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Coraf Action no 14, janvier-mars 2000

Sommaire


Echos de la reherche

Systèmes irrigués. Valoriser les techniques de désherbage des rizières
La leptospirose apparaît au Congo
Tchad. Les plantes comestibles menacées de disparition
Le vin de palme en Côte d'Ivoire
Mauritanie. La fièvre de la vallée du Rift revient à la charge
Le sésame promu à un bel avenir
Le baobab : de nouvelles techniques de séchage des feuilles
Mauvaises herbes contre canne à sucre
Afrique, Caraîbes et Pacifique. Chercheurs et cadres des pêches formés
Elevage : les tiques traquées
Haies vives : des espèces ligneuses performantes

Vie du CORAF- WECARD

CORAF. Les premières mesures interviennent
Ressources naturelles. Le poids des nouveaux pouvoirs

Sur le terrain

Le coton, la terre et les boeufs
Ghana. L'agriculture biologique contre la pauvreté
Formation. Comment mettre en valeur les sols
Energie solaire : rôle des femmes dans le séchage des produits agricoles
Elevage bovin. Les exportations en croissance
Le soja dans l'alimentation des ivoiriens

Encadré

Appel de participation. Atelier sur l'agriculture urbaine en Afrique de l'Ouest et du Centre
Appel du National Research Institute de Grande-Bretagne
Réponse. A propos des aliments pour volailles
Réponse. Concernant le mil et le sorgho

A lire

Agenda

ECHOS DE LA RECHERCHE



Systèmes irrigués. Valoriser les techniques de désherbage des rizières

Les mauvaises herbes limitent la productivité du riz. L'enherbement des rizières est dû au défaut de planage, à l'utilisation tardive et inappropriée des herbicides, aux techniques de désherbage manuelles, à l'irrégularité de l'irrigation, aux problèmes de gestion de l'eau. Ainsi, le Typha australis (plante aquatique) prolifère dans la vallée du fleuve Sénégal. Dans la zone du delta, il envahit les axes hydrauliques d'irrigation et de drainage et les parcelles cultivées. Il constitue une nouvelle menace pour l'intensification de l'agriculture irriguée.

Pourtant, au Sénégal, seules 8 % des exploitations agricoles utilisent correctement les techniques de désherbage préconisées. En Mauritanie, 54 % des terres cultivées en riz par l'Association générale des groupements d'exploitants et éleveurs pour l'étude et l'emploi des techniques améliorées agricoles et animales (AGETA) ne sont pas désherbées. La préparation du sol et la récolte sont mécanisées, alors que toutes les autres opérations sont manuelles. Les techniques de désherbage (notamment les herbicides) se sont avérées inefficaces.



Il faut des techniques appropriéres pour mieux désherber les rizières.
Un programme d'action

Pour améliorer les méthodes de lutte, le Pôle régional de recherche sur les systèmes irrigués en zone soudano-sahélienne (PSI) a organisé en début 1999 à Rosso (région du Trarza), en Mauritanie, une rencontre régionale sur la valorisation des résultats de recherche obtenus : traitement chimique précédé d'un travail approprié du sol sur la destruction des rhizomes de Typha, dispositif de démonstration des différents types d'herbicide sur le contrôle de l'enherbement des rizières, etc.

A l'issue de la rencontre, un programme d'action a été élaboré. Il prévoit de mettre en place des formations sur les techniques de pulvérisation des pesticides, sur la maintenance des appareils, destinées aux agriculteurs, vulgarisateurs, opérateurs, ouvriers agricoles, contremaîtres et fournisseurs.

Contact : Ismael Kane, Claude Dancette
PSI , BP 3, Rosso, Mauritanie
E-mail: dancette@toptechnogy.mr





La leptospirose apparaît au Congo

Les chercheurs du Centre de recherches vétérinaires et zootechniques (CRVZ) du Congo, qui examinaient il y a trois ans les lésions cutanées des vaches du Centre expérimental bovin (CEB), ont signalé pour la première fois la présence dans le pays de la leptospirose. C'est une maladie bactérienne qui s'attaque aux animaux, qui la transmettent à leur tour aux hommes. Elle provoque chez l'animal la fièvre, l'ictère, l'hémoglobinurie, l'anémie, la diarrhée, l'hémorragie, la nécrose du tégument, la néphrite, les avortements, les troubles nerveux. Chez l'homme, elle provoque l'ictère, l'hépatite, la néphrite, la méningite, les adénites, une fièvre persistante accompagnée de céphalées.

La lutte contre cette dangereuse maladie préoccupe les chercheurs, surtout du fait qu'elle est difficilement détectable, ses symptômes étant identiques à ceux de la dermathophilose et de l'eczéma.

Contact : Nsouari Denis
CRVZ, BP 235, Brazzaville, Congo





Tchad. Les plantes comestibles menacées de disparition

Très appréciées par les populations africaines, plusieurs espèces végétales sont pourtant peu exploitées. Au Tchad, c'est le cas des plantes comestibles comme le Cochlosperim tinctorium (éleusine), le Solenostemon rothundifolius (patate haoussa), le Plectranthus esculentus (appelé " ngaboyo " ), le Tacca leontopetaloïdes (" gueur ") . Aujourd'hui, ces plantes sont menacées de disparition.

