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Coraf Action no 21, octobre - décembre 2001

Sommaire

Echos de la reherche

A l’aune de la biométrie
L’hévéa en culture associée
La biosécurité : une formation à son heure
Chorus sur le cacao
Kolda : Un parasite nuit aux petits ruminants
Thèse : Le voile levé sur des insectes parasites du caféier
Un groupe pour la lutte biologique
Les chefs de programmes de recherche en formation
Riz : deux produits pour réguler sa croissance
La famille des bactéries s’agrandit
Cotonnier : ses ennemis font de la résistance
Un insecte aide les chercheurs

Vie du CORAF- WECARD

Partenariat : Les symboles qui ne laissent pas indifférent
CORAF-WECARD : prendre son destin en main
Les neuf membres du Comité exécutif du CORAF-WECARD
Les représentants du CORAF-WECARD au Comité exécutif et à l’Assemblée générale du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA)

Sur le terrain

Nkongsamba : Du ndolé garanti toute l’année
Le palmier à huile dans une mauvaise passe
Agriculture itinérante : le début de sa fin
Cacao : ses sous-produits en vulgarisation
La mangue a besoin d’être secourue

Agenda

A lire

 

ECHOS DE LA RECHERCHE



A l’aune de la biométrie

La statistique est au chercheur ce que le stéthoscope est au médecin, de telle sorte que leur maîtrise est indispensable à la conduite de ses activités et la publication de ses résultats. C’est ce que, à l’instar du Centre national de recherche agronomique de Côte d’Ivoire (voir vingtième numéro de Coraf Action), l’Institut de recherche agricole pour le développement du Cameroun a bien compris en organisant une formation sur la biométrie d’une quarantaine de chercheurs de ses cinq centres régionaux. Cela s’est déroulé à Yaoundé, du 18 juin au 4 août 2001. 

Le cours a essentiellement porté sur l’outil informatique, sur les dispositifs expérimentaux classiques, sur le logiciel d’analyses statistiques (SAS), sur les différentes techniques d’analyse (analyse de variance, tests de comparaison des moyennes, analyse factorielle avec répétitions, analyses multivariées).

La dernière formation du genre remonte à plus de dix ans. Les participants ont donc souhaité qu’une autre formation soit organisée très prochainement sur le modèle linéaire généralisé et les analyses multivariées.

Contact : Michel Ndoumbé Nkeng
IRAD, BP 2067, Nkolbisson, Yaoundé, Cameroun
Fax : (237) 23 35 38
E-mail : ndoumbenkeng@hotmail.com


 
L’hévéa en culture associée

En Côte d’Ivoire, entretenir une plantation d’hévéas non encore productive coûte cher aux petits planteurs. Sachant qu’elle mettra cinq à six ans avant de produire du latex (voir vingtième numéro de Coraf Action), l’on comprend aisément leur désarroi. Pourtant, en l’associant à des plantes vivrières ou industrielles ces planteurs peuvent surmonter la difficulté. Le succès de cette association, qu’ils doivent au Centre national de recherche agronomique, est le fruit mûr de vingt ans de recherches en station comme en essais paysans.

Durant les premières années, l’hévéa est bien associable à des espèces vivrières, telles que le riz, l’igname, l’arachide, le bananier plantain, le maïs et les légumes, ou à des espèces industrielles, telles que le caféier, le cacaoyer, le palmier à huile, l’ananas, le kolatier et le citronnier. Les résultats se sont avérés probants, puisque la croissance de l’hévéa ainsi que la production de ces cultures sont en effet comparables à celles obtenues dans les parcelles uniquement composées de l’hévéa ou de l’une quelconque de ces espèces.

Cela a été suffisant pour susciter un grand intérêt chez les petits planteurs, qui doivent cependant arriver à maîtriser l’utilisation des variétés, à lutter contre les parasites et à entretenir les cultures.

Contact : Jules Kéli Zagbahi
CNRA, BP 602, Gagnoa
Côte d’Ivoire
Fax : (225) 32 77 17 00
E-mail : gagnoa.cnra@aviso.ci



La biosécurité : une formation à son heure 

En Afrique sub-saharienne, les pays sont de plus en plus nombreux à exploiter les résultats générés par la recherche biotechnologique. Ces louables efforts doivent être renforcés par des décisions sur une réglementation relative à la biotechnologie et ses produits. Mais faudrait-il former les ressources humaines à cela. C’est ce que comptent faire l’International Institute of Tropical Agriculture et le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles, en organisant un atelier sur les règles de la biosécurité, du 28 janvier au 1er février 2002 à Ibadan, au Nigeria.

Cette formation, qui va uniquement concerner les pratiquants de la biosécurité, s’offre comme un forum d’échange d’expériences entre les participants nationaux et avec des experts venus d’autres parties du monde dont la grande expérience dans ce domaine peut profiter.  

Dès à présent, les personnes intéressées peuvent envoyer leurs dossiers de candidature à l’adresse ci-après. Elles sont informées que des bourses limitées seront octroyées à quelques unes pour couvrir les frais de leur participation.

Contact : C. A. Fatokun
c/o L. W. Lambourn & Co, Carolyn House
26 Dingwall Road, Croydon.
CR9 3EE.
Grande-Bretagne



Chorus sur le cacao 

Participer durant cinq ans à développer et à distribuer des variétés améliorées de cacao productives et qualitatives, c’est bien l’objectif assigné au Projet de recherche sur l’utilisation et la conservation durables des ressources génétiques du cacaoyer. Il regroupe treize institutions nationales africaines et internationales. Depuis sa mise en œuvre en février 1998, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts (rencontres à Montpellier, en Papouasie-Nouvelle-Guinée en Océanie et au Trinité-et-Tobago en Amérique du Sud), et c’est pourquoi les trois années d’activité ont été évaluées au cours d’une rencontre tenue en mars 2001 à Abidjan. L’état d’avancement du Projet a été passé en revue.

