![]() |
Lire CORAF Action |
Le Centre régional de recherches sur bananiers et plantains (CRBP) multiplie du matériel végétal, et le commercialise au Cameroun et dans certains pays dAfrique de lOuest et du Centre. Au Centre même, les différents programmes de recherche ont acquis en 1999 près de deux mille quatre cent sept vitroplants. Les organismes nationaux, tels lInstitut de recherche agricole pour le développement (IRAD) et le Programme national de vulgarisation agricole (PNVA), et les opérateurs économiques ont également acquis environ mille neuf cent soixante vitroplants. Mais la demande étant devenue très forte pour le Centre, il est prévu que certains organismes nationaux interviennent dans lopération de multiplication. En 1999, onze pays de la sous-région ont en effet importé trois mille trois cents plantains hybrides résistants à la maladie des raies noires (CRBP 14, CRBP 39, CRBP 85 et CRBP 100). Il sagit du Bénin, du Gabon, du Congo, du Sénégal, du Tchad, de la Côte dIvoire, de la Guinée-Bissau, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, de la Guinée et de la Guinée équatoriale. Pour cela, un accord de transfert de matériel et une licence dexpérimentation (pour le matériel hybride protégé) sont signés. Les différents types de vitroplants proposés sont au stade de multiplication in vitro, de croissance finale, de fin de sevrage et de plantation. Le Centre assure enfin des formations dans ces techniques. Contact : Kodjo Tomekpe, Pascal Noupaja, Emmanuel Youmbi
Jusquen 1997, lhydatidose humaine était méconnue en Mauritanie. Mais, cette année vingt-quatre personnes ont été atteintes par cette maladie parasitaire, causée par un ver adulte (un ténia) qui vit chez des carnivores domestiques ou sauvages. Chez lhomme et les herbivores domestiques, la larve se développe (sous forme de gros kystes) dans le foie ou les poumons. Pour une meilleure connaissance de la maladie, le Centre national délevage et de recherches vétérinaires (CNERV) a dabord mené, dans plusieurs localités, des enquêtes épidémiologiques, qui montrent que les camelins sont atteints à 28,4 %, les petits ruminants à 5,6 %, les bovins à 4,5 %. A Nouakchott seulement, 14 % des chiens sont affectés par la maladie. Ensuite, des recherches sont entreprises, afin de déterminer le nombre de souches du ténia présentes, de les comparer à celles de certaines régions comme le Maghreb (où les moutons sont très affectés), et de déceler lherbivore, principal vecteur de transmission à lhomme. Ces travaux, soutenus par la Coopération française, permettront une prévention efficace de la maladie. Contact : Fabien Schneegans, Dia Mamadou Lamine
Au Congo, la recherche se préoccupe tellement de laugmentation de la production vivrière quil lui fallait un laboratoire de biotechnologie des plantes. Cest le Centre de recherche sur lamélioration génétique des plantes (CERAG) qui la installé. Il applique cette nouvelle technologie (culture des organes, des tissus et des cellules végétaux) aux plantes à racines et à tubercules, tels le manioc, ligname, le taro, la pomme de terre. Pour le manioc, cela a permis de développer de nouvelles variétés à bons rendements, tolérantes à la mosaïque, à la bactériose, à la cochenille, et adaptées aux systèmes de culture. De meilleurs clones et des boutures saines sont également disponibles. Pour ligname, le taro et la pomme de terre, le CERAG a mis en place un système de multiplication rapide in vitro de plants sains destinés à la commercialisation. Enfin, le CERAG dispose actuellement dune banque de gènes de toutes ces plantes. Contact : Joseph Mabanza
En Afrique de lOuest et de lEst, laccroissement de la population a engendré une forte demande des produits dorigine animale, principalement la viande et le lait. Pour la satisfaire, laugmentation de la productivité des races locales est nécessaire. Cest pourquoi, les programmes de sélection de races pures et danimaux issus de croisements avec des races importées performantes constituent une priorité. Ils doivent donc surtout maintenir leur résistance à la trypanosomose. Pour cela, la résistance naturelle et la résistance acquise contre cette redoutable maladie doivent être bien maîtrisées, pour une meilleure exploitation des ressources locales par lindustrie. Cest la raison pour laquelle une trentaine de chercheurs, de planificateurs de la recherche et de décideurs se sont retrouvés dans un atelier international organisé, en fin mars 2 000 à Banjul, par lInternational Trypanotolerance Centre (ITC). La Gambie a été choisie pour abriter cette rencontre, parce que les animaux domestiques sont essentiellement la " Ndaama ", la chèvre et le mouton Djallonke connus pour leur trypanotolérance, mais aussi du fait de la grande expérience de lITC en matière de recherche sur la trypanotolérance. Cependant, la maladie est encore loin dêtre vaincue, puisquelle peut faire souffrir même la Ndaama vivant dans une zone fortement infestée. Autant de difficultés à ne pas occulter, qui permettent dapprécier limportance de lappui de lUnion européenne pour la tenue de cet atelier. Contact : Raffaele C. Mattioli
