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Echos de la Recherche Réseau coton. Intensifier la culture cotonnière
Cameroun. Le réseau sur le safoutier est créé
Recherche et agroindustrie. Une nouvelle technologie pour les productrices d'attiéké
Agriculture durable. Comment intéresser le paysan ECHOS DE LA RECHERCHE
Réseau arachide Un partenariat fructueux La culture de l'arachide est largement pratiquée en Afrique subsaharienne : elle produit à la fois des graines pour l'huilerie et la consommation de bouche, des fanes pour l'alimentation animale, et des coques pour le compostage. Le réseau arachide accorde une priorité aux recherches sur l'aflatoxine, sur la lutte contre les maladies, sur la mise au point de techniques culturales et sur l'amélioration génétique de l'adaptation des plantes à la sécheresse. Soutenu principalement par l'Union européenne, il associe l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), l'Institut de l'environnement et des recherches agricoles (INERA) et l'Institut de développement rural (IDR) du Burkina Faso, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l'International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT), l'Instituto Nacional de Investigaçâo Agronómico (INIA) du Portugal, l'Institut des plantes tropicales de Chania, en Grèce, le CIDA d'Espagne. Sont également impliqués le Centre d'étude régional pour l'amélioration de l'adaptation à la sécheresse (CERAAS), le Muséum d'histoire naturelle de France, des universités d'Europe et d'Amérique latine. Opérer des choix Les recherches sur l'aflatoxine au Sénégal ont abouti à l'identification des divers types de contamination survenant avant et après la récolte de l'arachide et à la confirmation de la bonne tolérance de la variété 55-437 à Aspergillus flavus, le champignon pathogène qui secrète la substance toxique, l'aflatoxine. Les recherches sur la lutte contre les maladies foliaires de l'arachide qui causent des baisses de rendement de 50 à 60 %, ont permis de mettre au point une méthode originale d'inoculation artificielle des plantes par les spores des parasites foliaires (Puccinia, Cercospora). Elles ont également permis de confirmer la nature polygénique de la résistance des plantes à ces parasites, d'isoler les substances antifongiques (phytoalexines) secrétées par les feuilles des plantes en réaction à l'attaque par la cercosporiose et par la rouille, de créer des méthodes de lutte chimique et agronomique applicables en milieu réel. Les recherches sur la mise au point de techniques de culture irriguée de l'arachide ont permis d'élaborer un référentiel technique permettant aux producteurs d'opérer des choix sur les dates de semis, les types de sols, de variétés, les modes d'irrigation, et de connaître l'influence de ces facteurs sur les maladies foliaires. Désormais, un paquet technologique permettant d'obtenir de hauts rendements est disponible. Des techniques de production de semences de qualité sont utilisées dans la région du fleuve Sénégal. Des recherches complémentaires sur la mécanisation du semis et sur la technologie après récolte doivent cependant être menées. Sources de financement nationales Les recherches sur l'amélioration génétique de l'adaptation de l'arachide à la sécheresse ont permis d'élucider les mécanismes physiologiques développés par les plantes face à divers types de stress hydriques. Ces mécanismes sont maintenant connus : capacité de photosynthèse, résistance des membranes photosynthétiques à la dessiccation, modification de la morphologie et de la croissance racinaires, ajustement osmotique. Ainsi, une nouvelle variété d'arachide de quatre-vingts jours, la GC 8-35, a été créée pour les zones aux conditions d'alimentation hydrique limitées. La productivité de cette variété est supérieure de 30 % à celle de la variété témoin de quatre-vingt-dix jours, la 55-437. Des lignées précoces, tout aussi productives (55-114 et 55-116 au Sénégal, ICGS, AHK 85 et AHK 85-19 au Burkina Faso, par exemple), ont été également identifiées. De même, une méthode originale d'irrigation a été élaborée. La variété GC 8-35 est actuellement l'objet de multiplication au Sénégal ; d'autres variétés sont soumises à une évaluation et à des tests multilocaux. En outre, ce projet a collaboré au développement par le CERAAS d'un modèle de simulation du bilan hydrique, de la résistance et du développement de l'arachide. Le réseau arachide a contribué au montage et participe aux activités du nouveau projet de conservation, d'évaluation, de diffusion de matériel d'arachide et de production de semences de base en Afrique de l'Ouest dit " Groundnut Germplasm Project ". L'objectif de ce projet : constituer une collection centrale de variétés et matériel végétal d'arachide et la rendre accessible aux programmes nationaux, afin de les aider à développer la productivité et la durabilité des systèmes de production de l'arachide dans la région (voir troisième numéro de Coraf Action). L'expérience du réseau profite aussi à des instituts nationaux de recherche qui reçoivent de lui du matériel végétal issu de la base-centre arachide de la CORAF, la station de Bambey de l'ISRA. Avec l'Institut d'économie rurale (IER) du Mali, l'ISRA, le CIRAD, la SEAMEO d'Indonésie, l'University College London et l'Université de Hohenheim en Allemagne, le réseau est en train d'élaborer un projet pour poursuivre les recherches sur l'aflatoxine. L'harmonisation des méthodes d'analyse de