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Resolutions de la 1ère Semaine Scientifique

 

Producteurs et utilisateurs finaux au centre de la recherche agricole

La première Semaine scientifique agricole de l’Afrique de l’Ouest et du Centre a eu lieu du 9 au 11 juin 2009 à Yaoundé, au Cameroun, en marge de la huitième Assemblée générale de l’Institution. Elle a été animée par des échanges fructueux et une exposition des résultats de la recherche.

Il s’agissait, pour les organisateurs de la première Semaine scientifique agricole, d’instaurer un espace d’échanges permettant aux membres du CORAF/WECARD de se rencontrer pour évaluer les progrès accomplis depuis l’Assemblée générale spéciale de mai 2007. A partir des leçons apprises de cette Semaine scientifique agricole, il serait ainsi possible d’élaborer un agenda de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour la recherche agricole orientée vers le développement. La Semaine scientifique agricole a enregistré une journée dédiée au Cameroun, au cours de laquelle ont été présentées les innovations agricoles. Cette Semaine scientifique agricole avait pour objectif d’éveiller la conscience des participants et du public sur la pertinence de la recherche pour résoudre les problèmes de la pauvreté par la promotion de la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement.
Parmi les principaux  thèmes abordés durant cette Semaine scientifique, on peut noter : la productivité agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre face aux défis des changements climatiques, la biotechnologie et la biosécurité, le marketing de la recherche agricole, la gestion de la connaissance agricole, la reproduction des plantes et les défis de la lutte contre la pauvreté.
A la cérémonie d’ouverture, après les mots de bienvenue de Dr Simon Zok, Directeur général de l’Institut de recherche agricole pour le développement du Cameroun (IRAD) et de Pr Emmanuel Owusu-Bennoah, Président du Conseil d’administration du CORAF/WECARD et Directeur général du CSIR (Ghana), les représentants de la CEEAC, de la CEMAC et de l’UEMOA ont insisté sur les progrès accomplis et salué les changements en cours au sein du CORAF/WECARD pour une Institution de qualité. Le ministre camerounais de la Recherche scientifique et de l’innovation, l’Honorable Dr Madeleine Tchuinte, a souhaité la bienvenue aux participants.
Elle a notamment souligné l’actualité des thèmes retenus, rappelant que, tout juste quelques mois auparavant, plu-sieurs pays africains ont été secoués par les émeutes de la faim et qu’une vague de violence et de contestation, due à la pénurie et à la hausse des denrées alimentaires a traversé le continent africain. Face à la crise alimentaire mondiale bien réelle qui nous interpelle tous, a-t-elle ajouté, « il nous appartient donc de trouver des solutions idoines pour garantir à chaque citoyen le minimum vital, gage de la paix sociale ». Elle a aussi souligné que ces assises « viennent apporter une contribution à la réflexion globale et au choix des programmes et priorités de recherche » choisis par le CORAF/WECARD.
Le thème central de la Semaine, autour duquel ont gravité toutes les présentations était : « Producteurs et utilisateurs finaux de la recherche agricole et défis du développement ». La présentation introduisant la Semaine a été faite par Dr Kanayo Nwanzé, vice-président de l’IFAD. Rappelant la pertinence et l’impact de la recherche pour le développement, il a estimé que « la croissance durable de la productivité agricole est nécessaire pour améliorer la sécurité alimentaire ». Dans ce sens, les investissements doivent être accrus pour un développement agricole durable.
Organisée en sept sessions, la Semaine a permis de réfléchir, pour chaque session, sur un thème précis :
Session 1 : Améliorer la productivité agricole en Afrique ; évoluer vers un autre paradigme,
Session 2 : Le rôle de la biotechnologie agricole et de la biosécurité en agriculture,
Session 3 : Productivité agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre dans le contexte des changements climatiques,
Session 4 : Le marketing de la recherche agricole,
Session 5 : La gestion de la connaissance agricole,
Session 6 : Le rôle de l’élevage dans la réduction de la pauvreté,
Session 7 : Journée scientifique du Cameroun.