Ces plantes ne sont pas des cultures de rente, mais les femmes en ont fait une source de revenus non négligeables. Elles disposent donc d'un savoir-faire quant à la culture, la collecte et la transformation, qu'il faut valoriser.

Recherche de collaborations

Dès lors, les recherches devraient s'intéresser à la collecte des différentes espèces, à l'amélioration variétale, aux techniques de production, aux méthodes de participation des femmes. L'Institut tchadien de recherche agricole pour le développement (ITRAD), qui met en œuvre depuis deux ans un programme de recherche sur le Plectranthus esculentus, recherche des collaborations.

Contact : Dédjogueré Laokole, Allarangaye Moundibaye
ITRAD, BP 441, N'Djamena, Tchad
Fax : (235) 52 38 39
E-mail : cnaruser@sdntcd.undp






Le vin de palme en Côte d'Ivoire

En Côte d'Ivoire, du vin est extrait du palmier à huile (Elaeis guineensis), du rônier (Borassus aethiopium) et du raphia (Raphia hookeri). Une étude réalisée en 1997 par le Centre suisse de recherches scientifiques (CSRS) révèle que le vin de palme est la boisson préférée des populations rurales, du fait de son goût sucré-acidulé, de sa fraîcheur, de sa valeur nutritive et surtout socioculturelle.

Les populations tirent de la commercialisation de ce vin des revenus additionnels, mais les méthodes utilisées pour l'extraire les poussent à détruire les palmiers. Le carnage durera aussi longtemps que des méthodes améliorées d'extraction ne seront pas développées.

Contact : Yavo E. Behi
CSRS, 01 BP 1303 Abidjan 01, Côte d'Ivoire
Fax : (225) 45 12 11
E-mail : csrs@globeaccess.net






Mauritanie. La fièvre de la vallée du Rift revient à la charge

En Mauritanie, un foyer de la fièvre de la vallée du Rift a éclaté en 1997, provoquant la mort de plus de deux cents personnes, des avortements massifs chez les animaux, une baisse de la production laitière. Sans répit, cette zoonose virale (voir treizième numéro de Coraf Action) a, à nouveau, frappé en 1998 dans le centre et l'est du pays, causant cependant moins de pertes en vies humaines (six personnes).

Le constat macabre a été fait par le Centre national d'élevage et de recherche vétérinaire (CNERV), le ministère de la Santé et des Affaires sociales, le Centre national d'hygiène, l'Institut Pasteur, l'Institut de recherche pour le développement (IRD), qui ont isolé le virus sur une douzaine de caprins et d'ovins. Ainsi, des troupeaux sentinelles de petits ruminants ont été mis en place au début de l'hivernage de 1999. Devenue une préoccupation majeure, la fièvre de la vallée du Rift est étroitement surveillée par le réseau d'épidémio-surveillance des maladies animales en Mauritanie (REMEMA) (voir treizième numéro de Coraf Action). D'ailleurs, la Commission nationale de lutte contre les anthropozoonoses a élaboré un projet de recherche sur cette redoutable maladie.


La lutte contre la fièvre de la vallée du Rift est une priorité régionale.

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) envisage également d'appuyer un projet de coopération technique, dont la mise en place est prévue en fin 1999.

Contact : Diallo Boubacar Cissé
CNERV, BP 167, Nouakchott, Mauritanie
Fax : (222) 25 28 03
E-mail : cnerv@pactec.org






Le sésame promu à un bel avenir

Au Nigeria, le sésame (Sesamum indicum) est principalement cultivé dans la zone de savane guinéenne et dans la zone sahélienne. Les populations consomment les graines mélangées avec du sucre. Le sésame demeure cependant une culture secondaire avec des rendements de trois cents kilos par hectare. Pourtant, la qualité de la production (sans résidus chimiques) est très appréciée sur le marché européen, notamment japonais, où le pays exporte trente à quarante mille tonnes par an, soit environ onze à quatorze milliards de francs CFA.



Les séminaristes visitent un champ de sésame.

Un réseau national mis sur pied
Pour permettre au pays d'atteindre des productions de 100 000 à 150 000 tonnes de sésame par an, qui pourraient lui rapporter 39 à 48 milliards de francs CFA, des recherches sur l'amélioration génétique ont été décidées et confiées en 1997 au National Cereals Research Institute (NCRI). En 1998, un atelier national définit un programme de recherche, qui prend en compte la production, la vulgarisation, la commercialisation. Un réseau national comprenant les chercheurs, les petits producteurs, les vulgarisateurs, les décideurs, les commerçants, les industriels, les Organisations non gouvernementales (ONG), est mis sur pied.

Des collaborations sont recherchées en vue du renforcement du programme.

Contact : Ademola A. Idowu, Steve M. Misari
NCRI, P.M.B. 8, Niger State, Nigeria
Fax : (234 66) 462172






Le baobab : de nouvelles techniques de séchage des feuilles

En zone soudano-sahélienne, le baobab (Adansonia digitata) est planté pour ses fruits et ses feuilles. La pulpe du fruit est riche en vitamine C et les feuilles en vitamine A, en fer et en zinc. La vitamine A est efficace contre la cécité crépusculaire et est nécessaire à la croissance des enfants.



Le baobab, arbre nourricier et mythique.

