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Un sel régulateur de croissance des plantes Au Nigeria, la riziculture de plateau, qui couvre cinquante-huit pour-cent des terres de culture du riz, est confrontée à lirrégularité des pluies et à la pyriculariose. Pour résoudre ces difficultés, un alcool azoté (le chlorure de Chloro-cholin), régulateur de croissance des plantes, a été utilisé pour étudier son action sur la tolérance à la sécheresse et la sensibilité à Pyricularia oryzae (lagent pathogène) de la variété de riz CO 39. Les essais en serre et en champ paysan ont montré quil est capable de réduire sensiblement la hauteur de la plante et leffet de la maladie. Les recherches ont dabord révélé que ce sel empêche jusquà quatre-vingt quinze pour-cent le développement de lappareil reproducteur de Pyricularia oryzae. Ensuite, en serre et en champ paysan il a notamment favorisé laugmentation de la longueur des racines de la plante, de la capacité de rétention deau des feuilles, de la résistance des pores. Pour cela, il a fallu tremper les semences de la variété pendant huit heures dans six cents milligrammes par litre du produit. Cela a permis dobtenir par exemple une tolérance de la plante à la sécheresse au bout de quatorze jours seulement. Contact : E. A. Maji, E. D. Imolehin
Et si lail cesse dêtre cultivé par les sénégalais ? Au Sénégal, la région nord de Saint-Louis demeure le principal centre de production de loignon. Dans la zone du Gandiolais, les populations ont lapanage de la culture de lail, depuis une trentaine dannées. Pourtant les surfaces cultivées, qui étaient environ de cinquante hectares il y a dix-neuf ans, ont fortement regressé en neuf ans, ce qui a accru la production importée à huit cents tonnes par an, soit un milliard de francs CFA. Pour freiner cette dangereuse évolution, le Centre pour le développement de lhorticulture (CDH) de lInstitut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) vient de publier une fiche technique sur la culture de lail dans le pays. Auparavant, les recherches menées depuis 1992 ont consisté à sélectionner de nouvelles variétés, à effectuer des essais (calendrier cultural entre le 15 octobre et le 15 décembre, fertilisation organo-minérale), à inventorier les principaux ennemis et ravageurs de la culture. Cela a permis aux producteurs de disposer de variétés (de 120 à 150 jours) atteignant des rendements de trois à neuf tonnes par hectare ; il sagit de lAil du Gandiol, de lAil du Mali, de lAil du Cap-Vert, de lAil Jamaïque et du Blanc dEgypte 5. La fiche technique et quelques unes de ces variétés sont disponibles au CDH. Contact : Youga Niang Culture du café: Lexpertise ivoirienne exportée Pour beaucoup de pays africains la coopération sud-sud nest pas un vain slogan. Le Gabon et la Côte dIvoire viennent une fois de plus den administrer la preuve. La Caisse de stabilisation et de péréquation du Gabon et le Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Côte dIvoire sont entrain de mettre en uvre un partenariat, initié en 1999, relatif à la relance de la culture du café au Gabon. Ainsi, une équipe de chercheurs ivoiriens a déjà identifié les zones favorables à la culture du café au Gabon. Deux techniciens gabonais ont séjourné dans la station de recherche de Divo, en Côte dIvoire pour une formation portant sur les pépinières et la culture du café. Il est prévu également que le CNRA fournisse le matériel végétal sélectionné et supervise la mise en place des plantations. Ce bel exemple de coopération en matière de recherche et de développement agricoles peut faire tâche dhuile, si dautres pays sont disposés à recourir au savoir et au savoir-faire des chercheurs du CNRA. Contact : Bouraïma Osseni
Communication institutionnelle : Un manuel en voie de publication En Afrique, les institutions de recherche et les organismes de développement agricoles ont besoin, pour réussir leur mission, que les acteurs agricoles sengagent ensemble dans la résolution des problèmes de la production, de la transformation, de la commercialisation et de lutilisation des produits et sous-produits agricoles. Pour cela, le recours à la communication institutionnelle savère indispensable. A travers elle, ces structures font mieux comprendre à leurs divers publics le rôle et la place quelles jouent dans leur vie. Elles visent à obtenir leur adhésion à leurs objectifs, à limage quelles se font delles-mêmes, par conséquent à leurs discours et actions. Malheureusement, cette préoccupation nest pas encore considérée comme une priorité par la plupart dentre elles. Pour combler cette lacune, le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) et lInternational Institute of Rural Reconstruction (IIRR) ont organisé, en juin 2000 à Nairobi, un atelier destiné à rédiger un manuel de communication institutionnelle pour le développement agricole en Afrique. Les participants, venus de pays dAfrique francophone et anglophone, dEurope et dAmérique du Nord, ont élaboré les outils propres à cette nouvelle forme de communication. Ils ont dabord défini, notamment les objectifs, les audiences, les messages, des stratégies de communication, des méthodes dévaluation. Ensuite, ils ont indiqué comment parler en public, comment produire les publications (rapport annuel, lettre, bulletin dinformation, etc.) et les supports audiovisuels, comment intéresser les médias, comment se servir de loutil informatique, de lexposition, du théâtre. Enfin, les meilleures manières de gérer les crises liées à la communication institutionnelle ont été identifiées. Il est prévu que