Des Résultats significatifs pour la sous région


Au Mali
, trois variétés améliorées de riz, déjà homologuées au Sénégal, ont été adoptées et baptisées localement par les paysans des régions de Tombouctou et Gao. Il s’agit de : (1) WAS 62 ou SUTURA qui signifie la quiétude pour la couverture des besoins en riz; (2) WAS 49 = SAKU (Satisfaction de toutes les attentes) ; (3) WAS 197 dénommé WAPMO (le riz du WAAPP). Toutes ces variétés ont un rendement supérieur d’au moins 15% par rapport aux variétés locales paysannes’.

Au Sénégal, l’appui du Programme a permis d’homologuer 16 variétés de riz, 8 variétés de maïs et 6 variétés de sésame. Par ailleurs, 4 variétés d’arachide ont été envoyées à l’OAPI pour le certificat d’obtention végétale. Trois (3) variétés de sorghos adaptées aux différentes zones agro-écologiques du pays et ayant des qualités de graines appropriées à la consommation humaine et animale ont été mises au point.


Par ailleurs, l’Institut de Technologie Alimentaire du Sénégal, avec le soutien du WAAPP a développé un partenariat avec les producteurs, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et le Secteur privé (artisans transformateurs et Agro-industriels) du Sénégal. Ce partenariat a abouti à la production et la diffusion d’une farine boulangère incorporant 15% de céréales locales de mil ou de maïs. Vingt (20) sessions de formation sur l’utilisation des produits locaux notamment les céréales et légumineuses ont ainsi été exécutées au profit de 200 bénéficiaires.

Au Ghana, 4 variétés de manioc ont été homologuées. Il s’agit de : (1) AW 1 CSIR-CRI Buroni bankye avec un rendement de 59T/ha (2) AW 18 CSIR-CRI Ampong avec un rendement de 40T/ha ; (3) AW 34 CSIR-CRI Sika bankye avec un rendement de 56T/ha et (4) K 25 CSIR-CRI Otuhia avec un rendement de 65T/ha. Des homologations de 6 nouvelles technologies d’igname et de patate douce sont en cours cette année.

Au niveau régional

Le PPAAO/WAAPP, en 2011, s’est étendu à 13 des 15 pays de la CEDEAO, ceci est un signe de l’engouement des pays pour ce programme mais aussi le fruit du plaidoyer du CORAF/WECARD et de la CEDEAO.
En outre, dans le cadre de la collaboration régionale entre les chercheurs, une vision qui fonde l’existence du PPAAO/WAAPP, des échanges scientifiques sont régulièrement organisés pour permettre aux chercheurs d’apprendre des uns des autres et pour partager leurs expériences.
L’implication de tous les acteurs que sont les producteurs, les chercheurs, les transformateurs, le secteur privé et les décideurs politiques tant aux niveaux national que régional est le gage de la durabilité des activités du PPAAO/WAAPP. Après trois années de mise en œuvre, le PPAAO/WAAPP est totalement approprié en Afrique de l’Ouest et se présente comme le programme phare pour l’amélioration de la productivité agricole. Ce qui augure des perspectives heureuses pour la sous-région