l'aflatoxine et de caractérisation de la tolérance de l'arachide à Aspergillus flavus est envisagée avec l'ICRISAT, qui est chargé de l'exécution du projet germplasm arachide. Pour cela, le réseau compte s'ouvrir aux sources de financement nationales. Enfin, le réseau se préoccupe du développement de l'information scientifique et technique, notamment de sa lettre d'information, pour répondre à la forte demande exprimée par les chercheurs et les divers partenaires. Contact : Amadou Bâ ISRA, BP 53, Bambey, Sénégal Fax : (221) 973 50 52 Réseau arachide Un partenariat fructueux La culture de l'arachide est largement pratiquée en Afrique subsaharienne : elle produit à la fois des graines pour l'huilerie et la consommation de bouche, des fanes pour l'alimentation animale, et des coques pour le compostage. Le réseau arachide accorde une priorité aux recherches sur l'aflatoxine, sur la lutte contre les maladies, sur la mise au point de techniques culturales et sur l'amélioration génétique de l'adaptation des plantes à la sécheresse. Soutenu principalement par l'Union européenne, il associe l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), l'Institut de l'environnement et des recherches agricoles (INERA) et l'Institut de développement rural (IDR) du Burkina Faso, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l'International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT), l'Instituto Nacional de Investigaçâo Agronómico (INIA) du Portugal, l'Institut des plantes tropicales de Chania, en Grèce, le CIDA d'Espagne. Sont également impliqués le Centre d'étude régional pour l'amélioration de l'adaptation à la sécheresse (CERAAS), le Muséum d'histoire naturelle de France, des universités d'Europe et d'Amérique latine. Opérer des choix Les recherches sur l'aflatoxine au Sénégal ont abouti à l'identification des divers types de contamination survenant avant et après la récolte de l'arachide et à la confirmation de la bonne tolérance de la variété 55-437 à Aspergillus flavus, le champignon pathogène qui secrète la substance toxique, l'aflatoxine. Les recherches sur la lutte contre les maladies foliaires de l'arachide qui causent des baisses de rendement de 50 à 60 %, ont permis de mettre au point une méthode originale d'inoculation artificielle des plantes par les spores des parasites foliaires (Puccinia, Cercospora). Elles ont également permis de confirmer la nature polygénique de la résistance des plantes à ces parasites, d'isoler les substances antifongiques (phytoalexines) secrétées par les feuilles des plantes en réaction à l'attaque par la cercosporiose et par la rouille, de créer des méthodes de lutte chimique et agronomique applicables en milieu réel. Les recherches sur la mise au point de techniques de culture irriguée de l'arachide ont permis d'élaborer un référentiel technique permettant aux producteurs d'opérer des choix sur les dates de semis, les types de sols, de variétés, les modes d'irrigation, et de connaître l'influence de ces facteurs sur les maladies foliaires. Désormais, un paquet technologique permettant d'obtenir de hauts rendements est disponible. Des techniques de production de semences de qualité sont utilisées dans la région du fleuve Sénégal. Des recherches complémentaires sur la mécanisation du semis et sur la technologie après récolte doivent cependant être menées. Sources de financement nationales Les recherches sur l'amélioration génétique de l'adaptation de l'arachide à la sécheresse ont permis d'élucider les mécanismes physiologiques développés par les plantes face à divers types de stress hydriques. Ces mécanismes sont maintenant connus : capacité de photosynthèse, résistance des membranes photosynthétiques à la dessiccation, modification de la morphologie et de la croissance racinaires, ajustement osmotique. Ainsi, une nouvelle variété d'arachide de quatre-vingts jours, la GC 8-35, a été créée pour les zones aux conditions d'alimentation hydrique limitées. La productivité de cette variété est supérieure de 30 % à celle de la variété témoin de quatre-vingt-dix jours, la 55-437. Des lignées précoces, tout aussi productives (55-114 et 55-116 au Sénégal, ICGS, AHK 85 et AHK 85-19 au Burkina Faso, par exemple), ont été également identifiées. De même, une méthode originale d'irrigation a été élaborée. La variété GC 8-35 est actuellement l'objet de multiplication au Sénégal ; d'autres variétés sont soumises à une évaluation et à des tests multilocaux. En outre, ce projet a collaboré au développement par le CERAAS d'un modèle de simulation du bilan hydrique, de la résistance et du développement de l'arachide. Le réseau arachide a contribué au montage et participe aux activités du nouveau projet de conservation, d'évaluation, de diffusion de matériel d'arachide et de production de semences de base en Afrique de l'Ouest dit " Groundnut Germplasm Project ". L'objectif de ce projet : constituer une collection centrale de variétés et matériel végétal d'arachide et la rendre accessible aux programmes nationaux, afin de les aider à développer la productivité et la durabilité des systèmes de production de l'arachide dans la région (voir troisième numéro de Coraf Action). L'expérience du réseau profite aussi à des instituts nationaux de recherche qui reçoivent de lui du matériel végétal issu de la base-centre arachide de la CORAF, la station de Bambey de l'ISRA. Avec l'Institut d'économie rurale (IER) du Mali, l'ISRA, le CIRAD, la SEAMEO d'Indonésie, l'University