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Gaston G.Kokodé, coordonnateur du Bénin ECHOS DE LA RECHERCHE
Agronomie : rôle et place de la biométrie En Afrique occidentale et centrale, la biométrie n'est pas encore entrée dans les habitudes des institutions de recherche et de développement agricoles, et cela affecte la qualité des recherches menées, donc de leurs résultats. Pour les aider à surmonter cette difficulté majeure, le Centre d'étude régional pour l'amélioration de l'adaptation à la sécheresse (CERAAS) a développé une expertise nécessaire au montage des projets ou programmes de recherche, à la préparation des essais, à la gestion des données, à l'analyse et à la présentation des résultats, à la création d'outils de décision. L'analyse de l'objectif d'un projet de recherche permet d'identifier les différentes étapes expérimentales favorables à sa réalisation, de définir les moyens nécessaires, d'adopter les méthodes de leur utilisation rationnelle. De même, la solution des contraintes de recherche exige des méthodes favorisant le choix des dispositifs adaptés. Ces méthodes, associées à des calculs de puissance expérimentale, sont capables de déterminer la probabilité d'occurrence de l'effet escompté. De plus, une meilleure connaissance des méthodes d'enquête et des logiciels statistiques est indispensable pour le chercheur, surtout pour l'exploitation des données collectées. Rigueur et efficacité Pour gérer ces données, il faut un certain nombre d'outils (formulaires de saisie, feuilles de calcul), mais surtout une véritable base de données sur les protocoles, les résultats et les analyses. Il importe enfin de développer des modèles nécessaires à l'analyse, à la présentation des données géographiques, à la décision, tels le système d'information géographique, le modèle de diagnostic et le modèle de prévision. Ainsi, le CERAAS est en mesure d'intervenir dans tous les pays, d'accueillir des chercheurs, d'organiser des formations, d'effectuer des conseils par correspondance électronique. Les institutions nationales et régionales, qui ont déjà recouru à cette expertise, reconnaissent avoir gagné en rigueur et en efficacité. Contact : David Boggio CERAAS, BP 3320, Thiès-Escale, Sénégal Fax : (221) 951 49 95 E-mail. ceraas@telecomplus.sn Mauvaise herbes, mauvaise posture Le réseau hydrographique congolais est envahi par la fougère d'eau (Salvinia molesta), la laitue d'eau (Pistia stratiotes) et la jacinthe d'eau (Eichornia crassipes). Pour lutter contre ces mauvaises herbes aquatiques, des recherches sont mises en œuvre par le Programme national de lutte biologique (PNLB) du ministère de l'économie forestière pour leur éradication. Ainsi, en 1999, la lutte biologique contre la jacinthe d'eau et la laitue d'eau a débuté avec le soutien du Centre de lutte biologique pour l'Afrique. A Oyo, dans le nord, et à Nanga, dans le sud, des lâchers de champignons ont été effectués sur la laitue d'eau. Par ailleurs, du matériel et de la documentation ont été offerts au Congo démuni de laboratoires depuis la fin de la guerre civile. Contact : Grégoire Bani PNLB, BP 2499, Brazzaville, Congo Afrique de l'Ouest. Un projet de recherche sur l'igname en chantier L'importance de la culture de l'igname n'est plus à démontrer, et il était temps qu'on lui consacre un projet régional de recherche. Il vient de voir le jour en fin 1999 à Cotonou, grâce au Bénin, au Togo, au Ghana, au Nigeria, à la Côte d'Ivoire, à l'appui de l'International Institute of Tropical Agriculture (IITA) basé à Ibadan et au soutien du Fonds international de développement agricole (FIDA). Pour augmenter durablement la productivité de l'igname, ce projet entend privilégier la production et la diffusion de variétés améliorées à haut rendement, la fertilisation des sols, la protection de la culture contre les ravageurs et les maladies, la mise en place d'un système d'information et la recherche de collaborations avec d'autres projets. Ainsi, le plan d'action du projet pour la période 2000-2003 est élaboré. Contact : Christophe Kouamé CNRA, 01 BP 633 Bouaké 01, Côte d'Ivoire Fax : (225) 31 63 20 45 E-mail : cnracs@africaonline.co.ci Contact : Gabriel Orkwor NRCRI, P.M.B. 7006 Umuahia, Abia State, Nigeria E-mail : unamma@infoweb.abs.net Cultures associées pour de meilleures jachères Dans le sud du Mali, la réduction de la durée et de la superficie des jachères menace déjà la fertilité des sols et l'approvisionnement des populations en produits agricoles (bois, fourrage, etc.). C'est pourquoi, l'Institut d'économie rurale (IER) du Mali a entamé des recherches sur des jachères améliorées performantes. Ainsi, des jachères de courte durée (deux ans), qui ont été améliorées par la culture associée de Glindia sepium et de Stylosanthes hamata (verano), ont permis d'augmenter la production fourragère et le rendement des cultures. La culture renouvelée de ces plantes est en mesure de doubler la production du maïs. En outre, un hectare de matières sèches de S. hamata peut nourrir quotidiennement près de sept bovins de 250 kilos durant la saison sèche (janvier-juin) ; la culture de G sepium apporte au sol 60 kilos d'azote, l'équivalent de 130 kilos d'urée. D'ores et déjà, les techniques de culture de ces plantes, associées ou non, sont transférables chez les agriculteurs