Coraf Action Lire CORAF Action
Lire CORAF Action



Coraf Action no 13, octobre - décembre 1999

Sommaire

Echos de la Recherche


Sénégal. Retour en force de la fièvre de la vallée du Rift
Le Consortium bas-fond prend un nouvel élan
Maladie des raie noires. Des hybrides de plantains résistants sont évalués
Agriculture-forêt. Une base de données en vue au Gabon
Systèmes de culture traditionnels : rôle des légumes-feuilles
Le Congo à l'assaut de la drogue
La lutte contre les maladies du manguier
Guinée. Découverte de nouveaux insectes
Sélectionner les plantes résistantes à la sécheresse
Formation. Comment éiter un rapport annuel
Des vairétés de patates douce pour la Casamance
Sauver les escargots et les champignons

Vie de la Coraf

Vallée du Niari-Plateaux Batéké. Les champs de manioc dévastés par des maladies
CORAF. Chercheurs, vulgarisateurs et producteurs font cause commune
Un plan stratégique à moyen teme en Guinée
Développement des savanes. Démarrage du programme scientifique

Sur le terrain

République démocratique du Congo. Conseiller les organisations paysannes
Devenir fermier ou entrepreneur agricole
Environnement. Un réseau national d'information au Congo
Maladies animales. Un réseau d'information en Mauritanie
Réaction. A propos du mil et du sorgho
le soja, une culture davenir pour les paysans ivoiriens
Les abeilles aussi ont des ennemis
Le plantain introduit en Guinée maritime
Des accords de pêche avantageux
Guani. le bois, les revenus et l'environnement

Coraf Action

Kennedy Fosu, coordonnateur du Ghana
Ahmadou Sankaré, coordonnateur du Mali

A lire

Agenda

ECHOS DE LA RECHERCHE


Gabon. Une base de données agricoles et forestières en vue

Créer une base de données agricoles et forestières commune, tel est l'objectif que se sont fixés le Centre de recherches agronomiques et forestières (IRAF) du Gabon, l'Université des sciences et technologies de Masuka (USTM), l'Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF), le Projet sur la forêt et l'environnement (PFE), le Projet régional de gestion de l'information environnementale (PRGIE). L'objectif visé est de fournir les informations nécessaires à l'élaboration des politiques de développement agricole, d'assurer une meilleure gestion des ressources, d'améliorer la circulation de l'information entre les institutions.

Ce projet de base de données paraît réalisable, vu l'importance des fonds documentaires dont disposent les organismes nationaux de recherche et de développement agricoles et forestiers.

Contact : Célestin Lemba
IRAF, BP 2246, Libreville, Gabon
Fax : (241) 73 08 59




Le Congo à l'assaut de la drogue

Informer sur les différentes drogues consommées au Congo, leur impact sur l'économie du pays et la santé des populations, c'est l'objectif du projet sur la drogue mis en œuvre en 1991 par la Délégation générale à la recherche scientifique et technologique (DGRST). La collaboration entre le projet et les services de répression a permis d'opérer de nombreuses saisies et de les faire analyser par le Centre d'études sur les ressources végétales (CERVE). Elle a permis également de créer un fichier central et d'établir une importante documentation sur la drogue.

Appuyé par le Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID) et l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), le projet bénéficie depuis 1997 d'une subvention du gouvernement congolais.

Contact : Florence Dorothée Sianard
CERVE, BP 1249, Brazzaville, Congo
Fax : (242) 81 29 20





Guinée. Découverte de nouveaux insectes

En Guinée, de nouvelles espèces d'insectes ont été découvertes à Télimélé en 1992 et à Kindia en 1995. Sur les champs de manioc de la préfecture de Télimélé, l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG) a trouvé une cochenille se nourrissant de cochenilles farineuses, le Domus guillavoguii (Coleoptera coccinellidae).

Sur les chutes d'eau du Voile de la Mariée (site touristique) à Kindia, l'IRAG et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) ont trouvé sept insectes rupicoles appartenant à Coleoptera carabidae et à Coleoptera hydrophillidae.


Le transfer des nouvelles méthodes et techniques de sélection des plantes résistantes à la sécheresse est possible si les compétences et les équipements sont disponibles.


Des recherches sur l'intérêt agronomique et économique de ces nouvelles espèces sont menées, notamment l'utilisation de la cochenille prédatrice dans la lutte biologique.

Contact : Fodé Laye Guillavogui
IRAG, BP 1523, Conakry, Guinée
Fax : (242) 44 42 62
E-mail : irag@mirinet.net.gn




Formation. Comment éditer un rapport annuel

Dans les pays d'Afrique sub-saharienne, très peu d'institutions de recherche et d'organismes de développement agricoles publient des rapports annuels. Cela est principalement dû à l'absence de compétences. Pour y remédier, le Centre de coopération technique et rurale (CTA) vient à nouveau d'organiser une formation sur la production de rapports annuels en Afrique francophone. C'était en avril 1999 à Conakry, avec la collaboration de l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG). Cette formation fait suite en effet à celle destinée à l'Afrique anglophone, tenue en fin 1995 avec l'appui du Service international pour la recherche agricole nationale (ISNAR).

L'objectif visé est d'accroître les capacités de ces institutions à traiter et planifier la publication des informations relatives à leurs activités à travers des rapports annuels de qualité et à moindre coût.