College London et l'Université de Hohenheim en Allemagne, le réseau est en train d'élaborer un projet pour poursuivre les recherches sur l'aflatoxine. L'harmonisation des méthodes d'analyse de l'aflatoxine et de caractérisation de la tolérance de l'arachide à Aspergillus flavus est envisagée avec l'ICRISAT, qui est chargé de l'exécution du projet germplasm arachide. Pour cela, le réseau compte s'ouvrir aux sources de financement nationales. Enfin, le réseau se préoccupe du développement de l'information scientifique et technique, notamment de sa lettre d'information, pour répondre à la forte demande exprimée par les chercheurs et les divers partenaires. Contact : Amadou Bâ ISRA, BP 53, Bambey, Sénégal Fax : (221) 973 50 52 ![]() Les cultures maraîchères se sont fait une place de choix dans les économies nationales. Ghana Les recherches sur l'alimentation En vue de contribuer au développement des industries alimentaires, à l'accroissement de la productivité agricole, à la planification de la politique alimentaire au Ghana, le Food Research Institute (FRI), créé en 1963, s'est donné pour mission la mise en œuvre d'un programme de recherche appliquée sur le stockage, la transformation, la conservation, la commercialisation et l'utilisation des produits alimentaires. Le FRI relève du Council for Scientific and Industrial Research (CSIR). Ce programme a permis de renforcer le secteur agroalimentaire, de développer des techniques améliorées de transformation et de conservation des céréales, des tubercules, des poissons, de la viande, des oléagineux, des huiles, des technologies de stockage des produits de base et d'autres denrées périssables. Ainsi, des produits alimentaires sont aujourd'hui commercialisables : poudres de " foufou " et de " kokonté " améliorés, farines de manioc fermenté, de niébé, de maïs fermenté, pâte d'arachide, " gari " amélioré, porcelets sevrés, etc. Malt et bière Des services d'appui assistent les industries agroalimentaires pour l'analyse des échantillons, l'amélioration de la qualité des produits, la sélection des équipements, la formation et l'information technique. Le FRI réalise actuellement d'importants projets sur les capacités de la recherche dans la transformation des aliments traditionnels fermentés, sur la formation et la recherche appliquée pour la transformation artisanale du poisson, sur l'utilisation de la production locale de sorgho dans la fabrication du malt et de la bière. En cela, le FRI est soutenu notamment par le Fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Danish International Development Agency (DANIDA), la Belgique et les Pays-Bas. Contact : Abigail Andah FRI, P.O. Box M.20, Accra, Ghana Fax : (233-21) 772023
Disposer de plantes adaptées à la secheresse, pour contribuer à l'améloriation de la production agricole. Adaptation des plantes : les fruits de la collaboration Le raccourcissement de la saison des pluies, la mauvaise répartition des pluies, et la mauvaise utilisation de l'eau, sont essentiellement à l'origine de la crise de l'agriculture dans les zones sèches de l'Afrique. Les caractéristiques marquantes sont la chute de la production, l'aridité des sols, la réduction des surfaces cultivables, l'inadaptation des cultures, des techniques et des systèmes de production. Pour contribuer à l'amélioration de la production agricole, le Centre d'étude régional pour l'amélioration de l'adaptation à la sécheresse (CERAAS) mène des activités de recherche et de formation sur le comportement agrophysiologique des espèces cultivées, sur la création variétale et sur la diversification de la production en zones sèches. Le CERAAS collabore avec l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), l'Ecole nationale supérieure d'agronomie (ENSA), l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), la direction de l'agriculture, le Comité national interprofessionnel de l'arachide au Sénégal, le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse (CILSS), l'Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération (ORSTOM), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l'Université Paris VII et Paris XII, l'Université libre de Bruxelles, l'Université de Rio de Janeiro au Brésil, la station agronomique de Cordoba en Argentine et la station agronomique de Oeiras au Portugal. Nouvelles espèces Les recherches ont porté sur dix-huit espèces végétales afin d'optimiser les programmes nationaux de sélection : amélioration de la résistance du sorgho à la sécheresse au Mali, vulgarisation de variétés améliorées d'arachide (GC 8-35 et Fleur 11) au Botswana, au Brésil, au Mali et au Sénégal. Les résultats appliqués à la modélisation ont essentiellement porté sur l'arachide. Un modèle de simulation du bilan hydrique, de la croissance et du développement de l'arachide " Arachide Bilan Hydrique " a été développé. Au Sénégal, ce modèle a été couplé à un système d'information géographique, et utilisé notamment dans la prévision agricole pour l'aide à la décision. En Argentine, il a été adapté à la culture du soja et à l'irrigation. Les recherches sur la diversification de la production en zones sèches ont permis l'introduction et l'exploitation de nouvelles espèces végétales (igname-haricot, etc.). L'igname-haricot (Pachyrizus sp.) est une légumineuse qui possède de multiples avantages : valeur nutritive des tubercules et des jeunes gousses, abondance du fourrage et effet insecticide des graines mûres (teneur élevée