Au Mali, les populations consomment plus les feuilles de baobab. Mais la méthode (le séchage au soleil) utilisée pour les conserver, ne permet pas le maintien de la teneur en vitamine A. Des recherches sur une autre technique, le séchage à l'ombre, visent à résoudre ce problème. Les résultats sont patents. Séchées au soleil, les feuilles contiennent en effet deux fois moins de vitamine A que celles séchées à l'ombre. Ces dernières sont de surcroît plus vertes. Il faut par conséquent stocker les feuilles séchées, au lieu de les réduire en poudre.

Par ailleurs, il y a plus de vitamine A dans le baobab à petites feuilles que dans le baobab à grandes feuilles.

Contact : Modibo Sidibé
IER, BP 258, Bamako, Mali
Fax : (223) 22 37 75






Mauvaises herbes contre canne à sucre

La production de canne à sucre (Saccharum officinarum) est affectée par les mauvaises herbes au Nigeria. Les petits producteurs ne peuvent espérer des rendements dépassant trente-cinq tonnes par hectare, alors que ceux d'autres pays africains atteignent près de quarante-cinq tonnes par hectare. Des méthodes de lutte efficaces contre les mauvaises herbes, telles le Cynodon dactylon (chiendent), le Cyperus rotundus (souchet rond), le Digitaria singuinalis, l'Eleusine indica (éleusine des Indes), l'Imperata cylindrica (l'imperate), favoriseraient une production de cent tonnes par hectare.

Le sol doit être bien labouré, pour que les rhizomes (bourgeons) des mauvaises herbes sèchent au soleil, et que les boutures croissent. Planter la canne à sucre dans des sillons étroits (50 à 75 centimètres) permet le développement rapide des plantules. Désherber deux à trois fois est nécessaire. Cultiver la canne à sucre avec l'arachide, le niébé, le soja, la patate douce, la tomate, empêche également les mauvaises herbes de croître.

Enfin, les coûts de production de la canne à sucre sont réduits, si des mélanges d'herbicides (9 kilos d'atrazine et de metolachlor par hectare), (4,5 kilos d'atrazine et de pendimethalin par hectare), (9 kilos d'asulam et d'atrazine par hectare) sont fréquemment utilisés pour la culture.

Contact : A. K. Gana
NCRI, P.M.B. 8, Niger State, Nigeria
Fax : (234 66) 462172






Afrique, Caraïbes et Pacifique. Chercheurs et cadres des pêches formés

L'International Center for Living Aquatic Resources Management (ICLARM) a mis en œuvre depuis trois ans un projet de recherche halieutique soutenu par l'Union européenne, qui s'achève en l'an 2000. Il s'agit de renforcer la gestion des pêches et de la biodiversité dans les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Pour cela, des formations sont organisées à l'intention des chercheurs et cadres des pêches dans les trois centres sous-régionaux d'Afrique sub-saharienne : le Sénégal, le Kenya et la Namibie.



Les institutions de recherche et les administrations des pays ACP sont au coude à pour mieux gérer leurs ressources halieutiques.

La première formation en Afrique de l'Ouest et du Centre, qui a regroupé une cinquantaine de participants, a été organisée au début de 1999 à Dakar par le Centre de recherche océanographique de Dakar-Thiaroye (CRODT) de l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA). Elle a permis aux participants de se concerter sur les problématiques communes aux différents pays et d'échanger des expériences. Elle a également permis de renforcer les capacités des pays, en les dotant de matériels informatiques afin de valoriser les importantes données disponibles.

Ainsi, un réseau sous-régional a été monté et une publication scientifique envisagée.

Contact : Taïb Diouf, Birane Samb
ISRA, BP 2241, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 832 24 27
E-mail : tdiouf@crodt.isra.sn






Elevage : les tiques traquées

Au Congo, les tiques sont partout. Elles constituent la principale cause des affections cutanées, telle la dermathophilose, chez les animaux. Les tiques les irritent, et le fait de sucer leur sang entraîne la paralysie. De même, elles transmettent aux animaux des virus (comme celui de la fièvre hémorragique) ainsi que des parasites (comme ceux des babésioses et des theilérioses.



Bovin atteint de dermathophilose

Pour faire face à ce fléau, le Centre de recherches vétérinaires et zootechniques (CRVZ) mène une lutte chimique, étudie la biologie des tiques et l'épidémiologie des maladies. La lutte chimique consiste à utiliser des acaricides contre les tiques. Les éleveurs se servent aussi des produits organophosphorés (asuntol) contre les parasites.

Contact : Gabriel Abako
CRVZ, BP 235, Brazzaville, Congo





Haies vives : des espèces ligneuses performantes

Au Sahel, le mode de pâturage et les pratiques culturales dégradent l'espace rural. Les animaux, laissés en divagation pendant la saison sèche, entravent le développement des cultures de contre-saison. Une meilleure gestion de l'espace rural requiert l'utilisation de haies vives, qui protègent la propriété foncière et les pâturages, permettent la pratique des cultures pérennes.