Les dix-neuf stagiaires, qui viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Gabon, de la Guinée, de Madagascar, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Rwanda, du Sénégal, du Tchad, du Togo, ont été encadrés par des formateurs de l'Institut du Sahel et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).

Contact : Marie-Antoinette H. Sanoussi
IRAG, BP 1523, Conakry, Guinée
Fax : (224) 41 57 58
E-mail : irag@mirinet.net.gn





Vallée du Niari-Plateaux Batéké. Les champs de manioc dévastés par des maladies

Au Congo, dans la vallée du Niari et les Plateaux Batéké, les champs de manioc situés à Loudima et sur l'axe Brazzaville, Ngo et Lékana, sont envahis depuis 1997 par ces maladies : la bactériose, la mosaïque africaine et la cochenille farineuse.

Dans les Plateaux Batéké, les champs sont infestés par ces maladies à plus de 95 %, ce qui a fortement réduit les rendements de manioc. A Loudima, la cochenille farineuse, réapparue subitement, s'est attaquée surtout en octobre 1998 à plus de 80 % des plantations sur une surface de dix kilomètres autour de la localité. En revanche, la bactériose et la mosaïque africaine n'ont pas causé des dégâts importants.

Cette situation est due en partie à la faible vulgarisation des variétés de manioc résistantes aux maladies. Elle pourrait devenir encore plus grave, puisque le pays a perdu au cours de ces dernières années d'importantes quantités de variétés de manioc sélectionnées pour les différentes zones agroécologiques. D'importants efforts financiers doivent être consentis pour éviter que la situation ne devienne catastrophique à l'instar de celle des années 70.

Contact : Grégoire Bani
CRAL, BP 28, Loudima, Congo
Fax : (242) 91 08 54




La lutte contre les maladies du manguier

La Côte d'Ivoire est le deuxième fournisseur de mangues de l'Union européenne. Mais la cochenille farineuse constitue un véritable danger pour le manguier. Les mouches des fruits et les mouches blanches ne sont pas en reste, qui rendent les fruits impropres à la consommation. La région Nord, principale zone de production de mangues destinées à l'exportation, est affectée depuis quelques années, ce qui a entraîné la baisse de la production et la réduction des exportations.


Pour certains pays africains, l'exportation des mangues est une source de devises non négligeable


Pour mettre un terme au fléau, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a réuni du 17 au 18 juin 1999 à Abidjan, des responsables et acteurs de la recherche nationale et internationale, des partenaires au développement, en vue de planifier sur la période 2000-2002 la recherche sur ces ravageurs. Organisé avec la collaboration de l'International Institute of Tropical Agriculture (IITA), l'atelier a permis d'évaluer les résultats des recherches menées avec l'IITA et de proposer trois projets de recherche. Ces projets auront pour objectif la mise au point avec les paysans de méthodes de lutte et leur vulgarisation. Pour confirmer leur engagement, le CNRA et l'International Centre of Insect Physiology and Ecology (ICIPE) ont signé à l'occasion une convention de collaboration pouvant impliquer d'autres pays intéressés par ces recherches.

Contact : Tiémoko Yo
CNRA, 01 BP 1740 Abidjan 01, Côte d'Ivoire
Fax : (225) 45 33 05
E-mail : cnra@africaonline.co.ci




Sélectionner les plantes résistantes à la sécheresse

La sélection des plantes résistantes à la sécheresse n'est pas une mince affaire. Les méthodes et techniques classiques présentent des limites. Pour améliorer la sélection, le Centre d'étude régional sur l'amélioration de l'adaptation à la sécheresse (CERAAS), l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont tenu en début 1999 à Thiès, au Sénégal, une rencontre internationale sur l'utilisation de la biochimie et de la biologie moléculaire.

Pour cela, les participants considèrent qu'il est indispensable de constituer des équipes de recherche pluridisciplinaires, d'utiliser en appoint ces nouvelles méthodes et techniques, d'établir un partenariat entre institutions de recherche. L'utilisation de ces méthodes et techniques doit être facilitée pour les pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre où elles sont peu utilisées, vu que leur transfert est possible d'une plante à une autre. De même qu'il faut renforcer les compétences du CERAAS, qui est déjà doté d'équipements performants.

L'évolution rapide des techniques en biologie moléculaire imposant la nécessité des échanges de connaissances et d'expériences, des collaborations entre institutions de recherche doivent être établies à travers la formation, la création d'un réseau informel, la mise en œuvre de programmes de recherche communs.

Contact : Harold Roy-Macauley
CERAAS, BP 3320, Thiès Escale, Sénégal
Fax : (221) 951 49 95
E-mail : ceraas@telecomplus.sn
Internet : www.refer.sn/sngal_ct/rec/ceraas/accueil.htm.





Le Consortium bas-fond prend un nouvel élan

Le Consortium pour la mise en valeur durable des agrosystèmes de bas-fonds en Afrique sub-saharienne (IVC-CBF) a réuni en avril 1999 à Yamoussoukro, ses directeurs, coordonnateurs nationaux et correspondants internationaux afin de déterminer l'organisation institutionnelle et scientifique de la deuxième phase qu'entame le Consortium.