le manuel de communication institutionnelle pour le développement agricole en Afrique paraisse en décembre 2000. Contact : Armand Faye Année 2001 : Les cours du National Research Institute de Grande-Bretagne Le National Research Institute (NRI) de Grande-Bretagne dispense des formations en gestion des stocks de graines et en technologie post-récolte des produits horticoles (voir quatorzième numéro de Coraf Action). Ces formations sont dispensées à lInstitut même aux étudiants en année de licence, alors que les étudiants en mastère mènent généralement leurs recherches dans les pays dorigine. Pour les étudiants en année de licence, les cours intensifs (seize semaines) débutent le 12 mars et se terminent le 29 juin 2001. Pour les étudiants en année de mastère, ils commencent avant le 2 juillet 2001. Les cours peuvent être également donnés par correspondance informatique, surtout pour les professionnels. Par ailleurs, un nouveau programme sur la sécurité alimentaire, prévu pour quarante-cinq semaines, sera mis en route à lintention des professionnels de lalimentation et de lagriculture. Contact : Gesa Reiss Reboiser la forêt Au Gabon, lexploitation forestière a dévasté certaines zones, mais le péril nest pas encore dans la demeure. Le Programme de recherche sur le reboisement des essences locales a en effet permis de disposer de connaissances précieuses sur la sylviculture de ces espèces. A présent, le projet qui va être lancé entend développer les techniques sylvicoles facilitant une meilleure maîtrise des opérations de reboisement, mais aussi une parfaite diffusion de lexpérience acquise. Pour cela, des fiches techniques sur la régénération des principales espèces forestières sont prévues. Ce nouveau projet, qui sera exécuté par lInstitut de recherches agronomiques et forestières (IRAF) et la Direction des inventaires, des aménagements et de la régénération des forêts (DIARF), sera doté de près de 15,400 millions de francs CFA. Contact : David Ngueza Systèmes irrigués : Après les recherches, la dissémination des résultats Après la présentation et lévaluation de ses quatre années dactivités (voir quinzième numéro de Coraf Action), au Pôle régional de recherche sur les systèmes irrigués en zone soudano-sahélienne (PSI) le temps est maintenant à la dissémination des résultats. Cest à cela que sest consacré le Centre national de recherche agronomique et de développement agricole (CNRADA) de Mauritanie, en organisant au début de mai 2000 un séminaire destiné aux responsables nationaux et aux bailleurs de fonds du secteur agricole. Plusieurs communications y ont été présentées sur lintensification de la riziculture irriguée, sur la diversification des cultures et des productions animales, sur la lutte contre la dégradation des sols, sur la gestion technique, lorganisation sociale et foncière de lirrigation. Dès lors, rien nétonne que les participants recommandent que tout projet de développement sur lirrigation comporte des recherches daccompagnement visant la valorisation de lexpertise du PSI, et que cet effort du CNRADA appuyé par lAmbassade de France soit poursuivi dans les autres pays du Pôle. Des dossiers techniques sur les principaux travaux sont disponibles à la Coordination régionale à Dakar. Contact : Jean-Claude
Legoupil Vacance de postes à lAssociation pour le développement de la riziculture en Afrique de lOuest LAssociation pour le développement de la riziculture en Afrique de lOuest (ADRAO) cherche un directeur scientifique (ou de recherche) et un agronome spécialiste des systèmes de culture qui seront affectés à Bouaké, en Côte dIvoire. Le directeur scientifique est le coordonnateur de tous les programmes de recherche et de développement. Il est également membre du Comité exécutif de linstitution. Pour cela, il doit notamment être titulaire dun doctorat dEtat ou dun Ph.D, avoir dix ans dexpériences dans la gestion et le pilotage de la recherche agricole en Afrique sub-saharienne, avoir à son actif plusieurs publications scientifiques. Il doit être excellent en relation humaine, en rédaction et en communication dans les langues anglaise et française. Quant à lagronome spécialiste des systèmes de culture, il est appelé à travailler avec léquipe chargée daméliorer la productivité du riz et les systèmes de production. Il est notamment appelé à associer à ces activités tous les acteurs agricoles à travers des collaborations, des réseaux, lassistance et la formation. Il doit être titulaire dun doctorat dEtat ou dun Ph.D en science de la terre, en lutte contre les mauvaises herbes, disposer dau moins dix ans dexpérience dont cinq consacrés aux systèmes de culture rizicoles en Afrique, être excellent en communication écrite et orale en anglais et en français, et savoir communiquer avec les producteurs et les vulgarisateurs. Le contrat proposé à chacun pour deux ans renouvelables comportera un salaire et des avantages accordés aux personnels des centres internationaux du Groupe consultatif pour la recherche agronomique internationale. Les dossiers de candidature doivent comporter un curriculum vitae détaillé, deux publications (uniquement pour le directeur scientifique), les coordonnées de trois référés. La date de dépôt de celui du directeur de recherche est fixée au 30 septembre 2000. La date de dépôt de celui de lagronome spécialiste des systèmes de culture nest pas limitée. De plus amples informations sont fournies à cette adresse. Contact : The Human Resources Officer
