Recrutement de consultants individuels pour la réalisation d’une étude sur l’impact des réponses du Gouvernement à la COVID-19 sur les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance au Sahel

APPEL A MANIFESTATION D’INTERETS

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Recrutement de consultants individuels

pour la réalisation d’une étude sur l’impact des réponses du Gouvernement à la COVID-19 sur les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance au Sahel :

Coordinateur du projet (1)

Consultant régional (1)

Consultants nationaux (5) Cap-Vert, Sénégal, Mali, Burkina Faso et Niger

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Ouverture de l’appel : 05/11/2020

Clôture de l’appel : 26/11/2020

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AMI N° 17-2020

 

TELECHARGER L’AMI EN ENTIER ICI

Contexte Le monde continue d’être confronté aux effets dévastateurs croissants de la COVID-19 sur la santé et les économies des nations à des niveaux de vulnérabilité et de conséquences variables. Il est de plus en plus à craindre que, pour l’heure, en l’absence de remède et de vaccin, la pandémie fasse des ravages sur un continent africain déjà fragilisé, en particulier dans la zone du Sahel en Afrique de l’Ouest. La zone du Sahel est confrontée à des défis persistants liés à la dégradation de l’environnement, à la pauvreté omniprésente, aux conflits, à l’exode rural, etc. dans un contexte fréquent d’inégalité entre les sexes. Cette zone se caractérise par le fait que 15 % de sa population est sous-alimentée, tandis que 30 % des enfants de moins de cinq ans présentent un retard de croissance (FAO, 2019). Dans le but de gérer les perturbations causées par la pandémie de la COVID-19 en Afrique de l’Ouest, les ministres de l’agriculture et de l’alimentation de la CEDEAO ont tenu une vidéoconférence le 31 mars 2020 sur l’impact de la COVID-19 et des parasites des cultures sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest. Les ministres ont noté que les mesures économiques suivantes ont été prises dans tous les pays : confinement partiel ou total des populations, limitation de la mobilité des personnes, fermeture des frontières, fermeture des marchés urbains, péri-urbains et ruraux qui structurent la relation entre l’offre et la demande. Tout en reconnaissant les effets positifs de ces mesures visant à réduire la propagation de la COVID-19, ils ont également mentionné l’impact négatif initial sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, notamment : l’augmentation des prix des produits de première nécessité, le faible accès des personnes vulnérables à la nourriture, la baisse drastique de la commercialisation des produits maraîchers et fruitiers périssables, l’augmentation des coûts de transport, l’accès difficile aux semences, aux engrais, aux produits phytosanitaires, etc. Il convient de noter que les réponses à la COVID-19 varient d’un pays à l’autre, mais aucune étude spécifique n’a évalué l’impact précis des différentes mesures politiques prises sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le CRDI a lancé un appel à propositions pour documenter la manière dont les réponses aux chocs économiques et sanitaires associés à la COVID-19 préservent et/ou compromettent la production, la disponibilité et l’accès à la nourriture, et l’impact que cela a eu sur les relations et l’équité entre les deux sexes en ce qui concerne les personnes les plus vulnérables. Les travaux visent à recueillir et à analyser des données probantes en Afrique subsaharienne, en mettant l’accent sur les points névralgiques de l’insécurité alimentaire et les composantes des systèmes alimentaires où se croisent de multiples facteurs de stress. Les résultats de l’initiative serviront à élaborer des réponses plus efficaces et plus équitables à la fragilité et aux chocs. La composante de cette initiative dirigée par le CORAF mènera donc des investigations stratégiques sur les mesures spécifiques prises dans cinq pays du Sahel (le Burkina Faso, le Cap-Vert, le Mali, le Niger et le Sénégal) ainsi que leur impact relatif sur les moyens de subsistance des agriculteurs et des éleveurs et, autant que nécessaire, sur d’autres acteurs clés de leurs chaînes de valeur respectives. Les résultats devraient permettre de formuler des politiques qui faciliteront une plus grande résilience des agriculteurs et des éleveurs face à l’évolution de la pandémie de la COVID-19 ainsi que d’éventuelles pandémies. La durée du projet est d’une année. Le Directeur Exécutif du CORAF invite les candidats ayant les qualifications requises indiquées dans les termes de référence à exprimer leur intérêt pour le présent appel à candidatures pour les postes de coordinateur de projet et de consultants au niveau régional et national. Les candidats intéressés doivent soumettre un dossier indiquant qu’ils remplissent les conditions requises pour les postes concernés. La sélection se fera sur la base des règles contenues dans le manuel des procédures administratives, financières et comptables du CORAF. Les candidats intéressés peuvent obtenir des informations complémentaires auprès du Secrétariat Exécutif du CORAF via m.maiga@coraf.org. Les manifestations d’intérêt doivent indiquer le pays sélectionné par le consultant et être soumises par courrier électronique à l’adresse suivante : procurement@coraf.org au plus tard le 26 novembre 2020 à 17h00 GMT. Dr Abdou TENKOUANO Directeur Exécutif