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Echos de la Recherche |
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Base de données, après la destruction, la reconstitution Le Centre national de documentation et d'information scientifique et technique (CNDIST) du Congo a perdu tout son fonds documentaire, soit plus de dix mille ouvrages, pendant la guerre civile de juin 1997. Pour reconstituer ce fonds, le Centre élabore actuellement une série de bases de données dont une base de données bibliographiques, en utilisant le logiciel documentaire CDS-ISIS, le thésaurus AGROVOC et une liste complémentaire normalisée des termes spécifiques au contexte. Ainsi, le Centre a déjà enregistré six cents références bibliographiques qui permettent de disposer d'un registre de toutes les collections documentaires, d'élaborer des catalogues, des fichiers, des bulletins signalétiques et analytiques. Elles favorisent également la diffusion sélective de l'information, un service interactif particulièrement adapté aux équipes de recherche. Futur centre pilote Dans la prochaine étape de ce travail, il est prévu l'informatisation des fonds documentaires des organismes de recherche et d'enseignement supérieur membres du réseau national de documentation et d'information scientifique et technique, dont la coordination est assurée par le CNDIST. En retrouvant son lustre, le CNDIST pourrait servir de centre pilote au futur projet de métabase de données du Programme régional de gestion de l'information environnementale, qui regroupe le Cameroun, le Gabon, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale et le Congo. Contact : Accel Arnaud Ndinga-Makanda DGRST, BP 1340, Brazzaville, Congo Fax : (242) 81 29 20 Un nouveau réseau sol et eau Un réseau pour la gestion conservatoire des ressources en sol et eau (GRES) en Afrique centrale et occidentale a été créé par un groupe de scientifiques de l'Institut de recherche agronomique pour le développement (IRAD) du Cameroun, des universités agricoles et des Organisations non gouvernementales. Le GRES vise à sensibiliser l'opinion publique nationale et régionale sur les problèmes de gestion durable des terres et des eaux. Il veut également contribuer à l'orientation des recherches sur ces ressources naturelles. Il compte enfin créer un fonds documentaire relatif à la gestion de ces ressources. La création de ce réseau se justifie par la baisse continue de la productivité agricole et de la qualité de l'environnement. Cette baisse a pour cause principale la dégradation des terres par l'érosion. Un colloque sur le thème " Homme et érosion " sera organisé en décembre 1999 à Yaoundé par le GRES et l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Contact : Boli Baboulé Zaché IRAD, BP 2123, Yaoundé, Cameroun Fax : (237) 22 33 62 Madagascar, une formation sur la transformation du manioc A Madagascar, le manioc constitue, après le riz, la deuxième production agricole avec deux millions trois cent mille tonnes par an. Mais, bien qu'il se prête à diverses utilisations dans l'industrie agroalimentaire (biscuterie, boulangerie, fabrication d'alcool, de sirop de glucose), son utilisation reste très limitée. Afin de contribuer à une plus large consommation du manioc, le Centre national de recherche appliquée au développement rural (FOFIFA) a développé des techniques de transformation simples et peu coûteuses, avec le soutien du réseau de recherche pour les plantes à racines en Afrique de l'Est (EARRNET). ![]() La grande consommation du manioc impose que tout soit mis en oeuvre pour développer davantage la filière. La valorisation du manioc devant aussi passer par la transmission des connaissances, le FOFIFA, l'Ecole supérieure des sciences agronomiques et l'Université d'Antananarivo ont organisé en fin 1998 une formation pratique sur ces techniques de transformation à l'intention des opérateurs économiques et des agents des Organisations non gouvernementales. Les thèmes suivants y ont été traités : situation actuelle de la filière, valeur alimentaire du manioc, techniques simples de fabrication de la farine de manioc et de l'amidon, matériels et équipements de transformation, emballage