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Coraf Action n° 10, janvier-mars 1999

Sommaire

Echos de la Recherche


Evaluer les riz africains
Le Nigeria tend vers l'autosuffisance en maïs
Zone forestière humide.Le criquet puant sème la désolation
Les réseaux de recherche scrutent l'horizon
Succès de la lutte biologique contre l'acarien vert du manioc
IFDC-Afrique.Soutien à l'initiative pour la fertilité des sols
Formation à distance en technologie post-récolte
InfoSys. Un nouveau système d'information
Pôle systèmes irrigués. Le Conseil d'orientation en conclave
Une thèse sur la commercialisation des produits agricoles


Vie de la CORAF

Afrique de l'Ouest et du Centre. Bientôt un plan stratégique de recherche agricole
Sénégal. Un projet d'entreprise pour la recherche agricole
Savanes. La construction du PRASAO
Washington, L'Afrique soutenue


Sur le terrain

Guinée. Accélérer le transfert de variétés de riz aux producteurs
Produits animaux. Au Sénégal, des mutations s'opèrent

Opinion

Réponse
Agriculture durable. Des solutions à l'intérêt du paysan


A lire

Agenda



ECHOS DE LA RECHERCHE


Evaluer les riz africains

En 1997, deux mille soixante-dix variétés de riz africains issues de prospections dans douze pays africains - Burkina Faso, Botswana, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, Tchad, Zambie - ont été multipliées par l'Institut national de recherches agricoles du Bénin (INRAB) à la station de Niaouli, dans le département de l'Atlantique. En 1998, environ mille trois cents de ces variétés ont été semées en juin et évaluées en octobre dans le cadre du réseau riz de la CORAF. Il s'agit non seulement de contribuer à la caractérisation et à l'évaluation agronomique des riz africains, mais également de choisir les variétés les plus intéressantes, susceptibles d'enrichir les collections de travail des programmes riz des Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA), membres de la CORAF.


Soutenir les programmes de recherche nationaux est une condition nécessaire pour venir à bout du déficit chronique de riz en Afrique.


L'essai est installé dans un bas-fond à écoulement permanent jouissant d'une pluviométrie annuelle de 1 200 millimètres. La résistance à la pyriculariose, redoutable maladie du riz, est l'un des critères d'évaluation les plus importants. Une bande infestante d'une variété sensible à la pyriculariose avait été semée perpendiculairement aux lignes de semis des variétés évaluées afin de contrôler leur résistance.

Les observations, classiques, ont porté sur diverses caractéristiques concernant le tallage, la date de floraison, le cycle, la hauteur de la plante à maturité, la panicule, le grain, la réaction aux maladies et aux insectes. Les évaluateurs ont recueilli des données encore incomplètes mais très intéressantes.

Ainsi, les accessions sont en général de taille moyenne à haute. La présence permanente d'eau dans la rizière serait à l'origine d'un taux de verse élevé. L'état sanitaire des plantes est assez satisfaisant, à l'exception de certaines variétés qui portent des traces de pyriculariose et d'helminthosporiose. Sur les 1 300 variétés mises en place, 729 ont atteint la phase de reproduction, ce qui a facilité leur description. Parmi celles-ci, 70 % sont de cycle moyen et 30 % de cycle court. Les variétés dominantes appartiennent au type Japonica (de type pluvial) et à l'espèce Oryza globerrima.

La poursuite des observations devrait permettre de sérier les variétés afin de constituer des collections de travail adaptées à chaque type de riziculture en Afrique.

Les riz africains ont de grandes potentialités qui restent inexploitées. Pour maîtriser et valoriser ce matériel végétal, le réseau riz suggère l'élaboration d'un projet de recherche qui pourrait être soutenu par l'International Plant Genetic Resources Institute (IPGRI).

Contact : A. L. N'Cho, S. Y. Dogbé, P. Assigbé
CNRA, 01 BP 833, Bouaké, Côte d'Ivoire
Fax : (225) 63 31 26



l'implication de la recherche et de la vulgarisation dans la production maïsicole doit être renforcée.






Le Nigeria tend vers l'autosuffisance en maïs


Au Nigeria, la production de maïs est affectée par les insectes, les maladies (principalement le mildiou) et le striga, la baisse de fertilité des sols, l'avancée du désert dans le Nord-Est. Pourtant, la recherche et la vulgarisation peuvent contribuer à en faire une activité économiquement rentable et durable, grâce à la mise en œuvre du NARP, le projet national de recherche agricole (voir Coraf Action n° 8).

Dans le cadre de ce projet national, un forum des instituts de recherche, des facultés agronomiques, des utilisateurs, du secteur privé, des instituts internationaux de recherche, a été créé. Il vise l'autosuffisance alimentaire, notamment par l'accroissement maximal des rendements, et une contribution efficace des différents partenaires - chercheurs, vulgarisateurs, compagnies semencières, agriculteurs. Le programme national de recherche sur le maïs a identifié quinze thèmes de recherche qui doivent avoir des applications pratiques et un impact quantifiable à court terme.

La production et la demande

Le défi le plus important est la satisfaction des besoins en céréales, particulièrement en maïs, qui est la céréale la plus cultivée. Au cours de la prochaine décennie, la production de maïs doit progresser de 7 % en moyenne par an. On estime qu'une production de 580 000 tonnes métriques de plus est réalisable pour répondre à la demande et faire face aux besoins provoqués par une croissance démographique annuelle de 3,2 %.

Ainsi, la demande en maïs va s'accroître graduellement de 7 220 à 13 390 millions de tonnes environ. Avec les exonérations accordées aux industries, la production devrait en conséquence augmenter progressivement de 6 780 à 13 320 millions de tonnes métriques environ.