Seule race trypanotolérante du Sénégal, le taurin " Ndaama " procure de la viande, du lait et des revenus aux populations rurales et urbaines. Dans la région de Kolda, sud-est du pays, lInstitut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) mène depuis des années des recherches pour améliorer génétiquement la race. La technique utilisée consistait à sélectionner dans un troupeau le meilleur géniteur, et à le placer dans un troupeau de femelles appartenant à un village. Cette technique a certes permis datteindre des résultats intéressants, mais elle a révélé ses limites dues à la taille réduite du troupeau, à la non prise en compte du rendement en lait, à la non implication des éleveurs. Elle est alors remplacée par une nouvelle technique qui considère les caractères les plus performants de la race, à savoir la trypanotolérance, la capacité de production laitière, la capacité de reproduction, la croissance, la force de travail. Les femelles reproductrices sont dabord protégées contre la brucellose, la pasteurellose et le charbon symptomatique. Les femelles adultes sont ensuite nourries de fanes darachide, de pierres à lécher et de tourteaux de sésame. Elles sont enfin fécondées par saillie naturelle et par insémination artificielle. Cependant, leur fécondité sest avérée faible. Dans le premier essai, seules six sur 54 femelles sont gestantes, soit 11 %. Dans le second essai, seules 11 sur 50 femelles sont gestantes, soit 22 %. Dans le troisième essai, 8 sur 26 femelles sont gestantes, soit 31 %. Les causes sont liées aux conditions délevage, dalimentation, de santé, dencadrement, de vulgarisation, à la méconnaissance de la physiologie de la race, à la non maîtrise des biotechnologies animales. Impliquer davantage les acteurs Les études doivent être par conséquent poursuivies pour une meilleure connaissance de la race (période de fécondité, durée des cycles, etc.), pour la maîtrise des techniques utilisées (dosage des hormones, utilisation de léchographie pendant lovulation, conditionnement et conservation du sperme, insémination artificielle, etc.). De même, les structures de développement et les éleveurs doivent être davantage impliqués, et ces derniers formés à la gestion de la reproduction du troupeau. Contact : M. A. Bâ, P. N. Dièye, A. Faye
GABON. Située au sud de Libreville, la station forestière de Sibang est gérée par lInstitut de pharmacopée et de médecine traditionnelle (IPHAMETRA) et par lInstitut de recherche agronomique et forestière (IRAF). Elle sétend sur seize hectares occupés par diverses espèces végétales. De 1933 à 1953, ce grand réservoir, plusieurs fois aménagé, a été enrichi par des arbres, tels que le limba (Terminalia superba), le framires (Terminalia ivorensis), le teck (Tectona grandis). Contact : Bourobou Bourobou Ainsi, 5 755 espèces végétales sont inventoriées, parmi lesquelles 311 plantes médicinales entrant dans le traitement des principales maladies. A la réserve de Conkouati, le CERVE montre les voies et moyens pour sa reconstitution. Sétendant de la côte maritime aux contreforts du Mayombé, la réserve est constituée de terrains sédimentaires couverts par quatre formations végétales : les fourrés littoraux où poussent Manilkara lacera (le kaïtier) et Chysobalanus icaco (le carossolier ou la prune icaque) ; les forêts littorales composées de Symphonia globulifera (appelé l" ossol " ou le " pahouin ") et de Klainedoxa gabonensis ; les forêts sub-littorales constituées dAucoumea klaineana (lokoumé ou langouma) et de Saccoglottis gabonensis (l" issoua " ou l" ozouga ") ; les forêts où poussent les légumineuses. Trois principaux groupes écologiques sont distingués : le premier représente les espèces pionnières colonisant le sol nu ; le deuxième est constitué par des espèces polyvalentes ; le troisième comprend les espèces secondaires tardives. Les champignons méconnus Les recherches montrent, quavec lâge de la forêt, diminuent les hémicryptophytes (plantes aux bourgeons à ras du sol), les nanophanérophytes (plantes aux bourgeons entre vingt-cinq et trentre centimètres du sol) et les thérophytes (plantes à cycle de reproduction par graines très court). En revanche, augmentent les mésophanérophytes (hauteur entre trente centimètres et cent mètres) et les mégaphanérophytes (plus de cent mètres). La vitesse à laquelle se renouvellent les espèces est élevée pendant les dix premières années de la régénération, mais elle diminue après, puis se stabilise à cinquante ans. Il apparaît donc que la forêt se reconstitue entre trois et dix ans. Cependant, ces écosystèmes forestiers se dégradent à cause de la pratique néfaste de la culture itinérante sur brûlis, les jachères ne dépassant guère dix ans Le CERVE recommande alors la constitution de zones dexploitation traditionnelle et de zones de protection des ressources. Il nempêche que toutes les zones doivent être restaurées et réhabilitées, et que toute la flore doit être également connue, ce qui nest pas encore le cas, faute surtout de spécialistes en mycologie (étude des champignons). Contact : Félix Koubouana, Jean-Marie Moutsamboté