A Accra, il y a deux ans, lactuel Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) amorçait " le virage du changement " institutionnel. A Bangui, il y a un an, il faisait " peau neuve " en se mettant " sur le chemin des réformes ", parmi lesquelles le Plan stratégique pour la coopération, la recherche et le développement agricoles en Afrique de lOuest et du Centre (1999-2014). A Dakar, il y a tout juste deux mois (du 17 au 21 juillet 2000), la treizième Assemblée générale annuelle de lorganisation sous-régionale a posé le dernier jalon de ce processus, en approuvant le Plan daction mettant en uvre ce Plan stratégique. Cette Assemblée générale a été ouverte par le ministre sénégalais de lagriculture et de lélevage, Mr Papa Diouf, en présence du président du CORAF, des directeurs des institutions de recherche représentant les Systèmes nationaux de recherche agricole membres, des coordonnateurs des unités opérationnelles, des partenaires au développement (le secteur privé, les Organisations non gouvernementales), des représentants des agences de coopération internationale, des partenaires scientifiques et financiers. A léchelle sous-régionale, la construction dune agriculture compétitive et durable passe par une même vision des problèmes identifiés, des solutions envisagées, des responsabilités partagées. En cela, le CORAF est aujourdhui en mesure de réaliser la planification et la programmation de la coopération sous-régionale en matière de recherche et développement agricoles, dont la finalité est de contribuer à réduire les disparités, à sortir du sous-développement, à minorer les coûts du développement intégré. Pour cela, concernant les plantes annuelles, les participants ont examiné le cas du coton, des légumineuses à graines (arachide et niébé), des céréales et des plantes à racines et à tubercules. Ils ont alors décidé que laccent soit mis sur la création varétale, sur la lutte contre les maladies et les ravageurs, sur la diffusion et la valorisation du matériel végétal. Il faut notamment créer des produits à haute valeur ajoutée, en utilisant les biotechnologies par exemple. Laccent doit également être mis sur le développement des techniques de gestion intégrée, sur la vulgarisation des technologies de transformation, sur lévaluation de leur adoption. Mais la crédibilité de ce processus dépend essentiellement de limplication des utilisateurs. De plus, il importe détudier les législations en vigueur pour faciliter les échanges de matériel végétal et la réglementation de la propriété intellectuelle. Des mesures daccompagnement sont prévues Sagissant des cultures pérennes (le palmier à huile, le café, le cacao, lhévéa et les fruits), les décisions favorisant leur compétitivité sur le marché international, la préservation de lenvironnement, linventaire de toutes les espèces, ont été arrêtées. Quant aux ressources génétiques dorigine végétale et animale, leur association permet dutiliser les variétés et espèces à cycles court et long, de prévenir lirrégularité des pluies, de disposer des ressources en eaux souterraines, de développer des méthodes de gestion participative. Les enquêtes sur les espèces menacées, la gestion des données sur les ressources phytogénétiques, linformation du public, contribuent également à leur meilleure conservation. Dans cette optique, le CORAF et lInternational Centre for Research in Agroforestry (ICRAF) vont éditer cette année une publication sur lagroforesterie. Pour rendre efficaces de telles décisions, des mesures daccompagnement ont été prises concernant le développement des capacités institutionnelles : limiter le rôle du CORAF à la facilitation et à la coordination de la coopération, rendre la recherche de moyens plus agressive (notamment en accélérant le processus de création du fonds régional compétitif), faciliter les contacts entre SNRA et bailleurs de fonds, renforcer leurs capacités de gestion de la recherche (la motivation des chercheurs est primordiale) et de diffusion de leurs résultats. A ce sujet, lincorporation de la politique dinformation et de communication adoptée dans le Plan stratégique favorise la mise en place de la base de données sur les ressources humaines : assurer la mobilité des chercheurs, léchange dexpériences et la formation. En outre, Il a été arrêté que désormais les organisations paysannes, les Organisations non gouvernementales et le secteur privé seront membres de lAssemblée générale et du Comité exécutif du CORAF, les mécanismes de cette représentation étant à étudier. Du sang neuf Enfin, la composition du Comité exécutif, qui préside à la destinée du CORAF, et la représentation du CORAF à lAssemblée générale du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) ont été remaniées avec lentrée de nouveaux membres (voir encadrés). Contact : Ndiaga Mbaye Les neuf membres du Comité exécutif du CORAF - Adama Traoré,