L'organisation scientifique préconisée consiste à ériger des centres d'excellence (les sites de référence) où se mèneront les recherches fondamentales. Ces recherches visent à déterminer les différentes formes de mise en valeur, à développer des technologies pouvant améliorer les systèmes de production et la gestion des ressources naturelles. Elles visent aussi à étudier les aspects socioéconomiques et politiques de la mise en valeur des bas-fonds, ainsi que la diffusion des technologies. Pour cela, les universités, les paysans, les femmes, devront être davantage associés aux activités.

L'organisation de la coordination régionale proposée prévoit la mise en place d'une nouvelle structure au sein du Consortium (comité de gestion) ou le renforcement des strructures existantes (unité régionale et unités nationales de coordination). Elle prévoit enfin l'intégration du Consortium au programme sur la mise au point de systèmes et le transfert de technologies de l'Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Ouest (ADRAO).

Contact : Jean-Yves Jamin
ICV-CBF, 01 BP 2551 Bouaké 01, Côte d'Ivoire
Fax : (225) 63 47 14
E-mail: ivc@cgiar.org




Systèmes de culture traditionnels : rôle des légumes-feuilles

En Afrique tropicale, l'agriculture traditionnelle est caractérisée par des systèmes de cultures diversifiées à faibles apports d'intrants agricoles. Les avantages sont connus : les produits agricoles sont variés et disponibles ; les revenus des ménages sont garantis ; la biodiversité est préservée. Dans de tels systèmes de culture, les légumes-feuilles locaux occupent une place de choix du fait de leurs propriétés intéressantes (croissance rapide, facilité de production, haute valeur nutritive).


Les légumes-feuilles protecteurs de l'environnement.


De récentes études ont montré que les légumes-feuilles, tels le niébé (Vigna unguiculata), le cleone (Gynandropsis gynandra), l'emilia (Emilia sonchifolia), la celosie argentée (Celosia argentea), contribuent au contrôle de l'érosion et à la restauration du sol. L'aubergine (Solanum macrocarpon), le kena (Hibiscus cannabinus), le ben ailé (Moringa plerygosperna), protègent les cultures contre les insectes, les nématodes. Leur bois pourrait servir de bois de chauffe, de poteau, de clôture.

Contact : Lord Abbey
CRI, P.O. Box 3785, Kumasi, Ghana
Fax : (223) 951 60391
E-mail : seedunk@ghana.com





Des variétés de patate douce pour la Casamance

La patate douce (Ipomea batatas) est une plante à tubercules très cultivée en Casamance, mais les techniques culturales et les variétés utilisées ne permettent pas de dépasser des rendements de dix tonnes par hectare. Pour identifier des variétés performantes pour cette région naturelle au sud du Sénégal, le Centre pour le développement de l'horticulture (CDH) de l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) a testé vingt-trois variétés (vingt et une du CDH et deux locales) à Séfa, en Moyenne Casamance, et à Djibélor, en Basse Casamance.

Ainsi, le CDH obtient des quatorze variétés mises en essai des rendements de 15 à 50 tonnes par hectare. En Moyenne Casamance, les variétés Louga 5, Clone 4, Ndango, Falalo Koyo, Fanaye, ont atteint 15 à 31 tonnes par hectare. En Basse Casamance, les variétés Falalo Koyo, Clone 2, 9-62 TIB, Clone 19, Kaparan 4, Clone 65, Fanaye et Mandina ont donné de meilleurs rendements, entre 23 et 50 tonnes par hectare.

Les plants de ces variétés sont disponibles aux centres de Séfa et de Djibélor, où les agriculteurs peuvent se procurer les boutures.

Contact : Youga Niang
ISRA, BP 3120, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 835 06 10
E-mail : cdhisra@sonatel.senet.net





Sauver les escargots et les champignons

Les escargots de terre et les champignons sauvages sont très consommés dans la région côtière humide du Nigeria. Mais, tandis que les populations d'escargots diminuent considérablement surtout à cause des activités agricoles, la production de champignons reste faible. Pour aider les producteurs de caoutchouc à trouver une nouvelle source de revenus, le Rubber Research Institute of Nigeria (RRIN) mène des recherches sur l'élevage des escargots et la culture des champignons


l'élevage des escargots et la culture des champignons comestibles peuvent être une source de revenus pour les producteurs de caoutchouc.


L'élevage d'escargots géants d'Afrique de l'Ouest, Archachatina marginata et Archatina archatina, se pratique comme dans l'industrie du poisson et de la volaille. La culture des champignons, Lentinus squarrosulus et Sclerotia de Pleurotus tuber-regium, se fait à l'aide de sachets en plastique sur des déchets agroindustriels (fibres de fruit de palmier à huile, sciure) dans des unités de production en bambou. En outre, les essais ont montré que ces activités se développent bien en association avec des arbres à caoutchouc, ce qui peut contribuer au renforcement des systèmes dans les zones tropicales humides d'Afrique.

Le National Agricultural Research Project (NARP) considère les résultats obtenus par le RRIN comme étant valorisables.

Contact : A. A. Awah, Edith R. Beglo
RRIN, P.M.B. 1049, Benin, Nigeria
Fax : (234) 052 254792





Sénégal. Retour en force de la fièvre de la vallée du Rift

En Afrique, la fièvre de la vallée du Rift, une zoonose virale transmise par des moustiques vivant autour des points d'eau, Aedes vexans et Aedes ochraceus, constitue depuis 1977 un problème de santé publique pour les pays affectés. Ce virus s'attaque aux troupeaux de ruminants domestiques (ovins, caprins et bovins) qui contaminent ensuite les hommes.