Au Cameroun, la lutte contre les foreurs du maïs sintensifie, depuis que sest avérée lefficacité de la culture associée maïs-arachide et dun insecte perce-oreille contre ces ravageurs. Dans la région du Centre, Busseola fusca (90 % de la population des foreurs), Sesamia calamistis, Eldana saccharina, Mussidia nigrivenella, dévastent les champs de maïs, en dévorant les tiges et les graines. Mais, les chercheurs de lInstitut de recherche agricole pour le développement (IRAD) ont constaté quils font plus de dégâts en monoculture de maïs quen polyculture maïs-arachide, larachide limitant la dispersion de leurs larves. En outre, les chercheurs se sont penchés sur laction de plusieurs ennemis naturels de ces ravageurs, qui se retrouvent plus nombreux dans les parcelles en polyculture. Un perce-oreille, Diasperasticus erythrocephala, le plus répandu, envahit les champs de maïs, dès la montaison. A la maturation de la plante, il se multiplie autant que les foreurs, ce qui en fait le prédateur le plus efficace. Létude de sa voracité démontre en effet que cet insecte peut dévorer en moyenne quarante-cinq ufs et vingt et une larves de Busseola fusca (le plus dangereux foreur) en vingt-quatre heures. De plus, il sattaque à tous les foreurs, et plus ils deviennent nombreux plus ils représentent des proies faciles pour ce prédateur. Ce perce-oreille pourrait donc être rapidement élevé sur du pollen et des diètes à base de pollen de maïs, et ensuite servir de lâchers pour tester son efficacité contre les foreurs du maïs en milieu paysan. Contact : Régine Aroga
Inconnue au Sénégal jusquen 1997, lencéphalomyélite aviaire est subitement apparue dans six élevages de poussins destinés à la ponte, dans les régions de Dakar et de Thiès. Ce sont des chercheurs de lInstitut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) qui lont découvert chez les poussins âgés de vingt et un à vingt-cinq jours. Cette maladie virale sattaque aussi aux dindons, faisans et cailles ; elle provoque le tremblement de la tête et du cou, la paralysie chez les jeunes oiseaux et les pertes de ponte chez les sujets adultes. Dores et déjà, ces élevages ont payé un lourd tribut à la maladie. Sur les 8 000 sujets détenus, 2 525 sont tombés malades (soit un taux de morbidité de 31,5 %) et 1 580 sont morts (soit un taux de mortalité de 19,7 %). Les principaux facteurs ayant favorisé lapparition de la maladie sont le développement rapide du commerce des poules pondeuses, dû à la dévaluation du franc CFA en 1994, et surtout à la non vaccination des reproducteurs dans certains couvoirs. Pourtant, plusieurs vaccins existent, mais leur mode dadministration nest pas à la portée des producteurs. Le vaccin vivant est en effet administré par voie orale dans de leau de boisson : il faut au préalable assoiffer les animaux, sassurer de labsence de désinfectant et dions métalliques en excès dans leau, utiliser de nombreux abreuvoirs en plastique propres, ajouter la poudre de lait. Le vaccin doit être également administré à des périodes très précises (entre dix et seize mois et non à la période de ponte) pour éviter les pertes de ponte et pour protéger la descendance. Un vaccin pour tous les élevages Actuellement, il es important de mieux connaître les facteurs responsables des pertes de ponte chez les poules pondeuses provoquées par lencéphalomyélite aviaire, surtout à cause de la présence de la maladie de Newcastle et de la bronchite infectieuse. Tout comme, il est indispensable de calculer le coût des pertes de ponte liées à cette maladie, ceci rendant plus aisé la recommandation dadministrer un vaccin à plusieurs élevages de poulettes. Contact : E. Cardinale, J. F. Dayon, F. Tall
