Rentrée académique EISMV: le CORAF/WECARD anime la conférence inaugurale sur le Changement Climatique

L’école Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV) de Dakar a effectué sa 19èmerentrée solennelle académique pour l’année 2015-2016, le vendredi 26 février 2016 à son siège.V3

Plusieurs invités dont les anciens Directeurs Généraux de l’EISMV, les partenaires techniques et financiers et le Président du Conseil d’Administration ainsi le Directeur Exécutif du CORAFWECARD ont honoré de leur présence cette cérémonie.

Cette année, l’EISMV a porté son choix sur le CORAF/WECARD pour prononcer la conférence inaugurale sur le thème : la COP21, défis et enjeux pour l’agriculture africaine.

Avant la conférence inaugurale, le nouveau Directeur Général de l’IESMV, Prof. Yalacé Yamba KABORET a fait le bilan de l’année écoulée avant de souligner les axes de travail pour la nouvelle année tout en insistant sur le schéma de fonctionnement qu’il entend exécuter au cours de son mandat.

Ce discours d’orientation a été suivi par une remise d’attestations aux étudiants major de promotion pour l’année universitaire 2014-2015. Les anciens Directeurs Généraux de l’EISMV ainsi que les enseignants à la retraite ont été distingués pour service rendu à l’école.

Le clou de cette rentrée académique a été la leçon inaugurale prononcée par Dr Paco Sérémé, Directeur Exécutif du CORAF/WECARD sur les défis et les enjeux pour l’agriculture africaine après la COP21 sous trois axes majeurs (i) les défis de l’intensification du dérèglement climatique et ses impacts, (ii) la riposte mondiale à la menace des changements climatiques et (iii) les initiatives du CORAF/WECARD pour l’adaptation et l’atténuation au changement climatique.

V2

Selon le conférencier, Dr Paco Sérémé, « Pour notre continent, l’Afrique, le dernier des pollueurs à 4 pourcent, il s’agit, in fine, de renforcer nos capacités d’adaptation au phénomène et d’atténuation de ses graves risques et conséquences, surtout dans cette « grande et longue aventure » dans laquelle nous nous sommes résolument engouffrés que sont le développement durable et la lutte contre la pauvreté des populations africaines, d’une manière générale, et, d’une manière singulière, celles de notre sous-région Ouest et Centre africaine ».

Il a conclut en insistant le fait que la COP21 est une opportunité pour l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques, en ces termes « Voyant subir de plein fouet l’aggravation du rythme et de l’ampleur du dérèglement climatique qui portent atteinte à la réalisation des objectifs de développement des différents pays du continent, le Groupe Afrique, à travers sa coalition politique de négociation au sein de la CCNUCC, ne pouvait que défendre et soutenir la noble cause de la COP21. A cet égard, puisse la COP22, celle prochaine de Marrakech, en terre marocaine et africaine comme celles qui la suivront, prendre ce géant taureau par les cornes pour l’abattre, ou du moins l’affaiblir, à travers des mesures hardies et concrètes ».