Les systèmes de vulgarisation plus performants

Répondre à cette demande est tout à fait réalisable. Pour cela, l'augmentation de la production doit être assurée ; la place du maïs dans les cultures de rotation, les cultures associées, les cultures irriguées, peut être accrue. Il est aussi possible d'augmenter la productivité par des technologies appropriées - certaines sont déjà disponibles - et leur transfert par des systèmes de vulgarisation plus performants.

Contact : S. G. Ado
Institute of Agricultural Research (IAR), P.M.B. 1044, Samaru, Nigeria
Fax : (234-69) 50563
E-mail : shehuado@abu.edu.ng






Zone forestière humide. Le criquet puant sème la désolation

En Afrique intertropicale, le criquet puant (Zonocerus variegatus), qui affecte particulièrement les milieux isolés par l'homme, est un redoutable ennemi pour les cultures. Dans certains milieux, il se reproduit à des périodes différentes dans l'année, ce qui fait croire à l'existence de plusieurs générations annuelles. Partout où il pullule, il apporte la désolation chez les agriculteurs, en ravageant les cultures de manioc, de maïs, d'arachide, d'agrumes, de caféier, de cacaoyer, les cultures maraîchères, les plantes ornementales et médicinales.

Un réseau africain de recherche sur Zonocerus variegatus a été créé pour permettre l'échange d'informations sur les recherches et les méthodes de lutte développées dans les différents pays.

Le fait que les pullulations du criquet puant semblent être liées à l'envahissement des écosystèmes par Chromolaena odorata, une mauvaise herbe introduite en Afrique dans les années 30 pour servir de plante de couverture, est l'un des problèmes à élucider. Par ailleurs, bien que les techniques de lutte proposées soient efficaces, leur application est inadéquate et limitée.


La lutte biologique contre les ravageurs des cultures est une méthode à encourager.


Contact : Grégoire Bani
CRAL, BP 28, Loudima, Congo
Fax : (242) 91 08 34






CORAF. Les réseaux de recherche scrutent l'horizon

La deuxième réunion annuelle des coordonnateurs des réseaux de recherche de la CORAF, en août 1998 à Yaoundé, intervient à un moment où une importante réflexion est engagée sur l'évolution institutionnelle de la CORAF. Cette réflexion aboutira à l'élaboration de son Plan stratégique de recherche agricole au début de l'année 1999.

Dans un tel contexte, les coordonnateurs ont jugé indispensable de se pencher sur le fonctionnement et le financement des unités opérationnelles (réseaux, pôles et projets régionaux) de la CORAF sur le partenariat scientifique, sur le futur fonds régional compétitif (voir Coraf Action n° 9), et sur les systèmes de valorisation des résultats acquis par les Systèmes nationaux de recherche agricole.

Inventaire des plans stratégiques

En ce qui concerne les réseaux, les coordonnateurs sont convaincus que le décloisonnement des approches sectorielles, l'échange de connaissances et d'expériences, l'exploitation des complémentarités, et par conséquent la mobilisation des chercheurs, passent par la mise en réseau des programmes et des ressources humaines. Pour les pôles et projets régionaux, il importe d'identifier les mécanismes adéquats de transfert et d'adoption des méthodes et technologies par les utilisateurs. Pour que le partenariat scientifique que toutes ces unités opérationnelles ont tissé sur la base de l'intérêt mutuel, de ll'équilibre, de la solidarité, de la transparence, de la durabilité, soit véritablement fructueux, les concertations et les contrats de coopération doivent être privilégiés comme outils de travail.

A cela, il faut ajouter la nécessité de l'inventaire des plans stratégiques nationaux de recherche agricole, à partir desquels les priorités régionales de recherche doivent être désormais définies. En outre, un dispositif d'évaluation des activités de recherche et de validation des programmes et des résultats doit être mis en place ainsi qu'un mécanisme de recherche de financement durable.

Une base de données régionale

En attendant, les coordonnateurs ont suggéré que la mobilisation du fonds régional compétitif qui sera établi pour la recherche, la valorisation et la formation au sein de dispositifs légers (individus ou équipes), réponde aux critères sélectifs suivants : priorité aux SNRA, qualité scientifique des projets, souplesse des procédures.

Enfin, la valorisation des résultats acquis par les SNRA a été abordée. La CORAF et le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) ont commencé à mettre en œuvre l'accord prévoyant le renforcement des moyens d'information et de communication existants par l'utilisation des moyens de communication modernes, l'accès aux bases de données et la création d'une base de données régionale. Les coordonnateurs de réseaux ont mis l'accent sur des actions plus ciblées. Il s'agit par exemple d'organiser des rencontres scientifiques, des journées portes ouvertes, des formations à la rédaction scientifique.

Contact : Alain Mbaye
ISRA, BP 3120, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 835 06 10
E-mail : corafrcm@sonatel.senet.net






Succès de la lutte biologique contre l'acarien vert du manioc

Au Congo, le manioc est prisé non seulement pour ses tubercules mais aussi pour ses feuilles. Or, l'acarien vert du manioc (Mononychellus tanajoa) cause d'importants dégâts sur la plupart des variétés cultivées, principalement dans les zones de savane (plaine côtière, vallée du Niari, plateau des cataractes et plateaux batékés). Ces dégâts se traduisent par une forte diminution de la surface foliaire et des rendements en tubercules.

Le Centre de recherche agronomique de Loudima (CRAL) du Congo a mis en œuvre un programme national de lutte biologique, avec la collaboration de l'Agence de coopération technique allemande (GTZ) et de l'International Institute of Tropical Agriculture (IITA). Ce programme a introduit en mars 1997 dans la lutte contre l'acarien vert du manioc deux acariens prédateurs, Typhlodromalus aripo et Typhlodromalus manihoti.