et les éleveurs. Contact : Harouna Yossi IER, BP 438, Bamako, Mali Fax : (223) 822 27 73 Irrigation. Le PSI en seconde phase Depuis 1996, le Pôle régional de recherche sur les systèmes irrigués en zone soudano-sahélienne (PSI) du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) travaille pour un développement durable de l'agriculture au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal. Trois ans se sont écoulés, les activités du PSI ont été couronnées de résultats probants voir précédents numéros de Coraf Action). C'est pour en faire le bilan que la coordination régionale a regroupé en décembre 1999 à Dakar plus de cent vingt représentants d'organisations paysannes, d'organisations professionnelles agricoles, des partenaires scientifiques et financiers, ainsi que la cinquantaine de chercheurs des pays membres, du Centre de coopération en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et de l'institut de recherche pour le développement (IRD). Au terme de ce séminaire, la recommandation majeure est la poursuite des activités du Pôle au cours d'une seconde phase (2001-2004). Pour cela, le PSI doit être renforcé par l'Association pour le développement de la riziculture irriguée (ADRAO) et l'International Water Management Institute (IWMI). Le Burkina Faso est également invité à être membre en animant la recherche et la formation professionnelles dans les métiers de l'irrigation. La synthèse des travaux sur l'intensification de la riziculture irriguée, la diversification des systèmes de cultures, la gestion technique et l'organisation sociale et foncière, la lutte contre la dégradation des sols, est disponible à la Coordination régionale. Contact : Jean-Claude Legoupil PSI, BP 8320, Dakar, Sénégal Fax : (221) 825 39 63 E-mail: legoupil@sonatel.senet.net Biotechnologie. La recherche ivoirienne se dote d'un laboratoire Dans un proche avenir, la biotechnologie est appelée à jouer un rôle de plus en plus important, surtout dans la conservation, l'amélioration génétique et la protection des ressources végétales. Pour s'y préparer, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Côte d'Ivoire vient de se munir d'un laboratoire de biotechnologie constitué de trois unités de recherche : génétique et biologie moléculaires, pathologie moléculaire et culture in vitro. Les recherches vont commencer sur le cacaoyer, le cocotier, l'hévéa, le palmier à huile, le karité, le manioc et l'igname. Cette année, deux chercheurs seront recrutés pour renforcer l'équipe de cinq chercheurs du laboratoire. Il est également prévu d'accueillir douze stagiaires en année de doctorat, ainsi que des chercheurs associés de la sous-région. Une unité de formation des chercheurs de la sous-région en biotechnologie et en gestion des ressources phytogénétiques est adjointe à ces unités de recherche. Contact : Abdourahmane Sangaré CNRA, 01 BP 1740 Abidjan 01, Côte d'Ivoire Fax : (225) 23 45 33 05 E-mail : cnrabke@africaonline.co.ci Congo. La recherche forestière prise à bras le corps Développer la recherche sur les essences forestières à croissance rapide (eucalyptus, pins, acacias), telle est la mission confiée à une association congolaise, l'Unité de recherche sur la productivité des plantations industrielles (UR2PI). Pour le moment, l'UR2PI gère dans la région nord, Kouilou, plus de quatre cents plantations situées sur une superficie supérieure à mille hectares, dont une quarantaine d'hectares servent chaque année à des essais. Les recherches sur les variétés hybrides, Eucalyptus urophylla grandis et Eucalyptus urophyll* pellita, portent notamment sur la mise en place de tests clonaux et sur la gestion des ressources génétiques. Quant aux recherches sur la sylviculture et l'environnement, elles se préoccupent d'obtenir des essences à forte croissance et de rendre durables les systèmes de production. Cela permettra de développer des itinéraires techniques adaptés et d'évaluer l'impact des plantations sur le bilan hydrique et la fertilité des sols. L'UR2PI a été créée par la Direction de la recherche scientifique et technique (DGREST), la société Eucalyptus du Congo (ECO sa) (l'ancienne Unité d'afforestation industrielle du Congo) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). Contact : J. P. Bouillet UR2PI, BP 1291, Pointe-Noire, Congo Fax : (242) 94 47 95 Ravageurs du manioc. Quand sonne le glas Au Congo, la culture du manioc est gravement affectée par une cochenille, Phenacoccus manihoti. Pour lutter contre ce ravageur, le CERAG* a trouvé depuis 1992 le " remède miracle " : l'utilisation d'un ennemi naturel, l'hyménoptère parasite, Epidinocarsis lopezi. En un an, les premiers lâchers d'E. lopezi ont détruit à 70 % les populations de P. manihoti. De surcroît, les chercheurs ont constaté que le renouvellement de ces lâchers permet d'accroître le nombre de parasites et de freiner la formidable capacité de croissance des ravageurs. Aujourd'hui, cet exemple réussi de lutte biologique a contribué à privilégier l'utilisation d'E. lopezi, sans pour autant négliger le patrimoine existant, surtout pour les futures recherches. Contact : Thomas Nganga CERAG, BP 2499, Brazzaville, Congo Le baobab : l'arbre qui cache la brousse Devant le déficit de la production céréalière, les populations sénégalaises se ruent sur les produits de