En Afrique du Nord, elle a décimé 25 à 50 % des ovins et des bovins dans le delta du Nil, en Egypte. Sur les 200 000 cas signalés chez l'homme, il y a eu 600 morts. Les modifications écologiques engendrées par la mise en service du barrage d'Assouan (extension des périmètres irrigués, afflux d'animaux sensibles) seraient à l'origine de cette pandémie. En Afrique de l'Est, des foyers semblables se sont développés au Kenya où se trouve la vallée du Rift, en Somalie, à Madagascar.

La baisse du nombre d'animaux résistants

En Afrique de l'Ouest, la maladie s'est manifestée dans la basse vallée du fleuve Sénégal, à Rosso, en provoquant de nombreux avortements (70 à 80 %) chez les femelles gravides, un taux de mortalité très élevé (90 à 100 %) chez les jeunes animaux, un taux de mortalité moindre (30 %) chez les animaux les plus âgés. Les éleveurs en sont également victimes : 200 décès sur 1 500 cas dénombrés. Les facteurs mis en cause sont la mise en eau du barrage de Diama, la concentration humaine et animale le long du fleuve, l'extension des périmètres irrigués, la présence de la plupart des marigots pendant toute l'année.

Ainsi, le virus s'est installé dans le bassin du fleuve, et cela risque de durer puisqu'en 1998 le nombre d'animaux résistants à la maladie est passé de 50 à 5 %. De plus, des ravageurs sauvages, tels Arvicanthis niloticus, Mastomys erythroleucus, Mastomys huberti et Mastomys natalensis, présents dans la zone pourraient favoriser la maladie. Le virus est maintenant présent dans le département de Bakel, dans la région orientale (Tambacounda) du Sénégal, qui est proche de la Mauritanie, où un foyer a éclaté en octobre 1998.

Vaccination massive des animaux

Pour lutter contre la maladie, des mesures ont été prises. Dans les principales zones d'élevage, le programme de surveillance de la maladie a permis de connaître les mouvements du virus dans la basse vallée du fleuve et de révéler sa présence persistante dans certaines mares du ferlo. Cependant la vaccination reste le meilleur moyen de lutte contre la maladie. Dans les zones de prédilection des moustiques, la vallée du fleuve et le ferlo, la mise au point d'un vaccin permettra d'ummuniser environ 2,5 millions de petits ruminants et 1 million de bovins. La mise en place d'un système régional d'alerte précoce par satellite ainsi qu'un laboratoire de diagnostic vétérinaire serait également nécessaire.


Contact : Yaya Thiongane
ISRA, BP 2067, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 832 21 18
E-mail : lnerv@syfed.refer.sn



VIE DE LA COAF


Développement des savanes. Démarrage du programme scientifique

La réunion du Comité directeur du Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d'Afrique centrale (PRASAC), qui a eu lieu en avril 1999 à Garoua, au Cameroun, consacre la mise en œuvre du programme scientifique adopté l'année dernière (voir neuvième numéro de Coraf Action). Les activités prévues pour 1999 dans les trois pays membres (Cameroun, République centrafricaine et Tchad) concernent le diagnostic sectoriel, le développement des innovations technologiques, le transfert des résultats de recherche aux partenaires du développement. Pour cela, plus de soixante-dix chercheurs sont mobilisés, dont près de soixante sont originaires des pays membres.

La réunion a également chargé la coordination régionale du Pôle de diversifier les partenaires scientifiques et les sources de financement. Des actions renforçant la collaboration avec les universités nationales ont été d'ailleurs récemment entreprises.

Contact : Seiny Boukar Lamine
PRASAC, BP 764, N'Djamena, Tchad
Fax : (235) 52 74 76
E-mail : prasac@intnet.td






Recherche agricole. Un plan stratégique à moyen terme en Guinée

Contribuer à la résolution des problèmes du développement agricole du pays, tel est l'objectif que vise l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG) en se dotant en avril 1999 d'un Plan à moyen terme pour la période 1999-2002. L' élaboration de ce Plan, qui a débuté en 1995, est le fait de tous les acteurs de la recherche et du développement agricoles, y compris les producteurs, les Organisations non gouvernementales et les partenaires internationaux.

Ce Plan, réalisé à partir des plans à moyen terme des centres de recherche de l'IRAG, définit les types de projets de recherche, les moyens et les mesures d'accompagnement nécessaires à leur mise en œuvre. Les projets prioritaires portent sur les filières agricoles (variétés, agroforesterie, fertilisation). Les projets intégrateurs concernent l'étude des assolements, des cultures de rotation, de l'intégration agriculture-élevage, des forêts. Les projets d'appui à la recherche visent une meilleure connaissance des conditions agrophysiques de la région, des systèmes de production, le recours aux sciences sociales et agricoles.

