Tout a commencé en mars 1987 par une rencontre : celle des directeurs des quinze institutions francophones de recherche agricole d’Afrique de l’Ouest et du Centre et de Madagascar et de leurs collègues des institutions françaises de recherche agronomique que sont le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut national de recherche agronomique (INRA) et l’Office de recherche scientifique et technique d’Outre-Mer (ORSTOM) actuel Institut de recherche pour le développement (IRD). C’est ainsi qu’ensemble, ils créèrent la Conférence des responsables de la recherche agronomique africains et français (CORAF). Le premier secrétaire exécutif de la CORAF fut Bernard Bachelier. Le siège de la conférence fut basé à Paris. C’est lors de la troisième Plénière de l’institution, tenue en 1990, à Antananarivo, à Madagascar, que la décision de transférer le Secrétariat exécutif à Dakar, au Sénégal, fut prise.
Une autre décision, non moins importante, fut prise, lors de cette troisième Plénière : ouvrir la CORAF aux institutions de recherche des pays d’expression anglaise et lusophone et adopter le principe de l’évaluation scientifique régulière des outils de la coopération scientifique. Enfin, la CORAF a adopté la charte des Réseaux associatifs de recherche et des Bases-centres et l’ouverture aux politiques et décideurs, à travers l’organisation d’une Conférence des ministres chargés de la recherche agricole de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. En mars 1992, cette Conférence s’est tenue, à Dakar ; les ministres reconnaissaient la CORAF comme une Organisation sous-régionale et approuvaient son Plan stratégique. Quatre ans plus tard, en 1996, la Conférence des ministres de l’agriculture de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CMA/AOC) en fait de même, en la reconnaissant comme l’instrument technique de sa politique de recherche. C’est, en 1995, que les institutions de recherche de la République Démocratique du Congo, du Ghana, de la Gambie, de la Sierra-Leone, du Cap-Vert et de la Guinée Bissau se sont affiliées à la CORAF. Dès lors, l’institution devient la Conférence des responsables de recherche agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre. En février 1997, à Bamako, au Mali, elle crée, avec deux autres Organisations sous- régionales soeurs de l’Afrique sub-saharienne, l’organisation continentale, le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA). C’est, en 1999, que la CORAF prend sa dénomination actuelle : le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF/WECARD). Il accueille, dans ses plus hautes instances, la Société civile et le Secteur privé. Le Plan Stratégique de 15 ans (1999-2014) du CORAF/WECARD, adopté en 2000, a été revu et amendé en 2003. Sa révision a été davantage approfondie et élargie au cours d’un processus qui a débuté en novembre 2006 et qui a impliqué l’ensemble des acteurs de l’Organisation. La nouvelle stratégie a pris en compte les orientations du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et de l’Union africaine (UA), les objectifs des politiques agricoles des Communautés économiques régionales et les principes du Cadre pour la productivité agricole en Afrique (FAAP) piloté par le FARA. Ainsi, sept ateliers internationaux ont permis d’établir un nouveau Plan stratégique (2007-2016), et pour sa première étape de mise en oeuvre, un plan opérationnel (2007-2011). Tous les deux plans ont été approuvés, en mai 2007, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, par l’Assemblée générale spéciale du CORAF/WECARD, lors de la célébration du 20e anniversaire de l’Organisation.










