Un dispositif pour aider les agriculteurs à lutter contre les mauvaises herbes et augmenter leurs rendements

La gestion des mauvaises herbes constitue un grand défi pour les riziculteurs, surtout en Sierra Leone où le riz est un aliment de base. 

Afin de soulager les producteurs de riz et de les aider à lutter plus facilement contre les mauvaises herbes, un chercheur de l’Institut de recherche agricole de la Sierra Leone (SLARI) a mis au point une sarcleuse rotative manuelle.

« Il est souvent difficile pour les agriculteurs d’éliminer les mauvaises herbes de leur champ, car cela leur demande beaucoup de temps et d’énergie. Pour les aider à relever ce défi, nous avons mis au point une technologie qui leur permet de mieux lutter contre les mauvaises herbes et d’éviter que celles-ci n’envahissent les cultures et n’entraînent des pertes de rendement », déclare Dr Abdulai BANGURA, Chercheur au SLARI et Concepteur de la sarcleuse rotative manuelle.

L’Institut de recherche agricole de la Sierra Leone (SLARI) abrite le Centre national de spécialisation sur le riz de mangrove.

Mise au point pour alléger le travail du désherbage chez les riziculteurs, la technologie est aussi efficace pour toute sorte de culture, confie son inventeur.

Pour la mise à l’échelle de la technologie, un partenariat a été noué avec un fabricant local qui produit la machine et la rend disponible aux agriculteurs. 

Sur le marché, la sarcleuse rotative manuelle coûte actuellement 1.500.000 Leone, soit environ 120 USD.

Photo de la sarcleuse rotative manuelle

Selon le Dr BANGURA, il s’agit d’un prix abordable pour les agriculteurs qui facilitera l’adoption de la technologie, ce qui contribuera à réduire les pertes dans les champs et augmenter la productivité agricole.

En effet, « si elles ne sont pas enlevées des champs, les mauvaises herbes peuvent causer de substantielles baisses de rendement. La sarcleuse rotative manuelle aidera les agriculteurs à faire plus facilement le sarclage et le désherbage, ce qui leur permettra d’avoir de meilleurs rendements et donc d’augmenter leurs revenus », atteste Dr BANGURA.

La technologie est également disponible sur le Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), qui précise toutes ses caractéristiques.

Des travaux d’amélioration sont en cours, pour prendre en compte certaines préoccupations des agriculteurs, telles que la corrosion, et pour la rendre encore plus facile à utiliser, confie l’inventeur.