A l’issue du séminaire, les représentants du Cameroun, du Ghana, du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, de l’International Plant Genetic Resources Institute (IPGRI) (chargé de l’exécution), de l’International Cocoa Organization (ICCO) (chargée de la supervision) et les partenaires financiers ont arrêté d’importantes mesures. Les futures activités ont été programmées.

Le financement de ce Projet, qui est de sept milliards de francs CFA, provient des institutions de recherche africaines, du Fonds commun des produits de base (CFC) aux Pays-Bas, de l’American Cocoa Research Institute (ACRI), de la Biscuit Cake Chocolate Confectionery Alliance (BCCCA) du Royaume-Uni et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement.

Contact : François N’Guessan
CNRA, BP 808, Divo
Côte d’Ivoire
Fax : (225) 32 76 08 35



Kolda : Un parasite nuit aux petits ruminants

Au Sénégal, les petits ruminants sont les proies privilégiées des parasites. Les strongyloses digestives provoquent une mortalité de trente à quarante pour-cent et baissent la productivité de trente-trois pour-cent chez les troupeaux. Oesophagostomum, l’un des plus dangereux strongles digestifs, cause l’œsophagostomose nodulaire larvaire qui affecte un mouton sur deux dans les abattoirs. Dans ce contexte, le centre de recherches zootechniques de Kolda (région sud-est) de l’Institut sénégalais de recherches agricoles a consacré une étude à l’œsophagostomose nodulaire larvaire chez les petits ruminants en zone sub-humide.

Les chercheurs se sont servis de 87 intestins de petits ruminants prélevés dans les abattoirs de Kolda. L’espèce Oesophagostomum columbianum infeste près de 70 % des ovins et caprins. Les larves sont présentes à près de 50 % dans la muqueuse intestinale en saison pluviale, tandis qu’en saison sèche elles le sont à environ 60 %. Les nodules éosinophiliques (réaction de l’hôte à l’agression du parasite) sont présents toute l’année, mais leur nombre est plus élevé (172 nodules par animal) en novembre.  

Les animaux sont atteints de façon pérenne par les parasites adultes, surtout en septembre. L’Oesophagostomum columbianum se développe de manière monoxène (chez un seul animal hôte) et semi-directe (passage dans la muqueuse intestinale). Les larves peuvent hiberner dans la sous-muqueuse intestinale durant plusieurs mois.

Le plan d’intervention, préconisé par cette étude, propose d’appliquer à la fin de la saison pluviale (octobre) un traitement pour éliminer les Oesophagostomum adultes et empêcher les infestations tardives à l’origine de la formation des premiers nodules. Il propose également d’effectuer à la fin de la saison sèche (avril) un traitement capable de réduire l’ensemencement des pâturages au moment des premières pluies par les parasites adultes obtenus, suite à la levée de l’hibernation des larves contenues dans les nodules.

Contact : Momar Talla Seck
ISRA, BP 53, Kolda
Sénégal
Fax : (221) 996 11 52
E-mail : mtseck@isra.sn



Thèse : Le voile levé sur des insectes parasites du caféier

Le caféier est connu pour son célèbre fruit, il doit l’être aussi pour avoir beaucoup d’ennemis, parmi lesquels cinquante-quatre espèces d’hémiptères (insectes suceurs) réparties dans quarante-quatre genres appartenant à douze familles. Les plus nuisibles sont au nombre de cinq. Tous ces insectes vivent et se nourrissent sur les caféiers. Coffea arabica et Coffea congensis sont les plus attaqués. Antesthiospsis lineaticollis (une punaise) est le principal ennemi du premier, et une sous-espèce sévit au Cameroun. C’est ce que révèle une thèse de doctorat d’Etat en sciences naturelles portant sur les recherches fauniques et écobiologiques sur les hémiptères nuisibles ou associés aux caféiers au Cameroun. Présentée à l’Université de Yaoundé 1, elle a été réalisée au laboratoire d’entomologie générale et appliquée du Muséum d’histoire naturelle de Paris et au centre de recherche agronomique de Nkolbisson de l’Institut de recherche agricole pour le développement du Cameroun. 

L’auteur a réalisé une synthèse des connaissances sur les caféiers cultivés ou sauvages (origine des caféiers cultivés et importance économique de la culture caféière dans les pays africains notamment) et sur les hémiptères (mode de vie, dégâts causés sur les plantes, etc.). Il a ensuite étudié les techniques de récolte et d’évaluation de la densité des populations d’hémiptères, les parasites naturels (Corioxenos antestiae attaquant les insectes de l’intérieur et cinq espèces d’hyménoptères affectant les œufs avec un dommage égal ou supérieur à 50 %) de la sous-espèce « camerounaise », et deux autres hémiptères (Sphaerocoris annulus et Coloborrhis corticina) dont la présence sur le caféier n’a été décelée que récemment.

S. annulus, qui est une espèce allotrophe ou hétérotrophe (se nourrissant des substances organiques élaborées ou synthétisées par un organisme autotrophe) et monovoltine (se reproduisant une fois l’an), se reproduit sur Vernonia amygdalina en saison sèche. Les femelles déposent leurs œufs à la face inférieure des feuilles. Ecloses, les larves migrent dans les fleurs, où elles se nourrissent et se développent entièrement. Quant à la sous-espèce de C. corticina présente dans le pays, elle a une particularité très intéressante pour la lutte phytosanitaire, la période pendant laquelle les œufs n’éclosent pas (diapause embryonnaire) en saison des pluies. De même, la prévention biologique est envisageable du fait qu’un autre insecte (P. wonjeae), qui semble n’avoir à faire qu’à ces insectes, est capable de parasiter 20 % de leurs larves.