Contact : Marie-Antoinette H. Sanoussi
IRAG, BP 1523, Conakry, Guinée
Fax : (224) 41 10 52
E-mail : irag@mirinet.net.gn






CORAF. Chercheurs, vulgarisateurs et producteurs font cause commune

En Afrique de l'Ouest et du Centre, le désengagement des Etats, la libéralisation des économies, la décentralisation et la déconcentration politiques et administratives, ont permis que de nouvelles fonctions soient attribuées aux institutions publiques de recherche, de vulgarisation, et aux organisations paysannes. Un tel contexte est favorable au renforcement de leurs relations. C'est à cela que s'est attelé le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), qui a réuni au début de 1999 à Dakar des responsables des Systèmes nationaux de recherche agricole, des représentants d'organisations paysannes, des partenaires scientifiques et financiers.

Organisé avec l'appui du Department for International Development de Grande-Bretagne, de la Coopération française et de l'Union européenne, l'atelier a recommandé de renforcer les capacités des organisations paysannes, des institutions de recherche, et d'associer les organismes de vulgarisation. Pour y parvenir, les participants estiment notamment nécessaire que cet appui aux organisations paysannes couvre tous les domaines leur permettant de mieux formuler leurs besoins, d'améliorer la communication entre les responsables et les membres, de se doter de cadres de concertation disposant de réels pouvoirs de proposition et de négociation. Les Organisations non gouvernementales devront alors les aider à consolider les relations avec les autres acteurs économiques et à préparer leur relève.

Elaborer des plans d'action nationaux

Les participants ont ensuite considéré que pour renforcer les capacités des institutions de recherche, il faut que la recherche agricole soit régionalisée, les approches par systèmes de production et les méthodes participatives soient développées, les chercheurs soient professionnellement encouragés dans la collaboration avec les organisations paysannes.

Enfin, les organismes de vulgarisation doivent être étroitement associés, vu que la plupart des pays sont entrain de restructurer leurs services agricoles, et que des organisations paysannes jouent maintenant le rôle de conseil auprès des agriculteurs.

D'autres rencontres sont prévues, à l'issue desquelles des plans d'action nationaux seront élaborés.

Contact : Marcel Nwalozie
CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal
Fax : (221) 825 55 69
E-mail : nwalozie@sonatel.senet.net





La CORAF fait peau neuve

Lors de sa onzième Plénière tenue en avril 1998 à Accra, la Conférence des responsables de recherche agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre (CORAF) avait amorcé le virage du changement. A Bangui, sa douzième Plénière, qui a eu lieu du 6 au 12 juillet 1999, l'a mise sur le chemin des réformes. En présence des partenaires scientifiques et financiers, des partenaires au développement, les directeurs représentant les Systèmes nationaux de recherche agricole membres n'y sont pas allés de main morte : la mission de l'organisation est redéfinie ; ses priorités de recherche sont adoptées ; sa stratégie de financement est arrêtée. Cette Plénière, qui a été ouverte par le ministre de l'agriculture et de l'élevage et clôturée par le secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique et technologique, s'est déroulée au siège de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).


Présentation de résultats dans un centre de l'Institut centrafricain de recherche agronomique devant les prticipants à l'Assemblée générale du CORAF.


Dans la sous-région, la lutte contre la pauvreté, la sécurité alimentaire, l'amélioration des conditions d'existence des populations, la gestion durable des ressources naturelles, la compétitivité des produits agricoles, se posent aujourd'hui avec plus d'acuité. Seule, une recherche agricole planifiée passant par le renforcement des capacités des SNRA, l'ouverture aux acteurs agricoles à la base - organisations paysannes, Organisations non gouvernementales, secteur privé, utilisateurs -, l'affermissement du rôle et de la place de la CORAF dans le concert des instances de recherche internationales, peut y contribuer. Cette exigence a poussé la CORAF, qui élabore actuellement le Plan stratégique pour la recherche agricole de la sous-région, à modifier d'abord sa mission. Les directeurs ont alors jugé opportun de débaptiser l'organisation, qui devient le Conseil _Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), ainsi que la Plénière appelée désormais l'Assemblée générale. Cette même exigence les a amenés à procéder à la restructuration des organes de gouvernance du CORAF.

Des taxes sur les produits agricoles

Poursuivant l'examen de ce Plan stratégique, les directeurs ont approuvé les priorités de recherche définies pour la zone sahélienne de l'Afrique de l'Ouest, la zone côtière sub-humide de l'Afrique de l'Ouest et la zone humide de l'Afrique centrale. Les systèmes de production pluviaux, irrigués, agrosylvopastoraux et périurbains y dominant, les recherches vont s'intéresser à la production animale, à la production végétale, à la gestion des ressources naturelles. Des recherches sur les politiques agricoles et le transfert des technologies développées sont également prévues.

Afin que ces recherches servent véritablement aux populations de la sous-région, l'Assemblée générale recommande notamment que soient créés des mécanismes d'évaluation et de validation des SNRA et des partenaires scientifiques intervenant dans la sous-région sous le couvert du CORAF, de développer le partenariat avec les autres acteurs. Il est demandé aux SNRA de diversifier leurs activités génératrices de recettes pour s'assurer un meilleur autofinancement, mais avec l'appui des gouvernements. En vue de mieux les soutenir, des taxes sur les produits agricoles d'exportation pourraient être prélevées par les organisations économiques sous-régionales ; le fonds régional compétitif (voir neuvième numéro de Coraf Action) et le fonds incitatif interne doivent rapidement être installés.