cueillette, tels les fruits d'essences forestières comme le baobab (Adansonia digiitata). Au vu de cela, le Centre national de recherches forestières (CNRF) de l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) compte mener des recherches sur la domestication et la valorisation de certains fruitiers forestiers. L'objectif visé est de recenser les ressources disponibles, de créer des variétés hybrides performantes, de produire des clones, de réaliser des itinéraires techniques, de développer des techniques de conservation et de transformation des produits sauvages, de diffuser les résultats de recherche. Ces actions contribueront notamment à la valorisation des produits et sous-produits, à la création d'unités artisanales et industrielles de transformation. Le baobab, absent du désert - pourtant il résiste à la sécheresse et aux vents violents - et de la forêt humide, essaime dans la brousse des zones semi-arides d'Afrique. Au Sénégal, il pousse surtout sur les sols légers, sablonneux ou calcaires. Haut de ses trente mètres et plus, le baobab est connu pour ses multiples utilisations. Il sert dans l'alimentation humaine et animale, la médecine, l'artisanat, la pêche, les travaux domestiques, l'habitat, etc. Se prêtant au greffage, il se reproduit à partir de boutures de tiges, mais aussi et surtout à partir de graines qui germent entre trois et cinq semaines après un semis direct. Un kilogramme de semences contient en moyenne 2 200 graines. Les graines renferment plus de protéines que l'arachide et plus de lysine (acide aminé indispensable à la croissance) que les légumineuses. Elles sont traitées à l'eau bouillante pendant vingt-quatre heures, ou à l'acide sulfurique durant douze heures, puis à l'eau froide pendant une vingtaine de minutes. Les besoins journaliers en calcium La pulpe du fruit (pain de singe mûrissant entre janvier et avril en zone sahélienne) est très riche en glucides, en calcium, en phosphore, en potassium, en glucose, en vitamine B2 (riboflavine), en vitamine PP (niacine), en vitamine B1 (thiamine), en vitamine C (acide ascorbique) - elle en contiendrait même plus que l'orange. Les feuilles séchées sont consommées ou vendues en l'état ou en poudre. Elles sont riches en calcium, en fer, en protéines, en lipides, en vitamine A (voir quatorzième numéro de Coraf Action). Une personne pourrait satisfaire ses besoins journaliers en calcium avec trente-trois grammes de matière sèche. Les jeunes feuilles donnent un important fourrage. Contact : Samba Arona Ndiaye Samba CNRF, BP 2312, Dakar, Sénégal Fax : (221) 832 96 17 E-mail : bathie@syfed.refer.sn Information-communication. Pourquoi forme-t-on les chercheurs ? En Afrique de l'Ouest, les chercheurs éprouvent des difficultés à rédiger et à faire publier leurs articles scientifiques. Les normes régissant la rédaction et l'édition scientifiques leur sont souvent méconnues, de même que les informations relatives aux revues spécialisées. Le système dans lequel ils baignent n'encourage pas l'activité de publication. C'est pourquoi, l'Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) a organisé, en fin 1999 à Lomé, un cours sur la communication scientifique destiné à une vingtaine de ses chercheurs. La formation a porté notamment sur les règles de la rédaction scientifique, de la rédaction de vulgarisation scientifique (grand public), la présentation orale des résultats de recherche. Elle a été assurée par des formateurs de l'Institut national de recherche agronomique du Niger (INRAN) et l'Institut de l'environnement et des recherches agricoles (INERA) du Burkina Faso. A son issue, des chercheurs ont été choisis pour démultiplier cette formation. A travers cet atelier organisé avec le soutien du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) et de la Banque mondiale, l'ITRA vise aussi à mieux se faire connaître auprès de la communauté scientifique nationale et internationale. Contact : Bah Seiti Rabiou ITRA, BP 1163, Lomé, Togo Fax : (228) 25 15 59 E-mail : itra@cafe.tg Septièmes journées scientifiques. Appel de participation de l'Agence universitaire de la francophonie Dans les prochaines années, de profondes mutations déjà perceptibles vont s'opérer en biologie du fait du développement prodigieux des techniques moléculaires et génétiques, des modèles biologiques, des biotechnologies et technologies de l'information et de la communication. LA BIOLOGIE moléculaire permeT d'effectuer beaucoup plus rapidement les recherches. La compréhension des grands mécanismes biologiques est devenue plus aisée. Les nouvelles techniques génétiques sont entrain d'aboutir à la création de nouveaux types de plantes. En outre, la avec la multiplication des programmes de recherche d'importantes quantités de données seront disponibles pour les chercheurs. Dans cette optique, le réseau sur les biotechnologies végétales, l'amélioration des plantes et la sécurité alimentaire de l'Agence universitaire francophonie (AUF) organise du 3 au 5 juillet 2000 à Montpellier, ses septièmes journées scientifiques. Portant sur des modèles biologiques pour l'amélioration des plantes, elles devront dégager les enjeux et les perspectives de ces progrès fulgurants. Les communications privilégiées seront celles analysant l'impact de ces recherches. Pour de plus amples informations, adressez-vous