Booster les filières du coton, de l’élevage et du maïs en Afrique de l’Ouest

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Les acteurs des cinq filières prioritaires (coton, maïs, bétail/viande, volaille et aquaculture) se réuniront à Ouagadougou, au Burkina Faso, du 22 au 26 janvier 2018 pour discuter des moyens durables d’améliorer la performance des projets dans ces secteurs.

Les ressources génétiques animales, le coton et le maïs représentent une source importante pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et pour la subsistance des familles et des communautés d’Afrique de l’Ouest.

Les gouvernements, les communautés économiques régionales, les centres de recherche et les organisations de la société civile le reconnaissent et collaborent pour transformer ces secteurs en activités génératrices de revenus durables  pour les petits producteurs et éleveurs  des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Lors de la réunion de Ouagadougou, les acteurs de la recherche et du développement agricoles du CORAF et d’autres organisations de recherche nationale, régionale et internationale examineront des projets visant à améliorer la compétitivité du secteur cotonnier, à améliorer l’accès au financement des acteurs de la filière maïs et à accroître la productivité des secteurs de l’élevage, de l’aquaculture et de la volaille.

Vers le progrès

Le 17 septembre 2014, l’UEMOA et le CORAF ont renouvelé leur accord de collaboration. La nouvelle convention a mandaté le CORAF pour conduire la recherche et le développement agricoles dans trois domaines prioritaires pour les pays de l’Union.

Trois ans après la mise en œuvre de la composante de promotion de l’élevage, de l’aquaculture et de la volaille, la caractérisation entreprise de cinq races bovines et ovines présente un fort potentiel d’utilisation, de gestion et de conservation future.

Cela comprend les races bovines Ndama et Djelli au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Niger ainsi que les moutons Peul Peul et Oudah respectivement au Sénégal et au Niger.

La croissance des ressources zoogénétiques en Afrique de l’Ouest repose sur un modèle d’engagement connu sous le nom de Plateformes d’innovation où les acteurs de la chaîne de valeur se rencontrent pour apprendre, partager leurs connaissances et échanger des idées pour commercer et exploiter les opportunités commerciales du secteur.

Des centaines de personnes sont actuellement impliquées dans les cinq plates-formes d’innovation dans les pays participants.

Tirer un meilleur profit du coton

Avec des panneaux de particules fabriqués à partir de tiges de cotonnier à un prix beaucoup plus bas que les planches en bois, l’UEMOA a mandaté le CORAF pour aider les communautés productrices de coton de l’Union à transformer les sous-produits du coton en panneaux de particules améliorant ainsi leurs revenus.

Les études de faisabilité sont terminées et avec des unités pilotes attendues prochainement, les tiges de cotonnier dans les pays producteurs d’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement au Bénin, au Mali et au Togo commenceront à être transformées en panneaux de particules. Ces trois pays produisent à eux seuls plus 1 500 000 tonnes de Tiges de Cotonnier par an.

Déjà, les tiges de coton sont transformées en aliments pour le bétail, en éléments de fertilité du sol, en bois de chauffage, en matériaux de construction, etc. Mais une très grande partie est en ce moment brulée dans ces pays juste après les récoltes.

Le projet a été impliqué dans la formation des producteurs de coton, y compris, les femmes au ramassage et à la conservation des tiges de coton.

Les agriculteurs utilisent-ils de nouvelles variétés de maïs ?

Pour apprendre et mieux servir les communautés de culture de maïs en Afrique de l’Ouest, le CORAF a entrepris une évaluation pour mesurer l’impact de l’adoption de variétés améliorées de maïs au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Mali.

Les résultats préliminaires de l’étude indiquent un taux d’adoption moyen de 88 pour cent. L’âge, le fait que le maïs soit la culture principale, l’appartenance à un groupe, le nombre d’actifs agricoles dans chaque ménage et la participation à la formation dans la production de maïs sont quelques-unes des variables qui déterminent l’adoption.

L’étude montre en outre que l’adoption de nouvelles variétés pourrait potentiellement augmenter les bénéfices d’environ 35 pour cent.

La pauvreté est réduite de près de 9 pour cent pour ceux qui adoptent de nouvelles variétés, indiquent les résultats préliminaires de l’étude d’impact.

Les résultats, conclusions et recommandations de l’étude seront finalisés et validés à la réunion de Ouagadougou.

Le CORAF a récemment approuvé le financement d’un projet d’amélioration de l’accès au financement des acteurs de la filière du maïs au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire pour un montant total de 130 000 000 FCFA.

Ce projet continuera à travailler sur le renforcement des filières maïs dans ces trois pays.

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