Lancement d'une revue scientifique régionale

En outre, il est prévu d'améliorer l'information et la communication, en renforçant Coraf Action, les moyens de communication électroniques, en faisant paraître la revue scientifique régionale, en achevant la mise en place du système d'information du CORAF.

Contact : Ndiaga Mbaye
CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal
Fax : (221) 825 55 69
E-mail : ndiaga@sonatel.senet.net



Les participants en visite de terrain.






Environnement. Un réseau national d'information au Congo

Au Congo, un réseau national d'information environnementale (RNIE) a été mis en place en 1996 en vue du montage du Programme régional de gestion de l'information environnementale (PRGIE). Les objectifs qui lui sont assignés : l'accès à Internet et aux autres réseaux électroniques, la circulation et la valorisation de l'information, la mise au point de nouveaux produits, l'évaluation des besoins de formation, la mise en œuvre d'un tableau de bord sur l'environnement.

A l'échelle nationale, le réseau regroupe des services publics, des Organisations non gouvernementales et des organismes privés. A l'issue de l'atelier régional des réseaux nationaux tenu à Bangui en fin 1998, il a été chargé de mener en 1999 les activités suivantes : créer une base de données topographiques sur les sites prioritaires, aménager les zones périurbaines des principales villes, assurer le suivi de la valorisation des produits forestiers. Il s'attelle également à protéger les ressources naturelles vulnérables et à former les agents des ONG à la gestion des projets.

A l'échelle régionale, le réseau compte participer à la mise en place d'une métabase de données sur l'environnement et des groupes thématiques (cartographie, biodiversité, forêt).

Contact : Gaston Andoka
UNGC, Brazzaville, Congo





Maladies animales. Un réseau d'information en Mauritanie

L'amélioration de la production animale passe nécessairement par la maîtrise de l'état de santé du cheptel. Cela est particulièrement valable en Afrique sub-saharienne, surtout en zone sahélienne, où les ressources fourragères se font de plus en plus rares du fait de la régression de la pluviométrie. Pour y parvenir, un réseau d'épidémio-surveillance des maladies animales en Mauritanie (REMEMA) est créé en septembre 1998. L'objectif est de fournir aux décideurs et acteurs ruraux des informations fiables et utiles sur la peste bovine, la péripneumonie contagieuse bovine, la fièvre aphteuse et la fièvre de la vallée du Rift.

Regroupant chercheurs, techniciens, agents des organisations socio-professionnelles, des projets, éleveurs, le réseau est organisé en comité de pilotage, en unité centrale et en réseau d'acteurs de terrain. Depuis sa mise en place, le REMEMA a formé les acteurs de terrain à la reconnaissance de ces maladies surveillées et aux techniques de prélèvement biologiques. Il publie également un bulletin d'information.

Enfin, des enquêtes sur ces maladies surveillées sont prévues. En ce qui concerne la fièvre de la vallée du Rift dont l'épidémie déclarée en 1998 est restée mémorable, le réseau a installé en 1999 des troupeaux sentinelles avant la saison des pluies.

Contact : Idrissa Diarra
CNERV, BP 167, Nouakchott, Mauritanie
Fax : (222) 25 28 03
E-mail : cnerv10@calvapro.fr





Les abeilles aussi ont des ennemis

Les abeilles ont quatre ennemis : les prédateurs, les ravageurs, les insectes et les maladies. L'Association nationale des apiculteurs du Bénin (ANAB) met actuellement au point des techniques de lutte.

Les déprédateurs (porcs, chevaux, bœufs) détruisent les ruches pour lècher le miel. Les ravageurs (oiseaux, pangolins, margouillats, crapeaux, grenouilles) et les insectes, telles les guêpes, les fourmis rouges (Cocophylla smaragdinal) et les fourmis magnan (Anomma nigrican) tuent les abeilles. Des maladies, les apiculteurs n'en ont pas rencontrées dans le pays. Les cas apparus en Afrique étant liés à l'importation de matériel génétique, le Sénégal, où a eu lieu une importation de reines des Iles Canaris, a été touché par la loque européenne et la nosénosé. A ces ennemis, il faut ajouter l'homme, plus exactement l'apiculteur traditionnel (voir neuvième numéro de Coraf Action).

Pour lutter contre ces animaux ennemis de l'abeille, les apiculteurs installent des épouvantails dans les fermes agricoles. Ils placent les ruches entre quatre-vingts et cent centimètres au dessus du sol et les entourent de solides clôtures.

Contact : Alphonse Dansou
Club A A A, 01 BP 3397, Cotonou, Bénin
Fax : (229) 30 69 59




Réaction. A propos du mil et du sorgho

Dans le onzième numéro de Coraf Action, Andriantahina Rakotondralambo, de l'Association nationale d'actions environnementales (ANAE) de Madagascar, demande comment l'homme mange le mil et le sorgho. Parue dans le douzième numéro, la réponse de Daniel Bartianelli, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), lui suggère la lecture de l'ouvrage sur l'utilisation des mils et des sorghos publié en 1995 par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Babatunde Obilana, de l'International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT), profite de l'occasion pour l'informer des résultats de recherche obtenus par son institut.