et conditionnement, normalisation et qualité, gestion technique, économique et financière d'une unité de transformation. A l'issue de cette formation, les stagiaires ont décidé de fonder l'Association pour le développement de la filière manioc (DEFI). Contact : Lalo Roger Ranavoson FOFIFA, BP 1444 Antananarivo 01, Madagascar Fax : (261 2) 02 24 02 70 E-mail : fofifa@bow.dts.mg Projet jachère, bilan et perspectives Sur l'initiative de la CORAF, de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), du Centre national de recherche scientifique et technique (CNRST), du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), le Projet régional d'amélioration et de gestion de la jachère en Afrique de l'Ouest a été mis en œuvre en 1994 (voir deuxième numéro de Coraf Action). Quatre ans après, ce projet a réuni les représentants des pays membres et ses autres partenaires, pour présenter ses résultats de recherche et pour se fixer des perspectives. C'était à l'occasion du séminaire international sur " La jachère en Afrique tropicale : rôle, aménagements, alternatives " tenu à Dakar, en avril 1999. Les discussions ont clairement montré que les résultats de recherche obtenus par le projet dans les pays membres - Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Cameroun - sont très importants. Les participants ont donc recommandé la poursuite du projet au cours d'une seconde phase. Cette seconde phase devra principalement répondre aux préoccupations du développement par des recherches d'accompagnement. Consolider le partenariat avec les Organisations non gouvernementales Les contraintes socioéconomiques sont très importantes dans les systèmes de culture et les systèmes d'élevage. Les recherches doivent par conséquent les prendre en compte pour que les paysans puissent adopter leurs résultats. Pour ce faire, il faut développer l'approche participative afin d'améliorer les relations recherche-développement. Une meilleure collaboration avec les Organisations non gouvernementales permettra de mieux apprécier la manière dont les paysans perçoivent les changements. La diversité des législations et réglementations sur le domaine foncier étant souvent une source de conflits, il est nécessaire de les prendre en considération dans les modes de gestion des jachères. Les relations entre la nature et l'usage des jachères, le mode de conduite des animaux, l'évolution des systèmes d'élevage, doivent être étudiés. Le recours aux plantes de couverture et aux plantes ligneuses est nécessaire. Les femmes y jouant un rôle important, une attention particulière doit leur être accordée. La participation d'autres pays Le transfert des acquis de la recherche sur l'arbre et la jachère nécessite l'élaboration de fiches techniques portant notamment sur la productivité des jachères naturelles et des espèces, sur les conditions de gestion et le comportement des espèces linéaires (haies vives, brise-vent). Le transfert des nouvelles pratiques de la jachère en milieu paysan, l'utilisation de l'élevage pour la production de fumier, l'introduction des légumineuses et herbacées, sont autant de moyens efficaces pour améliorer la fertilité des sols. Par ailleurs, la participation d'autres pays à ces recherches à vocation régionale est très souhaitée. Contact : C. Floret ; R. Pontanier IRD, BP 1386, Dakar, Sénégal Fax : (221) 32 26 98 E-mail : christianfloret@ird.sn Centre Songhaï, des produits pour l'alimentation animale Au Bénin, les recherches sur la valorisation et le recyclage des sous-produits d'origine animale et végétale menées par le Centre Songhai montrent qu'on peut utiliser les plumes, les excréments de volailles, des plantes naturelles, pour la fabrication de produits destinés à l'alimentation animale. Il s'agit de la farine de plumes, du prémix et de la fiente de pondeuses séchée. La farine de plumes est obtenue en chauffant longuement les plumes de volailles provenant de l'abattoir du Centre. Très riche en protéines (envrion 84 %), elle contient également plusieurs éléments minéraux. Toutes sortes d'animaux peuvent être nourries avec de la farine de plumes mélangée à d'autres éléments, mais elle est plus digeste pour les ruminants que pour