Cependant, plus de 80 % des barrières protectrices sont fabriquées avec des haies mortes ou des haies mixtes (branches d'arbustes). En revanche, les haies vives ne sont pas à la portée des paysans. Pour cela, des recherches ont permis d'identifier une dizaine d'espèces ligneuses performantes pour chaque zone climatique : Ziziphus mucronata (jujubier de l'hyène), Acacia senegal (gommier blanc), Acacia ataxacantha (appelé " koroto "), Lawsonia inermis (henné), Cassia siamea (ou Acassia florida) pour la zone nord-guinéenne et la zone sud-soudanienne ; Acacia senegal, Acacia nilotica (gommier rouge), Ziziphus mauriitiana (jujubier), Lawsonia inermis, Bauhina rufescens (appelé " géssémé "), Balanites aegyptiaca (myrobalan d'Egypte ou dattier du désert), pour la zone nord-soudanienne.


Rendre disponibles les haies vives, c'est permettre aux populations de mieux protéger les cultures.

Ces espèces survivent longtemps à plus de 90 %, et atteignent une longueur de deux mètres en deux ans. Les techniques de plantations (en ligne, en double ligne, en quinconce), qui sont mises au point, sont prévulgarisées dans le moyen Niger, dans la plaine du Gondo et dans le moyen Bani oriental.

Contact : Harouna Yossi
IER, BP 438, Bamako, Mali
Fax : (223) 22 37 75



VIE DE LA CORAF


CORAF. Les premières mesures interviennent

Le Comité exécutif du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) a tenu sa première réunion annuelle du 26 au 27 novembre 1999 à Abidjan, sous la direction de son nouveau président, Dr Adama Traoré, du Comité national de recherche agronomique (CNRA) du Mali. Les questions examinées portent sur la révision des statuts, sur la constitution du Comité scientifique et technique, sur la réorganisation du Comité exécutif, sur la représentation de l'organisation sous-régionale dans le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA). Elles portent également sur l'élaboration du Plan stratégique pour la recherche et le développement agricoles en Afrique de l'Ouest et du Centre, sur la coopération régionale et internationale, sur l'adoption du projet de budget pour l'année 2000.

En ce qui concerne la réorganisation du Comité exécutif, il faut noter que Dr José-Gabriel Levy du Cap-Vert occupe désormais le poste de Vice-président, en remplacement du Pr Japhet Christian Norman admis à la retraite au Ghana, que le Dr Tunde Oluko du Nigeria devient membre du Comité exécutif. Les membres du Comité scientifique et technique ont été aussi choisis. Il s'agit de Bouraima Osseni de Côte d'Ivoire, d'Aimé Nianogo du Burkina Faso, de Seydil Moctar Touré du Sénégal, de Frank Attéré du Bénin, de Jim Harvey de Grande-Bretagne, de Henri Valentin de France, de Lukas Brader des Pays-Bas.

Concernant la vacance d'un des six postes du CORAF au sein de l'Assemblée générale du FARA, c'est désormais le Pr Emmanuel Bennoah du Ghana qui l'occupe.

Enfin, le budget prévu pour l'année 2000 est adopté.

Contact : Ndiaga Mbaye
CORAF, BP 8237, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 825 55 69
E-mail : ndiaga@sonatel.senet.net


Contact : Adama Traoré
CNRA, BP E 1911, Bamako, Mali
Fax: et tél. / (223) 22 71 65
E-mail : atraoré@spider.toolnet.org






Ressources naturelles. Le poids des nouveaux pouvoirs

Au Sénégal, la nouvelle politique de décentralisation a entraîné un transfert de pouvoirs et de compétences vers les collectivités locales. Ces dernières sont aujourd'hui plus à même d'exploiter leurs ressources naturelles et de les rendre plus disponibles aux populations. En vue de renforcer les capacités de gestion et de planification des collectivités locales, l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et l'Union mondiale pour la nature (UICN) ont entamé dans un premier temps des recherches collaboratives dans les régions de Kolda (sud-est), de Tambacounda (est), et dans la zone sylvo-pastorale. Il s'agit de mettre en place un système d'information sur le marché des ressources sauvages (notamment les fruits de cueillette), d'identifier les facteurs limitant leur gestion, les opportunités de leur exploitation, de déterminer leur valeur commerciale et (ou) économique, de définir des cartes des ressources naturelles du terroir.



L'exploitation des ressources forestières ne doit pas nuire à l'environnement.

A Kolda et à Tambacounda, d'importantes recettes sont tirées de l'exploitation des produits non ligneux. On ignore cependant l'impact réel sur l'économie locale, sur les exploitants forestiers et les ménages en particulier. Les recherches permettent de disposer de données sur les quantités extraites, les prix, l'utilisation et la répartition des recettes, les techniques d'exploitation, etc.

Les collectivités locales, bien que préoccupées à générer des recettes pouvant supporter des charges de plus en plus croissantes, doivent néanmoins préserver l'environnement.

Contact : Cheikh M'backé N'dione
ISRA, BP 3120, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 832 21 18


SUR LE TERRAIN


Le coton, la terre et les bœufs

Au Mali, tant que les terres étaient disponibles, la jachère avait pignon sur rue. Mais, dans la zone cotonnière (Koutiala), le souci des paysans d'augmenter constamment leurs revenus les a conduit à abandonner cette pratique culturale. Au village de N'Goukan, les terres de culture sont de plus en plus rares ; les pâturages sont devenus presqu'inexistants ; le cheptel bovin s'est multiplié. De plus, les éleveurs ne respectent pas la ration exigée de tourteaux de coton par animal (2,5 kilos par jour), ce qui engraisse le bétail et le rend moins endurant au labour. Pour améliorer la fertilité des sols et l'état nutritionnel des bovins, le Projet régional d'amélioration et de gestion de la jachère en Afrique de l'Ouest y a introduit la culture du Stylosanthes hamata (verano), avec le soutien du Fonds européen de développement (FED).