La réussite à laquelle est parvenue l'ANAE en introduisant la culture du mil et du sorgho comme plantes de couverture du sol dans un pays rizicole, tel que Madagascar, l'a beaucoup impressionné. A l'ICRISAT, les recherches sur les deux cultures ont permis de diffuser plus de quarante variétés améliorées dans les pays du Southern Africa development Council (SADC). Ces variétés à haut rendement s'adaptent à la culture en zone sèche et à d'autres utilisations. La demande en semences de qualité des paysans du Botswana, de la Tanzanie et du Zimbabwe augmente sans cesse.

Contact : Babatunde Obilana
ICRISAT, P.O. Box 776, Bulawayo, Zimbabwe
Fax : (26383) 8253
E-mail : a.obilana@cgiar.org





Le plantain introduit en Guinée maritime

Après les tests effectués à Foulaya, l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG) a introduit trois variétés de plantain chez les paysans de la Guinée maritime. Il s'agit des variétés Kelong Mekintu, Orishèle et Mbouroukou n° 1 créées par le Centre de recherches régional sur bananiers et plantains (CRBP) du Cameroun.

Les résultats obtenus en deux ans sont prometteurs. Mbouroukou n° 1 est passé de 13 tonnes en station à 11 tonnes par hectare en champ paysan ; Kelong Mekintu a donné 15 et 12 tonnes par hectare ; Orishèle a atteint 18 et 13 tonnes par hectare.

Deuxième zone de production du pays

La variété Orishèle, bien que plus productive, ne résiste pas aux vents forts du fait de sa grande faille (jusqu'à quatre mètres), ce qui oblige les paysans à effectuer un tuteurage. En revanche, la variété Mbouroukou n° 1 est appréciée par les producteurs, du fait de sa taille relativement courte (trois mètres) et de ses gros doigts longs. La demande étant croissante, la multiplication et la diffusion de cette variété pourraient faire de la Guinée maritime la deuxième zone de production du plantain après la Guinée forestière.

Contact : Mathieu Lama
IRAG, BP 1523, Conakry, Guinée
Fax : (224) 41 57 58
E-mail : irag@mirinet.net.gn


SUR LE TERRAIN



Devenir fermier ou entrepreneur agricole

Au Centre Songhaï du Bénin, convertir les populations rurales en fermiers ou entrepreneurs agricoles, c'est faire d'eux des hommes et des femmes de métiers. Détenteurs d'un savoir et d'un savoir-faire, ils se prennent en charge en créant et en gérant des fermes pilotes modèles. Cadre de formation, de production agrobiologique, d'expérimentation, de développement communautaire, le Centre, créé en 1985, dispense des formations pour devenir fermier, cadre de terrain ou entrepreneur agricole.

Les enseignements dispensés aux futurs fermiers portent sur la production végétale, l'élevage, les énergies renouvelables, l'artisanat, la mécanique agricole, la commercialisation, l'approvisionnement, la transformation, la cuisine. Les étudiants et les professionnels ont la possibilité de faire des applications en confrontant leurs connaissances avec les réalités des activités de terrain. Quant aux futurs entrepreneurs agricoles, ils bénéficient d'une formation en gestion économique et en gestion de programmes de développement.

Les sessions de formation, qui se déroulent à Porto-Novo, à Sawalou et à Parakou, durent deux semaines à trois mois.

Contact : Guy Loueke
Centre Songhaï, BP 597, Porto-Novo, Bénin
Fax : (229) 22 20 50
E-mail : songhaï.benin@intnet.bj





République démocratique du Congo. Conseiller les organisations paysannes

Le Burau d'appui et de conseil aux organisations paysannes (BACOP), qui est créé en 1994, vise la promotion des organisations paysannes de la région de Manièma, en République démocratique du Congo, à travers des actions de production, de formation, de sensibilisation.

Le BACOP encadre les paysans dans des activités agricoles. Pour cela, il élabore avec eux des projets de développement communautaire. Il leur dispense des formations sur la production vivrière, la vulgarisation agricole, la lutte contre les maladies, la planification familiale, la nutrition, la protection de l'environnement. Les paysans sont également sensibilisés sur la nécessité d'adopter des technologies simples, des comportements liés à l'hygiène et au civisme.

A l'égard des femmes, le BACOP mène des actions d'envergure pouvant assurer leur participation effective au développement à la base.

Contact : Onawoma Okitayela
BACOP, BP 15319, Kinshasa 1, République démocratique du Congo




Le soja, une culture d'avenir pour les paysans ivoiriens

Dans la région Centre de la Côte d'Ivoire, un projet de recherche-développement sur la promotion de la culture du soja est mis en œuvre depuis deux ans par le Centre national de recherche agronomique (CNRA), avec l'appui des industries de la filière et des partenaires au développement. Cultivé dans le Nord-Ouest, le soja nouvellement introduit dans le Centre permettra d'améliorer la fertilité des sols, d'augmenter les revenus des paysans, d'améliorer la qualité de l'alimentation (voir onzième numéro de Coraf Action).

Les essais menés avec les paysans, ont surtout montré que la culture du soja est rentable. La Société de trituration et de raffinage (TRITURAF) installée dans la région, est disposée à acheter la production. Des animatrices rurales forment actuellement les femmes à la préparation de mets à base de soja.

Des recherches sur les maladies, les ravageurs, l'utilisation de la fumure, sont prévues. La production de semences est également envisagée.