les animaux monogastriques (porc, volaille, lapin). Le Centre effectue des tests sur le produit pour l'alimentation des aulacodes (rongeurs). La production à grande échelle de la farine de plumes est facilement réalisable par les entreprises avicoles, qui disposent d'importantes quantités de plumes. Ni à la santé ni à la performance des porcs Le prémix, un mélange de plantes naturelles, de cendre de bois, de farine de sang, de farine de poisson (ou de farine d'asticot), de piment rouge, est très riche en protéines, en éléments minéraux et en vitamines. Moins cher que le prémix importé, il peut servir à nourrir toutes sortes d'animaux, notamment la volaille et les porcs. Le taux de prémix incorporé par le Centre dans leur ration alimentaire est faible (près de 0,3 %). La production à grande échelle est plus facile dans les zones disposant d'importantes quantités de sang dans les abattoirs ; ce sang doit cependant provenir d'animaux sains. La fiente de pondeuses séchée, à base d'excréments de volailles, contient notamment 19 % de protéines et 6 % de calcium. Elle est très utilisée dans l'alimentation des porcs, des moutons, des lapins. Le Centre a récemment réalisé un essai sur deux catégories de porcs : la première a été nourrie avec une alimentation contenant 10 % de fiente et la seconde avec une alimentatioon sans fiente, pendant deux semaines. L'essai a révélé que le rajout à faible dose de fiente dans l'alimentation des porcs n'est nuisible ni à leur santé ni à leur performance. Contact : Eliot K. Wilson Centre Songhaï, BP 597, Porto-Novo, Bénin Fax : (229) 22 20 50 E-mail : songhaï.berlin@itnet.bj Afrique de l'Ouest, un projet post-récolte de fonio en Guinée Le fonio est une céréale très recherchée pour ses qualités nutritives. Il renferme un acide aminé, la méthionine, qui facilite la digestion. En Guinée, le Service national des statistiques agricoles (SNSA) estime la production de fonio à cent quarante mille tonnes par an. Pour promouvoir sa culture, l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG), l'Institut d'économie rurale (IER) du Mali, le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) du Burkina Faso, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), viennent d'entamer un projet sur la période post-récolte du fonio en Moyenne Guinée, une zone de prédilection de la culture. L'objectif du projet est de développer des technologies appropriées, de soutenir la commercialisation du fonio, les associations de producteurs dans les grandes zones de culture, de détecter les marchés potentiels dans les trois pays concernés et dans la sous-région. Le projet, qui a été initié à la demande de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, est financé par le Fonds commun des produits de base. Contact : Marie-Antoinette Haba Sanoussi IRAG, BP 1523, Conakry, Guinée Fax : (224) 41 57 58 E-mail : irag@mirinet.net.gn Dromadaire et tuberculose en Mauritanie En Mauritanie, la tuberculose humaine d'origine animale constitue un problème de santé publique. Deux cas de tuberculose ont été déclarés chez les dromadaires. La tradition étant de consommer le lait frais, le risque est grand de voir les populations affectées, surtout dans les zones péri-urbaines où un important élevage de dromadaires, de bovins, de chèvres, se développe. A Nouakchott, cet élevage sert essentiellement à la production laitère destinée à l'industrie laitère et à la vente aux consommateurs. Le Centre national d'élevage et de recherches vétérinaires (CNERV) entend contribuer à l'éradication de cette redoutable maladie, en menant des recherches sur la maladie (tuberculinisation), sur le lait affecté et dans les abattoirs. En cela, le CNERV est soutenu par la Banque mondiale dans le cadre du projet des services agricoles. Contact : Ahmed Ould Mouhamed CNERV, BP 167, Nouakchott, Mauritanie Fax : (22 2) 25 28 03 E-mail : cnerv10@calvapro.fr Le réseau bananiers et plantains en activité Dans les zones de forêt humides d'Afrique de l'Ouest et du Centre, les bananes et les plantains font partie de l'alimentation de base des populations rurales et urbaines. Malgré cela, le soutien apporté à la recherche-développement sur les