Contact : Pierre Mbondji Mbondji
Université de Yaoundé 1, BP 812, Yaoundé Cameroun
Fax : (237) 23 53 86



Un groupe pour la lutte biologique

En Afrique de l’Ouest et du Centre, la lutte biologique contre les maladies des plantes est devenue une gageure pour les quatre pays producteurs de cacao d’Afrique, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria. De ce fait, les chercheurs ont décidé de créer un groupe de travail coordonné par leurs homologues du Cameroun. Ils ont également préconisé que les chercheurs et techniciens soient formés, qu’un centre africain pour la conservation et la gestion des spécimens d’agents microbiens soit créé, que les besoins soient harmonisés et les échanges facilités entre laboratoires, que les résultats de recherche sur la valorisation de la biodiversité locale soient protégés. C’était à l’issue du premier atelier tenu sur ce thème, du 25 au 29 juin 2001 à Yaoundé.

Organisé par l’Institut de recherche agricole pour le développement du Cameroun et l’International Institute of Tropical Agriculture, cet atelier visait en outre à promouvoir une utilisation rationnelle de la biodiversité microbienne naturelle propre à la culture du cacao, en vue de réduire les coûts de la lutte contre la pourriture brune des cabosses du cacaoyer. Il avait également pour objectif d’élaborer des stratégies et techniques en mesure de réduire l’usage des produits chimiques de synthèse, de protéger l’environnement, de mettre en place un réseau de recherche pouvant faciliter les collaborations entre les équipes de recherche sur le continent et avec le reste du monde.

Enfin, les formateurs, venus des Etats-Unis, de France et de Grande-Bretagne, ont familiarisé les participants avec les techniques d’identification des espèces de Trichoderma (champignon à la base de la plupart des biofongicides) les plus efficaces pour un programme de lutte biologique.

Contact : Pierre-Roger Tondjé
IRAD, BP 2067, Yaoundé, Cameroun

Fax : (237) 23 35 38
E-mail : prtondje@yahoo.com



Les chefs de programmes de recherche en formation

Une formation en gestion de la recherche agricole destinée aux chefs de programmes de recherche exerçant dans les Systèmes nationaux de recherche agricole est prévue, du 5 au 17 novembre 2001 à Abidjan. Il sera organisé par le Service international pour la recherche agricole nationale (ISNAR) dans le cadre du partenariat en formation entre une quarantaine de SNRA, les réseaux de recherche, les organisations régionales africaines et les centres internationaux de recherche agricole. L’objectif de ce cours, créé en 1996, est de renforcer les capacités des ressources humaines, afin de mieux gérer une recherche agricole tournée vers l’intérêt des utilisateurs.

La formation portera sur le leadership de la gestion de la recherche agricole, sur l’élaboration d’un programme de recherche, sur la planification, le suivi et l’évaluation des projets de recherche, sur la gestion financière.

Les participants ont été sélectionnés sur la base de la parité hommes-femmes, de la diversité de leurs disciplines, et de leur motivation à appliquer l’enseignement reçu.

Contact : Zenete Peixoto França
ISNAR, BP 93375, 2509 AJ La Haye
Fax : (3170) 3819677
E-mail : isnar@cgiar.org 

Contact : Kédro Diomandé
CNRA, 01 BP 1740 Abidjan 01, Côte d’Ivoire
Fax : (225) 23 43 33 05
E-mail : cnra@africaonline.co.ci 



Riz : deux produits pour réguler sa croissance 

Aujourd’hui au Nigeria, deux produits chimiques pouvant réguler la croissance du riz « font un tabac » dans le milieu de la recherche agricole. Le chlorure de Chloro-cholin, un sel azoté, et le chlolure de Chlormequat améliorent le système racinaire de la plante. Pour réussir en effet une bonne croissance d’une plante aussi avide d’eau que le riz, il faut mille six cent quatre vingts millimètres d’eau. Or, dans les conditions pluviométriques des zones arides, le manque d’eau favorise le stress hydrique et la pyriculariose chez la plante, de telle sorte que l’alternative est de parvenir à ce qu’elle « puise » l’eau des profondeurs abyssales de la terre. Pour y parvenir, le National Cereals Research Institute a effectué des recherches sur l’utilisation de ces deux régulateurs de croissance. 

En ce qui concerne le chlorure de Chloro-cholin, deux méthodes sont utilisables : asperger les feuilles du riz de 600 milligrammes par litre d’eau vingt et un jours après avoir semé ou bien y tremper les semences huit heures avant de les semer. 

Quant au chlorure de Chlormequat, six cents milligrammes par litre d’eau ont servi à tremper les semences de la variété FARO 43. Les semences ont été mises dans des pots en terre. Après vingt et un jours, les jeunes pousses sont sujettes au stress hydrique pendant douze jours, d’où leur flétrissement. Le treizième jour, un nouvel arrosage a permis qu’elles poursuivent leur croissance. Les feuilles acquièrent une grande capacité de rétention de l’eau, ce qui favorise la distribution de l’humidité dans les plantes. Leur évapotranspiration s’en trouve réduite, les pores des tiges résistant fortement et empêchant la perte de l’eau. Les plantes traitées à ce produit flétrissent beaucoup moins vite et moins sévèrement, et survivent beaucoup plus longtemps grâce à leur relation harmonieuse avec l’eau et le sol.