Le succès de l'expérience

Ainsi, des lâchers de 3 900 T. aripo et de 2 800 T. manihoti ont été réalisés dans les champs d'expérimentation du CRAL et dans les exploitations agricoles environnantes. Un an après, l'implantation de T. aripo est un véritable succès. Il s'est propagé à des plantations de manioc très éloignées des sites de lâcher. La décision a été donc prise de mener incessamment la même expérience dans les stations régionales du Centre, notamment à Kindamda, Odziba, Ewo et Sibiti.

Si ces recherches portent principalement sur le manioc - pour lequel trois cents variétés sont en collection pour assurer la conservation des ressources génétiques - le CRAL travaille également à l'amélioration d'autres cultures vivrières (maïs, riz, arachide, soja, pois d'angole) et fruitières (manguier, bananier, safoutier, avocatier, agrumes), ainsi que dans le domaine de la fertilisation des sols.

Des opportunités intéressantes

Pour cela, le Centre a établi des partenariats avec des réseaux et des centres internationaux de recherche agricole dans des domaines variés. Situé dans un environnement très favorable, le Centre offre des opportunités intéressantes pour des études sur l'écologie des zones forestières du Mayombé, du Challot et dans les savanes de la vallée du Niari.

Contact : Grégoire Bani
CRAL, BP 28, Loudima, Congo
Fax : (242) 91 08 34






IFDC-Afrique. Soutien à l'initiative pour la fertilité des sols

La baisse continue de la fertilité des sols en Afrique subsaharienne a poussé la communauté internationale à rechercher les voies et moyens d'une agriculture durable à travers l'Initiative pour la fertilité des sols (IFS) lancée en novembre 1996 à Rome par la Banque mondiale, lors du Sommet mondial pour l'alimentation organisé par le Fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Parmi les acteurs qui y prennent part, on peut noter les instituts nationaux de recherche agricole, l'International Fertilizer Development Center (IFDC), l'International Food Policy Research Institute (IFRI), l'International Council for Research in Agroforestry (ICRAF), l'International Fertilizer Industry Association (IFA), le secteur privé, des Organisations non gouvernementales, des associations de producteurs, des bailleurs de fonds.

L'objectif de l'IFS est de favoriser une meilleure connaissance des causes du problème complexe de la fertilité ainsi que des solutions possibles. Il est également d'encourager la participation de tous les acteurs à l'élaboration et à la mise en œuvre de programmes intégrés de gestion de la fertilité des sols dans la région (voir Coraf Action n° 6).

Série de publications spéciales

Depuis le lancement de l'initiative, les actions entreprises ont abouti notamment à la création de structures de suivi et de promotion de l'IFS à la Banque mondiale et à l'élaboration de plans d'action nationaux par des pays tels que le Burkina Faso, l'Ethiopie, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal.

De son côté, l'IFDC-Afrique, qui continue la lutte contre la dégradation des sols avec le souci de préserver l'environnement, a lancé en juin 1998 une série de numéros spéciaux de son bulletin d'information, Marché africain des engrais ou African Fertilizer Market, sur la fertilité des sols. L'objectif visé est de créer " un forum pour le partage d'idées, de réalisations, de conclusions, d'activités et de plans entre tous les acteurs engagés dans l'IFS. " Le premier numéro spécial a été essentiellement consacré à l'amélioration de la fertilité des sols comme instrument ou sous-produit de la production durable et à l'appui qu'apporte l'IFDC à l'élaboration de plans d'action nationaux en Afrique de l'Ouest.

Cette initiative de l'IFDC-Afrique a valu à son bulletin d'information d'être considéré comme le canal de diffusion de toutes les informations et activités relatives à l'IFS par les acteurs nationaux et internationaux réunis à la FAO, à Rome, en novembre 1998.

Concours de tous les acteurs

Les prochains numéros spéciaux seront consacrés à des thèmes spécifiques sur la technologie, la socioéconomie et la politique de l'amélioration des sols : utilisation des amendements pour la recapitalisation de la fertilité, gestion intégrée des éléments nutritifs, investissement. Ils publieront également des informations sur les progrès de l'IFS dans les différents pays.

Pour réussir ce forum à travers cette publication, le concours de spécialistes de différents domaines et de tous les acteurs est ressenti par l'IFDC-Afrique comme étant indispensable.

Contact : Emmanuel K. M. Alognikou
IFDC-Afrique, BP 4483, Lomé, Togo
Fax : (228) 21 78 17
E-mail : ifdctogo@cafe.org
Internet : http://www.ifdc.org





ENCADRE


Formation à distance en technologie post-récolte


La gestion des stocks de grains, tel est le programme de formation par ordinateur proposé par le Natural Resources Institute (NRI) de Grande-Bretagne. Ce programme, qui débute en janvier 1999, porte sur la gestion des grains de céréales, des légumes secs, des oléagineux et autres denrées, dans des systèmes d'exploitation familiale, commerciaux et de post-récolte à grande échelle.

Ce programme novateur est destiné aux personnes désireuses d'améliorer leurs connaissances professionnelles par la formation continue à domicile ou sur le lieu de travail à leur propre rythme. La formation complète s'étend sur quatre années et sera sanctionnée par un diplôme d'études supérieures.

Les candidats doivent être équipés d'un ordinateur (486 DX ou supérieur), d'un modem et d'une ligne téléphonique.

Des informations complémentaires sont disponibles.

Contact : The Training Officer
NRI, ME4 4TB, University of Greenwich, Chatham, Grande-Bretagne
E-mail : j.pilchre@gre.ac.uk
Internet : http://www.nri.org/training/gsm/gsm.htm






InfoSys. Un nouveau système d'information


L'European Initiative for Agricultural Research for Development (EIARD) a réuni à la FAO à Rome, du 9 au 11 novembre 1998, des représentants des Systèmes nationaux de recherche agricole des pays ACP, Afrique, Caraïbes et Pacifique, du secteur privé, des Organisations non gouvernementales du Sud et du Nord, des institutions internationales, pour le lancement de son système d'information décentralisé basé sur Internet, InfoSys. A travers ce système d'information l'EIARD, qui regroupe dix-sept pays européens et la Commission européenne, entend intégrer les différentes sources d'information agricole existantes. Elle vise également l'intégration des systèmes d'information du Nord et du Sud afin de favoriser les échanges d'expériences, d'informations scientifiques, de développer la commmunication entre chercheurs et décideurs.