Au Nigeria, depuis plus de vingt ans la plupart des variétés de canne à sucre cultivées sont importées. Cependant, les rendements ne cessent de baisser, puisquelles ont du mal à sadapter aux conditions de culture. Pour venir en aide aux planteurs et à lindustrie sucrière, le National Cereals Research Institute (NCRI) a développé une technique simple de création de nouvelles variétés hybrides et de culture des plantules et des jeunes pousses. La méthode utilisée consiste à faire en sorte que les hybrides proviennent de parents sélectionnés, les semences pures atteignent la maturité, les lignées soient mises à lessai. Pour cela, dès quapparaissent les bourgeons, les parents sélectionnés sont isolés dans des " lanternes " de croisement, jusquà ce que les fleurs commencent à sortir en septembre-octobre. Ensuite, les pollens des parents mâles sont utilisés pour féconder la fleur de la femelle. Les semences pures récoltées sont séchées, triées, nettoyées, traitées. Elles sont plantées dans des boîtes en bois contenant un milieu de culture (mélange de sol stérile, de bagasse, etc.), et où elles germent au bout dune semaine. Leur arrosage avec une solution riche en nutriments durera trois semaines. Elles sont transférées chacune dans un sac de plantules en polyéthylène, où elles sont traitées pendant douze semaines, avant dêtre utilisées dans les champs. La qualité du jus Ainsi, chaque année les importantes quantités de semences pures récoltées font lobjet dévaluation. Sur cinq mille nouvelles lignées, seules une ou deux seront retenues après les trois premières années dessais. Des recherches sur la qualité du jus sont menées pour un certain nombre de variétés, avant quelles ne soient transférées sur les exploitations agricoles, la dernière étape de ce processus étant lévaluation commerciale des nouvelles variétés par les producteurs. Déjà, deux cent cinquante nouvelles variétés de canne ont été produites dans le cadre du Nationally Coordinated Research Project on Sugarcane. Quatre de ces variétés (NGSO-97-11, NGS0-97-12, NGSO-97-13 et NGSO-97-14) ont été enregistrées et diffusées par le National Varietal Release Committee. Contact : Latif B. Basri, Sam Agboire, Mouhammed Ishaq Le Sahel est connu pour la fragilité de son environnement agraire. Introduire dans un des pays de cette zone une culture annuelle comme le sésame (Sesamum indicum), cest contribuer à la diversification des cultures et à laugmentation des maigres revenus des producteurs. Au Sénégal, depuis 1998, des recherches ont permis de mieux connaître cet oléagineux et dobtenir des rendements intéressants en essais paysans. Le Centre détude régional pour lamélioration de ladaptation à la sécheresse (CERAAS), qui mène ces recherches, a réalisé des essais de multiplication des semences et a étudié les cycles de développement de sept variétés de sésame introduites (Primoca, Ceraas-1-98, Yendev 55, Cross n° 3, 38-1-7, 32-15, Jaalgon 128). Le cycle de chaque variété est connu (de 70 à 120 jours). Leurs capacités à germer dans les conditions de déficit hydrique sont également connues : Primoca a atteint un taux de germination de 98 % et les autres variétés sont parvenues à des taux légèrement supérieurs à 85 %. En outre, on note que les racines sont plus longues chez les variétés Cross n° 3, 32-15, 38-1-7 et Jaalgon 128. Villages pilotes pour améliorer les rendements Afin de mettre au point des itinéraires techniques, les besoins en eau ainsi que la productivité de ces variétés ont été aussi étudiés. Selon les performances atteintes (degré de ramification, consommation en eau et rendement), les variétés 32-15, 38-1-7, Jaalgon 128 et Cross n° 3 (entre 83 et 90 jours), ont atteint en moyenne 1 400 kilos par hectare, suivies des variétés Yendev 55 et Primoca (de 83 à 120 jours) avec un rendement de 750 kilos par hectare, de la variété Ceraas-1-98 (70 jours) avec un rendement de 625 kilos par hectare. Quand bien même les essais variétaux en milieu paysan ne soient pas encore effectués, le CERAAS a établi que la zone soudano-sahélienne (centre-nord) et la zone sub-humide (sud) peuvent recevoir la 32-15, la 38-1-7, la Jaalgon 128 et la Cross n° 3, la zone soudanienne et la zone sub-humide (centre-sud) peuvent accueillir la Primoca et la Yendev 55, la zone sahélienne (nord) peut recevoir la Ceraas-1-98. Dans la région de Kolda, sud-est du pays, pendant la campagne agricole de 1999, seize producteurs de six villages pilotes, encadrés par lOrganisation non gouvernementale, Vétérinaires sans frontières (VSF), ont bénéficié de lappui du CERAAS. Neuf dentre eux, qui ont suivi les conseils prodigués, ont obtenu des rendements entre 370 et 1 140 kilos par hectare, soit en moyenne 735 kilos par hectare. En revanche, les sept autres nont obtenu que de faibles rendements, entre 70 kilos et 370 kilos par hectare, soit en moyenne 200 kilos par hectare. Dailleurs, la production moyenne de cette année est cinq fois supérieure à celle de 1998, 800 kilos contre 160 kilos par hectare. Des revenus alléchants Une telle expérience est par conséquent à multiplier, dautant quen investissant 6 625 000 francs CFA pour lexploitation de 10 000 hectares, les producteurs obtiendraient 1 200 kilos par hectare, soit 12 000 tonnes. La vente de cette production de sésame peut rapporter aux producteurs de la région près de 1,694 milliards de francs CFA (200 000 francs CFA la tonne), et la vente de la production de sésame transformé en huile et en tourteau environ 2,515 milliards de francs CFA (296 000 francs CFA la tonne). Pour promouvoir la culture du sésame et son adoption par les producteurs, le CERAAS travaille au renforcement de ses liens avec ses partenaires, en particulier le Programme de développement rural intégral pour la moyenne Casamance (PRIMOCA), le Catholics Reliefs Services (CRS) et Vétérinaires sans frontières (VSF). Contact : Macoumba Diouf, Harold Roy-Macauley Contact : Alain Colleuille
