopathogenic nematode isolates, Heterorhabditis sonorensis (F4), Heterorhabditis sonorensis (9a) and Steinernema sp. (168d) on the third instar larva (L3), pupae at different ages, and adults on the fruit fly B. dorsalis. Nematode mortality rates ranged from 58.33 % (168d), 83.33 % (9a) and 88.89 % (F4) for B. dorsalis L3 larvae. 1-
7 days old pupae are susceptible to infestations of the three isolates considered. Mortality rates of 9.72 % of 18.05 % and 3.33 % were recorded on 5 days, 3 day and 1 day old pupae by 9a, F4, 168d isolates respectively. The highest penetration rate (28.1 %) for an exposure time of 24 hours at a temperature of 30 °C was obtained with isolate 9a, while isolates F4 and 168d respectively gave penetration rates of 19.9 % and 22.45 % under the same conditions. NEPs had no effect on the adult stages of B. dorsalis. The use of NEPs to control fruit flies is promising, especially when larval stages are targeted.

Key words: Entomopathogenic nematodes, Bactrocera dorsalis, Heterorhabditis, Steinernema.

Résumé

Bactrocera dorsalis (Hendel), une espèce de la famille des Tephritidae cause d’énorme pertes en production fruitière ; notamment le manguier (Mangifera indica L). Dans l’optique de renforcer l’arsenal de moyens de lutte biologiques, efficaces et efficientes, une nouvelle méthode, telle l’utilisation des nématodes entomopathogènes (NEPs) pour les contrôler est nécessaire. Des essais ont été réalisés en laboratoire pour évaluer l’effet comparé de trois isolats de nématodes entomopathogènes, Heterorhabditis sonorensis (F4), Heterorhabditis sonorensis (9a) et Steinernema sp. (168d) sur le dernier stade larvaire (L3), les pupes à différents âges, de même que sur les adultes de la mouche des fruits B. dorsalis. Les taux de mortalité causés par les nématodes variaient de 58,33 % (168d), 83,33 % (9a) à 88,89 % (F4) pour les larves L3 de B. dorsalis. Les pupes âgées de un à sept jours sont susceptibles aux infestations des trois isolats considérés. Les taux de mortalité de 9,72 % (pupes 5jours), 18,05 % (pupes 3 jours) et 3,33 % (pupes 1 jour) ont été causés respectivement par les isolats 9a, F4, 168d. Le taux de pénétration le plus élevé (28,1 %) pour une durée d’exposition de 24h à une température de 30°C a été obtenu avec l’isolat 9a tandis que les isolats F4 et 168d ont donné respectivement des taux de pénétration de 19,9 % et 22,45 % dans les mêmes conditions. Les NEPs n’ont eu aucun effet sur les stades adultes de B. dorsalis. L’utilisation des NEPs pour lutter contre les mouches de fruits est prometteuse, surtout lorsque les stades larvaires sont visés.

Mots clés : Nématodes entomopathogènes, Bactrocera dorsalis, Heterorhabditis, Steinernema.

CHABI Kèmi Assana Nadia

nadia

Abstract

Fruit flies, including Bactrocera dorsalis, are considered to be the most fearsome pest in fruit crops in West Africa. In Benin, these flies cause considerable damage to the fruit trees of the Anacardiacae family, especially the mango tree. The persistence in the soil of three local isolates of entomopathogenic nematodes, 9a (Heterorhabditis sonorensis); F4 (Heterorhabditis sonorensis) and 168d (Sterneinema sp.) and there virulence of Bactrocera dorsalis larvae were evaluated. Persistence was evaluated by introducing entomopathogenic nematodes formulated into Galleria melonella (Gm) cadavers in soil in a mango orchard. Samples of soil were then taken with one week intervals for 2 months then two weeks during the remainder of the test at depths of 5cm, 10cm, 15cm and 20cm to seek and enumerate the entomopathogenic nematodes. Virulence was studied by applying the entomopathogenic nematodes three days before the larvae of Bactrocera dorsalis, or by introducing them simultaneously with the larvae of Bactrocera dorsalis. From the analysis of our results, isolates 9a and F4 (Heterorhabditis sonorensis) persist in the soil for 30 weeks at depths of 15-20cm and isolate 168d (Sterneinema sp.) persists for 34 weeks at depths of 5-10cm. For virulence, the following mortality rates were recorded: 48.97%, 39.35% and 25.23% respectively for isolates 9a, 168d and F4. In addition, there is a highly significant difference between periods of infestation with a rate of 71,79%, when the entomopathogenic nematodes are applied three days before the larvae B. dorsalis and a rate of 3,92%, when the infestation with the entomopathogenic nematodes takes place simultaneously with the larvae B. dorsalis

Key words: biological control, Bactrocera dorsalis, entomopathogenic nematodes, Benin.

Résumé

Les mouches des fruits y compris Bactrocera dorsalis sont considérées en Afrique de l’Ouest comme étant les ravageurs les plus redoutables des cultures fruitières. Au Bénin, ces mouches entraînent d’importants dégâts sur les fruitiers de la famille des Anacardiacae dont surtout le manguier. Pour lutter contre-elles, la persistance dans le sol de trois isolats locaux de nématodes entomopathogènes, 9a (Heterorhabditis sonorensis); F4 (Heterorhabditis sonorensis) et 168d (Sterneinema sp.) de même que leur virulence sur les larves de Bactrocera dorsalis ont été évaluées. La persistance a été évaluée en introduisant dans le sol, les nématodes entomopathogènes formulés dans des cadavres de Galleria melonella (Gm) au niveau d’un verger de manguiers. Des échantillons de sol ont été ensuite prélevés à intervalles d’une semaine pendant 2 mois puis de deux semaines pendant le reste de l’essai à des profondeurs de 5cm, 10cm, 15cm et 20cm pour rechercher et énumérer les nématodes entomopathogènes. La virulence a été étudiée en appliquant les nématodes entomopathogènes trois jours avant les larves de Bactrocera dorsalis, ou en les introduisant simultanément avec les larves de B. dorsalis. De l’analyse de nos résultats, il ressort que les isolats 9a et F4 (Heterorhabditis sonorensis) persistent dans le sol pendant 30 semaines à des profondeurs de 15-20 cm et l’isolat 168d (Sterneinema sp.) persiste pendant 34 semaines à des profondeurs de 5-10 cm. Quant à la virulence, les taux de mortalité suivants ont été enregistré: 48,97%, 39,35% et 25,23% respectivement pour les isolats 9a, 168d et F4. De plus, il y a une différence très hautement significative entre les périodes d’infestation avec un taux de 71,79%, lorsque les nématodes entomopathogènes sont appliqués trois jours avant les larves B. dorsalis et un taux de 3,92%, lorsque l’infestation avec les nématodes entomopathogènes a lieu simultanément avec les larves B. dorsalis.

Mots clés: lutte biologique, Bactrocera dorsalis, nématodes entomopathogènes, Bénin.