au secrétariat administratif à l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française-Universités des réseaux d'expression française (AUPELF-UREF). Contact : S Hamon AUPELF-UREF 2000, 34070 Montpellier, France Fax : (33) 04 67 45 57 97 E-mail : aupelf-uref2000@alphavisa.com Agriculture et bioscience. Le CABI en conclave à Londres Le fonctionnement, l'évolution et le programme du Centre for Agriculture and Bioscience international (CABI) ont été débattus en fin 1999 à Londres, au cours de sa quatorzième Conférence de revue triennale qui a regroupé les représentants des pays membres - il en compte quarante dont treize d'origine africaine - , les partenaires scientifiques, les principaux bailleurs de fonds. La cérémonie d'ouverture était présidée par le sous-secrétaire d'Etat britannique au développement international et par le directeur général sud-africain de l'agriculture. Les plans d'action (2000-2002) des programmes sur la publication et la bioscience, sur l'information pour le développement, ont été adoptés. Le CABI est invité à trouver les fonds nécessaires à l'utilisation des données sur ses collections de spécimen (arthropodes, champignons, bactéries, nématodes) par les pays membres, à renforcer les capacités d'exploitation de leurs collections nationales. Les participants ont également convenu de soutenir l'organisation de rencontres régionales destinées à élaborer des stratégies et plans d'action sur l'utilisation des ressources microbiennes prenant en compte la technologie génétique. Une Initiative internationale contre les espèces nuisibles La stratégie de diffusion des informations du Centre sur Internet à l'intention des pays développés a été approuvée, et les agences de développement sont priées d'assister les initiatives prises à l'échelle régionale. Elles doivent également soutenir les programmes d'information durables. Les menaces d'invasion des espèces animales et végétales nuisibles se sont accrues, il est donc envisagé la définition d'une Initiative internationale pour lutter contre. D'ailleurs, une rencontre internationale est prévue pour étudier la prise en compte par les programmes d'aide de ces menaces. En outre, la promotion de programmes de formation sous-régionaux et de projets collaboratifs concernant Bionet international est envisagée. Contact : Jane Frances Asaba CABI, P.O. Box 633, Nairobi, Kenya Fax : (254-2) 522150* E-mail : j.asaba@cabi.org Conférence électronique. Le CORAF adopte une nouvelle manière de travailler Le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) (ou West and Central African Council for Agricultural research and Devolopment (WECARD) vient de lancer, en février 2000, sa première conférence électronique. Durant six semaines, les participants ont débattu des priorités de son Plan stratégique pour la recherche et le développement agricoles, pour la mise en œuvre desquelles les acteurs impliqués dans la production agricole avaient demandé la constitution de plusieurs groupes de travail. C'était à Bangui, lors de la douzième Assemblée générale de l'organisation sous-régionale (voir treizième numéro de Coraf Action). Cette première conférence électronique a permis d'élargir la participation aux discussions engagées par les quinze groupiez de travail dirigés par des facilitateurs. Les participants, qui pouvaient s'inscrire dans plus d'un groupe, ont soulevé des problèmes et formulé des recommandations. Ces discussions doivent aboutir à un consensus sur chaque question traitée. Cette conférence sera suivie par une réunion de validation prévue en avril 2000 à Dakar. Pour de plus amples informations,, s'adresser à ce contact. Contact : Marcel Nwalozie CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal Fax : 5221) 825 55 69 E-mail : marcel.nwalozie@coraf.org Internet : WWW.coraf.org * Les quinze groupes de travail et facilitateurs Politique agricole, V. M. Manyong et Soudhir Wanmali Agriculture et élevage, Adoméfa Kossi et Shirley Tarawali Biotechnologie et ressources génétiques, Raymond Vodouhé Biomathématiques, David Boggio et A. Adam Cultures annuelles et pérennes, J. Godcowski et Christian Sales Céréales, Charles Thé et B. Ouendéba Fruits, bananes plantains et cultures maraîchères, Ekow Akayeampong Légumineuses à graines, R. Shilling et C. A. Fatokun Information, communication et formation, Bob Eaglesfield et Jean-François Giovanneti Systèmes irrigués, Jean-Claude legoupil et Wilfried Hundertmark Elevage et pêches, Adoméfa Kossi et Seydil Moctar Touré Ressources naturelles, L. Nétoyo, G. Tian et F. Lompo Partenariat institutionnel, Daniel Annerose et Andrew Uriyo Systèmes périurbains, Christian Nolte et Paul Moustier Plantes à tubercules, Robert Asiedu et Jean-Leu marchand Afrique de l'Ouest. Un atelier se penche sur l'élevage Identifier les priorités nationales et sous-régionales et les intégrer dans le Plan à moyen terme (2000-2003) de l'International Trypanotolerance Centre (ITC), telles sont les questions examinées par l'atelier sur une approche intégrée de la recherche et du développement en matière d'élevage en Afrique de l'Ouest. Il était organisé en fin 1999 à Dakar par l'ITC, avec la collaboration du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF) (ou West and Central African Council for Agricultural Research and Development (WECARD), dans le cadre de son Programme sur la recherche collaborative et le développement des productions animales en Afrique de l'Ouest. Y ont pris part les représentants des Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Sénégal, du Centre international de recherche-développement sur l'élevage en zone sub-humide (CIRDES) et l'International Livestock Research Institute (ILRI). En ce qui concerne le renforcement des compétences à l'échelle nationale, l'ITC est prié d'assurer des formations en maîtrise et en doctorat à l'intention des personnels des SNRA. A l'échelle sous-régionale, il est également invité à prendre en compte les priorités des politiques nationales et sous-régionales, en menant une coopération étroite avec les SNRA. Enfin, l'atelier a recommandé que l'ITC prenne en compte l'impact des recherches et de ses résultats sur l'environnement. Le rapport final est disponible à cette adresse. Contact : Raffaele Mattioli, Dieter Mehlitz ITC, P.M.B. 14, Banjul, Gambie Fax : (220) 46 2924 Fertilité des sols en Afrique. Le programme de l'initiative Lancée en 1996, l'Initiative pour la fertilité des sols en Afrique (IFS) (voir sixième numéro de Coraf Action) a connu une coordination inefficace des activités des différents acteurs, une implication insuffisante du secteur privé et des Organisations non gouvernementales. En Afrique sub-saharienne, elle a également connu une absence de collaboration entre les organisations nationales politiques et techniques. Pour y remédier, la Banque mondiale et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont réuni, en fin 1998 à Rome, tous les partenaires nationaux, régionaux et internationaux. Cette réunion a pris d'importantes mesures, parmi lesquelles la définition d'un nouveau programme pour l'IFS. Dans ce programme, il est prévu de promouvoir le dialogue entre les décideurs africains et les bailleurs de fonds, de renforcer les capacités à travers des collaborations entre les différents acteurs nationaux (services publics, instituts de recherche, organismes de développement, industries, organisations communautaires, Organisations non gouvernementales, société civile). L'élaboration de programmes nationaux et régionaux intégrés, de plans d'action nationaux ainsi que le transfert des ressources financières sont aussi préconisés. Enfin, la mise en place d'un système d'information et de communication est envisagée. Contact : N'diaga M'baye CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal Fax : (221) 832 96 18 E-mail : n'diaga@sonatel.senet.net Recherche forestière. Le Gabon muni d'un plan stratégique Au Gabon, la recherche forestière est en passe d'atteindre sa vitesse de croisière, de telle sorte qu'aujourd'hui seule une planification de ses activités peut garantir un développement durable passant par une meilleure exploitation des écosystèmes. Le premier atelier national, organisé en novembre 1999 à Libreville par l'Institut de recherches agronomiques et forestières (IRAF) et le Projet sur les forêts et l'environnement (PFE), a donc entériné le Plan stratégique pour la recherche forestière. D'autres ateliers suivront afin de mettre la dernière main sur cette importante étude. Ce Plan stratégique oriente les programmes de recherche vers une meilleure connaissance des ressources forestières, leur gestion durable, leur valorisation effective, l'économie forestière et la biométrie. Contact : Koumba Nzaou Paul IRAF, BP 2246, Libreville, Gabon Fax : (241) 73 08 59 Energie solaire . Les unités de production sont-elles rentables ? Le modèle de séchoir solaire amélioré à usage domestique et semi-industriel développé par l'Institut de recherche en sciences appliquées et Technologies (IRSAT) et l'Association burkinabè d'action communautaire (ABAC) a été largement diffusé en 1999 dans vingt des trente provinces que compte le Burkina Faso. La fabrication et la vulgarisation de cette technologie destinée à la transformation des produits agricoles frais (notamment la mangue) en produits secs, ont impliqué le Groupe de recherche et d'échanges technologiques (GRET) du Burkina, le Groupe énergies renouvelables et environnement (GERES) de France et le Centre écologique Albert Schweitzer (CEAS) (voir quatorzième numéro de Coraf Action). Le succès de cette expérience, dû aux importants revenus qu'elle génère, est tel que les femmes, qui en sont les principales utilisatrices, se sont lancées dans la création de groupements de production, de petites unités, d'unités artisanales ou semi-industrielles, fabriquant des produits destinés au marché local et à l'exportation. L'urbanisation accélérée a modifié la demande en produits alimentaires du point de vue de l'exigence en qualité et en quantité. Pour la rentabilité de leurs projets, il a donc fallu exiger que les groupements soient fortement organisés, produisent pour la commercialisation mais aussi pour la subsistance, accordent de l'importance aux formations. Les groupements ont dû également tenir compte des méthodes de production, de la disponibilité des matières premières, de l'existence de débouchés, des conditions climatiques (en hivernage le séchage est réservé à certains produits), de l'environnement économique. Le marché du séchoir solaire est constitué des marchés populaires et des fonctionnaires de l'administration