La méthode la plus efficace

En outre, le chlolure de Chlormequat a également servi à la lutte contre la pyriculariose du riz. A l’aide d’un atomiseur les chercheurs ont d’abord aspergé les feuilles de la variété sensible, Co. 39, de 25 000 millilitres d’une solution à base de conidie (poudre du champignon pathogène), vingt et un jours après les semis. Une fois la variété rendue malade, trois méthodes de lutte sont étudiées pour voir la plus efficace. La première consiste à tremper des semences saines toute la nuit dans 600 milligrammes de chlolure de Chlormequat par litre d’eau. La deuxième méthode consiste à semer des graines saines et à asperger les feuilles des plantes de la même dose, après soixante-cinq jours. La troisième méthode consiste à tremper des semences saines dans la même dose, à les semer et à pulvériser les feuilles des plantes de la même dose, soixante-cinq jours après les semis.

La conclusion que les chercheurs ont tiré de cette expérimentation est que la meilleure méthode pour lutter contre la pyriculariose est le trempage des semences durant toute la nuit dans la dose indiquée, parce que le produit absorbé se retrouve dans l’embryon et est diffusé dans toute la plante. Cela lui confère en effet une résistance contre l’agent pathogène en empêchant la germination des propagules (cellules groupées assurant la multiplication végétative des plantes), quand elles s’étalent sur la surface des plantes. Cette méthode est aussi plus simple, moins encombrante, plus indiquée pour les cultures en zones arides, et la technique de son utilisation peut être facilement adoptée par les producteurs dans leurs propres demeures.

Contact : E. A. Maji, E. D. Imolehin
NCRI, P.M.B. 8, Bida, Niger State
, Nigeria
Fax : (234) 46 46234



La famille des bactéries s’agrandit

Sur la planète, les plantes à graines les plus répandues avec dix-huit mille espèces sont les légumineuses. Rien n’est étonnant à cela, elles sont connues pour leur capacité à fixer l’azote nécessaire à leur croissance à travers une symbiose avec les bactéries appelées rhizobiums (voir dix-neuvième numéro de Coraf Action). Ces rhizobiums, appartenant au groupe des alpha-protéobactéries (produisant des protéines alpha), étaient les seuls isolés jusqu’au jour où des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement identifièrent deux souches bactériennes disposant de la même faculté mais faisant partie d’un autre groupe, les béta-protéobactéries (produisant des protéines béta). 

Cette récente découverte ouvre alors le champ à la révélation d’autres rhizobiums dans ce groupe, voire dans d’autres groupes taxonomiques (identifiés dans une classification), et à une meilleure compréhension de l’origine et de l’évolution des symbioses légumineuses-rhizobiums. Les perspectives ne s’arrêtant pas là, les légumineuses, qui s’associent à des Burkholderia (dégradant certains composés organiques) pourraient constituer un réservoir de bactéries dépolluantes in situ pour la «revégétalisation » des sols contaminés. 

Pour confirmer la capacité de nodulation des souches découvertes, les chercheurs les ont inoculées à une légumineuse tropicale. Opiniâtres, ils veulent aussi savoir si les deux bactéries, isolées à partir de légumineuses d’Afrique du Sud et de Guyane française, correspondent à des espèces différentes.

Il faut cependant savoir que les rhizobiums, caractérisés de manière approfondie, n’ont été isolés que sur moins de dix pour-cent des légumineuses.

Contact : Catherine Boivin-Masson
IRD, Baillarguet, BP 5035
34398 Montpellier cedex 5

Fax : (33) 04 67 59 38 02
E-mail : catherine.boivin@mpl.ird.fr



Cotonnier : ses ennemis font de la résistance 

En Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Mali, l’inquiétude est montée d’un cran quand la production de coton a fortement chuté, quand la fréquence et le nombre des traitements phytosanitaires des champs ont augmenté. C’était l’œuvre de l’insecte parasite (Helicoverpa armegira) devenu de plus en plus résistant aux insecticides. Mais, l’assurance est actuellement de mise, après la mise en œuvre en 1998 du Projet régional de prévention et de gestion de la résistance de Helicoverpa armegira aux pyréthrinoïdes en Afrique de l’Ouest (PR-PRAO). 

S’étendant aujourd’hui au Bénin, à la Guinée, au Sénégal et au Togo, ce Projet mobilise tous les acteurs de la filière que sont les centres de recherche, les sociétés de développement, les organisations professionnelles agricoles, les sociétés cotonnières, les firmes phytosanitaires, les partenaires scientifiques — réseau de recherche sur le coton du CORAF-WECARD, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT) et Insecticide Resistance Action Committee (IRAC). Ils ont évalué les activités en avril dernier à Yamoussoukro, et ont décidé de poursuivre le Projet pour une durée de trois ans renouvelable.

Contact : Germain Ochou Ochou
CNRA, 01 BP 633 Bouaké 01
Côte d’Ivoire
Fax : (225) 31 63 20 45
E-mail : cnra@africaonline.co.ci



Un insecte aide les chercheurs

Dans les champs de canne à sucre, sans qu’on sache pourquoi, un insecte (Nomia sp) « rôde autour » des parents mâles, surtout en période de floraison. Les chercheurs du National Cereals Research Institute du Nigeria ont observé l’attitude pour le moins curieux de cet hyménoptère, en effectuant une hybridation de la plante en floraison, entre septembre et novembre.