en roténone). Le CERAAS a contribué à la diffusion de cette espèce dans plusieurs pays africains. Vocation diplômante Le CERAAS poursuit les recherches sur les mécanismes agrophysiologiques des espèces cultivées en zones sèches, qui prendront en considération les contraintes hydriques et minérales. Les recherches sur la diversification des cultures s'intéressent actuellement au sésame. ` Par ailleurs, les institutions associées au sein de la Conférence des responsables de recherche agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre (CORAF) ont mis en évidence le besoin de valorisation des activités scientifiques du CERAAS sur le thème résistance à la sécheresse. Pour cela, la CORAF, l'ISRA, l'ENSA et l'UCAD, ont préparé deux formations à vocation diplômante : un certificat d'études spécialisées et un diplôme d'études approfondies avec une option résistance des végétaux à la sécheresse. La première formation est réservée aux ingénieurs agronomes. Le CERAAS est considéré comme le pivot de la collaboration sur ces deux formations. Contact : Harold Roy-Macauley CERAAS, BP 3320, Thiès, Sénégal Fax : (221) 951 49 95 Cours sur la conception de pages Web Dans les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), la faiblesse des moyens de formation et le manque d'information sur les réseaux électroniques, les ressources et les contacts disponibles, sont autant de facteurs bloquant l'accès à l'information. Par ailleurs, la plupart des programmes de formation s'adressent à des techniciens, qui ne sont pourtant pas responsables de localiser les organisations et les ressources, d'obtenir et d'échanger des informations. Les organisations sous-régionales de recherche agricole d'Afrique subsaharienne organisent du 20 au 31 juillet à Dakar un cours de formation sur la conception de pages d'accueil Web (World Wide Web). Avec l'appui du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), la Conférence des responsables de recherche agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre (CORAF), l'Association for Strengthening Agricultural Research in Eastern and Central Africa (ASARECA), le Southern African Centre for Cooperation in Agricultural Research and Training (SACCAR) ainsi que le Caribean Agricultural Research and Development Institute (CARDI), visent le renforcement des capacités des organisations des pays de la région à gérer et diffuser les informations et données agricoles. Visibilité à travers Internet Le premier module de formation portera sur les échanges d'expériences sur le World Wide Web notamment les principes de navigation avec Netscape et Internet explorer. Le deuxième module concernera la création de pages d'accueil Web : langage HTML, structure d'un document, mise en pages, gestion des images, outils d'aide à la conception, etc. Un troisième module donnera l'occasion à chaque participant de travailler sur un projet de son institution. A travers l'acquisition de ces compétences, les participants amélioreront leur accès aux informations des partenaires ainsi que la visibilité de leur propre organisation à travers Internet. Ce cours s'adresse aux professionnels exerçant depuis plus de trois ans dans les institutions de recherche agricole et les facultés agronomiques des pays francophones de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Contact : Marie-Josée Jehl CTA, ICDD, BP 380 6700, AJ, Wageningen, Pays-Bas Fax : (31) (0) 317 460 067 E-mail : jehl@cta.nl Elevage Le CIRDES dispose de résultats probants Le Centre international de recherche-développement sur l'élevage en zone subhumide (CIRDES) a été créé en 1994 par les Etats du Conseil de l'entente (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Niger et Togo). Le Mali et le Ghana ont pris part à la création du CIRDES, qui s'est substitué au Centre de recherche sur la trypanosomose animale (CRTA) fondé en 1972. Les recherches, qui sont menées au CIRDES, portent sur l'épidémiologie des maladies, sur l'amélioration des pratiques d'élevage, sur l'amélioration et la préservation de l'environnement, sur les moyens de lutte contre les maladies. La formation et la communication occupent aussi une place importante. Une banque de semences Ces recherches, conduites par des unités opérationnelles, ont abouti à des résultats tangibles. L'unité d'épidémiologie et d'application de biotechnologies a développé plusieurs techniques de diagnostic de la trypanosomose animale ainsi que des méthodes biochimiques de caractérisation des races bovines de l'Afrique de l'Ouest. L'unité de lutte contre les maladies parasitaires et les vecteurs a développé de nouvelles techniques de lutte non polluantes contre les glossines : utilisation de leurres (pièges) associés à des odeurs (acétone-octénol) qui renforcent leur efficacité, utilisation du bétail comme cible insecticide en procédant à des traitements épicutanés, lâcher de glossaires mâles stériles. Ces recherches ont permis de faire reculer la trypanosomose dans plusieurs sites d'expérimentation. L'unité de zootechnie et de systèmes d'élevage a mis en place une banque de semences de plusieurs races bovines Baoulé, " Ndaama ", zébus Peul, Azawak et Goudali. Le CIRDES travaille en partenariat avec plusieurs institutions nationales, régionales et internationales, et cette collaboration se renforce jour après jour. Contact : Saydil Moctar Touré CIRDES, 01 BP 454 Bobo-Dioulasso 01, Burkina Faso Fax : (226) 97 23 20 E-mail : toure@ouaga.orstom.bf Site Internet : http://www.aupelf-uref.refer.org.syfed VIE DE LA CORAF