locale, des marchés urbains, des restaurants, des marchés des pays côtiers limitrophes. Un bénéfice alléchant Ainsi, de 1992 à 1997, l'exploitation de 3 000 séchoirs solaires ont rapporté 750 millions de francs CFA, soit 150 millions de francs CFA par an, le temps d'utilisation d'un séchoir étant de une à deux heures par jour pendant six à neuf mois. La rémunération de l'heure de travail a atteint 400 francs CFA. Deux exemples éloquents montrent que l'exploitation d'une petite unité et d'une unité artisanale peut permettre de rembourser dans un délai court le crédit d'équipement en séchoir solaire (48 000 francs CFA le séchoir). Un séchoir a produit 12 kilos de produit sec d'oignon, à raison de 1,2 kilo tous les trois jours. Le bénéfice, qui en est tiré, est de 10 050 francs CFA par mois, ce qui permet en cinq mois de rembourser le crédit. A Bobo-Dioulasso, un groupement de femmes disposent de quatre séchoirs solaires pour traiter de la pomme de terre, de la tomate et de la mangue. La commercialisation de 65 kilos de produits secs, obtenus à partir de 650 kilos de matières premières, lui a procuré un bénéfice de près de 51300 francs CFA, ce qui peut rembourser les crédits en quatre mois. Des structures populaires de crédits impliquées Une seconde phase (1999-2000) est prévue avec la diffusion de 7 000 séchoirs pour une production de 250 tonnes de produits secs, ce qui va rapporter 600 millions de francs CFA. Ces prévisions semblent plausibles, puisqu'avec une surface moyenne de captation de 0,6 mètre-carré, un temps d'utilisation de six mois, un ensoleillement journalier de 5 kilowattheure, un rendement énergétique de 400 %, 8 000 séchoirs produisent 1 728 mégawattheure d'énergie utile, l'équivalent de 136 000 kilos de gaz en bouteille par an. Ce projet est soutenu par la Caisse française de développement (CFD), l'Union européenne (UE), l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)*. Pour cela, la formation sera accentuée, les artisans seront organisés, les structures populaires de crédits sensibilisées et impliquées, les produits promus auprès des consommateurs, de nouveaux marchés prospectés. Cependant, il ne faudra pas perdre de vue que la demande en produits de qualité excède l'offre, la production est encore très faible, et seules les zones ayant des surplus de production agricole peuvent recourir à cette technologie. Prochain article : Existe-t-il une alternative pour les unités industrielles ? Contact : Thérèse Onada, Christian Legay ABAC-GERES, 01 BP 4071 Ouagadougou 01 Fax : (226) 26 02 18 E-mail : geres@fasonet.bf Les paysannes gèrent leurs crédits à merveille Au Bénin, les populations démunies de la région du Sud veulent sortir du cercle vicieux de la pauvreté, mais les crédits nécessaires au développement de leurs activités agricoles font défaut. Pour les en sortir, il faut un système de crédits adapté et une assistance technique qui leur ouvrent les portes de l'autonomie. C'est ce à quoi s'est attelé, depuis 1994, l'Institut africain d'application des méthodes de développement (IAMD) au Bénin appuyé par le Catholic Relief Services (CRS), en soutenant plusieurs groupements de productrices. Et il a suffi de peu de temps pour que des résultats encourageants soient obtenus. Pour cela, l'IAMD a défini le type de crédit, sa durée, ses conditions de remboursement et d'approbation. Les taux d'épargne et d'intérêt ainsi que l'effectif des bénéficiaires sont également arrêtés. Bien que les hommes ne soient pas exclus de ce système, c'est aux femmes et filles adultes que l'IAMD accorde surtout son assistance. Pour accéder au crédit, chaque candidate doit appartenir à un groupe de solidarité au sein de son groupement, ce qui lui octroie une crédibilité. Un programme d'alphabétisation fonctionnelle Ainsi, dans le département de l'Ouémé, situé dans la banlieue de Porto-Novo, vingt-sept groupements comprenant 1100 membres ont bénéficié d'un crédit de 27,100 millions de francs CFA. En mai 1999, sur cette somme 11,250 millions de francs CFA ont été octroyés à 340 femmes, à raison de 32 000 francs CFA chacune tous les deux mois. Après trois campagnes, elles ont remboursé à 100 % et épargné un peu plus de 3 millions de francs CFA. Le même programme, développé dans la commune Gakpé, a permis à terme l'autonomie de huit groupements de productrices. La cohésion et la capacité de gestion des groupes devant être davantage renforcées, l'IAMD a mis en œuvre un programme d'alphabétisation fonctionnelle. Contact : Ludovic Atrokpo IAMD, 03 BP 1468, Cotonou Bénin Contribution. A propos de la culture du soja en Côte d'Ivoire Dans les onzième, treizième et quatorzième numéros de Coraf Action, A. L. N'Cho, Christophe Kouamé, du Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Côte d'Ivoire, et Georgette A. Konan du Centre suisse de recherche scientifique (CSRS) ont évoqué les actions menées en faveur de la culture et de l'utilisation du soja dans l'alimentation en Côte d'Ivoire. En guise de contribution, Soro-Giordanie M. Christine, technicienne d'animation rurale, fidèle lectrice de Coraf Action, précise qu'il y a deux types de soja : le soja vert et le soja blanc. Les gousses de soja vert, qui sont fines et noires, contiennent dix à quinze graines plus petites que celles du haricot rouge (niébé). A titre d'essai, elle a