Session 1
Améliorer la productivité agricole

La principale présentation de cette session a été faite par Dr Monty Jones, Directeur exécutif du FARA, qui a traité des « principes de subsidiarité dans la coopération en recherche agricole régionale et sous-régionale ».
Après avoir rappelé les quatre piliers du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) – gestion de la terre et de l’eau ; infrastructures rurales et capacités commerciales pour l’accès au marché ; approvisionnement accru en alimentation et réduction de la faim ; recherche agricole, diffusion et adoption des technologies –, le conférencier a invité les institutions d’Afrique subsaharienne à travailler dans le cadre de ces piliers. Les activités du FARA, a-t-il expliqué, sont essentiellement bâties autour de ces quatre piliers après de larges consultations nationales, régionales et internatio-nales.
En conclusion, Dr Monty Jones a insisté sur le fait que le principe de subsidiarité offre plusieurs avantages à travers l’organisation des responsabilités et des ressources. Il doit être considéré comme un moyen de renforcement de la démocratie locale. Enfin, loin d’être isolé, il doit prendre en compte d’autres principes généraux de la construction institutionnelle tels que l’unité d’action, l’efficacité, l’unité d’application et de solidarité.
La présentation a été suivie de riches discussions et de commentaires.

Session 2
Biotechnologie et Biosécurité

Cette session a été introduite par Pr Abdourahamane Sangaré, Gestionnaire du Programme Biotechnologie et Biosécurité au CORAF/WECARD. Après s’être appesanti sur la problématique des biotechnologies et de la bio-sécurité (développement inexorable dans le monde, fragilité dans les pays moins avancés, enjeux de la biosécurité, controverses), M. Sangaré s’est appesanti sur les paradigmes auxquels il faut faire face pour assurer la préservation des ressources naturelles et faciliter l’acqui-sition et le développement des connaissances : nécessité de stratégies rapides pour lutter contre la pauvreté, la malnutrition, la faim, les maladies, les dommages sur l’environnement, le changement climatique. D’où le dilemme : faut-il mener des actions rapides avec les OGM et être critiqué pour manque de précaution ou faut-il demander des études plus approfondies sur les risques et être critiqué pour ne pas agir avec promptitude ou discernement ?
Toutefois, Pr Abdourahmane Sangaré estime que « s'il n'y avait que des inconvénients, il n'y aurait même pas de débats car les OGM ne seraient pas fabriqués à plus forte raison disséminés ou consommés ».
Face aux biotechnologies, l’Afrique a des problèmes spécifiques, martèle Pr Sangaré. Dispose-t-elle d’assez de ressources humaines en ce domaine ? Existe-t-il des mécanismes suffisamment transparents permettant à l'utilisateur de faire son choix en connaissance de cause ? Comment, dans le cadre des réglementations, l'approche de précaution est-elle appliquée dans les procédures d'auto-risation d'importation ou de production d'OGM ? Face à ces problèmes spécifiques, l’Afrique doit engager des ré-flexions pour trouver les réponses les mieux adaptées.
Pour Pr Sangaré, il faut adopter une stratégie qu’il résume en quelques points :
- Développer et mettre en œuvre une réglementation en matière de biosécurité ;
- Développer un environnement législatif, scientifique et technique pour mettre en  place des mécanismes adaptés de concertation sur l'introduction des OGM et suivre les effets sur la santé, l'environnement et la biodiversité ;
- Mettre en place un système permettant d'intégrer l'opi-nion des petits agriculteurs dans les prises de décisions pour promouvoir une utilisation des OGM en connaissance de cause et en toute sécurité ;
- Développer une vision africaine en matière d'OGM pour répondre aux problèmes spécifiques de sécurité alimentaire, de production durable et de réduction de la pauvreté.
Plusieurs autres questions ont aussi été abordées au cours de cette session : les contraintes de mise en œuvre des programmes de biosécurité (contraintes scientifiques et techniques, insuffisance de compétences), les contraintes administratives (insuffisance de moyens humains et tech-niques de haut niveau pour les dossiers administratifs), les contraintes d’appropriation (cadres réglementaires pour faciliter l’application des procédures), l’approche régionale dans la mise en œuvre des programmes de biosécurité (plan d’action de la CEDEAO), etc.
Diverses contributions ont complété la présentation de Pr Sangaré.