Pour bien gérer les programmes de recherche agricole, il faut les suivre et les évaluer. Pour ce faire, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Côte dIvoire a mis en place des outils : la planification des activités, la production de rapports semestriels et la revue interne. Un atelier de planification par objectif a défini notamment des activités pour les vingt-deux programmes de recherche retenus pour les trois prochaines années (voir onzième numéro de Coraf Action). Les chercheurs sont désormais tenus de produire des rapports tous les six mois. La revue interne des programmes de recherche, qui vise à évaluer les progrès réalisés, à analyser les résultats obtenus, à relever les lacunes et à donner des recommandations, a eu lieu en avril 2 000 dans les cinq directions régionales (Abidjan, Man, Gagnoa, Bouaké et Korhogo) du CNRA. Dans ce processus, le bon niveau scientifique des chercheurs de linstitution et de leurs collègues expatriés a été particulièrement noté. Contact : Kédro Diomandé
Linformation et la communication sont un des tout premiers chantiers du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF). Leur amélioration a conduit notamment à la publication de la lettre dinformation, Coraf Action, et au lancement du système dinformation sous-régional. La gestion de tels outils nécessitant un travail de coordination et de mise en commun des ressources, une politique et une stratégie en matière dinformation et de communication ont été définies. Elles ont été validées en février 2000 à Dakar, à lissue dun atelier qui a regroupé dix-huit représentants des Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) du CORAF (depuis 1999, il en compte vingt et un), ainsi que les partenaires parmi lesquels les Organisations non gouvernementales, les organisations de producteurs, le secteur privé. Dans la stratégie, un projet de mise en uvre du système dinformation est prévu. Lexamen de ce projet a amené les participants à se pencher sur les besoins et attentes des différents acteurs, sur la collecte des informations détenues par les SNRA, sur le financement, sur lorganisation et la gestion des activités. Ils ont alors recommandé que la gestion de linformation soit suffisamment décentralisée, les institutions nationales devant servir de points focaux soient choisies, les bases de données des SNRA soient harmonisées. Pour cela, les capacités de ces institutions nationales doivent être renforcées, surtout en équipements, en pages web et en formations. Pour ce travail, le CORAF a bénéficié du soutien de lOrganisation des Nations unies pour lalimentation et lagriculture (FAO), à travers le secrétariat du Comité directeur des SNRA du Forum mondial pour la recherche agricole internationale (GFAR), et du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA). Contact : Dady Demby
LInstitut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) du Burkina Faso et lAssociation burkinabè daction communautaire (ABAC) ont fabriqué et vulgarisé des modèles de séchoirs solaires, surtout à usage domestique (voir quatorzième et quinzième numéros de Coraf Action), destinés à la transformation des produits agricoles frais (notamment la mangue) en produits secs. Cest avec le précieux concours du Groupe de recherche et déchanges technologiques (GRET) du Burkina, du Groupe énergies renouvelables et environnement (GERES) de France et du Centre écologique Albert Schweitzer (CEAS) de Suisse. Cette expérience a fait le bonheur des femmes organisées en groupements de production, en petites unités, en unités artisanales ou semi-industrielles, fabriquant des produits destinés au marché local et à lexportation. Maintenant, quen est-il de lindustrie agroalimentaire ? Existe-t-il une alternative pour quelle puisse porter la production et lexportation actuelles à des niveaux satisfaisants ? La réponse de ces institutions est toute trouvée : le séchoir à gaz et le séchoir à recyclage dair. Disponible en bouteilles de douze kilos pour trois mille francs CFA jusquen bouteilles de trente-six kilos pour neuf mille francs CFA, le gaz est une source dénergie intéressante particulièrement pour les unités semi-industrielles. Il a donc servi à fabriquer un séchoir à convection naturelle comportant deux cellules pourvues chacune dune entrée dair, dun brûleur de près de 2,5 kilowatts et dun contrôleur manuel de température. Il peut transformer 100 kilos de produits frais en 18 kilos de produits secs par jour. En 1992, les trois unités