Cet atelier a permis de faire la présentation du prototype du système, d'estimer les besoins technologiques et de définir les conditions de participation des partenaires du Sud à InfoSys. Les conditions sont les suivantes : dans chaque pays une institution joue le rôle de centre de coordination du système auprès des autres institutions nationales ou des réseaux membres, recense les acteurs potentiellement intéressés, évalue les besoins, les moyens d'accès à Internet, les opportunités.

Il a été enfin décidé que l'EIARD consacre une bonne partie de ses ressources au développement de sa coopération avec le Sud, notamment à travers un projet facilitant l'équipement des institutions membres du système d'information.

Toutes les institutions intéressées à participer à InfoSys sont conviées à le faire savoir au plus tard en mai 1999.

Contact : Dady Demby
CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal
Fax : (221) 825 96 18
E-mail : dady_demby@hotmail.com






Pôle systèmes irrigués. Le Conseil d'orientation en conclave


Le Pôle régional de recherche sur les systèmes irrigués en zone soudano-sahélienne (PSI) a réuni du 6 au 9 décembre à Dakar son Conseil d'orientation (comprenant les partenaires du développement) pour lui restituer les résultats de l'évaluation de ses trois années d'activités. L'évaluation a porté sur la pertinence des objectifs du Pôle, sur l'efficacité des structures et des procédures mises en place pour atteindre ses objectifs, sur les résultats scientifiques et sur la stratégie à moyen terme.

A travers la coordination régionale, l'animation régionale, les axes de recherche et la gestion du financement, le fonctionnement du PSI est jugé globalement très positif. La stratégie à moyen terme adoptée lui a permis de bien intégrer les programmes nationaux des quatre pays membres (Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal). Mais les relations avec les universités, les Centres internationaux de recherche agronomique sont à renforcer.

Quatrième phase

Concernant les résultats scientifiques, les axes de recherche sur la lutte contre la dégradation des sols irrigués et sur la gestion technique, sociale et foncière de l'irrigation sont considérés comme performants. Mais tandis que le premier doit maintenant s'orienter vers la valorisation de ses résultats, le deuxième doit encore être renforcé pour appuyer les capacités des producteurs dans la gestion des périmètres irrigués. L'approche - agro-économie des filières de production, économie des systèmes de production, amélioration des systèmes de culture, production animale et intégration agriculture-élevage - de l'axe de recherche sur la diversification des cultures irriguées est prometteuse, mais le recentrage des activités, la recherche de collaborations et le renforcement de l'animation scientifique, sont nécessaires.

En revanche, pour ce qui est de l'axe de recherche sur l'intensification de la riziculture irriguée, l'absence d'une réelle programmation basée sur une étude comparative des systèmes rizicoles a été mise en évidence, ce qui a conduit à privilégier les parcelles au détriment des filières. De même, le manque de lisibilité ou de transparence dans les relations notamment avec les partenaires nationaux et régionaux a été noté.

La production scientifique a fait l'objet d'un effort significatif de diffusion des résultats surtout en direction des producteurs. Cependant elle doit encore être développée.

Enfin, une seconde phase de quatre ans a été demandée, et la requête de financement à adresser à l'Union européenne, à la Coopération française et aux autres partenaires, a été évaluée. Ceci permettra au Burkina Faso d'être le cinquième pays du Pôle qui animera la composante sur la recherche, l'enseignement et la formation professionnelle.


Veiller sur l'exécution des programmes de recherche c'est contribuer à assurer la diffusion de leurs résultats au développement.


Contact : J. C. Legoupil
PSI, BP 8230, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 825 39 63
E-mail : legoupil@sontatel.senet.net






Une thèse sur la commercialisation des produits agricoles


En Afrique subsaharienne, dans les années 80 la commercialisation des produits agricoles a connu un regain d'intérêt qui semble malheureusement disparaître à la fin des années 90. Selon une thèse de doctorat de troisième cycle sur " Les systèmes de commercialisation des produits agricoles au Congo " soutenue à l'Université de Montpellier 1, cela peut s'expliquer par le fait que la théorie économique préfère les concepts de distribution, de marketing et d'approvisonnement à celui de commercialisation, tandis que peu de projets de développement prennent en compte les problèmes de commercialisation.

Tout se passe comme si les paysans n'éprouvent aucune difficulté à écouler leurs productions exédentaires vers les centres de consommation. Or, les enquêtes révèlent que, malgré l'insuffisance de la production agricole, les produits pour lesquels les paysans dégagent des surplus subissent une mévente. Au Gabon, la tomate produite dans la région de Woleu-Ntem n'est même pas vendue au marché de Libreville où les prix pratiqués témoignent pourtant de l'existence d'une forte demande. De même, au Gabon et au Congo, le désengagement de l'Etat de la commercialisation a entraîné un abandon progressif de la culture du cacao et du café.

Des systèmes de commercialisation performants

Ce manque d'intérêt porte certainement préjudice aux politiques agricoles, notamment à celles axées sur l'autosuffisance alimentaire. L'exécution des programmes agricoles dans les pays d'Europe et d'Asie du Sud-Est s'est en effet faite avec la mise en place de systèmes de commercialisation performants.

