Pleinement équipé, le Centre régional sur les céréales sèches commence a joué son rôle de catalyseur

CERASS

S’il y avait un seul souhait pour les acteurs du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) au début de la création des centres régionaux d’excellence, c’est de les voir entamer le processus de collaboration et de mise en place des partenariats nécessaires pour catalyser les innovations et les technologies essentielles qui concernent les cultures prioritaires de la région.

Après de nombreuses années d’investissements substantiels dans les équipements, les infrastructures et la formation, le Centre d’études régional pour l’amélioration à l’adaptation à la sécheresse (CERAAS), pour les céréales sèches basé au Sénégal, est à présent très opérationnel, grâce au PPAAO Sénégal. Il est aujourd’hui au cœur des travaux de recherche vitaux sur le mil, le maïs, le sorgho et d’autres céréales.

« Il est aujourd’hui impossible d’envisager une possibilité de recherche sur les céréales sèches en Afrique de l’Ouest, sans nous impliquer, » explique le Dr Daniel Fonceka, ancien Directeur scientifique du CERAAS.

Le gouvernement sénégalais, à travers le PPAAO, a non seulement construit un nouvel amphithéâtre polyvalent pour le CERAAS, mais il a également contribué à la rénovation des infrastructures dans les campus de recherche associés au centre régional d’excellence.  Les travaux entrepris comprennent :

(Le laboratoire du CERAAS ainsi que celui de mycotoxines de l’ITA) ont été certifiés ISO grâce aux nombreux investissements du PPAAO)

Ce faisant, l’objectif principal du PPAAO était non seulement de créer un environnement favorable dans lequel l’excellence en matière de recherche peut prospérer, mais également de doper le moral des chercheurs et des scientifiques. Après des décennies de sous-financement de la recherche et développement (R & D) en Afrique de l’Ouest, le PPAAO a estimé qu’il était vital de placer la R & D sur une nouvelle trajectoire gagnante.

Gagner en visibilité

L’amphithéâtre polyvalent situé sur le campus de l’École nationale sénégalaise de l’agriculture (ENSA) a une capacité de 200 places. Au cours des derniers mois, il a accueilli des conférences internationales et nationales sur divers aspects relatifs  aux céréales sèches.

Les responsables du CERAAS affirment que la nouvelle infrastructure a permis de mieux positionner le Centre parmi les acteurs de l’écosystème des organisations de recherche régionales et internationales les plus en vus et d’améliorer considérablement leur visibilité.

« Il y a moins d’un an, nous ne pouvions pas organiser une réunion de 80 personnes, » soutient le Dr Fonseca.

« Mais, grâce aux nouveaux bâtiments, nous avons accueilli plus de 150 scientifiques, lors de la récente conférence internationale Future Innovation Lab sur la recherche en collaboration dans le sorgho et le mil (SMIL). »

Affirmer son rôle de leader

« Nous nous engageons avec la communauté des chercheurs pour identifier des solutions pour l’avenir. C’est le rôle que nous sommes appelés à jouer, » poursuit le Dr. Fonseca.

Pour ceux qui connaissaient l’état dégradant de la recherche et développement (R&D) avant l’avènement du PPAAO, vous pouvez admettre qu’il a eu un impact considérable sur une période relativement courte.

Le PPAAO a financé à la fois les opérations de recherche et l’infrastructure dans ses neuf centres spécialisés en Afrique de l’Ouest. Sur la base d’une évaluation de neuf critères, ces centres devaient passer en centres d’excellence régionaux. Depuis leur création, deux d’entre eux ont atteint ce statut tant convoité : le Centre régional des céréales sèches au Sénégal et le Centre des racines et tubercules au Ghana.

Le passage du CERAAS en centre régional d’excellence de la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) permet de mobiliser des ressources considérables pour mener des recherches sur les cultures prioritaires et de renforcer la collaboration et la diffusion des résultats de la recherche.

Une montée en puissance des enjeux

Le CERAAS est situé à Thiès, à environ 70 kilomètres à l’est de  Dakar, la capitale sénégalaise. Son mandat initial était de fournir des solutions techniques pour atténuer les effets de la sécheresse sur la production agricole. Avec d’autres centres, il pilote aujourd’hui la recherche sur les céréales sèches au profit du Sénégal et de la région Afrique de l’Ouest toute entière.

La baisse de la production de mil dans un contexte de changement climatique signifie que ses chercheurs ont pour mission essentielle de trouver des solutions permettant à la population largement tributaire de ces céréales de devenir résiliente et de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Quelques excellents résultats générés par le CERAAS

Depuis sa création, le centre régional d’excellence sur les céréales sèches a mis au point plus de 20 technologies, cinq nouvelles variétés de haricots et deux variétés de sorgho. Dans le cadre de ses recherches sur les variétés intelligentes face au climat, le centre a développé dix variétés de semences d’arachides intelligentes face au climat, ainsi que d’autres variétés de niébé. Ces technologies contribuent toutes à l’adaptation des agriculteurs aux effets du changement climatique. Huit chercheurs permanents travaillent pour le CERAAS, tandis que 70 autres soutiennent la mise en œuvre du plan de recherche.

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