Président, Mali Les six représentants du CORAF au Comité exécutif et à lAssemblée générale du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) - Adama Traoré Les bailleurs de fonds réaffirment leur soutien En Afrique de lOuest et du Centre, la recherche agricole ne bénéficie pas encore du soutien indispensable des partenaires du financement public quant à son impact. Les instituts de recherche tardent encore à rentabiliser leurs résultats auprès des utilisateurs. Tel est le constat des partenaires financiers du CORAF, qui se sont réunis à loccasion de sa treizième Assemblée générale tenue du 17 au 21 juillet 2000, à Dakar. Sachant quil ny a pas de problème sans solution, ils comptent sur le CORAF, devenu une véritable organisation sous-régionale, une solide base de collaboration entre tous ses partenaires. Pour cela, " afin de nous aider à vous aider " ces partenaires ont souhaité notamment que la vision stratégique adoptée par lorganisation sous-régionale se traduise effectivement dans la mise en uvre de projets et programmes de recherche à caractère régional, par le renforcement de son rôle de facilitateur des relations entre les Systèmes nationaux de recherche agricole, par la définition des mécanismes des partenariats. La route étant balisée, ils offrent, sans se substituer à qui que ce soit, leur appui institutionnel et au renforcement des capacités. Contact : Marcel Nwalozie Recherche égale impact En Afrique, il nest pas encore dans les habitudes des institutions de recherche et de développement agricoles de vérifier si leurs recherches produisent le bien-être escompté des utilisateurs. Sur cent vingt-deux pays, seuls six dAfrique ont été concernés par les études sur limpact de la recherche agricole menées par le Service international pour la recherche agricole nationale (ISNAR). Pourtant, plus que pour leur utilité, leur raison dêtre doit être démontrée : la rentabilité. En marge de lAssemblée générale (17-21 juillet 2000 à Dakar) du CORAF, cette brûlante question a fait lobjet dun atelier animé par Samba Ly de lInstitut du Sahel (INSAH), par William Masters de lUniversité de Purdue aux Etats-unis, et par Francis Idachaba de lISNAR. Autant évaluer limpact des recherches est différemment perçu par lensemble des acteurs agricoles, autant les chemins sont multiples pour y arriver. Ainsi, depuis 1994, lINSAH et lUniversité de Purdue organisent des ateliers de formation, accordent des bourses de recherche, publient les résultats, organisent des forum de restitution des résultats. Ils ont également analysé les aspects des politiques agricoles liés au droit, à la justice, à la bonne gouvernance, à la position fiscale, monétaire, financière, commerciale et douanière, aux transports, aux communications, ainsi quà la variabilité de ces politiques. Enfin, ils ont analysé les ressources et les avantages comparatifs. De 1992 à 2005, lAfrique connaît une croissance de 1 % des revenus et de près de 3 % de la population par an, lAsie du Sud une croissance de 5,5 % des revenus et de 2 % environ de la population par an, et lAsie de lEst une croissance de 9,5 % des revenus et de 1 % de la population par an. Cependant, si la croissance vertigineuse de la main-doeuvre, la rareté des capitaux et des terres peuvent faire craindre le pire, létude montre que lAfrique verra sa capacité dautoconsommation en produits agricoles non céréaliers passer de 1,25 à 1,45 %, en céréales de 0,94 à près de 1 %. Les conditions de rentabilité Quant à lISNAR, sa démarche a consisté à étudier les surplus économiques (coûts, bénéfices, production et consommation), à estimer les parts de la recherche et de la vulgarisation au niveau de la production, de la participation des acteurs agricoles à lévaluation, etc. Les résultats sont éloquents : limpact du niébé au Sénégal est près de 65 %, de la canne à sucre en Afrique du Sud de 50 %, des semences de patate au Rwanda de 40 %, de la recherche agricole au Mali de 25 %. La conclusion quen tirent lINSAH et lUniversité de Purdue est que la recherche est rentable si elle est pertinente (les cultures importantes), diversifiée (plusieurs variétés), originale, abordable (sources dintrants et de débouchés pour les produits). Etendre ces études aux autres pays Les commentaires, qui ont suivi, ont recommandé que ces types détude soient adoptés par les institutions de recherche pour une meilleure prise en compte de la demande sociale, et que les hypothèses de base soient mieux formulées pour saisir les liens entre la recherche et la vulgarisation. Pour mieux convaincre les décideurs à soutenir davantage la recherche et leur faire prendre conscience des effets à long et moyen termes des études sur lenvironnement, les participants suggèrent de favoriser les études prévisionnelles, de faire adopter les résultats par les autres acteurs agricoles. En outre, le CORAF doit étudier la possibilité détendre ces études aux autres pays. Contact : Samba Ly,
William Masters Afrique sub-saharienne : Du Programme spécial au Forum pour la recherche agricole La formation des hommes, le rôle des femmes, le syndrome dimmuno-déficience acquise (SIDA), la fertilité des sols, le financement durable, le renforcement du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) telles devraient être maintenant les préoccupations majeures des pouvoirs publics, des acteurs agricoles en Afrique sub-saharienne, ainsi que de tous leurs partenaires au développement. Dans cette seule région, onze millions de sidéens sont déjà décédés sur vingt millions de personnes séropositives. Pire, onze millions denfants ont perdu leurs parents, et tout nouveau-né aura une chance sur deux de mourir de la terrible maladie. En Guinée, les quatre cent quarante-deux mille cent soixante-dix exploitations agricoles sont presque toutes gérées par des hommes, alors que ce sont des femmes qui ont mis en valeur quatre-vingt dix pour-cent des huit cent quatre-vingt-douze mille six cent vingts hectares de culture. Pourtant, la croissance économique et les progrès scientifiques réalisés en 1999 ont permis à léconomie africaine de supporter les effets de la récente crise asiatique et de reprendre une position favorable sur léchiquier mondial. Cest à la vingtième Plénière du Programme spécial pour la recherche agricole en Afrique (SPAAR), tenue en avril 2000 à Conakry, que le constat a été fait. La cérémonie douverture était présidée