Session 3
Productivité agricole et changements climatiques

Dr Issa Martin Bikienga, Secrétaire général adjoint du CILSS, a fait la principale présentation de cette session sur « la productivité agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre dans le contexte des changements climatiques, des biocarburants et de l’insécurité alimentaire »
Après le rappel de quelques principes sur les changements climatiques, leurs impacts et les formes de lutte contre le phénomène, M. Bikienga s’est appesanti sur la nouvelle donne qu’introduit l’avènement des biocarburants avant de faire des recommandations pratiques pour faire face aux changements climatiques tout en soulignant le rôle de la recherche scientifique.
Pour le conférencier, « les changements climatiques cons-tituent de nos jours une question d’importance et d’actua-lité et aussi une préoccupation majeure pour le dévelop-pement durable des Etats de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ». Parce que le phénomène « représente une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire en raison de ses impacts négatifs sur la productivité agricole », il estime « indispensable que les décideurs politiques l’intègrent lors de l’élaboration des documents de politiques et stratégies de développement ou de réduction de la pauvreté ». Selon lui, enfin, « les stratégies de lutte contre les changements climatiques existent, mais ont besoin d’être renforcées ». En la matière, la recherche scientifique doit être plus que jamais soutenue.
Des échanges ont contribué à enrichir cette session.

 

Session 4
Marketing de la recherche agricole

La présentation de Dr Papa Abdoulaye Seck, Directeur général de l’ADRAO, a commencé par montrer le fossé entre le capital de connaissances et de technologies gé-nérées et le niveau de performance des agricultures africaines. Faisant le diagnostic de la conduite actuelle de la recherche agricole, Dr Seck a martelé qu’elle est perçue comme un gouffre budgétaire, déconnectée de son environ-nement et sans réactivité stratégique. Il a par conséquent souligné la nécessité impérieuse de promouvoir une recherche agricole innovante.
A cet effet, il faut développer des partenariats basés sur l’approche participative et itérative où les acteurs doivent, ensemble, planifier, agir et évaluer. Les chercheurs seront évalués grâce à des critères tels que la productivité scientifique, l’impact et la valorisation des résultats, et l’aptitude à assumer des problématiques avec d’autres spécialistes. Il découle de tout cela la nécessité de promouvoir un nouveau type de chercheur sachant anticiper et communiquer avec les différents acteurs.
Au total, les utilisateurs de la recherche ne doivent être considérés ni comme des clients ni comme des cibles. Ils doivent, au contraire, devenir des partenaires de la recherche pour permettre des innovations co-construites, co-gérées et co-évaluées selon une approche participative et itérative.
Deux autres exposés ont suivi la présentation principale, celui de Dr Yo Tiémoko – « Comment promouvoir la recherche pour en faire un outil de progrès économique et social partagé ? » – et celui de Dr Ottou sur « le développement de la culture d’innovations ».

Session 5
Gestion de la connaissance agricole

Contextualisant la gestion de la connaissance dans le Plan opérationnel du CORAF/WECARD, Pr Anthony Youdeowei, consultant au FARA, rappellera que c’est l’un des huit programmes phares du nouveau Plan stratégique. C’est aussi l’un des principaux outils de la nouvelle stratégie du CORAF/WECARD qui doit permettre d’améliorer la productivité, la compétitivité et les marchés en vue de déboucher sur une large croissance du secteur agricole et, par conséquent, sur la réduction de la pauvreté en Afrique de  l’Ouest et du Centre.
La gestion de la connaissance, pour le CORAF/WECARD, est conforme aux principes du FAAP. Il s’agit de l’utili-sation systématique de systèmes améliorés de gestion de l’information, en particulier pour la planification, la gestion financière, la rédaction de rapports, le contrôle et l’évalua-tion des programmes.
Selon lui, l’efficacité de la gestion des connaissances pour le développement agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre peut découler de la réponse à deux questions complexes : pourquoi la recherche agricole joue-t-elle un rôle aussi limité dans le champ de l’innovation en Afrique de l’Ouest et du Centre ? Qu’est-ce qui ne va pas dans l’offre de la recherche agricole et dans la manière dont elle est produite, positionnée, financièrement taxée et promue ?
L’exposé de Pr Youdeowei a été enrichi d’une contribution du ROPPA qui conclut que « les  connaissances endogènes et scientifiques sont complémentaires et peuvent aller de pair » et que « la recherche gagnerait plus en capitalisant et valorisant les connaissances endogènes car actuellement nous sommes tous d’accord que la recherche doit être basée sur la demande exprimée par les producteurs ».