musacées est faible, alors que les producteurs sont disposés à adopter les résultats de la recherche. Pour y remédier, la CORAF et l'International Network for Improvement of Bananas and Plantains (INIBAP) ont créé en 1997 le réseau bananiers et plantains (MUSACO). Le MUSACO est actif dans les domaines de la recherche-développemnt et du renforcement des capacités des Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA). Il procède notamment à l'évaluation de germplasm, à des essais pour améliorer l'efficacité de la méthode de production rapide de rejets de plantains, la fente de la pulpe. Basé au Centre de recherches régional sur bananiers et plantains (CRBP) au Cameroun, le réseau a développé des collaborations pour permettre que des variétés à hauts rendements et des hybrides résistants aux maladies soient diffusés dans les zones péri-urbaines du Ghana et du Bénin. Constituer une base de données Les SNRA de la Côte d'Ivoire, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, du Sénégal, bénéficient de l'appui du réseau, qui les dote de capacités à introduire, à évaluer les variétés à hauts rendements et résistantes aux maladies et ravageurs. L'objectif visé est d'aider ces pays à accroître les rendements et les revenus de leurs producteurs. Par ailleurs, le réseau étudie la possibilté de collecter les données sur la production dans chaque pays, en vue de constituer une base de données sur les bananes et plantains. Contact : Ekow Akyeampong INIBAP, BP 12438, Douala, Cameroun Fax : (237) 42 91 56 E-mail : inibap@cgnet.com
L'accroissement de la production contribue à l'augementation des revenus des producteurs et à une large consommation des bananes et plantains. Lutte biologique : deux chercheurs primés au Ghana Au Ghana, le titre de meilleurs chercheurs en recherche agricole de l'année 1998 a été décerné à J. A. Timbilla et H. Braimah, du Crop Research Institute (CRI) du Council for Scientific and Industrial Research (CSIR), pour avoir fait faire un grand pas à la lutte contre l'adventice de Siam (une mauvaise herbe), Chromolaena odorata, et ses effets néfastes sur la biodiversité. Le jury national a considéré qu'ils ont le plus contribué au développement agricole national, en développant une méthode de lutte biologique sans risques sur l'environnement et au coût économique intéressant. La contribution de ce travail a consisté à utiliser un papillon, le Pareuchaetes pseudoinsulata, afin de réduire les populations de C. odorata. En secrétant des substances nocives qui empêchent les plantes de pouser, C. odorata a en effet réduit progressivement les espèces végétales et animales qui composaient l'écosystème. Présente au Ghana depui vingt-six ans, la mauvaise herbe a colonisé 65 % des terres, où elle représente environ 23 % de la flore. De plus, le risque est grand de voir la situation s'empirer, si les actions de déforestation ne connaissent pas un coup d'arrêt. Les études et essais effectués par les deux chercheurs ont confirmé l'efficacité de cet insecte contre la mauvaise herbe. Ils l'ont alors multiplié et disséminé dans les parcelles du CRI et les terrains environnants. L'utilisation d'autres agents biologiques pour accélérer la lutte contre la mauvaise herbe est cependant recommandée. Contact : J. A. Timballa ; H. Braimah CRI, P.O. Box 3785, Kumasi, Ghana Fax : (223) 051 60391 Mali, des insectes contre la jacinthe d'eau La jacinthe d'eau est une plante aquatique très nuisible et envahissante (voir quatrième numéro de Coraf Action). Au Mali, elle a colonisé une bonne partie du fleuve Niger à partir de Bamako, en créant un épais tapis qui gêne la pêche, la navigation, le fonctionnement du barrage hydroélectrique de Sotuba de la Société d'énergie du Mali (SEM). Il obstrue sur quinze kilomètres les canaux d'irrigation du Périmètre rizicole de Baguineda (PRB), bouche les distributeurs d'eau et menace cent mille hectares de cultures de l'Office du Niger (ON). Le PRB, l'ON et la SEM ont investi plus de soixante-trois millions de francs CFA pour lutter contre cette invasion. Afin de soutenir ces efforts, l'Institut d'économie rurale (IER) du Mali mène des recherches sur la lutte contre les plantes aquatiques