Contact : Léon N'Goumbi
IRAF, BP 2246, Libreville, Gabon
Fax : (241) 73 25 78



VIE DE LA CORAF


Afrique de l'Ouest et du Centre. Bientôt un plan stratégique de recherche agricole


Dans le cadre de la réflexion sur son évolution institutionnelle, la CORAF vient de prendre un tournant décisif vers l'élaboration du Plan stratégique pour la recherche agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre pour la période 1999-2004. Un atelier regroupant du 23 au 25 novembre 1998 à Dakar l'ensemble de ses membres et partenaires, a retenu une méthode d'approche pour les problèmes à aborder : définition du cadre et des organes de gouvernance, choix des priorités de recherche et identification des mécanismes de financement durable.

La méthode d'approche consiste à examiner ces questions à plusieurs échelles : par pays, par grande zone et pour l'ensemble de la sous-région. La sous-région comprend la zone sahélienne de l'Afrique de l'Ouest, la zone côtière subhumide de l'Afrique de l'Ouest et la zone humide de l'Afrique centrale.

La reconnaissance politique

A ces trois échelons, des concertations seront organisées avec tous les partenaires, y compris les organisations de producteurs, les Organisations non gouvernementales, le secteur privé, les partenaires scientifiques et financiers, afin de tenir compte de la demande sociale, de l'environnement national, régional et international, d'obtenir l'adhésion de tous les acteurs et la reconnaissance politique.

Ce Plan stratégique sera soumis en 1999 à la douzième réunion Plénière de la CORAF.


l'apport de la recherche au développement économique passe par l'élaboration passe par l'élaboration d'une vision à long terme.


Contact : Marcellus Nwalozie
CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal
Fax : (221) 825 55 69
E-mail : nwalozie@sonatel.senet.net






Sénégal. Un projet d'entreprise pour la recherche agricole


En dépit des moyens matériels et financiers consentis par l'Etat et ses partenaires au développement, le secteur agricole du Sénégal est confronté depuis deux décennies à des difficultés majeures dues notamment au déficit pluviométrique, à la dégradation des ressources naturelles, à la baisse notable de la fertilité des sols, à la forte croissance démographique, ce qui a entraîné la baisse progressive de la production agricole par habitant.

Pour contribuer à la recherche de solutions aptes à résoudre durablement ces difficultés d'ordre structurel, l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) vient de se doter d'un Projet d'entreprise pour la période 1998-2015, dont l'élaboration a nécessité la participation de tous les acteurs de la recherche et du développement, notamment les utilisateurs des résultats, les partenaires scientifiques et les bailleurs de fonds. Auparavant, une profonde analyse a été menée non seulement sur l'organisation, le fonctionnement et les résultats scientifiques de l'Institut, mais aussi sur les mutations intervenant dans l'environnement national et international.

Pour une agriculture compétitive

Ce Projet d'entreprise comporte un Plan stratégique (1998-2003) qui constitue la première phase de sa mise en œuvre. Les programmes de recherche couverts par le Plan concernent l'agriculture, l'élevage, la pêche, la foresterie, la socioéconomie, ainsi que la transformation et la conservation des aliments (recherches collaboratives avec l'Institut de technologie alimentaire).

Tout l'espoir porté au Projet d'entreprise et aux Plans stratégiques est de voir leur mise en œuvre contribuer à assurer une croissance agricole durable au Sénégal, à répondre aux exigences des nouvelles politiques de régionalisation, de décentralisation ou de transfert de responsabilités aux collectivités locales, à rendre compétitive l'agriculture sur le marché sous-régional et international.

Contact : Mamadou Mbaye
ISRA, BP 3120, Dakar, Sénégal
Fax : (221) 832 24 28






Savanes. La construction du PRASAO

Le Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d'Afrique de l'Ouest (PRASAO) a réuni son comité provisoire de pilotage en début juillet 1998 à Sotuba, au Mali, pour examiner le schéma d'organisation du Pôle et définir les axes de recherche. La réunion a regroupé les représentants de l'Institut de l'environnement et des recherches agricoles (INERA) du Burkina Faso, du Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Côte d'Ivoire, de l'Institut d'économie rurale (IER) du Mali, du secteur privé, des producteurs, du Centre international de recherche-développement sur l'élevage en zone subhumide (CIRDES), du Consortium pour la mise en valeur durable des agroécosystèmes des bas-fonds en Afrique subsaharienne (ICV-CBF), de l'Office français de recherche scientifique pour le développement en coopération (ORSTOM), de l'Université Louvain de Belgique.

Selon l'IER Info (novembre 1998) qui rapporte l'information, le comité de pilotage a recommandé d'approfondir les mécanismes de fonctionnement, de préciser les critères d'adhésion des nouveaux membres, de faire le point sur les moyens, les ressources humaines et les activités en cours, et de définir les procédures de suivi-évaluation.

Contact : Guy Faure
BP 5035, 34032 Montpellier Cedex 1, France
Fax : 04 67 61 71 73
E-mail : faure.g@cirad.fr






Washington. L'Afrique soutenue

A Washington, à l'issue de la semaine des Centres internationaux de recherche agricole, qui s'est tenue du 26 au 30 octobre 1998 sous l'égide du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), d'importantes décisions ont été prises, notamment en faveur de l'Afrique.


Pour se développer l'Afrique a aussi besoin de ses partenaires internationaux.


La sécurité alimentaire et l'éradication de la pauvreté constituent toujours un véritable défi pour les pays en développement. C'est pourquoi les Centres internationaux ont pris la résolution d'y contribuer en renforçant les recherches collaboratives, les capacités institutionnelles et l'appui aux politiques agricoles susceptibles de promouvoir un développement durable fondé sur une saine gestion des ressources naturelles. De même, pour répondre aux besoins de ces pays, la création de fortes synergies et de partenariats créatifs doivent se poursuivre, en utilisant à la fois les savoirs scientifiques traditionnels et les sciences et techniques avancées.