Cameroun. Le réseau sur le safoutier est créé Partout en Afrique centrale et dans le Golfe de Guinée, le safoutier, un arbre fruitier et oléifère, est cultivé pour son intérêt alimentaire et économique. D'où l'importance qu'il faut accorder à la création en décembre 1997, au Cameroun, du réseau africain de recherche sur le safoutier, à l'issue d'un séminaire sur la valorisation de cet arbre et d'autres oléagineux non conventionnels. L'objectif visé est de favoriser la diffusion des résultats et acquis de la recherche, de faciliter les échanges de matériel végétal, de créer les conditions de l'émergence de producteurs utilisant les technologies modernes, de mettre en œuvre des actions de formation et d'organiser des rencontres scientifiques. Contact : Joseph Kengué IRAD, BP 2067, Yaoundé, Cameroun Fax : (237) 23 74 36 Congo. Entrepreneuriat et transformation du manioc Une thèse de doctorat de troisième cycle intitulé " Entrepreneuriat, organisation et fonctionnement en réseaux : la transformation du manioc au Congo. Une approche organisationnelle de l'entrepreneuriat " a été soutenue à l'Université de Montpellier 1. L'étude part de ce constat : en Afrique, en même temps que l'entreprise et le marché, la dimension collective des relations entre les gens est à prendre en compte dans l'analyse économique, parce qu'elle constitue aussi un véritable lieu de coordination des activités économiques. Les réseaux de relations fondées sur le clan, la lignée, l'ethnie, le village, le voisinage, contribuent en effet à l'émergence, à l'organisation et au fonctionnement des petites entreprises dans le secteur de la transformation du manioc au Congo. Ces liens favorisent la confiance mutuelle, la stabilité, et par conséquent l'échange d'informations, la réduction de l'incertitude, l'efficacité et le partage des ressources. Droit coutumier L'analyse du mode d'organisation et de coordination des activités économiques des petites entreprises de transformation du manioc a révélé également la rationalité du comportement des agents économiques. Avec les réseaux sociaux, l'entrepreneuriat réduit ses coûts de transaction sur les marchés du travail, du crédit, des biens et services. Ces réseaux sont également déterminants dans le processus d'adoption des innovations (produits, techniques, organisations). Cependant, l'efficacité des réseaux sociaux dépend du système d'obligations et de sanctions établi par le droit coutumier. Contact : Jean-Jacques Magloire Bazabana CIRAD-SAR, BP 5035, 34032 Montpellier Cedex 1, France Fax : (33) 4 67 61 57 53 ![]() La CORAF compte opérer les changements qui permettent de protéger ses acquis et de se projeter dans le troisième millénaire. Nigeria. La recherche en réseaux : Accélérer le développement agricole Le travail en réseau est adopté pour mener des recherches sur les productions et sur les problèmes agricoles à l'échelle nationale, régionale et internationale. Au Nigeria, cette approche est introduite pour la première fois en 1982 par le ministère fédéral de la science et de la technologie. Sept projets nationaux de recherche (NCRP) sur le maïs, le riz, le sorgho, le niébé, le soja, la canne à sucre et les produits de l'élevage, sont alors mis en place. Ces premiers projets, dont les moyens financiers étaient très modestes, se sont limités à des essais variétaux multilocaux grâce auxquels plusieurs variétés améliorées ont été identifiées et diffusées. En 1996, le Nigeria fait un véritable bond en avant : vingt-quatre (aujourd'hui vingt-neuf) programmes nationaux de recherche sont créés. Tous les acteurs Un plan stratégique national de recherche agricole à long terme (NARSP) est élaboré pour la période 1996-2010 dans le cadre du projet national de recherche agricole (NARP) appuyé par la Banque mondiale. Le NARSP est constitué de trois plans de recherche à moyen terme (MTRP) de cinq ans. Le premier plan quinquennal (1996-2000) couvre la politique et la socioéconomie, les cultures arables, la foresterie et l'agroforesterie, l'élevage et la pêche, la préservation des ressources naturelles, ainsi que le système de liaison recherche-vulgarisation. Son élaboration a nécessité la conjugaison des efforts des chercheurs, des producteurs et d'autres acteurs. Ces plans de recherche à moyen terme sont mis en œuvre à travers les projets nationaux de recherche, qui impliquent dix-huit instituts de recherche, trois universités et vingt-trois facultés d'agriculture, trente-sept programmes de développement agricole, cent centres internationaux de recherche, des services du ministère fédéral de l'agriculture et des ressources naturelles, ainsi que des organisations non gouvernementales. Résolus plus rapidement Le système des réseaux a apporté des changements positifs dans la recherche et le développement agricoles : la duplication des efforts de recherche est éliminée ; les ressources humaines et matérielles sont pleinement utilisées ; l'unité des chercheurs, des producteurs et des vulgarisateurs est renforcée ; une attention particulière est accordée à la recherche agricole ; les problèmes liés à l'agriculture sont très vite résolus. Vingt-six études sont actuellement en cours pour évaluer l'impact de tous les efforts investis dans la recherche agricole. Contact: Adamu Aliyu FMANR, P.M.B. 135, Garki-Abuja, Nigeria Fax: 09-52344142 Les vingt-neuf programmes nationaux Les vingt-neuf programmes nationaux de recherche