Contact : Christophe Kouamé
CNRA, 01 BP 633 Bouaké 01, Côte d'Ivoire
Fax : (225) 63 31 26
E-mail : cnra@africaonline.co.ci




Sénégal. Des accords de pêche avantageux

Les accords de pêche avec l'Union européenne (voir douzième numéro de Coraf Action) rapportent annuellement au Sénégal une contrepartie financière de huit milliards de franc CFA et une redevance sur les licences d'un milliard de franc CFA. Les frais d'utilisation des installations du Port autonome de Dakar sont non négligeables. Les recherches halieutiques sont essentiellement financées par cette contrepartie.

Les pêcheurs sénégalais constituent un tiers de l'équipage des bateaux de pêche européens, et une partie de leurs prises est utilisée par les industries de transformation, notamment du thon. Le carburant, les vivres, le sel, la glace, les pièces de rechange, sont achetés sur place.

Le protocole d'application de ces accords prévoit également la formation des agents nationaux du secteur de la pêche.

Contact : Ndiaga Guèye
DOPM, BP 289, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 821 47 58
E-mail : ngueye@sonatel.senet.net




Gouani. Le bois, les revenus et l'environnement

Au Mali, le bois représente quatre-vingtsonze pour cent de la consommation d'énergies. Si les combustibles de substitution sont de plus en plus utilisés, le bois et le charbon de bois restent la principale source énergétique des ménages ruraux et urbains.

A Gouani, un village situé à quatre-vingts kilomètres au sud-est de Bamako, chaque habitant consomme environ 1 kilo par jour. S'adonnant maintenant au commerce du bois, les habitants vendent 4745 tonnes chaque année, dont 80 % de charbon de bois, ce qui leur rapporte 18 millions de franc CFA. Les femmes participent à 70 % à ce commerce florissant. De plus, cette nouvelle activité a apporté des changements dans l'unité de production agricole. La jachère est de nouveau pratiquée, ce qui procure 70 % du bois de feu consommé dans le village.

Cependant, ce commerce ebtraîne un grave préjudice sur les ressources forestières, les prélèvements ayant causé une forte dégradation, soit 186 %.

Contact : Harouna Yossi
IER, BP 438, Bamako, Mali
Fax : (223) 22 37 75




Coraf Action. Kennedy Fosu, coordonnateur du Ghana

Scientific Information Officer et Co-éditor de la lettre d'information du Council for Scientific and Industrial Research (CSIR), Kennedy Fosu est coordonnateur du réseau national de communication du Ghana de la lettre d'information régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelles des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de l'assister, essentiellement par la fourniture d'articles.

Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant au Ghana sont priés d'envoyer autant que possible leurs articles à cette adresse.

Contact : Kennedy Fosu
CSIR, P.O. Box M. 32, Accra, Ghana
Fax : (233) 21 779809
Tél. : (233) 21 776514




Coraf Action. Ahmadou Sankaré, coordonnateur du Mali

Responsable de la cellule de publication et rédacteur en chef de la lettre d'information, IER Info, de l'Institut d'économie rurale (IER) du Mali, Ahmadou Sankaré est coordonnateur du réseau national de communication du Mali de la lettre d'information régionale du CORAF, Coraf Action. A ce titre, il est chargé de la collecte, de la rédaction ou de la réécriture éventuelles des articles écrits par des tiers (les auteurs). Dans chaque institution membre du réseau, un correspondant est chargé de l'assister, essentiellement par la fourniture d'articles.

Les articles destinés à Coraf Action devant passer par lui, tous les auteurs résidant au Mali sont priés d'envoyer autant que possible leurs articles à cette adresse.


A Lire


Guide des actions de l'Union européenne en faveur des forêts tropicales. Par Gill Shepherd, David Brown, Michael Richards et Kathrin Schreckenberg. 1998, 392 pages, ISBN 0-85003-3195. Edité par Overseas Development Institute (ODI), Portland House, Stag Place, London SW1E 5DP, Grande-Bretagne.
Résumé.
Le présent ouvrage informe sur l'expérience acquise au sein de l'Union européenne en matière d'aide à la conservation des forêts tropicales. Les auteurs évaluent les forces de l'Union européenne dans ce domaine.Ils présentent aussi les choix effectués (orientations, thèmes, régions géographiques et types de projets), et analysent les mécanismes d'aide. Des comparaisons entre les diverses situations sont notamment établies.



AGENDA

Les réunions du CORAF

La réunion pour la "formulation des projets de recherche dans le cadre du Plan stratégique pour la recherche agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre" se tiendra à Dakar, du 4 au 9 octobre 1999.

La réunion de "concertation entre le CORAF et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD)" se tiendra à Paris, du 21 au 22 octobre 1999.

La réunion du "Comité exécutif du CORAF" se tiendra à Praia, du 8 au 12 novembre 1999.

D'autres réunions

"L'International Centers Week du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI)" se tiendra à Washington, du 25 au 29 octobre 1999.

"L'International Centers NARS Training Group (INTG)" se tiendra à Accra, du 2 au 3 novembre 1999.

"Le salon international de l'agriculture et des ressources animales (SARA' 99)" se tiendra à Bobo-Dioulasso, du 12 au 19 novembre 1999.


gotop