par les ministres guinéens de lagriculture et de lélevage, Mr Jean-Paul Sarr, et du plan et de la coopération, Mr El Hadj Thierno Mamadou Cellou Diallo, en présence du vice-président de la Banque mondiale, Mr Jean-Louis Sarbib, du secrétaire général du SPAAR, Mr Moctar Touré, des secrétaires exécutifs des trois organisations sous-régionales de recherche agricole de la région, des représentants des organisations de producteurs, des Organisations non gouvernementales (ONG), du secteur privé, des agences de coopération et des organisations régionales et internationales de recherche agricole. A cette occasion, dautres constats ont été formulés. Des avancées sont notées dans la mise en place de lInitiative pour la fertilité des sols en Afrique (IFS). Dans une décennie, la rapide diffusion de la pandémie du SIDA dans la région risque de modifier complètement lenvironnement dans lequel opèrent les Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA), dautant que les traitements actuels ne sont toujours pas à la portée des pays en développement. Très affectées par cette terrible maladie et la non satisfaction de leurs besoins réels par les programmes agricoles, les femmes nen jouent pas moins un rôle prépondérant dans léconomie rurale. Abordant la lancinante question du financement, il est noté que les difficultés subsistent, malgré linitiative sur laccroissement du financement durable des SNRA lancée en décembre 1999 à Nairobi. La fin de la période transitoire La situation ainsi décrite a amené les participants à demander létablissement dun tableau de bord des projets accomplis par les différents pays en matière de fertilisation, de réhabilitation et de gestion des sols, et à évaluer les moyens mobilisés par la communauté internationale au profit de lIFS. De même, la lutte acharnée livrée au SIDA doit principalement viser la prévention. La division du travail entre hommes et femmes au sein des ménages doit être également étudiée, ainsi que les disparités dans laccès et le contrôle des ressources productives. Mieux, on devrait développer des stratégies de promotion dune nouvelle agriculture au coeur de laquelle se situent aussi les femmes. Quant à laccroissement du financement, il est proposé que soient définies les actions prioritaires relatives aux mécanismes et aux stratégies alternatives, que soient renforcés les capacités institutionnelles en matière de génération, de transfert de technologies et de gestion des ressources, ainsi que le dialogue avec les bénéficiaires des résultats de recherche. Enfin, le SPAAR devant disparaître bientôt, le transfert de ses prérogatives au FARA a été débattu dans le sens de désigner un gestionnaire de la transition. A cet effet, au cours de lAssemblée générale du CORAF (voir précèdent article) il a été annoncé que le Service international pour la recherche agricole nationale (ISNAR) est chargé par le FARA de faciliter cette période de " passage du témoin ", dont la fin devrait intervenir avant janvier 2001. Contact : Senkoun Wagué Une réorganisation achevée Au Cameroun, la restructuration de la recherche agricole avait abouti en 1996 à la création de lInstitut de recherche agricole pour le développement (IRAD) et à la définition de vingt programmes de recherche. Pour mettre en uvre ces derniers, un atelier regroupant les responsables scientifiques, administratifs et financiers sest tenu en juin-juillet 2000 sur la gestion de leurs activités. A lissue de cet atelier, il a été demandé que soient élaborés un répertoire des projets de recherche actuels et un manuel de procédures administrative, financière et comptable. De même, un fichier des ressources humaines et matérielles, un code de prestation de services pour le personnel, des fonds documentaires, doivent être établis. Enfin, les participants ont recommandé quune telle rencontre se renouvelle tous les deux ans. Contact : Nsangou Mama
Depuis des lustres, les femmes africaines ont usé sans relâche du mortier et du pilon pour casser et mettre en poudre des produits agricoles. Travail ne peut être plus pénible que le concassage et la mouture des cossettes de manioc ou digname (voir douzième numéro de Coraf Action), puisquune femme consacre en moyenne six heures pour transformer cent kilos. Sous limpulsion du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), le projet sous-régional de transfert de technologie a introduit il y a un an au Togo des modèles de concasseurs mécaniques et électriques fabriqués au Bénin. Issus de lartisanat, ces modèles comprennent des marteaux fixes et des marteaux mobiles ; dans le cas du modèle électrique, ils sont actionnés par lénergie produite par une dynamo. Désormais, la même quantité de cossettes de manioc ou digname (vingt-cinq centimètres de long chacun) est concassée en une minute avec moins dun kilowattheure. Déjà, les concasseurs, sortis des mains des artisans togolais, sont vendus entre 350 000 et 400 000 francs CFA lunité. Contact : Pissang
Tchangaï Comment se débarrasse-t-on des fourmis magnan ? La ferme de Christine M. Soro-Giordanie, technicienne danimation rurale, fidèle lectrice de Coraf Action, est envahie par des fourmis magnan. Pour sen débarrasser, le mari de Christine leur donne à manger des crapauds tués. Mais les crapauds ne sont pas faciles à chasser surtout la nuit, tout comme le pangolin, un déprédateur de fourmis, est difficile à trouver. Elle prie les lecteurs de bien vouloir répondre à cette question ainsi quaux deux autres questions précédentes (voir quatorzième, quinzième et seizième numéros de Coraf Action). Contact : Christine M.