couvrent le sorgho, le maïs, le riz, le mil, le blé, le niébé, l'arachide, le soja, le manioc, l'igname, les légumes, les fruits, la forêt, la conservation de la faune et de la sériciculture, le coton, le cacaoyer, l'hévéa, le palmier à huile, la canne à sucre, la gestion des sols et de l'eau, les ruminants, la volaille, les porcs, les aliments du bétail, les maladies animales, la pêche maritime, la pêche d'eau douce, la socioéconomie et la politique, les systèmes de vulgarisation. Appel de candidatures du Forum mondial pour la recherche agricole internationale Le Forum mondial pour la recherche agricole internationale (GFAR), qui a été mis en place en octobre 1996, est animé par deux Comités directeurs disposant chacun d'un secrétariat. Le secrétariat du Comité directeur du GFAR est basé à la Banque mondiale à Washington, tandis que celui du Comité directeur des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) est basé au Fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à Rome. Le Comité directeur des SNRA lance un appel de candidatures au poste de secrétaire exécutif. Ce dernier sera chargé du fonctionnement du secrétariat, d'entretenir un contact étroit avec les associations et les organisations sous-régionales et régionales des SNRA à l'échelle mondiale, de rendre compte au président du secrétariat exécutif et à la FAO de toutes les questions importantes, d'assurer le secrétariat des rencontres. Le postulant doit remplir les conditions suivantes : être un gestionnaire senior de recherche agricole d'un pays en développement disposant de capacités éprouvées à diriger, être titulaire d'un Ph.D. ou d'un diplôme équivalent en sciences agronomiques, avoir au moins dix années d'expérience professionnelle au plus haut niveau (institut de recherche avancée, Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale, gestion de financements publics ou privés), connaître parfaitement soit l'anglais, le français, l'espagnol, ou avoir la volonté d'apprendre l'une de ces langues. Le contrat prévu est d'une durée d'au moins deux ans. Le dossier de candidature doit comporter un curriculum vitae, les noms et adresses de trois référés, et doit parvenir à l'adresse ci-dessous au plus tard le 15 juillet 1998. Secrétariat du Comité directeur des SNRA ISNAR, P.O. Box 93375, 2509 AJ The Hague, Pays-Bas Fax : 31 70 3819677 E-mail : isnar@gnet.com Côte d'Ivoire. Une société privée prend en main la recherche En Côte d'Ivoire, les instituts nationaux de recherche agricole sont en pleine mutation. Depuis une décennie, différentes expériences sont tentées, visant à les ouvrir à l'ensemble des acteurs de la recherche agricole (universités, agroindustries, organisations paysannes, organisations non gouvernementales, société civile), à les rendre plus performantes et mieux armées pour répondre aux besoins du développement. Diverses formules ont été adoptées grâce surtout à l'ancienne réforme des institutions publiques : création d'établissements publics à caractère administratif ou scientifique dotés d'une autonomie de gestion variable. La Côte d'Ivoire vient le 25 mars 1998 de franchir le pas vers la première expérience véritable de société privée chargée de la recherche agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre : le Centre national de recherche agronomique (CNRA). Fusion de trois institutions de recherche La création du CNRA, dans le capital duquel l'Etat ivoirien est un actionnaire minoritaire, constitue une des dernières étapes de la restructuration de la recherche agronomique, conduite depuis deux ans par un secrétariat technique national composé de personnalités du monde de la recherche et du développement. L'objectif visé est de promouvoir une responsabilisation accrue des opérateurs économiques, des producteurs, des organisations professionnelles, et de permettre à l'Etat de se consacrer plus aisément au renforcement de politiques favorables aux groupes défavorisés. La nouvelle politique d'appui au secteur rural, qui inspire cette restructuration, a reçu le soutien de la Banque mondiale (BM) et du Special Program for African Agricultural Research (SPAAR). Le CNRA est issu de la fusion de l'Institut des forêts (IDEFOR), de l'Institut des savanes (IDESSA) et du Centre ivoirien de recherche technologique (CIRT). Il voit le jour dans un contexte nouveau et prometteur pour l'actionnariat majoritaire des bénéficiaires dans la recherche agricole. Structures décentralisées A travers le CNRA, le système national de recherche agricole doit être ouvert à des collaborations. A l'échelle nationale, il est prévu des accords de coopération régionale pour la mise en œuvre de programmes entre le CNRA, les universités et d'autres institutions nationales de recherche, qui disposent d'avantages comparatifs. A l'échelle sous-régionale et internationale, le CNRA s'impliquera dans les programmes et projets régionaux de la CORAF, et dans les programmes éco-régionaux. De même, à travers le CNRA les bénéficiaires auront plus de pouvoir pour s'approprier et contrôler les programmes de recherche, afin qu'ils répondent aux besoins économiques. Une évaluation scientifique externe des programmes a déjà été réalisée. Une évaluation des personnels scientifiques et non scientifiques est en cours, afin d'élaborer une politique des ressources humaines qui tiendra compte du statut du CNRA. Doté de structures décentralisées (pôles régionaux de recherche, comités techniques de planification), le CNRA peut