installées ont exporté neuf tonnes de produits séchés ayant rapporté 18 millions de francs CFA. De conception facile, ce séchoir peut être fabriqué sur place pour un prix de revient de 800 000 francs CFA. Cependant, lutilisation nest pas chose aisée, puisque la convection naturelle contraint à traiter au préalable chimiquement le produit frais afin de limiter laction néfaste des bactéries. La production énergétique est également faible, et le séchage de la production nest pas homogène. Malgré cela, le marché à lexportation sest élargi à lEurope, et pour répondre à cette nouvelle donne, les huit unités installées se sont restructurées en 1995, en créant un Groupement dintérêt économique, en diversifiant les marchés extérieurs, en homogénéisant la production, en améliorant la qualité des produits finis. Le gaz maintenu comme source énergétique Dans ces conditions, il fallait un nouveau type de séchoir solaire plus performant, le séchoir à recyclage dair. Il comporte une cellule divisée en deux chambres, lune accueillant deux chariots (pour les produits), lautre contenant les organes de chauffage et de ventilation. Dune puissance de chauffage de 40 kilowatts et dune capacité de ventilation de 8 000 mètres cubes par heure, ce séchoir peut produire 65 kilos de mangues sèches en dix-huit heures de temps à partir de 320 kilos de mangues fraîches. Le gaz a été conservé comme la source dénergie, mais son recyclage permet de réduire la consommation énergétique à 1,25 kilowattheure par kilogramme deau évaporée contre 2,5 kilowattheures pour le séchoir à gaz. Il permet également déviter le traitement préalable du produit et datteindre un excellent taux (95 %) dhomogénéité du produit fini. La souplesse dutilisation permet de traiter dautres produits les fruits, les légumes et les poissons , et de recourir à dautres procédés de fabrication comme la pasteurisation à humidité intermédiaire (35 %). Ce séchoir permet enfin dutiliser jusquà six chariots dans une cellule, ce qui lui donne une capacité de production de 200 kilos de mangues sèches par jour, soit 30 tonnes par an, à raison de cinq mois de travail. Au prix de vente de 3 500 francs CFA le kilo, une seule unité peut générer une capacité dautofinancement de 34 %. Par ailleurs, il fournit du travail pour environ quinze personnes. Ces perspectives sont très favorables à laccroissement de la production si un environnement propice est créé pour les professionnels du secteur : accès au crédit compte tenu des coûts dinstallation (plus de 13 800 000 francs CFA), formations technique et commerciale, etc. Contact : Thérèse Onadja, Christian Legay
Répandu au Congo, lélevage de poules pondeuses est freiné par une maladie contagieuse, la variole aviaire, qui attaque surtout les poules, les coqs, les pigeons, les dindons et les canards. Dans une ferme qui dispose de mille poules pondeuses, parmi celles atteintes de la maladie une centaine sont mortes. Elles étaient âgées de vingt-sept semaines. Les chercheurs du Centre de recherches vétérinaires et zootechniques (CRVZ) ont dépisté la variole, qui a sévi sous la forme mixte ou diphtéro-variolique. Les sujets malades présentaient des boutons grisâtres sur la crête et des babillons au niveau des yeux et des commissures labiales. Les chercheurs ont alors isolé et soigné ces sujets ; ils ont vacciné les sujets sains et ceux légèrement affectés. Le traitement a été si efficace que, tous les symptômes ayant disparu, la ponte a augmenté par la suite. Contact : E. Nkodia En Afrique de lOuest, un rongeur comme lagouti est élevé, parce que les populations apprécient la saveur et la tendresse de sa viande. En Côte dIvoire, cet aulacode est très chassé, et ces dernières années son élevage sest développé dans les zones rurale et périurbaine. Cette dynamique est soutenue par lAgence nationale dappui au développement rural (ANADER) et le Projet dappui à la commercialisation et aux initiatives locales (PACIL) qui ont mis en uvre un programme de pré-vulgarisation. A Bouaké, ce programme (1998-2001) couvre cinquante élevages et une ferme expérimentale. Il est prévu que les futurs éleveurs et les techniciens soient formés, les innovations techniques soient testées avant leur transfert chez les éleveurs, des reproducteurs adaptés à la vie en captivité soient produits. Dailleurs, les reproducteurs importés du Bénin ont permis la constitution de lots de reproducteurs qui reviendront moins chers aux éleveurs ivoiriens. Seulement, pour que lélevage soit rentable à partir de la troisième année, il faut lintégrer dans une exploitation agricole produisant des aliments pour agoutis. Il faut aussi que la législation sur lélevage et le petit gibier soit élaborée. La réussite de ce programme, qui sétendra après aux autres régions, permettra la réduction du braconnage, des feux de brousse, des intoxications dues à la consommation de