Les paysans, qui ont adopté la culture du S. hamata, ont obtenu des résultats satisfaisants. Un paysan dépense près de 65 000 francs CFA par an pour 4 à 5 tonnes d'aliments destinés à 13 bœufs. En 1999, les rendements obtenus de la culture atteignent 12 tonnes de matières sèches par hectare. Un autre paysan dispose, depuis deux ans, d'un stock de S. hamata pour nourrir ses bœufs de labour. Le projet Outil de gestion du troupeau (OGT) dépensait 1 million de francs CFA par an emprunté à une caisse de crédit agricole, maintenant il débourse la moitié grâce à ses stocks de récoltes. L'engouement est tel dans le village que l'OGT a aidé les paysans à aménager une parcelle de culture des semences, afin surtout de subvenir aux besoins après le projet. Les paysans des villages environnants, qui ont visité les granges de N'Goukan, ont demandé les semences.

Recourir à la main-d'œuvre

La culture de S. hamata n'est pas cependant sans difficultés. En effet, le fait d'avoir semé sa parcelle à la volée semble être, pour un troisième paysan, la raison de la mauvaise récolte enregistrée la première année de culture. En revanche, à la deuxième année de culture, il a mélangé un quart de semences avec trois quarts de sable, ce qui lui a rapporté un chargement de 10 charrettes (5 à 7 tonnes) sur un quart d'hectare. D'ailleurs, l'utilisation des semences non décortiquées est plus indiquée, au lieu de les piler au risque de les casser, et de les rendre par conséquent incapables de germer.

Les bœufs et les petits ruminants nourris avec du S. hamata en saison sèche sont bien portants en hivernage. La récolte doit se faire en septembre, dès l'arrêt des pluies, avant la chute des feuilles. Seulement, la récolte du S. hamata coïncidant avec celle du coton, les paysans sont contraints de recourir à une main-d'œuvre rémunérée à 1 000 francs CFA pour un quart d'hectare, ce qui réduit leurs revenus.

Contact : Harouna Yossi
IER, BP 438, Bamako, Mali
Fax : (223) 22 37 75





Ghana. L'agriculture biologique contre la pauvreté

Au Ghana, les acteurs du développement se sont mobilisés pour lutter contre la pauvreté. Pour cela, le Ghana Organic Agriculture Network (GOAN), un réseau national des organisations écologiques, des Organisations non gouvernementales, des groupements de producteurs, des institutions gouvernementales, a initié des activités liées à l'agriculture biologique.

Fondé en 1995, le GOAN a mis en œuvre, quatre ans après, un programme de démonstration de cultures biologiques dans les dix régions du pays. Dans les zones péri-urbaines et rurales, le réseau encourage la production biologique des légumes, des fruits, du cacao, de l'huile de palme, par les petits producteurs. Pour y parvenir, une normalisation de la qualité des produits biologiques destinés au marché local et à l'exportation, est préparée depuis 1996, ainsi que la mise en place d'un organisme national de coordination. Mais cette normalisation tarde à se réaliser faute de moyens financiers.

A cette fin, des relations ont été nouées avec des compagnies hollandaises de foires commerciales pour la productiuon et l'exportation vers les Pays-Bas de produits biologiques, tels l'huile de palme, l'anacardier et les fruits séchés, grâce à l'Eco-Fair Foundation. Le réseau organise également des formations à l'intention des paysans, et mène des actions d'information (publication d'une lettre d'information, The Organic Farmer) et de sensibilisation.

Contact : Emmanuel Antwi
GOAN, P.O. Box 6342, Kumasi, Ghana
Fax : (233) 58 25306
E-mail : goldlink@ghana.com





Formation. Comment mettre en valeur les sols

Au Bénin, la mise en valeur des sols préoccupe les paysans. En vue d'améliorer les pratiques de gestion et de fertilisation organique des sols, le Centre Songhaï organise des formations de formateurs.

Pour une bonne gestion des sols, il faut construire des soles ou casiers distincts contenant chacun une culture. Cette distinction des casiers permet d'identifier les cultures, de connaître les méthodes de culture, de fertilisation, les rendements.

Pour une meilleure fertilisation organique des sols, l'utilisation du compostage, du kraalage (recueil dans un champ des déjections et urines de bœufs), des plantes de couverture, est recommandée.

Ces pratiques sont adoptées actuellement dans les localités de Djougou, de Tanguiéya, au Nord, de Sèmè, surtout de Savalou, au Sud.



La pratique de l'émondage est aussi une façon de fertiliser le sol.