semé une quantité de graines contenues dans une cuillère à soupe, pour récolter cinq-cents grammes, seulement deux mois après. Comme un légume, le soja vert se cuit facilement, et se consomme crûment sous forme de salade avec d'autres crudités. Quant au soja blanc, Christine a appris à ses dépens - après trois essais - que sa culture se fait avec des graines bien conservées, sinon elles perdent leur capacité germinative en neuf mois. Contact : Soro-Giordanie M. Christine Ferkéssédougou, BP 71, Côte d'Ivoire Ségou. Des paysans engagés dans la protection des cultures Au Mali, dans la région de Ségou, se passe une expérience riche d'enseignements entre l'Office riz Ségou (ORS), les Unités de production agricole (UPA) de trois villages et l'International Centre for Research in Agroforestry (ICRAF). Elle consiste à faire faire aux paysans du maraîchage, de la production et de la plantation de haies pour protéger les parcelles des animaux. Konodimini, Banankoroni et Dougoucouna comptent environ 6100 habitants, dont près de 3 280 hommes et femmes travaillent dans ce projet. Regroupés en UPA, ils disposent de 680 charrues, herses, multiculteurs, charrettes et bœufs de labour, dont plus de la moitié (375) leur appartiennent. Ainsi, les 150 hectares de parcelles de manioc, exploités par 310 producteurs, ont été protégés avec des haies mortes. De 1996 à 1999, certains paysans ont utilisé des haies vives d'Acacia nilotica (gommier rouge), d'Acacia senegal (gommier blanc), de Ziziphus mauritiana (jujubier), de Bauhina rufesens (" gessémé ") et de Lawsonia inermis (henné) pour protéger plus de quarante hectares. En revanche, les femmes, qui exploitent environ quarante hectares de cultures maraîchères - tomate, piment, gombo, aubergine, tabac -, sont toujours confrontées aux méfaits de la divagation des animaux, sauf celles du village de Kondimini qui ont planté des haies vives. Pour tout cela, des paysans des trois villages ont bénéficié de formations en production et en plantation de haies vives. Contact : Ndiaga Mbaye CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal Fax : (221) 825 55 69 E-mail : ndiaga@sonatel.senet.net De la vulgarisation à la protection phytosanitaire Au Mali, la recherche s'efforce toujours d'être en phase avec les préoccupations des paysans. Des essais paysans à la vulgarisation des résultats, il n'y a qu'un pas que l'Institut d'économie rurale (IER) et le Projet sur l'environnement, les systèmes de production et la gestion des ressources naturelles (ESPGRN) n'ont pas hésité à franchir en 1999. Dans la région de Ségou, les actions communes ont concerné la création de variétés (notamment des variétés de sorgho et de niébé résistantes au Striga hermonthica), l'amélioration des techniques de culture, de fertilisation du sol, de traitement phytosanitaire, de transformation. Ainsi, ont été développées et vulgarisées auprès des producteurs de nouvelles variétés de mil (" Touroniou C1 ", " Benkadinion " " Guéfoué "), de sorgho (" Séguétana "), de niébé (" Gorom Gorom ", " Sangaraka ", " Korobalen ") et d'arachide (47-10, JL-24). _Pour la culture de ces variétés, l'association mil-niébé et la culture attelée sont préconisées, de même que la fumure organique (compostage et parc amélioré). Les semences sont traitées avec un insecticide composé de métalaxyl, de carboxim et furathiocarbe. Par ailleurs, des aliments de sevrage sont concoctés à partir de la farine composée de mil et de niébé. Contact : Ndiaga Mbaye CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal Fax : (221) 825 55 69 E-mail : ndiaga.mbaye@coraf.org Mauritanie. Bond en avant de la production laitière En Mauritanie, les éleveurs ont réalisé en 1992 un record, en produisant trois cent soixante mille tonnes de lait. Se trouvent à la tête du peloton les camelins avec cent quatre-vingt-dix mille tonnes de lait, suivis des bovins avec cent quarante-cinq mille tonnes et des petits ruminants avec vingt-cinq mille tonnes. A l'instar des autres villes, Nouakchott a vu se développer dans sa banlieue un élevage destiné à la production laitière (voir douzième numéro de Coraf Action). Cette activité est favorisée par la présence depuis 1989 d'une unité industrielle de transformation et ce commercialisation du lait et de ses dérivés, la " Laitière de Mauritanie ", qui met sur le marché du lait pasteurisé, du lait fermenté, du fromage, du beurre, de la crème. Le centre de collecte du lait, situé à près de deux cents kilomètres de la capitale, a encouragé la création de coopératives de production, pour l'activité desquelles les éleveurs ont choisi de se sédentariser. Contact : Ahmed O. Mohamed CNERV, BP 167, Nouakchott, Mauritanie Fax : (222) 25 28 03 E-mail: cnrv10@calvapro.fr Questions. Où trouve-t-on le camphrier ? Soro-Giordanie M. Christine, technicienne d'animation rurale, fidèle lectrice de Coraf Action, veut créer dans sa ferme un jardin de plantes médicinales, et cherche des plants ou des graines de camphrier, le laurier d'Asie. Le camphre soulage les douleurs musculaires dont souffrent souvent les paysans du fait des durs labeurs. Comment se débarrasse-t-on des fourmis magnan ? Des fourmis magnan ont envahi la ferme. Pour les faire crever, le mari de Christine leur donne à manger des crapauds tués. Mais les crapauds ne sont pas faciles à