la viande de gibiers empoisonnée (à partir des appâts). Contact : Aboubakri Touré La patate douce a toujours été cultivée sur les berges du fleuve Sénégal. Aujourdhui, la culture irriguée est si répandue près du lac de Guiers que la production du tubercule devient la principale source de revenus des producteurs. Pour cela, il a fallu que des clones à bons rendements se substituent à la variété locale à cycle long (cent quatre-vingt à deux cent dix jours), très sensible aux nématodes et à faible productivité (dix à vingt tonnes par hectare). Les études de lInstitut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), du Pôle régional de recherche sur les systèmes irrigués en zone soudano-sahélienne (PSI) et de lInstitut de recherche pour le dévloppement (IRD) montrent que la culture du clone 2, du clone 27, du clone 29, de CJM, de Louga 5, de Ndargu, est aussi attaquée par des nématodes très répandus, M. incognita, M. javanica et M. mayaguensis. Daprés les essais, aucun clone nest résistant à M. mayaguensis. En plus, le clone 2 et le clone 29 sont ses seuls hôtes. Par contre, ils sont tous résistants à M. incognita, sauf le clone 2 et le clone 29 qui labritent. De même, ils manisfestent tous une résistance à M. javanica, à lexception du clone CJM qui est son hôte. En tenant compte de ces résultats, la vulgarisation de ces variétés pourrait être envisagée dans la zone du lac de Guiers. Leurs boutures sont disponibles à la station agronomique de lISRA à Saint-Louis (nord du pays). Contact : Joël Huat Contact : Thierry Mateille Réponse La demande dAndriantahina Rakotondralambo, de lAssociation nationale dactions environnementales (ANAE) de Madagascar, relative à la manière dont lhomme se nourrit de mil et de sorgho (voir onzième numéro de Coraf Action) a enregistré la réponse de Daniel Bartianelli, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), et les réactions de Babatundé Obilana, de lInternational Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT) au Zimbabwe, de Dédjogueré Laokole et de Moundibaye Allarangaye, de lInstitut tchadien de recherche agricole pour le développement (ITRAD). Cette fois-ci, cest Cécile Broutin, du Groupe de recherche et déchanges technologiques (GRET) au Sénégal, qui fournit une autre réponse. Le GRET et lOrganisation non gouvernementale, Environnement, Développement et Action du Tiers-monde (ENDA) ont récemment publié un livre sur la transformation des céréales et leurs modes de consommation. Il sagit de la restitution dune expérience vécue ensemble depuis 1993 (voir douzième page à la rubrique A lire). Le Programme de promotion des céréales locales du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse (CILSS) a également édité des livres portant sur les recettes à base de céréales, notamment du Sénégal et du Burkina Faso. Enfin, il faut savoir que la Namibie, qui est plus proche de Madagascar, est un grand producteur de mil consommé surtout sous forme de pâte. Contact : Cécile Broutin Dapparence anodine, le citron nen recèle pas moins des vertus autres qualimentaires : des vertus tonifiantes, curatives, dermatologiques. Il est ingurgité sous forme de jus, de limonade, dinfusion, de poudre, seul ou mélangé avec dautres plantes (notamment le papayer). Le citron tonifie les glandes lymphatiques, les nerfs et la cage thoracique. Il peut venir à bout de lentérite aiguë (inflammation de lintestin grêle), de larthrite (inflammation articulaire), du scorbut (carence en vitamine C), du rhumatisme, de la sinusite, de la varicelle, des hémorroïdes, de langine, de la gastrite, de lulcère, des maladies vénériennes. En outre, il est efficace contre la chute des cheveux, le rhume, la constipation, lobésité. Le citron est un puissant diurétique, permettant donc au sang de mieux circuler, ce qui régule la tension artérielle. Antiseptique (prévention des infections), il protège les dents. Il aide à la repigmentation de la peau victime des effets néfastes de certains produits cosmétiques, chasse les rides de la peau quil rend luisante. Contact : Empereur Ibrahima Camara Question Christine M. Soro-Giordanie, technicienne danimation rurale, fidèle lectrice de Coraf Action, veut créer dans sa ferme un jardin de plantes médicinales, et cherche des plants ou des graines de camphrier, le laurier dAsie. Le camphre soulage les douleurs musculaires dont souffrent souvent les paysans du fait des durs labeurs. Contact : Christine M. Soro-Giordanie