Contact : Christophe Gbaguidi, Célestin Kinnoudo, Justin Lékoto
Centre Songhaï, BP 597, Porto-Novo, Bénin
Fax : (229) 22 20 50
E-mail : songhaï.benin@intner.bj





Energie solaire : rôle des femmes dans le séchage des produits agricoles

En dix ans, le Burkina Faso a fortement augmenté sa production maraîchère et fruitière. La production maraîchère de contre-saison a atteint cent vingt mille tonnes entre 1991 et 1992. La production de mangues est passée à cent soixante mille tonnes entre 1994 et 1995. Mais cette production est confrontée à des difficultés de conservation, de commercialisation et de consommation. Pour ce qui est de la conservation, la méthode de séchage à l'air libre pratiquée par les femmes donnait des produits de mauvaise qualité. Pour y remédier, l'Institut burkinabè de l'énergie devenu l'Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) et l'Association Burkinabè d'action communautaire (ABAC) ont développé depuis 1960 des séchoirs solaires destinés aux ménages et à l'industrie agroalimentaire. En cela, ils sont soutenus par le Groupe de recherche et d'échanges technologiques (GRET) du Burkina, par le Groupe énergies renouvelables et environnement (GERES) de France, par le Centre écologique Albert Schweitzer (CEAS) de Suisse.

Ainsi, le premier séchoir solaire à conversion manuelle, construit en banco, produit 10 kilos de produits secs par jour avec 120 kilos de mangues fraîches. Environ vingt séchoirs ont été installés sur trois sites, qui ont permis l'exportation de quatre tonnes de mangues séchées en 1991. Mais les exigences de la production agroindustrielle (séchage en saison des pluies, qualité des produits à exporter) ne peuvent être satisfaites par ce type de séchoir. Cette industrie a en effet besoin de pouvoir produire toute l'année, mais aussi transformer plusieurs types de produits agricoles (légumes, fruits, céréales, plantes, viande, poisson). En outre, ce séchoir n'est pas adapté aux besoins des ménages, surtout du fait de son coût élevé.

Une demande très forte

Pour les besoins des ménages, un séchoir solaire amélioré a été mis au point : le séchoir domestique sous forme de coquillage. Trois types de ce séchoir ont été fabriqués. Le petit modèle peut traiter environ 3 kilos de produits frais pour une production de 0,3 gramme de mangues séchées par jour ; il est utilisé par les femmes des zones urbaines, qui l'achètent à 26 000 francs CFA. Le modèle moyen sèche 5 à 10 kilos de produits frais avec une production de 0,5 gramme à 1 kilo de mangues séchées par jour ; il est acheté par les femmes des zones rurales à 35 000 francs CFA. Le grand modèle produit 1,5 kilo par jour avec environ 15 kilos de produits frais ; il revient à 48 000 francs CFA. Pourtant, il est très demandé par les femmes des zones urbaines et rurales, puisqu'il leur permet d'accroître davantage leurs revenus.

Ce type de séchoir amélioré, fabriqué en plaques métalliques, se compose d'une coquille, de trois claies de séchage des produits protégés par une moustiquaire, d'un couvercle muni d'un chapeau qui empêche l'eau de pluie de pénétrer. Le couvercle est relié à la coquille par la virole, une ceinture laissant entrer l'air. L'intérêt du séchoir réside principalement dans le fait qu'il peut être fabriqué par les artisans locaux.

Des formations par la pratique

En 1995, 1400 exemplaires ont été vulgarisés dans 60 villages et 20 provinces (le pays en compte 30). En 1999, il a été diffusé à 4 500 exemplaires à travers le Burkina, et à des centaines d'exemplaires en Mauritanie, au Mali, au Sénégal, au Niger, au Cameroun, au Bénin, etc.

Pour pérenniser ces acquis, des formations dispensées par des animatrices sont organisées pour les groupements villageois sur l'utilisation et l'entretien du séchoir solaire, sur les procédés de séchage de chaque produit, sur la conservation des produits séchés par emballage, sur les qualités nutritives des produits finis, sur les recettes culinaires, sur la gestion et la commercialisation.

Prochain article : les unités de production sont-elles rentables ?

Contact : Thérèse Onada, Christian Legay
ABAC-GERES, 01 BP 4071 Ouagadougou 01, Burkina Faso
Fax : (226) 36 02 18
E-mail : geres@fasonet.bf





Elevage bovin. Les exportations en croissance

La dévaluation du franc CFA avait nourri l'espoir de rendre compétitives les économies des pays concernés. Au Mali, cela devait se traduire notamment par la reconquête du marché de l'élevage bovin au Sahel perdu au détriment des pays de l'Union européenne. Depuis 1984, le pays a en effet enregistré une baisse des exportation de bovins, qui atteint 43 % entre 1992 et 1993. En 1997, la situation s'est cependant améliorée selon une étude sur la filière de l'Institut d'économie rurale (IER) et de l'Institut du Sahel (INSAH).

Sur le marché local, les prix des animaux sur pied sont passés environ de 82 000 francs à 127 000 francs CFA, soit 55 %, entre 1993 et 1996. Dans la même période, le prix de la viande avec os a augmenté de 600 francs à 1250 francs CFA le kilo, soit plus de 100 %, et celui de la viande sans os de 900 francs à 1 500 francs CFA le kilo, soit 67 %. Quant aux exportations, elles ont connu une très forte croissance, de près de 41 480 têtes en 1993 à 106 870 têtes en 1995, soit 157 %. Ce regain des exportations maliennes est favorisé par une politique de prix incitatifs, un allègement des procédures d'exportation, la réduction des subventions des exportations européennes vers les pays côtiers d'Afrique occidentale.