chasser surtout la nuit, tout comme le pangolin, un déprédateur de fourmis, est difficile à trouver. Quelle est la technique pour maintenir l'humidité nécessaire à l'élevage des escargots géants ? La ferme de Christine se situe en zone de savane arborée, dans la région Nord de la Côte d'Ivoire. Elle compte y pratiquer un élevage d'escargots géants en saison sèche, mais l'humidité n'étant pas suffisante, elle veut utiliser le fruit de la passion pour l'augmenter, ce qui n'assure pas son maintien. Contact : Soro-Giordanie M. Christine Ferkéssédougou, BP 71, Côte d'Ivoire Offres de formation du Centre écologique Albert Schweitzer Le Centre écologique Albert Schweitzer (CEAS) au Burkina Faso organise des formations de courte durée à l'intention des acteurs agricoles. La formation sur l'agroalimentaire, destinée aux entrepreneurs, aux professionnels, aux groupements de femmes, aura lieu en juin 2000. Les formations sur la technologie appropriée à l'intention des artisans, des menuisiers-ébenistes, des soudeurs, se dérouleront en juin, en septembre et en novembre 2000. Quant aux formations relatives à l'agroécologie et à l'environnement réservées aux groupements de producteurs, aux techniciens ou vulgarisateurs agricoles, elles se passeront en mai, en septembre et en décembre 2000. Pour de plus amples informations, adressez-vous au CEAS, où les dossiers de candidature doivent parvenir trente jours avant le début de la formation retenue. Contact : Eulalie Kambiré CEAS, 01 BP 3306 Ouagadougou 01, Burkina Faso Tél. : (226) 34 30 08 Fax : (226) 34 10 65 E-mail : ceas-rb@fasonet.bf Coraf Action. Gaston G. Kokodé, coordonnateur du Bénin Biométricen, chef du service de la documentation, de la formation et de la publication de l'Institut national de recherche agronomique du Bénin (INRAB), Gaston G. Kokodé est coordonnateur du réseau national de communication du Bénin de la lettre d'information régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelles des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de l'assister, essentiellement par la fourniture d'articles. Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant au Bénin sont priés d'envoyer autant que possible leurs articles à cette adresse. Contact : Gaston G. Kokodé INRAB, 01 BP 884, Cotonou, Bénin Fax : (229) 30 07 35 (229) 30 37 70 Tél. : (229) 30 02 64 (229) 30 07 23 E-mail : inrabdg3@bow.intnet.bj Coraf Action. Marie-Antoinette Haba Sanoussi, coordonnatrice de la Guinée Agronome, chef du service de l'information et de la valorisation de l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG), Accel Marie-Antoinette Haba Sanoussi est coordonnatrice du réseau national de communication de la Guinée de la lettre d'information régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelles des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de l'assister, essentiellement par la fourniture d'articles. Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant en Guinée sont priés d'envoyer autant que possible leurs articles à cette adresse. Contact : Marie-Antoinette Haba Sanoussi IRAG, BP 1523, Conakry, Guinée Fax : (224) 41 57 58 Tél. : (224) 45 42 62 (224) 41 10 62 E-mail : irag@mirinet.net.gn A lire Guide pour l'identification et la luttre contre les principales adventices du riz. Par Ismaïla Kane et Aly Sy. 1998, 73 pages. Publié par la Direction de la recherche, de la formation et de la vulgarisation (DRFV), BP 175, Nouakchott, Mauritanie. Résumé Ce document répertorie les mauvaises herbes qui sont une contrainte majeure au développement et à la productivité des exploitations rizicoles en Mauritanie. II permet aux agronomes, aux vulgarisateurs et aux agriculteurs d'identifier les mauvaises herbes. Agriculture périurbaine en Afrique subsaharienne. Actes de l'atelier international du 20 au 24 avril 1998, Montpellier, France. Par Paul Moustier, Alain Mbaye, Hubert De Bon, Hubert Guérin et Jacques Pages. 1999, 278 pages, ISBN 2-87614-371-2, ISSN 1264-112X. Publié par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), BP 5035, 34032 Montpellier Cedex 1, France, et par Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal. Résumé Cet ouvrage présente les travaux des chercheurs du CIRAD et du CORAF sur la dynamique des systèmes de production périurbains, particulièrement à Dakar, à Brazzaville, à Yaoundé et à Maroua. Les contributions portent sur l'analyse des exploitations, sur la gestion durable des ressources naturelles et sur la sécurisation des revenus des acteurs. AGENDA Les réunions du CORAF Le Comité exécutif du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) (West and Central African Council for Agricultural Research and Development (WECARD) se réunira à Praia, du 17 au 19 avril. La réunion du Comité directeur du Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d'Afrique centrale (PRASAC) aura lieu à Bangui, du 17 au 22 avril. D'autres réunions L'atelier de réflexion sur la deuxième phase du Consortium pour la mise en valeur durable des agroécosystèmes de bas-fonds en Afrique sub-saharienne (CBF) aura lieu à Mbé (Côte d'Ivoire), du 3 au 7 avril. La réunion annuelle sur la vision du Programme spécial pour la recherche agricole en Afrique (SPAAR) et du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) se tiendra à Conakry, du 10 au 15 avril. |