Soro-Giordanie Ne jetez plus les sous-produits du cacao ! Les sous-produits de cacao sont partout jetés ou peu utilisés. Au Cameroun, sur une production de neuf cent soixante-trois mille deux cents tonnes de cabosses fraîches par an, huit cent mille tonnes de cortex (écorce) et quarante trois mille deux cents tonnes de jus sont inutilisées. Le cortex représente près de soixante-dix pour-cent de la cabosse. Pourtant le jus, la coque et les résidus (fèves noires et plates), peuvent servir à des utilisations diverses. Le jus fermenté et distillé produit de lalcool consommable et médical. Le beurre peut être fabriqué à partir des fèves noires et plates. Le mélange de coques de cabosses broyées et dautres éléments nutritifs donne un aliment pour bétail. Les coques sèches incinérées donnent un excellent engrais pour les plantes à tubercules. Cet engrais (ou eau de la cendre) donne de la potasse (carbonate de potassium), duquel on tire un savon antiseptique et de lhuile de palme. Sans doute, la valorisation de ces produits contribuera à réduire limportation de certains produits de première nécessité, et aussi à lutter efficacement contre la pauvreté, à freiner lexode rural en augmentant les revenus des producteurs. Enfin, tous ces produits se conservent longtemps. Contact : Justin Diallo La drogue en prison Au Congo, depuis 1964 la consommation du chanvre indien, de la cocaïne, de lhéroïne, des opiacées et des substances psychotropes sest fortement accrue, probablement du fait de la guerre civile. A Brazzaville, ce phénomène a atteint des proportions telles quil urgeait pour les autorités de disposer des informations nécessaires à des décisions draconiennes : éradiquer le mal à la racine en barrant la route aux cultivateurs et aux trafiquants. Pour cela, le projet sur la drogue (voir treizième numéro de Coraf Action) a enquêté auprès de la population carcérale de la maison darrêt de la capitale. Ainsi, sur près de 9 800 détenus 315 lont été, soit 3 %, pour consommation et trafic de drogues. Ces toxicomanes sont jeunes et pauvres pour la plupart. Contact : F. D. Siannard Développer le petit élevage Au Bénin, les familles sadonnent de plus en plus à lélevage des petits ruminants, des porcins et de la volaille dans la sous-préfecture dOuidah (région du Sud-Ouest). Mais, cet élevage connaît de sérieux problèmes : une forte morbidité et mortalité provoquées par la petite taille, la divagation et labsence de suivi du cheptel. Depuis quelques années, le Centre régional pour le développement et la santé (CREDESA) sest engagé à les aider pour en faire une véritable source de protéines et de revenus. Le regroupement des éleveurs a permis de vulgariser une vingtaine despèces fourragères, un nouveau modèle denclos (disposant dun abri au toit inversé) et une technique prophylactique rendant très accessibles les soins et produits aux éleveurs. Du coup, la morbidité et la mortalité ont été sensiblement réduites et les revenus issus de la vente des animaux considérablement augmentés. Ces revenus ont servi notamment à lachat de médicaments et à la scolarisation des enfants. Seulement, le succès de cette opération est entrain dêtre entaché par la mauvaise qualité de certains produits prophylactiques mis sur le marché et par labsence de collaboration entre les techniciens du secteur. Le CREDESA a donc réagi, en installant sur place un cabinet vétérinaire, et il entend surtout couronner son action par la création dun marché du bétail. Contact : Maboudou M.