contribuer à l'accroissement de la production et de la productivité agricoles, à la préservation de l'environnement ainsi qu'à l'amélioration des revenus des producteurs. Contact : Sié Koffi CNRA, 01 BP 1740 Abidjan 01, Côte d'Ivoire Fax : (225) 45 33 05 Régionalisation et mondialisation de la recherche agricole La onzième réunion plénière de la CORAF a consacré l'une de ses sessions à la régionalisation et à la mondialisation de la recherche agricole pour le développement. Cette session a été animée par des représentants d'un système national de recherche agricole (SNRA), d'un institut de recherche avancée et d'un centre international de recherche agronomique. Selon le représentant du Council for Scientific and Industrial Research (CSIR) du Ghana, tout progrès vers la régionalisation et la mondialisation exige que les technologies appropriées soient développées et transférées ; que la qualité des produits soit normalisée ; que les barrières douanières draconiennes appliquées aux produits alimentaires soient levées ; que les efforts de recherche collectifs soient multipliés au niveau national ; que les effets sur le développement soient évalués. Il importe également de préserver la base des ressources naturelles, de renforcer les programmes nationaux et régionaux de recherche, de lever les barrières linguistiques, d'assurer la gestion transparente et le partage équitable des ressources financières, de mettre en place un fonds régional géré par la CORAF, et enfin de bâtir un leadership fort et enthousiaste. Partager le fardeau de la recherche Le représentant du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) a insisté sur la nécessité de mieux organiser la recherche dans chaque pays et dans la sous-région, qui compte cent quatre-vingts réseaux, le partenariat scientifique et le partenariat institutionnel, la régionalisation par rapport à la construction actuelle du Forum mondial pour la recherche agricole internationale (GFAR), ainsi que les initiatives nationales et régionales. L'intervention du représentant de l'International Institute of Tropical Agriculture (IITA) a mis l'accent sur les actions susceptibles d'améliorer la collaboration au sein des SNRA, sur le partage par les pays du fardeau de la recherche, sur la formation au niveau régional. A l'issue de ces exposés, les porte-parole de la Conférence des ministres de l'agriculture de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (CMA-AOC), de l'International Service for National Agricultural Research (ISNAR), des partenaires scientifiques et des bailleurs de fonds, ont répondu d'une seule voix : la souveraineté et la légitimité de la CORAF étant reconnues, il lui revient dès lors de s'affirmer fermement comme le seul et unique interlocuteur de la sous-région. Contact : Armand Faye CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal Fax : (221) 825 55 69 E-mail : ndiaga@sonatel.senet.net
Une CORAF forte et enthousiaste est la clé de la régionalisation de la recherche agricole. Savanes. Le PRASAC réunit son Comité directeur A la suite de la signature de la déclaration d'engagement et de la convention de financement (septembre et décembre 1997), le Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d'Afrique centrale (PRASAC) vient de tenir la première réunion de son Comité directeur, les 7 et 8 mai 1998 à N'Djamena. Le programme scientifique est approuvé, et les procédures de sa mise en oeuvre seront définies par un atelier des animateurs et des délégués nationaux qui doit se tenir incessamment. Le Comité recommande que les résultats de recherche déjà disponibles dans les pays membres (Cameroun, République centrafricaine, Tchad) soient utilisés, que les actions en milieu paysan soient privilégiées pour assurer une forte liaison entre la recherche et le développement, et que tous les acteurs soient impliqués dans la définition des objectifs et dans la conduite des recherches. Le Comité souligne l'importance de l'information scientifique et technique. Accord de siège signé Le Comité directeur approuve les conventions particulières liant les différents partenaires du Pôle, et exhorte la coordination régionale à diversifier les sources de financement. Le PRASAC, dont l'accord de siège a été signé par le secrétaire d'Etat tchadien aux affaires étrangères et à la coopération et le coordonnateur général du Pôle, a pour partenaires : l'Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) du Cameroun, l'Institut centrafricain de recherche agronomique (ICRA), le laboratoire de recherches vétérinaires et zootechniques (LRVZ) du Tchad, l'Institut tchadien de recherche agricole pour le développement (ITRAD), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l'Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération (ORSTOM) et l'Université de Leyde des Pays-Bas. Contact : Seyni Boukar Lamine IRAD, BP 33, Maroua, Cameroun Fax : (237) 29 29 76 SUR LE TERRAIN