nuisibles : étude de l'importance de l'infestation des végétaux flottants, de la lutte biologique et de la lutte intégrée. En septembre 1997, des lâchers de charançons importés (insectes qui attaquent les feuilles des plantes) ont été effectués sur le fleuve, entre Bamako et Ségou. Sur le site de Kalabankoro, quatre mois après, ces lâchers ont provoqué une importante diminution du nombre de plants au kilomètre carré. Tous les charançons ont survécu. Plusieurs années de lutte Ces premiers résultats ont permis à l'IER de procéder à l'élevage des charançons en station. Ils sont ensuite multipliés et dispersés le long du fleuve Niger, entre Bamako et Baguineda. Mais, la lutte durera plusieurs années pour endiguer la prolifération de la jacinthe d'eau, vu l'importance de l'infestation du fleuve et le nombre encore limité d'insectes lâchés. Contact : Bouréma Dembélé IER, BP 258, Bamako, Mali Fax : (223) 22 37 75 Adaptation des plantes à la sécheresse, des professionnels en formation Dans le neuvième numéro de Coraf Action, le Centre d'étude régional pour l'amélioration de l'adaptation à la sécheresse (CERAAS) annonçait la création, pour la première fois en Afrique sahélienne, d'un certificat d'études supérieures spécialisées (CESS) sur l'adaptation à la sécheresse des plantes cultivées délivré par l'Ecole nationale supérieure d'agronomie (ENSA) de Thiès. Il y annonçait également la création de diplômes de troisième cycle (diplôme d'études approfondies et thèses) dans ce domaine délivrés par l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). La formation pour le CESS, destinée aux ingénieurs et chercheurs, a démarré en février 1999. Huit professionnels suivent actuellement cette formation dispensée par un corps professoral d'origine africaine et européenne. Ils proviennent du Burkina Faso, de la République centrafricaine, du Niger, du Tchad et du Sénégal. Rappelons que l'objectif de cette formation est de doter les ingénieurs et chercheurs de la région de capacités à participer à la définition et à l'application des politiques de développement agricole. Contact : Harold Roy-Macauley CERAAS, BP 3320, Thiès, Sénégal Fax : (221) 951 49 95 E-mail : ceraas@telecomplus.sn Site web : www.refer.sn/sngal_ct/rec/ceraas/accueil.htm
La formation par la pratique est indispensable aux cadres africains. Système d'information, InfoSys évalué " L'information pour la sécurité alimentaire : contribution des systèmes d'information régionaux à la construction du système d'information mondial ", tel est le thème de l'atelier organisé par l'European Initiative for Agricultural Research for Development (EIARD) à Bonn, du 3 au 5 mai 1999, pour évaluer et planifier le projet de système d'information décentralisé basé sur internet, InfoSys (voir dixième numéro de Coraf Action). Des représentants des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) des pays de l'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), des institutions internationales, des bailleurs de fonds, y ont pris part. L'évaluation de la première phase d'InfoSys a permis la création d'un comité de pilotage. L'EIARD se propose d'appuyer les projets de système d'information élaborés par les organisations sous-régionales ou régionales des pays du Sud. L'élaboration de ces projets devra tenir compte des orientations fixées au cours de l'atelier. La deuxième phase du projet InfoSys (2000-2003) devrait enregistrer une participation effective des partenaires du Sud. Contact : Dady Demby CORAF, BP 8732, Dakar-Yoff, Sénégal E-mail : corafact@sonatel.senet.net Un plan stratégique pour la recherche agricole au Tchad Un atelier a été organisé en novembre 1998 à N'Djamena par l'Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement (ITRAD) pour l'élaboration d'un plan à moyen terme de la recherche agronomique. Cet atelier entre dans le processus de restructuration de la recherche agronomique, qui a permis que la Direction de la recherche et de la technologie agricole (DRTA) devienne l'ITRAD depuis janvier 1998. Cette restructuration passe notamment par la programmation et l'établissement des priorités de recherche. Ce travail se poursuit par les réflexions des chercheurs regroupés dans huit programmes, dont la mise en œuvre permettra de transformer l'ITRAD en une entreprise créatrice de technologies au service du développement rural. Contact : Allarangaye Moundibaye, Laokole Déjogueré ITRAD, BP 441, N'Djamena, Tchad Fax : (235) 52 51 19 VIE DE LA CORAF