Session 6
Elevage  et gestion de la pauvreté

La présentation de Pr Yusuf Abubakar, Secrétaire exécutif de l’ARCN, a évoqué les questions suivantes : tendances de la demande dans le domaine de l’élevage, l’élevage comme chemin vers la réduction de la pauvreté, politiques d’élevage pro-pauvres.
Après avoir démontré l’importance de l’élevage dans les zones rurales des pays sous-développés (importante source de revenus, un des rares actifs accessibles aux pauvres, utilité pour la fertilité et la préservation des sols, etc.), Pr Abubakar s’est appesanti sur les opportunités (du fait de la demande croissante de produits d’élevage) et sur les condi-tions de réalisation de ces opportunités. Les décideurs et les chercheurs doivent, cependant, mieux s’orienter vers les marchés, pour s’assurer que les petits éleveurs bénéficient de la croissance du secteur. En particulier, une coordination verticale de petits opérateurs contre des politiques qui faussent le développement de l’élevage en faveur des gros éleveurs s’avère nécessaire si l’on ne veut pas que ces petits éleveurs ratent la révolution de l’élevage.
L’exposé de Pr Yusuf Abubakar a été suivi d’une contribution de Hubert Guérin du CIRAD, qui a identifié des pistes pour la recherche. Celle-ci, selon lui, doit revisiter ses démarches et ses méthodes pour un dévelop-pement porteur d'espoir relativement à ces questions. Les exemples de pistes de recherche citées sont l’élevage, la protection sanitaire des cheptels, les cultures fourragères et l’aquaculture.
Une deuxième contribution, celle de Dr Lamine Dia, Directeur du CNERV de Mauritanie, était axée sur « le rôle de l’élevage dans la lutte contre la pauvreté ».

Session 7
Journée du Cameroun

Etablissement public à caractère administratif créé en 1996, l’Institut de recherche agricole et de développement a succédé aux anciens établissements IRA et IRVZ. L’IRAD est sous la tutelle technique du Ministère de la recherche scientifique  et de l’innovation et sous la tutelle financière du Ministère des Finances. Sa mission est de répondre aux préoccupations des acteurs du développement agricole au Cameroun à travers cinq domaines de recherche (Cultures annuelles, Cultures pérennes, Productions animales et halieutiques, Forêt, environnement et biodiversité, Systèmes de production, économie et sociologie rurales) et vingt programmes.
L’Institut compte environ 950 employés, parmi lesquels 244 chercheurs et 250 techniciens. Il gère dix laboratoires d’envergure nationale et sous-régionale et entretient des partenariats aussi bien au niveau national (universités, ministères, etc.) qu’international.
La journée du Cameroun a été l’occasion, pour les responsables de l’IRAD, de présenter programme par programme les acquis majeurs qui ont émerveillé le public.

  