Tout commence très tôt le matin, quand les fleurs s’ouvrent pour laisser s’échapper les grains de pollen fertiles. Au lever du jour, les insectes commencent habituellement à tournoyer au-dessus des parents mâles, comme s’ils savent que ces derniers ont la partie supérieure de l’étamine (élément de la partie mâle de la fleur) entièrement ou partiellement remplie de grains de pollen fertiles. Leur nombre ne va diminuant autour de ces épis de canne que quand les fleurs se referment. Et c’est comme cela que les chercheurs ont conclu que l’attitude de ces insectes indique qu’on est en présence de parents mâles de canne. Les insectes n’agissent en effet que sur les plantes au pollen fertile à plus de 60 % (considérés comme les mâles) et non sur celles au pollen fertile à moins de 10 % (considérés comme les femelles). 

Actuellement, les chercheurs étudient la partie supérieure de l’étamine afin de déterminer le facteur responsable de ce comportement des insectes, les parents mâles pouvant désormais être ipso facto identifiés et le temps consacré à cette tâche au laboratoire réduit.

Contact : I. L. Kolo, M. N. Ishaq, L. D. Busari
NCRI, P.M.B. 8, Bida, Niger State, Nigeria
Fax : (234) 46 46234


VIE DU CORAF


Partenariat : Les symboles qui ne laissent pas indifférent 

A Libreville, où se tenait la deuxième Assemblée générale annuelle du CORAF-WECARD, du 16 au 19 juillet 2001, M. Alain Darthenucq de l’Union européenne (UE) et M. Alain Leplaideur du Ministère des affaires étrangères (MEA) de la France ont approuvé les nouvelles orientations (Plan stratégique et coordination des unités opérationnelles) de celle-ci. A leurs yeux, l’organisation sous-régionale a acquis une reconnaissance internationale, en favorisant de manière effective la concertation des acteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Au nom de leur institution, M. Alain Leplaideur a donc souhaité voir l’UE et le MAE rester parmi les partenaires financiers privilégiés.

A ce titre, comme les bons conseillers font les bons amis, ces partenaires s’attendent de la part de tout partenaire à plus de qualité, de capacité de gestion, d’efficacité, d’impact, de suivi et d’évaluation. En conséquence, ils suggèrent que l’organisation sous-régionale mette en cohérence les missions et les modes de fonctionnement des unités opérationnelles avec les siennes, cette démarche conduisant notamment au façonnage de son propre label. De même, elle doit se limiter à jouer le rôle de facilitateur, d’animateur et de coordonnateur de ces unités et laisser leur gestion directe aux SNRA, se cantonner aux activités à vocation régionale (le principe de subsidiarité). Enfin, elle peut aider les SNRA à mieux répondre aux appels d’offres finançant les projets et programmes de recherche par les services de relais, l’information et la formation.

Ce sont là autant de clignotants « qui ne peuvent laisser indifférents les gestionnaires que nous sommes », a conclu M. Leplaideur.

Contact : Ndiaga Mbaye
CORAF-WECARD, BP 8237, Dakar-Yoff Sénégal
Fax : (221) 825 55 69

E-mail : ndiaga.mbaye@coraf.org

Internet : www.coraf.org



CORAF-WECARD : prendre son destin en main

Il y a un peu plus d’un an, en juillet 2000, que la première Assemblée générale (après douze années de Plénière) du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles adoptait un Plan d’action pour mettre en œuvre le Plan stratégique pour la coopération, la recherche et le développement agricoles en Afrique de l’Ouest et du Centre, posant ainsi le dernier jalon de l’évolution institutionnelle de l’organisation sous-régionale. A Libreville, qui a accueilli du 16 au 19 juillet 2001 la deuxième Assemblée générale annuelle, l’heure était aux décisions sur l’harmonisation des outils de la coopération scientifique, sur l’ouverture de l’organisation sous-régionale à de nouveaux partenaires, sur les questions relatives aux initiatives sous-régionales, sur les politiques agricoles, sur les ressources génétiques, sur l’information et la communication, sur le financement de la recherche. L’Assemblée générale était successivement présidée par M. Fabien Owouo Essouo, le ministre gabonais de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, et par M. André Dieudonné Béréré, le ministre gabonais de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation technologique, chargé des relations avec les institutions constitutionnelles. Ils étaient entourés des membres du Comité exécutif et du Secrétariat exécutif du CORAF-WECARD dirigés par M. Adama Traoré, le président, des directeurs des institutions nationales de recherche membres, des coordonnateurs des unités opérationnelles, des partenaires au développement, des partenaires scientifiques, des bailleurs de fonds et des représentants des agences de coopération internationale.

Avant d’entrer dans le vif de ces sujets, M. Ndiaga Mbaye, le secrétaire exécutif de l’organisation sous-régionale, a montré que les décisions de la dernière Assemblée générale de Dakar ont été appliquées, qu’il s’agisse de poursuivre le renforcement du Secrétariat, de finaliser les statuts, de faire fonctionner les instances, de réaliser le Plan d’action et de consolider les activités d’information et de communication. A l’échelle sous-régionale, il a procédé à un tour d’horizon des activités des unités opérationnelles (réseaux, base-centres, pôles et programmes de recherche). A l’échelle régionale et internationale, l’organisation sous-régionale a activement participé au renforcement de l’édifice du Forum pour la recherche agricole en Afrique et à la restructuration du Consultative Group for International Agricultural Research (voir dix-neuvième numéro de Coraf Action). Ainsi, les participants ont noté que le CORAF-WECARD joue désormais pleinement le rôle d’organe de facilitation et de coordination de la recherche et du développement agricoles dans la sous-région. L’intégration des activités de recherche de l’ensemble des acteurs agricoles (voir dix-neuvième numéro de Coraf Action) est en train de prendre corps, et les prochaines concertations avec les Centres internationaux de recherche agronomique et les instituts de recherche agronomique avancée achèveront le processus. 