Baba Etuvage du riz : Les femmes et non les hommes Le Nigeria est le troisième producteur de riz dAfrique après Madagascar et lEgypte. Pourtant, le pays ne parvient pas encore à satisfaire la demande sociale en riz. Pour ce faire, le National Cereals Research Institute (NCRI) a développé une technologie capable de produire du riz de bonne qualité comparable à celle du riz importé. Dans la zone de production du cuivre, une étude menée en 1999 a permis de mesurer le degré dadoption de la technologie par les femmes, qui constituent quatre-vingts pour-cent des personnes engagées dans la préparation du riz. Dans quatre des huit Etats de la zone, deux cent trente femmes sont concernées. Il sagit dun étuveur de riz composé dune bouilloire et dun évaporateur. La bouilloire est placée sur un fourneau fonctionnant au bois ou au gaz. Le riz est trempé dans leau chauffée à 75 °C, le tout est recouvert avec un sac en jute. Le trempage dure six heures. Après cela, leau est retirée, le riz bouilli est versé dans lévaporateur et laissé durant vingt minutes. Il est ensuite séché, ce qui facilite sa transformation en farine. Ladoption de cet étuveur a été faible dans la zone. Seules 49 % des préparatrices le connaissent, parmi lesquelles 2 % se sont servies de la plupart des techniques enseignées. Les causes sont connues : les principales sources dinformation sur la technologie sont leurs maris ou frères ; les femmes nont pas accès aux services de vulgarisation ; la majorité des vulgarisatrices nétait même pas au courant. Dans certains Etats en effet, les hommes responsables des services de vulgarisation ont préféré assister aux formations à leur place. A cela sajoute le nombre réduit de vulgarisatrices par rapport à celui des préparatrices. Le NCRI a donc décidé dorganiser des formations à lintention des vulgarisatrices, des personnes proches de ces préparatrices, des religieux et des organisations professionnelles. Il entend également vulgariser létuveur de riz à travers tout le pays. Contact : Ike Nwachukwu Le plastique ou la chronique dune mort certaine Dans la région Nord du Cameroun, les emballages plastiques, appelés " ledda ", sont partout présents. Les animaux en raffolent. Mais ils ne sont pas biodégradables, digestibles et oxydables. Alors, ils les déciment fatalement par occlusion intestinale, surtout dans les zones urbaines. Ils font subir aux plantes le même sort : elles ne germent ni se développent de manière harmonieuse. Les bovins, les ovins et les caprins sont les plus touchés par la consommation des plastiques. Les causes de ces décès sont dues à lalimentation insuffisante en période de soudure (mars-mai), à sa carence en éléments minéraux et à la divagation du bétail. Contact : Simon Killanga Le canard adoré par des tchadiens Au Tchad, dans les zones urbaines et périurbaines linsécurité alimentaire pousse les populations vulnérables à plus pratiquer lélevage de la volaille. Le pays compte actuellement vingt-quatre millions de têtes constituées surtout de poules, de canards, de pintades, de pigeons et doies. A NDjamena, si la croissance démographique persiste (sept pour-cent par an), la population passera de huit cent mille âmes en 1999 à un million soixante mille âmes en 2003. Alors, de sérieux problèmes dapprovisionnement en denrées alimentaires dorigine animale risquent de surgir. Pour les prévenir, de nouvelles formes délevage doivent être pratiquées, notamment pour développer lélevage du canard dans la capitale qui en compte dix mille têtes. Dans cette perspective, le laboratoire de Farcha de lInstitut tchadien de recherche agricole pour le développement (ITRAD) a mené des études sur lélevage familial de canards de Barbarie (Cairina moschata). Les éleveurs, qui viennent du sud du pays, y pratiquent également lagriculture et lélevage des autres volailles, des petits ruminants, des lapins et des porcs. Chaque basse-cour comprend neuf canards logés dans des cases en terre battue. Ils sont nourris surtout de son de céréales et de sous-produits agricoles. Chaque année, dans une exploitation neuf canards sont vendus et six autres consommés (soit environ deux kilos de viande par personne). Cette consommation représente 1 330 kilos pour lensemble des ménages. Un bel avenir pour la filière Chaque ménage tire de la vente des canards et de la consommation de la viande 30 000 francs CFA (17 000 francs CFA pour la vente) par an, ce qui représente un peu plus du tiers du revenu national moyen (98 000 francs CFA) par habitant. Au total, les ménages se sont retrouvés avec un revenu de 20 millions de francs CFA. Les boucheries ont tiré de la vente de la viande 5 millions de francs CFA. La demande nétant jamais satisfaite entre février et juillet, la filière a un bel avenir devant elle. Cependant, des problèmes subsistent qui constituent des obstacles au développement de cet élevage : les maladies, les vols, les accidents, la prédation, labsence dencadrement, le manque de moyens financiers, la mauvaise qualité des aliments. Dores et déjà, lamélioration de létat de santé des canards et de leur conduite pourrait augmenter les effectifs. Mieux, un programme de développement intégrant des collaborations avec les structures de recherche-développement devrait être envisagé. Contact : Mopaté