Six événements parallèles et une exposition des produits de la recherche

Outre les présentations officielles au cours des sessions, la Semaine scientifique agricole a été l’occasion de plusieurs événements parallèles – exacte-ment six – qui ont permis d’approfondir les thèmes traités, de présenter des organismes et de révéler diverses opportunités à travers notamment une exposition des produits de la recherche des instituts nationaux de recherche agricole et de quelques partenaires scientifiques et techniques.
Le premier de ces événements parallèles a été la présentation du Réseau africain d’expertise sur la biosécurité, par Pr Diran Makinde, Directeur du NEPAD-WABnet. Les objectifs de ce réseau sont de servir de points focaux à la communauté scientifique africaine afin de supporter les activités des entités nationales, régionales et internationales pour la réduction de la pauvreté et la création de richesses. Par ailleurs, le Réseau a pour ambition de créer et d’améliorer les ressources humaines en biosciences, en attirant notamment les jeunes scientifiques. L’initiative vise aussi à promouvoir l’excellence scientifique en mettant à la disposition d’une masse critique de scientifiques des conditions modernes de travail. Le réseau facilite aussi l’accès à l’information et à la formation sur la propriété intellectuelle, la biosécurité et autres questions de réglementation. Ses domaines de priorité sont la sécurité alimentaire, la nutrition, la santé et l’environnement.
Le deuxième événement parallèle fut la projection du film de l’ancien vice-président américain Al Gore, Une vérité qui dérange. Ce documentaire de 94 mn traite des réalités du réchauffement climatique et des dangers dont il est porteur pour l’avenir de l’humanité.
Le troisième événement a été la présentation, par Lucy Muchoky, de la Naturally African Platform. C’est un forum qui, autour de la recherche, de l’information et des politiques, cherche à promouvoir des opportunités pour les petits producteurs africains. L’objectif est aussi de développer le potentiel économique des arbres fruitiers et des plantes médicinales et de diffuser des informations et ressources pour faire communiquer entre eux les petits agriculteurs, les commerçants, les investisseurs du secteur privé, les exportateurs et les décideurs.
Dans le quatrième événement parallèle, M. Etienne Hainzelin, Directeur de recherche et de stratégie au CIRAD, s’est penché sur « les orientations stratégiques du CIRAD », présenté comme une composante essentielle de la recherche agronomique française, avec une histoire riche et complexe, des compétences pluridisciplinaires, une mission de recherche finalisée pour le développement basée sur des partenariats avec le Sud et une longue complicité avec les systèmes nationaux et régionaux africains. Avec 1800 agents (dont 850 cadres scientifiques) et un budget de 203 millions d’euros, l’organisme compte une cinquantaine d’unités de recherche et un réseau mondial de partenaires.
Le cinquième événement parallèle a permis d’en savoir plus sur l’initiative de promotion de l’horticulture pour la santé et la prospérité du Global Horticulture Initiative/World Vegetable Centre. Présentée par Dr Rémi Kahane, son Secrétaire exécutif, le Global Horticulture Initiative met en valeur la sécurité sanitaire des produits et des ressources horticoles, leurs aspects nutritionnels, la préservation de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie, mais aussi leur aptitude à créer des emplois et à générer des revenus.
Enfin, le sixième événement parallèle a permis à Dr Lamine Seiny Boukar, Coordonnateur du PRASAC – le Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale – de présenter son Institution dans une communication intitulée « la recherche régionale en Afrique centrale : le PRASAC à la croisée de la CEMAC et du CORAF/WECARD ».

Recommandations de la première Semaine scientifique agricole de l’Afrique de l’Ouest et du Centre

A l’issue de la première Semaine scientifique agricole de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dix principales recommandations ont été faites par les participants.
1. Insister sur la résolution des contraintes des chaînes de valeurs et capitaliser les opportunités en impliquant tous les acteurs dans le processus de production-consommation.
2. Appliquer le principe de subsidiarité pour une mise en œuvre efficace des programmes nationaux et régionaux de recherche agricole.
3. Assurer le développement et la mise en œuvre de cadres légaux pour la mise en œuvre d’une biotechnologie sûre en Afrique de l’Ouest et du Centre.
4. S’assurer que les initiatives biocarburant ne rentrent pas en compétition inutile avec le système de production des cultures vivrières.
5. Aider le CORAF/WECARD à rester le leader dans les questions liées au changement climatique et s’assurer qu’elles sont intégrées dans les programmes de recherche de la sous-région.
6. S’assurer que les programmes de recherche agricole sont capables de démontrer aux décideurs l’impact de leur potentiel socio-économique.
7. Régler de manière appropriée les questions de politiques afin que l’élevage réalise son potentiel dans la réduction de la pauvreté.
8. Garantir une utilisation efficace des systèmes basés sur les connaissances dans la recherche agricole.
9. Exploiter le potentiel des produits forestiers pour améliorer les moyens d’existence des populations rurales.

10. Promouvoir le développement du secteur des fruits et légumes en tant que moyen pour réduire la pauvreté et améliorer la santé.