En Côte divoire, la lutte contre les insectes nuisibles à la production cotonnière est menée avec lutilisation de produits chimiques tous les quatorze jours (à partir du quarante-cinquième jusquau cent quinzième jours de culture). Mais cette méthode nest pas adaptée aux modes de vie des insectes, et les paysans ne traitent plus régulièrement les cultures depuis que les insecticides ont cessé dêtre gratuits. A la place de cette méthode, les chercheurs du Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Côte dIvoire préconisent dattendre le moment où le cotonnier est dangereusement infesté par les insectes pour le traiter. Ce traitement débute dès la période végétative et sachève à lapparition des fruits du cotonnier. Des méthodes simples sont développées pour que les paysans puissent reconnaître ces moments propices, les principaux ravageurs, les produits chimiques. Les formations reçues aideront surtout les jeunes planteurs à mieux rentabiliser leurs cultures. Contact : Germain Ochou Ochou En zone sahélienne surtout, le temps de jachère se raccourcit comme peau de chagrin, ce qui présage de son abandon futur. Pourtant, cette technique ancestrale restaure non seulement la fertilité des sols, mais permet également dobtenir du bois de chauffe, du fourrage, et de lutter contre les mauvaises herbes, les cantharides, les criquets, etc. A Séno Bankass, dans la région de Mopti, au Mali, les paysans arrêtent de cultiver les champs lorsquils constatent la baisse de la fertilité, linvasion des mauvaises herbes, lérosion hydrique. De même, ils reprennent leur culture dès que le retour de la fertilité se manifeste par la présence des plantes fourragères, Andropogon gayanus, Pennicetum pedicellatum et Andropogon pseudapricus, par laugmentation de la densité des arbres, par la disparition de Digitaria horizontalis. Un an avant, les paysans font des buttes avec les herbes enterrées, sur lesquelles seront semés du niébé et du " dah ". Pour réhabiliter cette pratique, le Projet régional damélioration et de gestion de la jachère en Afrique de lOuest (voir douzième numéro de Coraf Action) mène des activités de recherche-développement dans les stations agronomiques de Sotuba (région de Koulikoro) et de Ntarla (région de Sikasso) de lInstitut déconomie rurale (IER), et dans les villages de Gouani (région de Koulikoro), de Lagassagou (région de Mopti). Lobjectif visé est détudier la place de la jachère dans les systèmes agraires, létat de dégradation des sols et de la végétation, de développer des techniques damélioration et de gestion de la jachère, des techniques alternatives. Contact : Harouna Yossi Coraf Action
Ingénieur documentaliste, sous-directeur de linformation scientifique et technique du Centre national de recherche agronomique (CNRA), Odile Tahouo est coordonnatrice du réseau national de communication de la Côte dIvoire de la lettre dinformation régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, elle est chargée de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelles des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de lassister, essentiellement par la fourniture darticles. Les articles destinés à Coraf Action devant passer par elle, tous les auteurs résidant en Côte dIvoire sont priés denvoyer autant que possible leurs articles à cette adresse. Contact : Odile Tahouo
Ingénieur agronome, chef de la division de linformation scientifique et technique, de la documentation et de la formation de lInstitut togolais de recherche agronomique (ITRA), Bah Seiti Rabiou est coordonnateur du réseau national de communication du Togo de la lettre dinformation régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelles des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de lassister, essentiellement par la fourniture darticles. Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant au Togo sont priés denvoyer autant que possible leurs articles à cette adresse. Contact : Bah Seiti Rabiou
Innovations pour la promotion des céréales locales. Reconquérir
les marchés urbains. Par Cécile Broutin et Khanata Sokona. 1999, 147 pages, ISBN 2
86844 105 X. Edité par le Groupe de recherche et déchanges technologiques (GRET),
211-213 rue La Fayette, 75010 Paris, France, et Environnement, Développement et Action du
Tiers-monde (ENDA), BP 3370, Dakar, Sénégal. African Indigenous Vegetables. An Overview of the Cultivated
Species. Par R. R. Schippers. 2000, 214 pages, ISBN 0 85954 515 6. Publié par le
Department for International Development (DFID), 94 Victoria Street, London SW 1E 5JL,
Grande-Bretagne, le Natural Research Institute (NRI), University of Greenwich, Central
Avenue, Chatham Maritime, Kent ME4 4TB, Grande-Bretagne et le Centre technique de
coopération agricole et rurale (CTA), postbus 380, 6700 AJ Wageningen, Pays-Bas. Contrôler la mosaïque africaine du manioc. Par John Guthrie.
20 pages, ISBN 92 9081 074 2. Edité par le Centre technique de coopération agricole et
rurale (CTA), postbus 380, 6700 AJ Wageningen, Pays-Bas.
Le Comité exécutif du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) (ou West and Central African Council for Agricultural Research and Development (WECARD)) se tiendra à Dakar, en juin 2000. LAssemblée générale du CORAF se tiendra à Dakar, du 17 au 21 juillet 2000. |