La pêche inscrite comme priorité

La coopération scientifique, bien que avancée, mérite d’être harmonisée d’une part par la fusion du réseau Ouest et Centre africain de recherche sur le sorgho (ROCARS) et du réseau Ouest et Centre africain de recherche sur le mil (ROCAFREMI), du West and Central Africa Collaborative Maize Research Network (WECAMAN) et du réseau de recherche sur le maïs, par le fonctionnement du Comité scientifique et technique, par la réévaluation des unités opérationnelles, par la poursuite de la mission de coopération du Centre africain de recherches sur bananiers et plantains (CARBAP) (ex-CRBP) au service de la communauté scientifique africaine, et ce sous la houlette des ministres de la recherche scientifique de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. D’autre part, cette harmonisation passe également par l’intégration de plus en plus forte des universités dans les Systèmes nationaux de recherche agricole, de l’International Trypanotolerance Centre au sein du CORAF-WECARD, et par l’établissement de relations formelles avec le Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone-sub-humide (CIRDES) et la Fondation internationale pour la science (FIS).

La poursuite des initiatives sous-régionales dépendra notamment de la reprise des activités du réseau de recherche sur l’élevage et des activités sur les cultures pérennes (notamment en réhabilitant la base-centre de Pobé au Bénin), de l’inscription du secteur de la pêche dans les priorités du CORAF-WECARD, de la poursuite des efforts consentis aux technologies post-récoltes et soutenus par le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Global Forum on Agricultural Research. Les politiques agricoles, quant à elles, auront besoin que le réseau d’étude sur les politiques agricoles (REPA) débute ses activités.

Une cotisation annuelle pour tous les membres

Dans le cadre du plan d’action pour le développement de l’information et de la communication, des journées nationales de concertation et de sensibilisation des différents acteurs agricoles seront organisées dans les six pays du projet pilote (Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Niger et Sénégal), en vue notamment de la mise en place du système d’information sous-régional et du site web. Les SNRA sont encouragés à utiliser les réseaux nationaux de communication constitués pour la lettre d’information, Coraf Action, et pour le futur système d’information sous-régional. De même, il a été demandé que des études complémentaires soient menées avant de lancer la revue scientifique sous-régionale. 

En ce qui concerne le financement, l’Assemblée a insisté sur la nécessité urgente de diversifier les partenaires et décidé qu’une cotisation soit versée tous les ans par chaque SNRA. On se rappelle la décision, rendue effective en 1999, consistant à ce que chaque représentant de SNRA prenne en charge sa participation aux assemblées générales annuelles. Cela renforcera la stratégie de financement requise. Les nouveaux statuts de l’organisation sous-régionale ont été adoptés et ses instances élues.

Contact : Ndiaga Mbaye
CORAF-WECARD, BP 8237, Dakar-Yoff Sénégal
Fax : (221) 825 55 69

E-mail : ndiaga.mbaye@coraf.org

Internet : www.coraf.org



Les neuf membres du Comité exécutif du CORAF-WECARD 

Adama Traoré, président (Mali)

Samuel-Bruce Oliver, vice-président (Gambie)

Membres

Paco Sérémé, (Burkina Faso)

Théodore Mianzé, (République centrafricaine)

Olatunde Ademeyi Oloko, (Nigeria)

Sié Koffi, (Côte d’Ivoire)

Jean-Daniel Mbéga, (Gabon)

Pape Abdoulaye Seck, (Sénégal)

Adam Fousseyni, (Togo)


Les représentants du CORAF-WECARD au Comité exécutif et à l’Assemblée générale du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) 

- Adama Traoré

- Samuel-Bruce Oliver

- Paco Sérémé

- Emmanuel Owosu-Bennoah

- Rogers A. D. Jones


SUR LE TERRAIN



Nkongsamba : Du ndolé garanti toute l’année

En Afrique, certains moments de l’année sont marqués par une surproduction de fruits et légumes, jetés en plein air ou bradés sur les marchés. Dans le même temps, ils deviennent rares et leurs prix les rend inaccessibles à la majorité des populations. Pourtant, des centres à même de les transformer et conserver, il en existe de plus en plus, tel le Centre de formation artisanal et professionnel polyvalent (CFAPP) de Nkongsamba, au Cameroun.

Le CFAPP a déjà développé des technologies simples et adaptées, en l’occurrence des séchoirs solaires, des séchoirs à gaz, des séchoirs à biogaz et des séchoirs électriques, capables de sécher et de conditionner la plupart des denrées de consommation courante, dont le « ndolé » très prisé par les camerounais et les étrangers. Le ndolé bien séché et conservé présente à la cuisson toutes les qualités naturelles du produit frais (odeur, couleur, goût, douceur, vitamines). La demande de ce produit est forte, ce qui est une source de revenus pour les femmes, une valorisation des produits locaux et un apport à la réduction de la pauvreté en zones rurale, périurbaine et urbaine. Mais faudrait-il procéder à la formation des producteurs et transformateurs.

Contact : Tankwa Théophile
CFAPP, BP 148, Nkongsamba, Cameroun

Fax : (237) 49 17 39
E-mail : cfapp.gic@benoue.camnet.cm



Le palmier à huile dans une mauvaise passe

En Côte d’Ivoire, la filière du palmier à huile se porte de plus en plus mal. La crise, qui la frappe, n’épargne ni la production ni les prix. De plus d’un million de tonne de régimes en 1999, la production est tombée à près de huit cent mille tonnes de régimes en 2000. Le prix de l’huile rouge est passé de près de quatre cent mille francs CFA à moins de deux cent mille francs CFA la tonne sur le marché international, d’où les prix de plus en plus modiques (de quarante à vingt francs CFA) proposés aux producteurs par les industriels.