Au détriment de la consommation de viande

Cependant, ce succès des exportations de bovins sur pied a provoqué une réduction de 18 % de la consommation de viande. Par contre, les marchands, les bouchers, l'es éleveurs et les chevillards ont tous bénéficié de ces augmentations de prix.

Pour que cette situation favorable soit durable, une politique de promotion des exportations, d'équipement, de productivité de la filière, de stabilisation des prix, de promotion de la consommation, est indispensable.

Contact : Youssouf Siaka Koné
IER, BP 258, Bamako, Mali
Fax : (223) 22 37 75





Le soja dans l'alimentation des ivoiriens

En Côte d'Ivoire, des projets de recherche-développement (voir onzième et treizième numéros de Coraf Action) s'intéressent maintenant à la culture et à l'utilisation du soja dans l'alimentation des populations. Le Laboratoire en sciences des aliments a développé une trentaine de recettes, des mets traditionnels auxquels du soja est incorporé, et dont la valeur nutritive est déterminée.

Une formation sur l'utilisation et la transformation du soja a déjà été organisée à l'intention des agents de l'Agence nationale d'appui au développement rural (ANADER) et des animatrices rurales.

Contact : Georgette A. Konan
CNRS, 01 BP 1303 Abidjan 01, Côte d'Ivoire
Fax : (225) 45 12 11
E-mail : cnrs@globeaccess.net



ENCADRE


Appel de participation. Atelier sur l'agriculture urbaine en Afrique de l'Ouest et du Centre

L'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) organise en juin 2000 à Dakar un atelier sur l'agriculture urbaine en Afrique de l'Ouest et du Centre. Ce sera avec la collaboration du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

L'atelier, qui regroupera vingt participants, concerne les cadres de la sous-région ayant effectué au moins quatre ans d'études supérieures, et exerçant dans les institutions nationales et non gouvernementales engagées dans la recherche-développement. Ces cadres doivent être notamment spécialisés en économie, en sociologie, en géographie, en agronomie, en zootechnie, en information-communication.

Le dossier de candidature comporte un curriculum vitae, une lettre d'intention et un projet de recherche-développement. Ce dernier (quatre pages maximum) doit porter sur la dynamique, sur les dispositifs institutionnels et de planification, sur les filières maraîchères et animales, sur la valorisation des déchets.

Le dossier de candidature doit parvenir au coordonnateur de l'atelier avant le 31 janvier 2000, à l'adresse suivante.

Contact : Abdou Fall
ISRA, BP 3120, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 832 24 27
Tél. : (221) 832 24 31
(221) 832 24 28
E-mail : abdoufal@refer.sn





Appel du National Research Institute de Grande-Bretagne

Le Food Security Department du National Research Institute (NRI) de Grande-Bretagne dispense des formations en gestion des stocks de graines et en technologie post-récolte des produits horticoles. Ces formations, qui sont destinées aux étudiants en années de licence et de mastère, sont dispensées à l'Institut ou par correspondance informatique.

Pour les étudiants en année de licence, les cours par correspondance débutent le 7 janvier 2000, et pour ceux en année de mastère ultérieurement. Les cours à l'Institut démarrent entre le 13 mars 2000 pour les étudiants en licence, et le 3 juillet 2000 pour ceux en mastère.

Contact : Training Officer
NRI, University of Greenwich, Central Avenue, Chatham Maritime, Kent ME4 4TB, United Kingdom
Tél. : (44) (0) 1634 883448
Fax : (44) (0) 1634 883386
E-mail : nri-training@gre.ac.uk
Internet : www.nri.org/training





Réponse. A propos des aliments pour volailles

Dans le onzième numéro de Coraf Action, Maïmouna Cissé, de l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), a rendu compte des résultats d'une étude menée en 1999 sur les aliments pour volailles produits par dix fabriquants, à la demande de la Direction de l'élevage. L'article s'intitule " Des aliments de qualité pour volailles ".

Cet article a suscité des questions de la part de Souleymane Guèye du Centre national d'élevage et de recherches vétérinaires (CNERV) de Mauritanie, et d'Eric Simon de France. S. Guèye demande si la lysine et la méthionine peuvent être ananlysées à l'ISRA ; si c'est le cas, il veut y effectuer un stage, sinon il souhaite disposer de la bonne adresse. E. Simon désire connaître le nom des deux fabriques d'aliments de très bonne qualité et celui de la structure pouvant fournir les données les plus récentes sur la filière avicole au Sénégal.

Maïmouna Cissé répond :

L'analyse de la lysine et de la méthionine (acides aminés essentiels) n'a pas été réalisée au laboratoire de nutrition de l'ISRA, qui ne dispose pas d'un chromatographe liquide haute performance (HPL). Les dosages, qui ont servi à l'étude, ont été effectués par l'Union des fabriques d'aliments commerciaux (UFAC) de France.



L'élevage et la consommation de volailles exigent des aliments de meilleure qualité.

