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LE CORAF/WECARD DANS LES MEDIAS

ARTICLE APS

AFRIQUE-AGRICULTURE-ALIMENTATION
Sécurité alimentaire : AUSAID et CSIRO se joignent au CORAF
23/04/2010 15:08 GMT

Saly (Mbour), 23 avr (APS) - Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF), l’Agence de développement international (AUSAID) d’Australie et l’organisation de recherche industrielle et scientifique du Commonwealth (CSIRO) ont signé, jeudi à Saly, une convention de partenariat dans le cadre de la sécurité alimentaire en Afrique.

La signature de cet accord intervient après plusieurs mois d’échanges entre experts. D’après Paco Sérémé, directeur exécutif du CORAF, il s’agit, à travers ce partenariat, de doter le CORAF de moyens techniques et financiers pour mettre en œuvre son plan stratégie 2007-2016 et son plan opérationnel 2008-2013.

L’objectif, précise-t-il, vise à améliorer la sécurité alimentaire en Afrique par la conduite d’activités de recherche et de développement, pour améliorer la productivité agricole et rendre durables les systèmes agricoles.

Outre la sécurité alimentaire, la convention, dont la première phase va durer quatre ans, concerne également les domaines prioritaires retenus que sont l’élevage, la fertilité des sols, les biotechnologies et le renforcement des capacités.

Selon Ekow Thetcher, directeur de programme à l’Agence australienne pour le développement international, ‘’le gouvernement australien s’est engagé à renforcer davantage sa collaboration avec l’Afrique par l’accroissement des échanges et rapports commerciaux, le renforcement des relations diplomatiques et l’augmentation de l’aide au développement’’.

’’Nous allons commencer cette année avec un programme de quatre ans pour pouvoir réduire la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre. L’Australie va octroyer un montant de 100 millions de dollars australiens pour ce programme qui va être exécuté en collaboration avec le centre international de recherche en Australie’’, a indiqué Ekow Thetcher.

Le CORAF fait partie des quatre organisations sous-régionales qui forment le forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et regroupent actuellement les systèmes nationaux de recherche agricole de 22 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ces pays s’étendent sur une superficie totale de 11,5 millions de km2, avec une population de plus 318 millions d’individus.


AFRIQUE-ELEVAGE-CONTRIBUTION
Afrique de l’Ouest : la part de l’élevage estimée à 35 % du PIB
23/04/2010 15:49 GMT

Saly (Mbour) 23 avr (APS) – La part des produits d’élevage représente 35 % du Produit intérieur brut (PIB) agricole en Afrique de l’Ouest, indique un document intitulé ‘’Identification des domaines prioritaires de recherche pour améliorer la santé animale en Afrique de l’Ouest et du Centre’’.

Rendu public jeudi à l’occasion de la signature d’une convention entre la Coopération australienne et le Conseil ouest et centre africains pour la recherche et le développement (CORAF), ce document souligne que le sous secteur contribue ‘’largement’’ à la formation de ce produit.

La contribution de l’élevage au PIB agricole en Afrique varie cependant d’une région à une autre. Elle était de 24,8% pour l’Afrique centrale, 13% pour l’Afrique de l’Est, 37,8% pour l’Afrique du Nord, 13% pour l’Afrique Australe et 44% pour l’Afrique de l’Ouest (source CEDEAO 2008).

Citant la FAO, le document indique que la production totale de bétail devrait augmenter d’un taux moyen de 4,2% par an à l’horizon 2015, afin de satisfaire les besoins des populations et de réduire ‘’progressivement’’ les importations de produits alimentaires d’origine animale.

’’La santé animale affecte les ressources économiques des producteurs ruraux et peut avoir des conséquences graves sur la santé humaine’’, peut-on lire sur le document qui révèle qu’au plan économique, les maladies réduisent la production et la productivité, perturbent le commerce des animaux et petits animaux, et exacerbent la pauvreté.

Selon la même source, les maladies animales émergentes ou réémergentes sont en constante progression et incluent de nombreuses zoonoses qui présentent un risque sérieux pour la santé publique.

La FAO indique qu’environ 75% des nouvelles maladies qui ont affecté les humains depuis dix ans, sont causées par des pathogènes provenant d’animaux ou de produits d’origine animale.

L’accroissement des échanges internationaux, les changements climatiques et les bouleversements écologiques, l’urbanisation, la faiblesse de nombreux systèmes sanitaires dans les pays du Sud et l’intensification des modes d’élevage engendrent des conditions favorables au maintien, à l’extension et à l’émergence de ces maladies animales ou de produits d’origine animale.

Au nombre des contraintes au développement de l’élevage en Afrique, le document indique qu’il convient d’inclure les maladies animales d’une manière générale et les maladies transfrontalières en particulier.

Ces pathologies, notamment celles qui figurent au premier rang des maladies à déclaration obligatoire auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), entraînent une morbidité élevée et une mortalité affectant ’’négativement’’ les productions animales.

 

Patenariat CORAF/WECARD-APS: Bilan 2009

 

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