Le Centre national de recherche agronomique tire quatre-vingts pour-cent des recettes de sa production agricole de la vente des produits du palmier à huile (régimes et huile rouge). Cette conjoncture difficile ne peut donc l’épargner, lui qui a vu ces recettes dégringoler. A la station de recherche de Dabou (au sud-est du pays) qui assure la plus grande production sur 3 800 hectares, cette baisse de recettes est environ de 60 % entre 1999-2000.

Dans l’immédiat, la situation ne va certainement pas s’améliorer. La Chine, un grand consommateur d’huile, a réduit ses importations ; les autres pays asiatiques continuent d’inonder le marché international d’importantes quantités d’huile ; la crise provoquée par la maladie de la "vache folle" a eu pour conséquence la production de quantités impressionnantes d’huiles de substitution (notamment l’huile de soja issue des tourteaux).

Cependant, une lueur d’espoir pointe à l’horizon : on s’attend à ce que la tendance actuelle soit inversée, vu la forte demande potentielle notée surtout dans les pays industrialisés.

Contact : Léandre Gbéli
CNRA, 01 BP 1740 Abidjan 01, Côte d’Ivoire
Fax : (225) 23 45 33 05



Agriculture itinérante : le début de sa fin 

En Côte d’Ivoire, dans la zone forestière la culture sur brûlis était pratiquée pour les plantes pérennes et les plantes vivrières. Cela était possible tant que les terres étaient disponibles, mais elles se sont faites rares. Il n’est plus question de défricher la forêt pour faire place à des plantations. Les cultures annuelles se succèdent et réduisent la durée des jachères. A ce rythme, les sols risquent de s’épuiser rapidement. Comment peut-on alors fournir dans cet espace de plus en plus limité des rendements et revenus durables

aux producteurs ? Les autorités politiques n’y sont pas « allées par quatre chemins » en élaborant le plan foncier rural et en mettant en œuvre la gestion des terroirs.

De son côté, le Centre national de recherche agronomique a initié des essais dans des villages (notamment Gaba à quelques encablures d’Oumé), dans la région Centre-Ouest du pays. De nouvelles pratiques culturales y ont été développées. Ainsi, Chromolaena odorata, longtemps considérée par les paysans comme une mauvaise herbe, a été mise en culture associée pour améliorer la fertilité du sol, ainsi que Pueraria phaseolides (une légumineuse) utilisée dans de courtes jachères (six mois) de cultures de riz et de maïs. La technique du semis direct a été également utilisée sur les résidus de récolte ou sur le paillis de ces deux plantes, pourvu qu’au préalable le paillis soit traité chimiquement ou mécaniquement.

Ces innovations techniques sont ensuite vulgarisées auprès des services de développement et des organisations paysannes par le biais de la formation.

Contact : Henri Gbtkarchetche
CNRA, BP 602, Gagnoa, Côte d’Ivoire
Fax : (225) 32 77 17 00



Cacao : ses sous-produits en vulgarisation 

Au Cameroun, les recherches menées par l’Institut de recherche agricole pour le développement sur les sous-produits du cacao (coques de cabosses et jus) ont abouti à des résultats probants (voir dix-septième numéro de Coraf Action). Du coup, l’heure est à la sensibilisation de la plupart des planteurs et à la vulgarisation des technologies développées.

Les essais, réalisés dans dix villages de deux départements, ont permis aux planteurs de sécher les coques après les avoir écabossées, de fabriquer de l’engrais et du savon.

Ces actions de vulgarisation des technologies développées ont été soutenues par la sensibilisation des populations depuis 1999, notamment avec la collaboration de l’Office national du cacao et du café (ONCC), et ce dans la plupart des provinces de la zone de production du cacao (Sud-Ouest, Centre et Est). Le forum international sur le cacao et le café, tenu en avril 2001 à Yaoundé, a été également l’occasion pour le grand public d’apprécier les produits fabriqués par l’Institut.

Contact : Justin Fallo
IRAD, BP 2067, Yaoundé, Cameroun

Fax : (237) 23 35 38
E-mail : j_fallo@hotmail.com



La mangue a besoin d’être secourue

En Côte d’Ivoire, la cochenille farineuse, la mouche des fruits et la mouche blanche constituent un véritable fléau pour la production de mangues. A Korhogo, dans la région Nord, où la mangue occupe la troisième place des cultures de rente après le coton et l’anacarde (voir treizième numéro de Coraf Action), la chute de la production en 2000 inquiète. Depuis deux ans, le Centre national de recherche agronomique mène des recherches sur ces ennemis de la mangue. Avec l’Association ivoirienne des sciences agronomiques (AISI), il a présenté le fruit de son travail aux producteurs, agents du développement, exportateurs et représentants de firmes phytosanitaires, du 26 au 27 juillet 2001 à Korhogo même.

De ce fait, les participants ont recommandé que d’autres institutions de recherche soient associées à ces recherches, qu’une étude d’impact économique soit réalisée, que des agroéconomistes et socioéconomistes soient impliqués. Ils ont également préconisé des solutions relatives à la transformation locale du produit, à la diversification du marché, à l’homologation des produits phytosanitaires, à la formation de certains acteurs et à la recherche de financement de la filière.

Le Ministère de l’agriculture et des ressources animales, l’Union des entreprises coopératives de la zone des savanes de Côte d’Ivoire (URECOS-CIO) et l’Union de la profession phytosanitaire (UNIPHYTO) étaient de la partie.