Appel de participation de la Southern African Association for Farming Systems Research-Extension La Southern African Association for Farming Systems Research-Extension (AFSR-E) invite les scientifiques du monde francophone à participer à son quinzième symposium sur les conditions de vie des ruraux, le renforcement de leur capacité et l'environnement hors de l'exploitation agricole, qui aura lieu du 29 novembre au 4 décembre 1998 à Pretoria. A ce symposium, où les participants de plus de soixante-six pays sont attendus, on traitera des sujets suivants : développement écologique durable et systèmes d'exploitation agricole, précarité et pérennité chez le producteur, renforcement de la capacité du producteur par la créativité, environnement institutionnel et systèmes d'exploitation agricole, méthodologies et défis. Des informations complémentaires sont disponibles. Contact : Richard Fowler AFSR-E symposium' 98, P.O. Box 411177, Craighall 2024, Afrique du Sud Fax : (27) 11 442 5927 E-mail : cpjhb@jhb.lia.net Elevage. Production et commercialisation Au Sénégal, un pas décisif a été franchi vers l'intégration de l'élevage et de l'industrie. L'Association nationale des professionnels du bétail et de la viande (ANPROBVS) et la société Sénégal Tanneries (SENTA) ont convenu de travailler ensemble pour relancer la production des cuirs et des peaux et stimuler la commercialisation du bétail et de la viande. En un an, ce partenariat a permis de produire plus de six cent mille peaux, d'investir plus de sept cent millions de francs CFA dans la commercialisation du bétail et de la viande, et de créer près de huit cents emplois de collecteurs de peaux. Par ailleurs, depuis 1995 la direction de l'élevage a mis en place d'importants instruments de partenariat et d'intervention entre l'Etat, le secteur privé et les professionnels de l'élevage : plans d'opération, maison des éleveurs, comité national inter-professionnel, fonds inter-professionnel de développement de l'élevage. Contact : Ibrahima Dème DIREL, BP 67, Dakar, Sénégal Fax : (221) 821 91 22 ![]() l'organisation de la production et de la commercialisation des produits de l'élevage est un préalable au développement des exportations Eau. Des pompes pour le monde rural L'approvisionnement en eau potable est un problème crucial pour les populations des zones rurales. Pourtant, d'importantes réserves en eau souterraine existent, mais leur accès nécessite l'utilisation de moyens qui ne sont pas toujours à la portée de ces populations. Des pompes à eau faciles à utiliser et à entretenir, adaptées aux conditions des zones rurales, de coûts relativement peu élevés, peuvent lever cette contrainte. C'est le cas de la pompe à eau manuelle à usage domestique. Vingt-six litres d'eau à la minute Le modèle aspirant, qui est utilisé pour les travaux ménagers et agricoles, est composé d'un piston court, d'une glissière inférieure, d'une bielle à résistance élevée et d'un cylindre, qui permettent d'aspirer près de vingt litres d'eau à la minute à une profondeur de huit mètres. Le modèle aspirant et élevateur, utilisé pour les puits profonds (vingt-sept mètres de profondeur), est pourvu d'un cylindre dans lequel sont incorporés le piston, la bielle et la soupape inférieure. Cette pompe aspire vingt-six litres d'eau à la minute. De coûts relativement abordables (49 000 et 219 000 francs CFA), ces pompes sont utilisées au Yémen, en Erythrée, en Ethiope, au Mozambique, aux Comores, à Madagascar ainsi que dans la région des Grands Lacs. Contact : Arnaud Ruel ARCANA, 1115 Corniche Escartefique, 83200 Toulon, France Fax : (33) 4 94 91 03 94 Opinion Agriculture durable. Comment intéresser le paysan En Afrique subsaharienne où la croissance démographique est galopante, la production alimentaire doit être développée sans mettre en péril les ressources naturelles, dont la terre. Alors, l'agriculture durable sera " améliorante " et non " dégradante ". Au Bénin, plusieurs actions ont été entreprises (agroforesterie, recyclage de résidus de récolte, compostage, recherche participative, etc.), notamment en direction des paysans. Mais ces actions butent sur un certain nombre de difficultés : coût élevé de la vulgarisation des résultats de recherche, forte pression démographique, dégradation avancée des terres, non intensification des cultures. Une étude menée dans les régions Sud et Centre du Bénin montre que les paysans ne sont intéressés par les innovations technologiques que si l'écoulement de leurs productions est garanti. C'est le cas pour les producteurs de coton (principale culture de rente du Bénin) de la sous-préfecture de Dassa-Zoumé, contrairement à celui des producteurs de cultures vivrières des sous-préfectures d'Adja-Ouèrè et de Sakété, qui résistent aux changements. Circuits de commercialisation Les recherches doivent par conséquent porter non seulement sur des techniques agissant sur le milieu mais également sur l'amélioration des circuits de commercialisation. Contact : Emile N. Houngbo CAC, 05 BP 774, Cotonou, Bénin Fax : (229) 32 43 00 Cette rubrique est réalisée avec la contribution de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation
et l'agriculture (FAO). Les réunions de la CORAF Coraf Action Lettre d'information trimestrielle de la Conférence des responsables de recherche agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre Directeur de la publication Ndiaga Mbaye Rédacteur en chef Armand Faye Ont particulièrement collaboré à ce numéro : Rose Ekindi-Mbongo, IRAD, Cameroun Isabelle Tiendrébéogo, CNRST, Burkina Faso Japhet C. Norman, CSIR, Ghana Gaston G. Kokodé, INRAB, Bénin Samba Aw, ISRA, Sénégal Aboubacar Ourdé Ousta, ITRAD, Tchad Accel Arnaud N'dinga-Makanda, DGRST, Congo Maquette et mise en pages Moustapha Niang, ISRA, Sénégal Documentation Oumar Bougaleb, ISRA, Sénégal Version anglaise disponible CORAF : BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal Tél. et fax : (221) 25 55 69 E-mail : ndiaga@sonatel.senet.net ISSN : 0850 5810 Imprimerie Saint-Paul, Dakar |