SUR LE TERRAIN
L'igname en cossettes est très appréciée Dans le Golfe de Guinée, l'igname est très appréciée par les populations tant rurales qu'urbaines. Depuis quinze ans, au Nigeria, au Bénin et au Togo, les villes sont principalement approvisionnées en tubercules frais. Mais cette filière est confrontée à un problème de conservation des tubercules frais qui occasionne des pertes post-récoltes importantes et des pénuries toute l'année. Les coûts de transport, de commercialisation, ainsi que les prix du produit sont élevés. La culture des variétés à tubercules longs exige des terres fertiles et beaucoup d'efforts au travail contrairement à celle des variétés à tubercules courts. Dans ces pays, les marchés sont approvisionnés maintenant en cossettes d'igname. En 1996, l'Université nationale du Bénin (UNB), le National Root Crop Research Institute (NRCRI) du Nigeria, l'Institut national des cultures vivrières (INCV) du Togo, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), ont évalué l'impact de la filière sur les consommateurs, les restauratrices urbaines, les commerçants, les producteurs. Le système de transformation de l'igname en cossettes est également évalué. Cette étude a notamment montré que les cossettes sont obtenues après la pré-cuisson et le séchage des tubercules épluchés au soleil. Les cossettes sont ensuite transformées en farine par des concasseurs et moulins artisanaux. La farine est enfin transformée en une pâte élastique appelée " amala " ou " telibo-wo ". Pour cela, les variétés à tubercules courts (Drocorea cayerensis-rotinkata) sont plus appréciées, parce qu'elles sont plus faciles à sécher.
L'igname est largement consommeée, mais sous une forme peu variée. Transfert de la technologie Ainsi, ces cossettes peuvent se conserver plus d'une année, ce qui réduit les pertes post-récoltes et rend le produit plus disponible sur le marché. Leur faible teneur en eau (13 % pour les cossettes contre 65 à 80 % pour les tubercules frais) a contribué à réduire les coûts du transport, de la commercialisation, et les prix au consommateur. La pâte élastique est très appréciée par les consommateurs pour sa facilité de préparation, son goût, sa valeur nutritive. Si ces techniques de transformation sont à la portée des petits producteurs et sont peu coûteuses, leur performance est encore limitée par les difficultés de séchage durant les périodes plus humides de l'année, par les effets des insectes sur les stocks, par l'utilisation peu variée de la farine de cossettes. Malgré cela, des Systèmes nationaux de recherche agricole, des Organisations non gouvernementales et des opérateurs économiques préparent un projet de transfert de la technologie des cossettes dans les autres pays producteurs d'igname. Contact : Joseph Hounhouingan UNB, BP 526, Cotonou, Bénin E-mail : houinjos@syfed.bj.refer.org Contact : Philipe Vernier, Nicolas Bricas CIRAD, 08 BP 0932 Cotonou, Bénin E-mail : p.vernier@cgnet.com Bassin du Congo, un fonds pour les initiatives locales Dans le bassin du Congo, le Progamme régional de gestion de l'information environnementale (PRGIE) a mis en place un fonds des initiatives locales (FIL) pour soutenir les Organisations non gouvernementales aux capacités d'intervention très limitées ainsi que les collectivités locales. Le FIL leur permet de contribuer à améliorer la gestion des écosystèmes. Il soutient les activités non prises en compte par les réseaux nationaux d'information environnementale. Les critères suivants ont été définis pour accéder au fonds : répondre à l'un des objectifs du PRGIE, être proche des populations, avoir de faibles moyens, disposer de peu d'hectares, notamment. Pour cela, le Programme bénéficie de l'appui de l'Agence générale de coopération pour le développement de Belgique et du Fonds international pour le développement agricole (FIDA). . Contact : Gaston Andoka UNGC, Brazzaville, Congo |