Une Initiative pour l'Afrique

Le GCRAI est favorable non seulement à une concertation plus développée en son sein même et avec les partenaires, parmi lesquels les Organisations non gouvernementales, le secteur privé et les communautés scientifiques, mais également à un partenariat renforcé avec les Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA), notamment d'Afrique. Il prend également à cœur le développement de son partenariat avec le Forum global pour la recherche agricole internationale (GFAR).

Un effort particulier en direction de l'Afrique devra l'aider à créer une stratégie efficace pour le développement de son agriculture et pour accompagner les efforts des autres organisations, en l'occurence les organisations sous-régionales de recherche agricole. Pour cela, des concertations aux échelles nationale et régionale sont à initier dans le but de faciliter l'intégration et d'accroître l'efficacité des efforts de tous les acteurs de la recherche et du développement agricoles. Une inititative de développement des capacités pour la sécurité alimentaire en Afrique est envisagée, qui permettra de former des cadres africains capables d'assister les décideurs nationaux, et de mettre en œuvre un programme spécial avec le concours des organisations sous-régionales et internationales.

Contact : Ndiaga Mbaye
CORAF, BP 8237, Dakar-Yoff, Sénégal
Fax : (221) 25 96 18
E-mail : ndiaga@sonatel.senet.net

SUR LE TERRAIN


Guinée. Accélérer le transfert de variétés de riz aux producteurs


Démontrer qu'il est possible de diffuser rapidement, durablement, à faible coût, de nouvelles technologies mises au point par la recherche, tel est le pari que l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG) et l'Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Ouest (ADRAO) ont fait il y a deux ans avec l'appui de la Banque mondiale et du Programme spécial pour la recherche agricole en Afrique (SPAAR).
En Guinée, l'amélioration de la productivité du riz cultivé en conditions pluviales est un véritable défi, le pays étant trés dépendant d'importations qu'il peut difficilement s'offrir.
Or l'ADRAO, en Côte d'Ivoire, développe des variétés inter-spécifiques de riz alliant les meilleures caractéristiques de variétés à haut rendement de l'espèce Oryza sativa, d'origine asiatique, et celles de variétés O. Globerrima, d'origine africaine.
Des variétés à haut rendement
L'approche classique aurait consisté à tester ces variétés en stations de recherche, puis à les passer en essais en champs paysans, et enfin aux services de vulgarisation. Cela aurait pris des années. Pour accélérer le processus, le Service national de la promotion rurale et de la vulgarisation (SNPRV) s'est associé à l'IRAG dans un programme pilote où les variétés de l'ADRAO sont testées simultanément dans les stations de recherche de l'IRAG, dans des essais participatifs menés par les chercheurs en milieu paysan, et enfin par des paysans selon leurs pratiques habituelles.
Les variétés de l'ADRAO se comportent bien dans les différentes zones agro-écologiques. Par rapport aux meilleures variétés guinéennes, elles sont plus tolérantes aux maladies et à la sécheresse, se développent mieux sur les sols pauvres, ont une meilleure qualité de grain et un goût apprécié. Mais ce qui attire le plus les paysans, ce sont leur précocité et leurs rendements. Certaines variétés atteignent en effet la maturité cinq ou six semaines avant les variétés locales, ce qui permet de faire face à la période de soudure alimentaire. Les rendements de certaines variétés sont de l'ordre de 2 tonnes à l'hectare contre 1,4 tonne pour les meilleures variétés locales.
Un partenariat réussi
De 116 paysans ayant réalisé leurs propres essais dans huit préfectures en 1997, le programme pilote est passé à 240 paysans dans seize préfectures en 1998. En outre, au moins 1 300 paysans ont été impliqués à des degrés divers.
Les éléments qui ont contribué au succès de l'opération tiennent à l'existence d'une excellente technologie (ici les variétés), à l'efficacité de l'organisation guinéenne, les responsabilités ayant été clairement définies entre les différentes parties prenantes, à un partenariat réussi entre des institutions publiques et non publiques nationales et une institution internationale. Ce succès tient aussi et peut-être surtout aux paysans, qui ont démontré leur volonté de prendre une part active au processus de mise au point et de diffusion de l'innovation.
Pour 1999, l'objectif général est de consolider l'opération et de l'étendre à l'ensemble du pays. La phase pilote a déjà généré un capital semencier non négligeable (estimé entre 10 et 20 tonnes), produit et diffusé informellement par les paysans. Mais l'extension du programme pose le problème majeur de la production de semences. A court terme, des paysans sélectionnés seront chargés de la multiplication. A long terme, c'est un système communautaire qui sera mis en place.

Contact : Senkoun Wagué
IRAG, BP 1523, Conakry, Guinée
Fax : (224) 41 57 28
E-mail : irag@maef.gn






Produits animaux. Au Sénégal, des mutations s'opèrent

La mise en œuvre de son plan d'action (1997-2000) a permis à l'Association nationale des professionnels de la viande et du bétail au Sénégal (ANPROVBS) d'établir un partenariat avec la société Sénégal tanneries (SENTA) pour contribuer à la relance de la production des cuirs et peaux et à la stimulation de la commercialisation du bétail et de la viande (voir Coraf Action n° 8). L'Association des professionnels vient encore de se signaler par sa participation à la création de la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (SOGAS).

La SOGAS, qui est dotée d'un capital de 150 millions de francs CFA, a été créée par le gouvernement du Sénégal, et a pour actionnaires majoritaires la Société d'exploitation des ressources animales du Sénégal (51 %) et l'Association des professionnels (49 %). Cette position confortable a permis récemment à l'Association d'être portée à la direction des abattoirs régionaux de la SOGAS.

Contre les abattages clandestins

En outre, d'autres objectifs visés dans le plan d'action ont été réalisés ou sont en voie de l'être : le remboursement des dettes par l'Etat, la mise en place du crédit spécial pour la commercialisation du bétail et de la viande, l'élaboration d'un plan directeur sur l'installation d'étales normalisés avec les municipalités pour favoriser la consommation de la viande par les populations à revenus faibles.