Le nom des deux fabriques produisant des aliments de très bonne qualité ainsi que les données les plus récentes sur la filière avicole au Sénégal peuvent être obtenus auprès de Bousso Guèye, section aviculture industrielle, Direction de l'élevage, BP 67, Dakar, Sénégal. Fax : (221) 821 91 22. Tél. : (221) 821 32 28.

Contact : Maïmouna Cissé
ISRA, BP 2057, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 832 21 28
E-mail : maïcissé@isra.refer.sn





Réponse. Concernant le mil et le sorgho

La demande d'Andriantahina Rakotondralambo, de l'Association nationale d'actions environnementales (ANAE) de Madagascar, relative à la manière dont l'homme se nourrit de mil et de sorgho (voir onzième numéro de Coraf Action) a enregistré la réponse de Daniel Bartianelli, du Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement (CIRAD), et la réaction de Babatundé Obilana, de l'International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT) au Zimbabwe. Elle continue à susciter l'intérêt des lecteurs, tels Dédjogueré Laokole et Moundibaye Allarangaye, qui présentent les recherches sur la valorisation des produits à base de sorgho que mène l'Institut tchadien de recherche agricole pour le développement (ITRAD).

Au Tchad, le mil et le sorgho constituent l'alimentation de base des populations, qui les consomment sous forme de boule ou " tô ", de bouillie, de crêpe fermentée ou " kissar ", de boisson alcoolisée ou " bilbil ", de boisson non alcoolisée ou " kunduh ", de gâteau ou " nsumbi ", de beignet ou " nakia ". Les méthodes de transformation artisanales des gâteaux, des beignets et des crêpes fermentées à base de sorgho ont été étudiées. Des améliorations sont apportées aux procédés de fabrication des gâteaux, qui permettent d'obtenir un produit fin, homogène et stable.



Les visiteurs apprécient l'exposition des produits à base de sorgho.

Ainsi, une formation a été organisée à l'intention de femmes animatrices de projets et transformatrices de sorgho, ainsi qu'une séance de dégustation pour le public.

Ces recherches sont soutenues par le réseau Ouest et Centre africain de recherche sur le sorgho (ROCARS) au Mali.

Contact : Dédjogueré Laokole, Moundibaye Allarangaye
ITRAD, BP 441, N'Djamena, Tchad
Fax : (235) 52 51 19
E-mail : cnaruser@sdntcd.undp.org



CORAF ACTION


Accel Arnaud Ndinga-Makanda, coordonnateur du Congo

Directeur du Centre national de documentation et d'information scientifiques et techniques (CNDIST) du Congo, Accel Arnaud Ndinga-Makanda est coordonnateur du réseau national de communication du Congo de la lettre d'information régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelle des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de l'assister, essentiellement par la fourniture d'articles.




Accel Arnaud Ndiga-MAkanda, coordonnateur du Congo

Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant au Congo sont priés d'envoyer autant que possible leurs articles à cette adresse.

Contact : Accel Arnaud Ndinga-Makanda
CNDIST, BP 15440, Brazzaville, Congo
Fax : (242) 81 29 20
Tél. : (242) 81 29 20





Aboubakar Ourdé Ousta, coordonnateur du Tchad

Agronome à la Convention internationale sur la lutte contre la désertification (CLD), à l'Institut tchadien de recherche agricole pour le développement (ITRAD), Aboubakar Ourdé Ousta est coordonnateur du réseau national de communication du Tchad de la lettre d'information régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelle des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de l'assister, essentiellement par la fourniture d'articles.



Aboubakar Ourdé Ousta, coordonnateur du Tchad

Les Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant au Tchad sont priés d'envoyer autant que possible leurs articles à cette adresse.

Contact : Aboubakar Ourdé Ousta
CLD, BP 447, N'Djamena, Tchad
Fax : (235) 52 38 39
Tél. : (235) 52 50 05



A LIRE


Traitement des maladies du dromadaire. Guide de l'auxiliaire d'élevage. 1999, 60 pages. Publié par le Projet de renforcement institutionnel et technique de la filière cameline, BP 510, Niamey, Niger.
Résumé
Ce guide traite de techniques d'identification et de traitement de vingt pathologies majeures affectant l'élevage traditionnel du dromadaire. Il est utile à toutes les structures d'encadrement des éleveurs.

Propagating and Planting Trees. Par H. W. Schreppers, P. Paap et E. Schinkel. 1998, 79 pages, " Agrodok n° 19 ", ISBN 90-72746-78-3. Publié par AGROMISA, Postbus 41, 6700 AA Wageningen, et le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), Postbus 380, 6700 AJ Wageningen, Pays-Bas.
Résumé
Cette publication aborde les techniques de propagation des arbres (régénération naturelle, semis direct, par exemple) et le matériel de plantation en zone tropicale. Elle est destinée aux enseignants, aux vulgarisateurs et aux paysans.


AGENDA


Les réunions du CORAF-WECARD

- Le Comité exécutif du CORAF se réunira à Praïa, en avril 2000.
- L'Assemblée générale du CORAF aura lieu à Dakar, en juillet 2000.

Autres réunions

- La réunion annuelle conjointe entre le Programme spécial pour la recherche agricole en Afrique (SPAAR) et le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) aura lieu à Conakry, du 14 au 25 février 2000.
- La réunion du Forum global pour la recherche agricole internationale (GFAR) se tiendra à Dresde, en mai 2000.


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