Contact : Martin Kéhé
CNRA, BP 856, Korhogo, Côte d’Ivoire
Fax : (225) 36 85 03 26
E-mail : kgo.cnra@aviso.ci


A LIRE


A compter de ce numéro de Coraf Action, les bulletins, lettres et revues d’information des institutions de recherche et de développement agricoles membres du CORAF-WECARD et des organisations sous-régionales de recherche agricole de l’Afrique sub-saharienne seront régulièrement présentés.

Eurêka. Magazine trimestriel. 46 pages, ISSN 1019-6927. Publié par le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), 03 BP 7047 Ouagadougou 03, Burkina Faso, fax (226) 31 50 03. Il compte les rubriques Brèves, Echo de la recherche, Opinion, Bibliothèque, En vitrine, Publi-reportage, Détente. 

Le Bulletin du REPIMAT. 8 pages. Publié par le Réseau d’épidémiosurveillance des maladies animales au Tchad du laboratoire de recherches vétérinaires et zootechniques (LRZV) de Farcha relevant de l’Institut tchadien de recherche agricole pour le développement (ITRAD), BP 433, N’Djaména, Tchad, fax (235) 52 83 02.

Irag-Info. Journal d’information trimestriel de la recherche agronomique guinéenne. 8 pages. Publié par l’Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG), BP 1523, Conakry, Guinée, fax (224) 45 42 46. Il est constitué des rubriques Vie de l’IRAG, Coopération, Le point sur..., La parole est à....

AgriForum. Lettre d’information trimestrielle. 16 pages, ISSN 1028-7795. Publié par l’Association for Strengthening Agricultural Research in Eastern and Central Africa (ASARECA), P.O. Box 765, Entebbe, Ouganda, fax (25641) 321126. Les rubriques, Perspectives, Research Tips, Experience in Action, Regional Events, y figurent.

Atelier ECART-ASARECA-CTA sur l’évaluation de l’impact de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre. Entebbe, Ouganda, 16-19 novembre 1999. Par Gundula Kreis et Susanne Gura, éditrices. 2000, 108 pages. Publié par Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH, Postfach 5180, 65726 Eschborn, Allemagne, avec la collaboration du Consortium européen pour la recherche agricole tropicale (ECART), c/o NRI, Central Avenue, Chatham Maritime, ME4 4TB, Kent, Royaume-Uni, de l’Association for Strengthening Agricultural Research in Eastern and Central Africa (ASARECA), P.O. Box 765, Entebbe, Ouganda, et du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), Postbus 380, 6700 AJ Wageningen, Pays-Bas.
Résumé
L’atelier visait à améliorer les études d’impact de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre. Pour cela, un bilan des connaissances dans la sous-région sera dressé, les éléments stratégiques pour exécuter ces études d’impact identifiés, les directives opératoires formulées, les partenariats entre les institutions de la sous-région et celles de l’Europe renforcés.  

L’accompagnement de l’organisation du monde rural en Afrique au Sud du Sahara et au Maghreb. Situation actuelle et perspectives. Par Jacques Giri et Denis Pesche, rédacteurs. 1999, 88 pages, ISBN 2-11-091306-1. Publié par le Ministère des affaires étrangères, 20 rue Monsieur, 75007 Paris, France.
Résumé
Dans ce document l’organisation actuelle du monde rural en Afrique est analysée et les actions de la France évaluées. De nouvelles pistes d’intervention opérationnelles sont aussi proposées.

Les enjeux des recherches sur les OGM. Par Michèle Chouchan, rédactrice. /2001/, 32 pages. Publié par le Ministère de la recherche, 1, rue Descartes, 75231 Paris cedex 05, France, en collaboration avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), 42 rue Scheffer, 75116 Paris, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), 3, rue Michel-Ange, 75794 Paris cedex 16, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), 147, rue de l’Université, 75338 Paris cedex 07, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), 101, rue de Tolbiac, 75654 Paris cedex 13, et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), 213, rue Lafayette, 75480 Paris cedex 10, France.
Résumé
L’utilisation des organismes génétiquement modifiés soulève des questions sur les risques pour la santé ou l’environnement. Les personnes intéressées trouveront dans cet ouvrage des informations utiles, précises et complètes.

Guide pratique de production de semences de riz par les paysans. Par A. M. Bèye et R. G. Guei. 2000, 14 pages. Publié par l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO), 01 BP 2551 Bouaké 01, le Projet de développement rural de la région forestière Ouest (BAD-Ouest), BP 346 Man, et l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), BPV 183 Abidjan, Côte d’Ivoire.
Résumé
Ce guide est un outil didactique destiné aux riziculteurs traditionnels. Son but est de les sensibiliser à produire leurs propres semences de riz et d’en améliorer la qualité. Il formule des recommandations pour une bonne culture variétale et une bonne conservation des récoltes devant servir de semences. 

Atlas infogéographique de la Guinée maritime. Par G. Rossi, D. Bazzo, M. Lauffer, N. Moreau, A. Fontana, M. Sow et I. Diallo. 2001, 170 pages. Publié par le Ministère de l’agriculture et de l’élevage, BP 576 Conakry, Guinée.
Résumé
Voici une contribution importante à la connaissance de la Guinée maritime, à la compréhension des facteurs écologique, social, économique et démographique qui sous-tendent son développement.


AGENDA

Les réunions du CORAF-WECARD

- La réunion du Comité exécutif du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF-WECARD) aura lieu à Bamako, en fin novembre 2001.

D’autres réunions :

- Le FAKT organise la réunion sur l’évaluation de la performance et de l’impact de l’information sur les produits et services agricoles à Bonn, du 9 au 12 octobre 2001.

- La semaine des centres internationaux du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI) se tiendra à Washington, du 22 au 29 octobre 2001.


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