Les objectifs à atteindre concernent la mise sur pied de brigades régionales d'intervention contre les abattages clandestins, la gestion des marchés de bétail par les professionnels.

Une école nationale

Ces objectifs sont également axés sur la construction de quais d'embarquement et de débarquement dans les gares ferroviaires et des grands marchés de bétail, sur la réhabilitation des chaînes d'abattage et des installations frigorifiques, sur l'installation de chambres froides dans les marchés, de kiosques dans les villes et quartiers périurbains.

Enfin, la formation des professionnels aux techniques modernes de boucherie (hygiène, découpe) et la création d'une école nationale de formation des bouchers sont recherchées.

Contact : Mamadou Fall
Abattoirs municipaux, BP 1153, Dakar, Sénégal





Opinion

Réponse

Agriculture durable. Des solutions à l'intérêt du paysan


Emile N. Houngbo du Bénin, dans le numéro huit de Coraf Action, a émis son opinion dans un article intitulé " Comment intéresser le paysan à l'agriculture durable ". Dans cet article, il écrit en substance qu'au Bénin plusieurs actions sont entreprises, notamment en direction des paysans, pour que la production alimentaire se développe sans mettre en péril les ressources naturelles, dont la terre. Mais ces actions butent sur un certain nombre de difficultés : coût élevé de la vulgarisation des résultats de recherche, forte pression démographique, dégradation avancée des sols.

Les paysans ne sont intéressés par les innovations technologiques que si l'écoulement de leur production est garanti. Les recherches doivent par conséquent porter non seulement sur les techniques agissant sur le milieu mais également sur l'amélioration des circuits de commercialisation.

Ce point de vue a suscité la réponse de Nancy Bernett, du Réseau des radios rurales des pays en développement.

L'hésitation des petits paysans à adopter des innovations technologiques lorsque leurs moyens d'existence sont en jeu est tout à fait compréhensible. Mais je pense que Monsieur Houngbo aurait dû relever certaines solutions qui sont déjà au service des communautés rurales du Bénin.


La promotion d'une agriculture durable passe par l'implication des producteurs


Constamment à l'écoute des paysans

Monsieur Houngbo a évoqué le coût élevé de la vulgarisation des résultats de recherche. Cela n'est pas nécessairement le cas. Depuis près de vingt ans en effet, le Réseau des radios rurales des pays en développement diffuse gratuitement des informations. Nous serions heureux d'offrir des canaux de communication aux chercheurs qui disposent de résultats ayant fait leurs preuves en milieu réel et utilisables par les petits paysans.

Nous recevons souvent des demandes d'agriculteurs souhaitant des informations sur les marchés. La recherche sur les filières de commercialisation est prometteuse, mais les systèmes qui ont déjà réussi ne doivent pas être perdus de vue. Je souhaite donc que vos lecteurs partagent leurs expériences avec les millions d'auditeurs des radios du Réseau.

Contact : Nancy Bernett
RRRPD, M5V 1R9, Toronto, Ontario, Canada
Fax : (416) 971 5299
E-mail : dcfm@web.net
Internet : www.web.net/-dcfm




A LIRE

Aménagement et mise en valeur des bas-fonds au Mali : bilan et perspectives nationales, intérêt pour la zone de savane ouest-africaine. Actes du séminaire, 21-25 octobre 1996, Sikasso, Mali. Par N. Ahmadi et B. Témé, éditeurs scientifiques. 1998, 498 pages, collection CIRAD " Colloques ", ISBN 2-87614-323-2, ISSN 1264-112X. Publié conjointement par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), BP 5035, 34032 Montpellier Cedex 1, France, par l'Institut d'économie rurale (IER), BP 258, Bamako, et la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), BP 487, Bamako, Mali.
Résumé.
Cet ouvrage, qui comporte plusieurs communications, retrace les actions conduites ces dernières années dans les zones de bas-fonds en Afrique de l'Ouest. Il apporte des réponses à certaines questions posées par le développement des bas-fonds : valorisation des cultures (riz, pomme de terre, fruits), conduite de l'élevage (abreuvement), relations avec la filière cotonnière, etc. Ce séminaire a établi un dialogue approfondi entre chercheurs, opérateurs du développement et décideurs, en ce qu'il a permis de dresser un bilan des expériences et acquis en matière d'aménagement et de mise en valeur des bas-fonds au Mali. Les atouts et les freins à leur développement ont été examinés afin d'élaborer une nouvelle stratégie d'action.

Les parcs agroforestiers des zones semi-arides d'Afrique de l'Ouest. Actes du symposium international tenu à Ouagadougou, Burkina Faso, 25-27 octobre 1993. Par E. G. Bonkoungou, E. T. Ayuk et I. Zoungrana. 1997, 226 pages, ISBN 92-9059-1250. Publié par l'International Centre for Research in Agroforestry (ICRAF), P.O. Box 30677, Nairobi, Kenya.
Résumé.
Ce document présente des communications scientifiques débattues au symposium international organisé par l'ICRAF et ses partenaires au Sahel à travers le réseau Semi-Arid Lowlands of West Africa (SALWA). Les systèmes de parc agroforestier sont le principal mode d'utilisation traditionnelle des terres ; ils ont assuré la survie de plusieurs générations de sahéliens. Afin de mieux connaître ces systèmes de production et contribuer à lutter contre leur dégradation, les questions suivantes sont abordées tour à tour : l'importance socioéconomique, les intéractions entre les ligneux et les cultures annuelles, et la caractérisation des systèmes de parc agroforestier.