Logtène Youssouf Remerciements : A vous, les lecteurs Vous avez été plusieurs lecteurs de Coraf Action à répondre aimablement à ma demande de renseignements sur les méthodes culinaires et les modes de consommation du mil et du sorgho (voir onzième, douzième, treizième, quatorzième et seizième numéros). Ces informations nous ont permis dorganiser des formations destinées aux populations paysannes, avec le soutien dun projet local sur la nutrition. Elles ont rencontré un tel succès, quelles sont actuellement poursuivies dans les nouvelles zones dintervention de lAssociation nationale dactions environnementales (ANAE). Cest une nouvelle expérience qui vient enrichir les pratiques culturales du mil et du sorgho peu développées à Madagascar. Ils servent comme plantes de couverture avec la technique de culture en semis direct. Jencourage donc tous mes collègues, de Madagascar et dailleurs, à lire Coraf Action, qui ma permis de mesurer le sens de la communication et de la solidarité. Contact : Andriantahina
Rakotondralambo Massacre à Ouidah La chasse exerce partout une forte pression sur lécosystème en prélevant dimportantes quantités de ressources naturelles. A Ouidah, dans la région du Sud-Ouest du Bénin, linquiétude sinstalle quant à lavenir des aulacodes, des francolins, des lièvres à oreilles de lapin, régulièrement abattus à coup de feu. Cest la raison pour laquelle, le Centre régional pour le développement et la santé (CREDESA) a mené une étude permettant une meilleure connaissance de lampleur des dégâts causés à la faune de cette sous-préfecture de lAtlantique, et la définition des moyens de lutter contre. Chaque année, dix chasseurs tuent 900 aulacodes, 1 500 francolins et 300 lièvres. Trente pour-cent de ce butin est consommé par les familles des chasseurs. Le reste vendu rapporte à chacun 234 150 francs CFA par an, son investissement étant estimé à 22 470 francs CFA. En revanche, les éleveurs consomment 10 % de la viande, et le revenu de la vente varie entre 15 000 et 84 000 francs CFA par an et par éleveur. Avec ces revenus, les ménages sachètent des denrées de première nécessité pour la période de soudure, assurent les frais de santé et de scolarité des enfants, font des économies par le biais des " tontines ". Ainsi, le CREDESA entend mener des actions de sensibilisation des chasseurs pour les intéresser davantage à lélevage du petit gibier. Pour cela, des mesures daccompagnement seront nécessaires, ainsi que la collaboration du projet sur laulacodiculture. Contact : Goukou Gérard Des bananes : du Cameroun à la Guinée Pour la Guinée, une grande productrice et exportatrice de bananes, limportation du Cameroun de matériel végétal amélioré constitue un enjeu de taille : accroître la production destinée à la consommation locale. Cest le sens quil faut donner à laction du Centre régional de Foulaya (région de Kindia) de lInstitut de recherche agronomique de Guinée (IRAG), qui a obtenu des variétés du Centre régional de recherches sur bananiers et plantains (CRBP) (voir treizième et seizième numéros de Coraf Action). Ces variétés ont fait lobjet dune évaluation avec des petits producteurs. Du lot est sortie la variété Popoulou, qui est très appréciée par les producteurs. Les premiers régimes distribués ont été bien accueillis par la plupart des consommateurs. La diffusion de cette variété est très attendue. Contact : Mahmoud Camara Coraf Action Documentaliste, chargé de lédition et de la documentation de lInstitut de recherches agronomiques et forestières (IRAF), Célestin Lemba est coordonnateur du réseau national de communication du Gabon de la lettre dinformation régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelles des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de lassister, essentiellement par la fourniture darticles. Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant au Gabon sont priés denvoyer autant que possible leurs articles à cette adresse. Contact : Célestin Lemba
Technicien supérieur de recherche, responsable du service de la documentation du Centre national délevage et de recherches vétérinaires (CNERV), Cheikh Diop est coordonnateur du réseau national de communication de la Mauritanie de la lettre dinformation régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelles des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de lassister, essentiellement par la fourniture darticles. Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant en Mauritanie sont priés denvoyer autant que possible leurs articles à cette adresse. Contact : Cheikh Diop
.Duck Keeping
in the Tropics. Par S. van der Meulen et G. den Dikkens. ISBN 90 72746 86 4, "
Agrodoc series ; 33 ". Publiè par Agromisa Foundation, P.O. Box 41, 6700 AA
Wageningen, Pays-Bas. Transgenic Animals in
Agriculture. Par J. D. Murray, G. B. Anderson, A. M. Oberbauer et M. M. McGloughlin.
1999, 304 pages, ISBN 0 85199 2935, 304 pages. Publiè par le Department of Animal
Science, University of California, Davis, USA. Cultures fourragères tropicales. Par
G. Roberge et B. Toutain. 1999, 369 pages, ISSN 1251-7224, ISBN 2 87614 361 5, "
Repères ". Publié par le Centre de coopération internationale en recherche
agronomique pour le développement (CIRAD), BP 5035, 34032 Montpellier cedex 1, France.
LInternational Centers Week du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI) se tiendra à Washington, du 23 au 27 octobre 2000
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