Le troisième symposium international sur le tilapia en aquaculture. Par R. S. V. Pullin, J. Lazard, M. Legendre, J. B. Amon Kothias et D. Pauly. 1996, 630 pages, " ICLARM Contribution, n° 1325 ", ISBN 971-8709-88-6, ISSN 0115-4435. Publié conjointement par l'Iternational Center for Living Aquatic Resources Management (ICLARM), MCPO Box 2631, 0718 Makati City, Philippines, par le Centre de recherches océanologiques (CRO), BP V18, Abidjan, Côte d'Ivoire, par l'Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération (ORSTOM), 213 rue La Fayette, 75480 Paris Cedex 10, et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), BP 5035, 34032 Montpellier Cedex 1, France.
Résumé.
L'élevage du tilapia se pratique depuis plus de deux mille ans. La plupart des recherches sur ce poisson ont porté sur l'ichtyologie de ses populations naturelles et sur l'élevage en réservoirs. Le présent document témoigne du vif intérêt que suscite la recherche sur les systèmes de production et sur la socioéconomie.

Recherche et développement agricoles en Guinée. Bibliographie. 1997, 346 pages. Publié par l'Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG), BP 1523, Conakry, par le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), Postbus 380, 6700 AJ Wageningen, Pays-Bas, et par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), BP 5035, 34032 Montpellier Cedex 1, France.
Résumé.
Cette publication est destinée à informer les acteurs de la recherche et du développement agricoles, sur les travaux réalisés dans les différents services agricoles de la Guinée. Elle constitue le premier produit vers la mise en place par l'IRAG d'une base de données agricoles. Sa réalisation a nécessité la mobilisation des sources d'information que sont le Bureau de coordination de projets agricoles (BCPA), le Centre de documentation universitaire scientifique et technique (CEDUST), le Centre national de documentation et d'information sur le développement rural (CNDIDR), le Génie rural (GR) et le Projet national d'appui à la sécurité alimentaire (PNASA).

Sustainable Feed Production and Utilisation for Smallholder Livestock Enterprises in Sub-Saharan Africa. Proceedings of the Second African Feed Resources Network (AFRNET), Harare, Zimbabwe, 6-10 December 1993. Par J. Ndikumana et P. de Leeuw. 1996, 201 pages, ISBN 92-9146-019-2. Publié par l'African Feed Resources Network (AFRNET), P.O. Box 30709, Nairobi, Kenya.
Résumé.
Le développement de l'intensification et du rendement dans l'utilisation des ressources alimentaires constitue une des plus importantes stratégies pour améliorer la productivité des animaux d'élevage dans les pays en développement. Cette seconde conférence biennale de l'AFRNET avait pour objectif de permettre aux chercheurs et partenaires de la recherche de discuter des résultats de recherche et d'identifier de nouvelles technologies pouvant aider au développement et à une meilleure utilisation des ressources alimentaires dans la plupart des zones agro-écologiques d'Afrique tropicale.

Harambee. Pulling together for Kenya. The Kenya Agricultural Research Institute Strengthens Kenya's Economy and Food Security. Par D. Hatesohl, F. Rose et O. Owuor. 1997, 28 pages. Publié par le Kenya Agricultural Research Institute (KARI), P.O. Box 57811, Nairobi, et l'International Agricultural Programs, 232 Gentry Hall, University of Missouri, Columbia, Missouri 65211, USA.
Résumé.
Ce document montre comment le KARI a contribué efficacement à l'amélioration de la qualité de la vie des Kenyans, et comment il est devenu la première institution de recherche agricole de l'Afrique de l'Est, grâce au National Agricultural Research Project (NARP). Il souligne également le rôle déterminant de l'USAID, dans le développement et le fonctionnement du KARI par le biais du NARP.

Des arbres et des arbustes spontanés de l'Adrar des Iforas (Mali). Etude ethnolinguistique et ethnobotanique. Par E. A. Sidiyène, E. Floc'h et E. Bernus. 1996, 137 pages, ISBN ORSTOM 2-7099-1325-9, ISBN CIRAD 2-87614-214-4. Edité par l'Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération (ORSTOM), 213 rue La Fayette, 75480 Paris Cedex 10, et par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), BP 5035, 34032 Montpellier Cedex 1, France.
Résumé.
Cet ouvrage énumère cinquante espèces ligneuses du massif montagneux de l'Adrar dont certaines ne sont plus représentées que par un ou deux individus. Il précise le vocabulaire qui s'y rapporte et présente leurs usages et leur intérêt pastoral. L'étude est un précieux témoignage sur cette région de l'Adrar des Iforas fragilisée par l'isolement, les sécheresses constantes et l'avancement progressif de la désertification et sur la culture touarègue.

Andropogon gayanus var. bisquamulatus. Une culture fourragère pour les régions tropicales. Par A. Buldgen et A. Dieng. 1997, 171 pages, ISBN 2-87016-050-X. Edité par Les presses agronomiques de Gembloux, ASBL, Passage des déportés 2, B-5030, Gembloux, Belgique.
Résumé.
Cet ouvrage est destiné à assurer une large diffusion des résultats de recherche sur Andropogon gayanus var. bisquamulatus auprès des chercheurs et techniciens confrontés aux problèmes de production fourragère en régions soudano-sahélienne et sahélienne. Ils y trouveront tous les renseignements nécessaires à une parfaite maîtrise de la culture, ainsi que les éléments de base pour la réalisation de documents techniques à l'usage des exploitants agricoles et des éleveurs.



AGENDA

La réunion du comité exécutif de la CORAF se tiendra à Dakar, du 25 au 26 janvier 1999.

Sur l'initiative de la CORAF, l'atelier sur le renforcement des relations entre les organisations paysannes, les vulgarisateurs et les chercheurs d'Afrique de l'Ouest et du Centre se tiendra à Dakar, du 27 au 29 janvier 1999.

La CORAF organise l'atelier d'évaluation et de formation des coordonnateurs nationaux des vingt-quatre réseaux nationaux de communication de Coraf Action à Dakar, du 15 au 19 février 1999.


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